L'utilisation de médicaments pendant l'allaitement est une question délicate. Il est essentiel de bien s'informer sur les risques et les bénéfices potentiels avant de prendre tout médicament, y compris les sirops contre la toux. Cet article se penche sur la question de l'utilisation des sirops contre la toux grasse pendant l'allaitement, en tenant compte des différents types de sirops disponibles et de leurs implications potentielles pour la mère et l'enfant.
Toux grasse et allaitement : Généralités
Une toux bien tolérée ne nécessite pas systématiquement de traitement médicamenteux. Cependant, si la toux devient gênante, il est important d'en identifier la cause. La toux peut être sèche ou grasse. En cas de toux grasse, des sirops contenant des fluidifiants bronchiques peuvent être utilisés. Ils sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions et à faciliter leur expectoration.
Les cas où une maman doit arrêter d’allaiter parce qu’elle est malade sont rares. En cas de maladies courantes (grippe, bronchite, angine, gastro-entérite, etc.), interrompre l’allaitement ne se justifie pas. Au contraire, la maman transmet à son bébé des facteurs de défense qu’elle est en train de fabriquer contre le germe par l’intermédiaire du lait. Il faut veiller à bien se laver les mains et éviter les contacts salivaires avec le bébé pour ne pas le contaminer.
Types de sirops contre la toux et allaitement
Les médicaments pour soulager la toux sèche sont des médicaments dits antitussifs. Ils diminuent le réflexe de la toux en agissant sur ses centres situés dans le cerveau. Aucun médicament contre la toux de ce type ne doit être utilisé plus de quelques jours sans avis médical. Si la toux est due à un reflux gastro-œsophagien, son traitement repose sur les antiacides.
Les antitussifs se divisent en plusieurs catégories : antitussifs opiacés, antitussifs antihistaminiques et antitussifs non opiacés et non antihistaminiques. Parmi ces médicaments, on en trouve certains qui associent la substance antitussive à un fluidifiant bronchique.
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- Antitussifs opiacés : Ils sont utilisés dans le traitement symptomatique de courte durée des toux sèches ou d'irritation. Ils ne doivent pas être utilisés en cas d’insuffisance respiratoire ou de toux liée à l’asthme. Leurs principaux effets indésirables sont la constipation, les nausées, les sensations de vertiges et une somnolence qui peut être gênante en cas de conduite automobile ou d’utilisation de machines. Leur utilisation en fin de grossesse peut entraîner une insuffisance respiratoire ainsi que des manifestations de sevrage chez le nouveau-né. Depuis le 1er mars 2025, les médicaments contenant de la codéine, y compris les sirops antitussifs, doivent être prescrits sur une ordonnance sécurisée afin de réduire les risques de mésusage, de dépendance et d’abus. De plus, la durée maximale de prescription de ces médicaments ne devra plus dépasser trois mois (12 semaines).
- Antitussifs antihistaminiques : Ils sont plutôt recommandés en cas de toux sèche et irritante survenant la nuit, en raison de leur effet sédatif. Ils ont des effets dits atropiniques (sécheresse de la bouche, constipation, blocage des urines, troubles visuels) qui expliquent certaines contre-indications (glaucome à angle fermé, adénome de la prostate).
- Fluidifiants bronchiques (mucolytiques): Ils peuvent être utilisés en cas de toux grasse, notamment au cours des affections bronchiques aiguës (bronchite aiguë et crise de bronchite chronique). Ils sont destinés à diminuer la viscosité des sécrétions bronchiques afin de faciliter leur élimination lors de la toux. Mais leur intérêt thérapeutique n'est pas bien établi. Leurs effets indésirables sont des troubles digestifs (douleur d’estomac, nausées, vomissements, diarrhée), des maux de tête, une somnolence, des vertiges, exceptionnellement des réactions allergiques. Des sirops à base de lierre grimpant peuvent être proposés en cas de toux grasse. Des médicaments contenant de la terpine ou des terpènes (pin, niaouli…) sont également utilisés dans le traitement des affections respiratoires accompagnées de sécrétions importantes.
Molécules spécifiques et allaitement
Carbocistéine
Ce médicament en modifiant les sécrétions bronchiques, facilite leur évacuation par la toux. Ce médicament contient de la Carbocistéine. D'autres médicaments en contiennent.
- Ce médicament contient 131 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par cuillère à soupe de 15 mL. Cela équivaut à 6,6% de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.
- Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de méthyle (E218) et de propyle (E216) qui peuvent provoquer des réactions allergiques (éventuellement retardées).
- Effets indésirables possibles : éruption de boutons avec parfois des bulles sur la peau pouvant aussi affecter la bouche (érythème polymorphe), éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant s’étendre à tout le corps et mettre en danger le patient (Syndrome de Stevens-Johnson). Possibilité de troubles digestifs : nausées, vomissements, diarrhées.
Codéine
Depuis le 1er mars 2025, les médicaments contenant de la codéine, y compris les sirops antitussifs, doivent être prescrits sur une ordonnance sécurisée afin de réduire les risques de mésusage, de dépendance et d’abus. De plus, la durée maximale de prescription de ces médicaments ne devra plus dépasser trois mois (12 semaines).
- La codéine est excrétée par voie rénale, essentiellement sous forme de métabolites glycuro-conjugués.
Autres composants
- Ethanol : Certains sirops contiennent de l'éthanol (alcool). Ce médicament contient 2 % V/V d'éthanol (alcool), c'est-à-dire jusqu'à 369 mg par cuillère à soupe de sirop. Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des antitussifs centraux. Majoration de la dépression centrale.
- Saccharose : Ce médicament contient du saccharose.
Précautions et recommandations
- Consultez un médecin : Comme pendant la grossesse cependant, ne prenez aucun médicament sans l‘avis de votre médecin. Si jamais votre médecin juge qu’un traitement est nécessaire pour vous soigner, il choisira un médicament compatible avec l’allaitement.
- Traitement de fond : Peut on prendre un traitement de fond contre l’herpes en allaitant son bébé de 5 semaines ?
- Allergies : Les allergies au pollen chez les chiens et les chats sont similaires aux allergies saisonnières que les humains peuvent éprouver, et il existe des traitements naturels pour les soulager.
- Signes d'allergie sévère : Si votre chien présente des signes d'une allergie sévère au pollen, tels que des difficultés respiratoires importantes, une enflure du visage ou de la gorge, une léthargie excessive ou des vomissements fréquents, il est impératif de consulter un vétérinaire dès que possible.
Alternatives naturelles
Lorsqu'il s'agit de traiter les allergies au pollen chez les chiens, de nombreuses options naturelles peuvent être envisagées. Des herbes et suppléments naturels tels que l'ortie, le curcuma, l'aloès, la camomille et la quercétine peuvent aider à réduire l'inflammation, soulager les démangeaisons et renforcer le système immunitaire des chiens allergiques. Une alimentation saine et équilibrée est essentielle pour soutenir la santé globale de votre chien, y compris pour traiter les allergies au pollen. En plus des herbes et des suppléments, certaines pratiques naturelles peuvent également contribuer à soulager les allergies au pollen chez les chiens. Par exemple, l'utilisation de compresses d'eau froide sur les zones irritées de la peau de votre chien peut aider à apaiser les démangeaisons et à réduire l'inconfort.
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