L'arrivée d'un enfant est un événement marquant dans la vie d'une famille. Au Québec, comme en France et au Canada, des mesures sont mises en place pour soutenir les parents lors de cette transition. Cet article explore les différents types de congés offerts au Québec, notamment le congé de maternité, le congé de paternité et le congé parental, ainsi que les initiatives visant à encourager l'engagement paternel.
Les Congés de Maternité, de Paternité et Parentaux au Québec
Au Québec, la Loi sur les normes du travail permet aux employés d’accueillir leur enfant en toute sérénité. Il existe 3 types de congés différents lors de l’arrivée d’un enfant au sein d’un foyer : le congé de maternité, le congé de paternité et le congé parental. Seules les mères biologiques peuvent bénéficier du congé de maternité.
Congé de maternité
Les droits de la loi sur les normes au Québec permettent aux employés de prendre un congé de maternité même si elles travaillent à temps partiel ou occasionnellement. Les employées du gouvernement fédéral, ou par des entreprises fédérales, ne bénéficient pas de ce type de congé de maternité.
La durée maximale du congé de maternité est de 18 semaines continues, que vous pouvez débuter quand vous le voulez avant ou après l’accouchement. À savoir que le congé parental peut s’ajouter au congé de maternité. Il s’agit donc d’un congé complémentaire et vous n’avez pas à choisir entre les deux. Il est nécessaire de prévenir l’employeur au moins 3 semaines avant le départ du travail. Cette demande doit être formulée par écrit. Le délai peut être plus court pour des raisons médicales.
Le congé de maternité est un congé sans salaire, ou « sans solde ». Votre employeur n’est pas dans l’obligation légale de vous payer pendant votre absence. Le revenu qui sera restitué pendant votre congé dépend de votre revenu pendant la période de référence. Le montant de vos prestations est aussi déterminé selon le type de régime que vous choisissez (régime de base ou régime particulier), pour une naissance ou une adoption à compter du 1er janvier 2021. Lorsque vous choisissez votre type de régime, il n’est plus possible de le changer. Les prestations du congé de maternité sont exclusives à la mère.
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Il est donc possible d’interrompre le versement de vos prestations et le reprendre plus tard. Si votre grossesse est interrompue avant le début de la 20e semaine, alors votre congé de maternité sera d’une durée de 3 semaines. Votre congé ne pourra pas durer plus longtemps, sauf si votre médecin établit un certificat médical qui le justifie. Lorsque l’avortement ou la fausse-couche a lieu après le début de votre 20e semaine, vous avez droit à un congé de 18 semaines, comme si vous aviez mené votre grossesse à terme. En cas échéant, si vous ou votre enfant êtes hospitalisé, il est possible de fractionner votre congé en semaine plutôt que de le prendre de façon continue.
Lors de votre retour au travail, vous pouvez réintégrer votre poste et recevoir le salaire ainsi que les mêmes avantages qu’avant votre départ. Le congé de maternité n’a pas pour but de réduire la durée de vacances d’une salariée. Si vous avez accouché moins de 2 semaines avant votre retour au travail, l’employeur peut exiger un certificat médical attestant que vous êtes en mesure de travailler.
Congé de paternité
Saviez-vous que le congé parental a été allongé pour les pères en 2021 ? Avec cette réforme, l’objectif est d’inciter davantage de pères à profiter du congé paternité, notamment ceux qui ont un statut précaire et les pères en CDD.
Congé parental
Lorsque votre employeur est prévenu de votre congé parental, vous devez vous adresser à votre CAF afin de faire la demande de l'allocation PréParE. Pour cela, Il vous suffit de remplir le formulaire Cerfa n°12324*05 et de l'envoyer à la Caisse d'Allocations Familiales dont vous dépendez. Le congé parental est de droit, quel que soit l'effectif de l'entreprise. L'employeur ne peut donc pas le refuser.
L'Importance de l'Autonomie et de l'Engagement Parental
Le développement de l’autonomie chez jeunes enfants est progressif. Pour les parents, cela nécessite une observation fine afin de bien identifier les phases lors desquelles l’enfant sera réceptif aux apprentissages dans un domaine. Le développement du langage et le développement sensoriel sont particulièrement intenses au cours des trois premières années de vie. Pour accompagner au mieux les progrès des jeunes enfants dans ces domaines, mieux vaut ne pas sauter les étapes.
