Le monde du spectacle vivant est riche en personnalités talentueuses et passionnées. Parmi elles, Sharif Andoura se distingue par un parcours atypique et un amour profond pour son métier. Cet article se propose d'explorer les moments clés de sa vie, ses inspirations et sa vision de la scène.

Un premier souvenir marquant

Le premier contact de Sharif Andoura avec l'art vivant remonte à son enfance, lors d'un spectacle vu un mercredi après-midi à l'école primaire en Belgique. Bien que ses souvenirs soient fragmentaires, il se rappelle des images fortes : un homme accrochant son chapeau, des draps blancs s'envolant, une valise ouverte et un chien qui parle. Cette expérience, à la fois fascinante et légèrement effrayante, a semé les graines d'une future vocation.

La révélation sur scène

C'est à l'âge de 15 ans que Sharif Andoura a véritablement pris conscience de son désir de devenir comédien. Lors d'un cours de français, il a travaillé sur la scène Néron Junie dans Britannicus de Racine. Adolescent, il se sentait différent de ses camarades, notamment à cause de ses cheveux roux, bouclés, et de son prénom peu commun. Sur scène, il a découvert une "vie augmentée" et a été captivé par les grands textes et les grands auteurs.

La passion du jeu comme moteur

Ce qui a poussé Sharif Andoura à choisir le métier de comédien, c'est avant tout la passion du jeu. Il aime chercher, travailler en groupe, creuser un sillon, être un relais entre l'auteur et le public, et donner à voir l'humain dans sa complexité, ses angles morts et ses contradictions. Le plaisir de raconter des histoires est également une source de motivation essentielle.

Premiers pas sur scène

La toute première expérience de Sharif Andoura sur scène remonte à l'âge de cinq ans, lors d'un spectacle de mouvement de jeunesse en Belgique. Il était déguisé en Schtroumpf et traversait le plateau sur la chanson "La nuit n'en finit plus" de Petula Clark. Un détail amusant : une ampoule sous son bonnet blanc s'allumait grâce à un câble et un interrupteur actionnés en coulisses. Malgré sa peur, il se souvient du son des réactions du public et de son grand sourire intérieur.

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Un coup de cœur scénique

Un spectacle qui a particulièrement marqué Sharif Andoura est "Les spécialistes" de Marthaler, vu au TNS en 2000. Il a été transporté par la musique, la grâce des interprètes, l'humour de Marthaler, son esthétique et le temps particulier de ses spectacles. Ce fut un véritable choc, une révélation.

Des rencontres marquantes

Les rencontres ont joué un rôle crucial dans le parcours de Sharif Andoura. Il considère que les plus belles rencontres sont celles qui ont eu lieu à des moments clés de sa vie et de sa carrière. Parmi elles, il cite Vincent Libon, son premier metteur en scène à 17 ans, Matthieu Cruciani, rencontré à Paris en 1998, Madeleine Marion, Stéphane Braunschweig et Yann-Joël Collin. Son naturel enjoué et enthousiaste lui permet de considérer chaque rencontre comme une des plus belles au moment où il la vit.

L'équilibre dans le déséquilibre

Sharif Andoura se décrit comme hyperactif et trouve dans son métier d'acteur un équilibre. Il aime courir en montagne et traverser des paysages, et retrouve cette même ivresse en ville en traversant des œuvres, des rôles et des langues. Entrer dans le rêve d'un autre est pour lui une source d'épanouissement.

L'inspiration au quotidien

Pour Sharif Andoura, tout peut être source d'inspiration lorsqu'il travaille un personnage ou un rôle. Un roman, une toile, une personne aperçue dans un café, un souvenir d'enfance, tout est susceptible de nourrir son imagination.

Un rapport à la scène nuancé

Sharif Andoura n'a pas un rapport religieux à la scène, mais il reconnaît que c'est un moment difficile et suspendu. Il comprend ceux qui parlent de "sacré", mais ce terme lui semble impliquer une déférence trop grande, ce qui l'inhiberait. Il se réfère à la citation de Vitez, qui encourageait à mettre plus d'état d'esprit de représentation pendant les répétitions et plus d'état d'esprit de répétitions pendant les représentations.

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Le ventre, siège du désir

C'est dans le ventre que Sharif Andoura situe son désir de faire son métier. Il se méfie du romantisme au théâtre et des acteurs qui idéalisent leurs personnages. Il préfère une approche plus viscérale et authentique.

Des collaborations rêvées

Sharif Andoura a déjà eu l'occasion de travailler avec des acteurs américains et syriens, et il a trouvé passionnant de jouer dans une autre langue. Il est ouvert à de nouvelles collaborations et à des projets ambitieux.

Un projet fou : un concert dans un stade

S'il pouvait participer à un projet fou, Sharif Andoura choisirait un concert dans un stade. Cette idée témoigne de son goût pour les défis et les expériences hors du commun.

Une vie comme une œuvre : Finnegans Wake

Si sa vie était une œuvre, Sharif Andoura choisirait "Finnegans Wake" de James Joyce. Il a joué le chapitre 1 de ce roman à l'Aquarium en 2011, une expérience qui l'a profondément marqué. "Finnegans Wake" est une œuvre complexe et déroutante, mais qui permet de ressentir des émotions profondes et de discerner peu à peu le sens.

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