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Si l’enfant ne peut pas encore tenir assis naturellement, ne le placez pas dans cette position, mais laissez-le allongé sur le tapis d’éveil. Cette position qui lui permet d’explorer les jouets qu’on lui propose avec tous ses sens. Partez d’activités simples et c’est l’enfant qui les complexifiera lui-même. L’impatience de l’adulte entrave l’autonomie. La confiance accordée à son enfant est une autre clé du bon développement de l’autonomie. Par exemple, vous pouvez tester des phrases comme : « Je sais que tu peux t’endormir tout seul » ou « je pense que tu es prêt pour boire au verre”.
Le cap des 3 ans est important; c’est l’âge auquel l’enfant doit avoir acquis suffisamment d’autonomie pour être capable de se détacher de ses parents et être prêt pour l’entrée à l’école maternelle. Accorder votre confiance à votre enfant dans un cadre sécurisant lui donnera plus de facilité pour accueillir ses émotions ou encore déjeuner à la cantine en respectant les règles sociales.
Défis et Solutions pour l'Éducation des Enfants
Notre civilisation de jouissance ne supporte pas la frustration ; le plaisir, la réussite doivent être immédiats. Le problème est que les parents envoient un double message à leurs enfants. D’un côté, ils encouragent la satisfaction immédiate. D’un autre côté, ils leur demandant de faire des efforts, donc de renoncer, au moins momentanément, à la jouissance. Ce que les enfants ne font jamais sans y être contraints !
Vos enfants manquent d’enthousiasme à l’école, angoissent et vous vous inquiétez… Comment trouver le juste équilibre entre pression et laisser-faire ? Pour les motiver, il faut les rendre plus actifs. Alors, comment donner le goût d’apprendre dès le plus jeune âge, et à leurs aînés l’envie de s’impliquer dans leur scolarité ? Pas en coach. Pour aider leurs enfants à apprendre et donc à grandir; les parents doivent assumer pleinement leur rôle d’adultes et de guides. C’est ce que leurs enfants attendent d’eux pour se lancer dans l’apprentissage en confiance et en y trouvant du plaisir. À chaque tranche d’âge ses priorités !
Les relations parent-ado sont parmi les plus exigeantes, les plus éprouvantes, mais aussi les plus émouvantes. On aimerait parler que du positif mais il y a aussi la question du harcèlement. Cela peut entraîner des conséquences graves sur la santé et la scolarité de votre enfant. Pour aider votre enfant, qu’il soit victime, témoin ou acteur des violences, il est essentiel de lui offrir les moyens de libérer la parole. Il est nécessaire de vous en parler ou d’en parler à un personnel éducatif. En l’encourageant à (vous) en parler librement. Prenez rendez-vous avec l’établissement de votre enfant afin de faire part de la situation, de manière détaillée.
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Votre jeune ne sait pas vers quel métier s’orienter, et peut-être stressé par les choix à faire ? Son projet n’est pas le même que le vôtre ? Il peut aussi souhaiter clarifier ou valider une idée qu’il a depuis plusieurs années. Saviez-vous qu’1 jeune sur 3 regrette son choix au bac ! Or, il y a désormais 12 000 possibilités de formation qui s’offrent aux jeunes ? Pour les collégiens, lycéens et étudiants, faire un choix d’orientation n’est pas une démarche simple. L’éducation ne fabrique pas mais accompagne l’émergence d’une liberté. Trop souvent, on attend les classes de troisième et de terminale pour parler de l’orientation avec son enfant. Or, mieux vaut anticiper son avenir dès à présent en lui posant des questions qui vont l’aider à faire des choix. En explorant le plus tôt possible ses centres d’intérêt, on est capable de mieux l’orienter dans ses choix.
Certes, toutes les questions n’obtiendront pas de réponses tout de suite. Toutefois, vous réussirez au moins à savoir la direction que votre enfants souhaite prendre ! Mieux encore, vous semez en lui un questionnement auquel il devra réfléchir. Vous pouvez l’accompagner en connaissant les acteurs de l’orientation, en vous appuyant sur eux. Scientifique ? Littéraire ? Par exemple, vous pourrez ainsi avoir un RDV téléphonique d’environ 30 min avec un étudiant différent chaque mois.
La Politique Familiale Québécoise : Un Aperçu Historique
Depuis 1988, le Québec est la seule entité territoriale nord-américaine à disposer d’une politique familiale explicite. Seule région majoritairement francophone en Amérique du Nord, entourée d’une « mer anglophone », le Québec a conservé des liens forts avec la France (mère patrie jusqu’en 1760), en particulier dans certains secteurs de sa vie collective : Code civil, modernisation du Code de la famille, formation supérieure de ses élites, échanges culturels divers et préoccupations démographiques qui, notamment, l’ont incité à se doter d’une politique familiale.
Le mouvement vers une politique familiale naît au Québec à partir des années soixante, dans un contexte historique particulier, la Révolution tranquille, dont il faut signaler deux dimensions essentielles : en premier lieu, le Québec vit une implantation très rapide d’un État providence, qui écarte les instances cléricales, omniprésentes jusque-là, et qui transforme profondément les domaines de l’éducation, de la santé et de la sécurité sociale ; en second lieu, à la même époque apparaissent des mutations familiales inédites qui, à la faveur d’une contraception efficace, de l’augmentation du travail féminin salarié et d’une libéralisation des mœurs et des lois, portent une chute brutale de la natalité et de la nuptialité légale, accompagnée d’une montée rapide des divorces et des unions libres.
Implantée à la fin des années 1980, la politique familiale québécoise a connu deux grandes phases d’élaboration qui portent des orientations bien différentes. Le premier énoncé de politique (1988-1996) reprend des mesures existantes et promulgue des allocations à la naissance (désignées « bébé-bonus » par les médias) qui incitent les femmes à la maternité. En 1997, ces nouvelles dispositions de politique familiale, inscrites dans le Livre blanc intitulé Les enfants au cœur de nos choix, ont suscité beaucoup de réactions, surtout favorables. Mais aussi de la surprise : comment pouvait-on passer d’une politique nataliste, qui favorise les familles nombreuses, à une politique socio-démocrate généreuse qui, malgré un contexte de déficit public, est centrée sur le développement et l’avenir des enfants ainsi que sur le bien-être des parents et des mères travailleuses ?
Il y a plus d’une trentaine d’années, le gouvernement québécois se donnait une politique familiale explicite, nommant un ministre responsable d’un Secrétariat à la famille associé à un organisme consultatif, le Conseil de la famille (CF) qui deviendra en 1997 le Conseil de la famille et de l’enfance (CFE). Cette politique a été l’aboutissement de l’influence et des efforts de nombreux acteurs en provenance des instances politico-administratives, de divers groupes de la société civile et de certains experts de la famille.
La classe politique n’a pas été unanime à préconiser l’implantation d’une politique familiale explicite. Un seul parti politique, le Parti Québécois (PQ), à orientation indépendantiste et sociodémocrate, a cru bon d’inscrire dès 1970 une politique familiale à son programme. Ce parti prendra le pouvoir en 1976 et implantera en 1980 un Office des services de garde à l’enfance ; il soumettra en 1984 un Livre vert intitulé Pour les familles québécoises, ce qui lance officiellement une consultation sur une politique familiale ; en 1997, de nouveau au pouvoir, le PQ met en place Les enfants au cœur de nos choix. Le Parti libéral du Québec (PLQ) est moins actif à la promotion d’une politique familiale tout en demeurant préoccupé de la situation financière des familles. S’il ne donne pas suite aux recommandations d’un universitaire spécialiste de la famille, Philippe Garigue, à mettre en œuvre une politique familiale (Garigue, 1970), il formule en 1974 une première législation en matière de services de garde (Plan Bacon) et sera le porteur de la première phase de la politique familiale qui octroie notamment, en 1988, des allocations à la naissance ainsi que des programmes d’aide financière aux parents, notamment pour leur revenu de travail (programme APPORT). De 1974 à 1997, les services de garde sont mis en place lentement et chichement par les gouvernements de ces deux partis politiques ; ils sont toujours considérés comme « trop chers », pouvant selon eux coûter des « sommes astronomiques ».
Du côté des partis politiques du gouvernement fédéral, qui n’a jamais prétendu avoir une politique familiale explicite, il importe de rappeler certaines mesures pour les familles dont profitent les Québécois : outre des allocations familiales, implantées dès 1945 par le Parti libéral du Canada (PLC), en 1970, la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada (1970) recommande notamment l’implantation de garderies et de congés de maternité, des congés que le PLC octroiera l’année suivante aux mères travailleuses dans le cadre de son programme d’assurance-chômage. La mise en œuvre d’un plan national de garderies est l’objet de nombreuses promesses électorales, autant du PLC que du parti progressiste-conservateur (PPC) : ces promesses ne seront jamais menées à terme.
N’ayant pas de ministère entièrement consacré à la famille de 1970 à 1997, le gouvernement québécois s’intéresse aux questions reliées à ce sujet par le biais de comités consultatifs, d’offices ou de secrétariats rattachés à certains ministères. Composés de membres associatifs et d’experts sous la direction et le soutien de fonctionnaires et professionnels de l’État, les comités consultatifs sont chargés de réfléchir, de débattre et d’émettre des « Avis » aux ministères concernés par leur mission. Ainsi avons-nous connu, de 1970 à 1988, un Conseil des Affaires sociales et de la Famille (CASF) dont les Avis traduisaient une inquiétude face aux changements familiaux, en particulier face à la baisse de la natalité, et préconisaient un système fiscal qui favorise une meilleure redistribution de fonds sociaux en direction les familles (équité horizontale). De 1973 à 1988, un autre conseil consultatif, le Conseil du statut de la femme (CSF), a présenté de nombreux Avis en lien avec la vie familiale (garderies, congés parentaux, pensions alimentaires, etc.). Pendant les années 1980, se montrant d’abord réticent face à l’implantation d’une politique familiale qui risque de « retourner les femmes vers les berceaux et les fourneaux », le CSF s’y rallie par la suite avec la volonté de s’y impliquer.
C’est un peu à l’écart des instances concernées par une politique familiale que se développe l’Office des services de garde à l’enfance (OSGE). En 1980, le gouvernement du Parti québécois (PQ) l’instaure en reconnaissant le modèle des garderies à but non lucratif et contrôlées par les parents, mis en place par des groupes populaires et communautaires pendant les années 1970, un modèle qui avait concrétisé l’idée d’une responsabilité collective de l’éducation des jeunes enfants. Sous l’OSGE qui en subventionne partiellement l’exploitation, les services de garde se déploient par la suite difficilement, entre des instances gouvernementales qui y mettent peu de ressources et des regroupements régionaux de services de garde qui ont du mal à avoir une voix commune afin de réclamer des installations et surtout des conditions de travail décentes pour leurs éducatrices.
C’est de la société civile que proviennent les pressions les plus fortes pour la mise en place d’une politique familiale explicite. D’abord se forme un mouvement familial, constitué, dès le milieu des années 1960, de travailleurs sociaux d’agences sociales privées qui se joignent à des associations et organismes familiaux dispersés, qui dès lors se regroupent, puis s’allient à l’Union Internationale des Organismes familiaux (UIOF).
Pendant les années soixante-dix et quatre-vingt, en plus de participer aux conseils consultatifs, des affaires sociales et de la famille (CASF) et du statut de la femme (CSF), le mouvement familial et le mouvement des femmes jouent un rôle très actif de représentation auprès du gouvernement. Dès 1980, le mouvement familial réclame à son tour au gouvernement une politique d’ensemble, cette fois de la famille. C’est un membre de la Fédération des Unions de famille (FUF), Jacques Lizée, qui, en 1983, prendra l’initiative d’inviter divers groupes de la société civile à un Regroupement inter-organismes pour une politique familiale au Québec (RIOPFQ). L’invitation est bien reçue puisque, l’année suivante, cet ensemble-parapluie comptera 39 organismes : un lobby de familiaux, de féministes, d’organismes publics, parapublics, d’associations syndicales, patronales et professionnelles. Tous ne s’entendent pas nécessairement sur le contenu d’une politique familiale, mais ils s’allient sur la nécessité de la mettre en œuvre. Cette force de pression importante ne sera pas étrangère à la parution, la même année, d’un Livre vert du gouvernement, Pour les familles québécoises, qui recommande une consultation à travers la Province. Dans 13 forums régionaux, la participation est élevée et révèle des orientations très variées, à tendance familialiste (libérale ou conservatrice), féministe, fiscaliste ou nataliste. Le rapport de la consultation préconise un soutien collectif (par un État qui soutient sans contrôler) aux parents (assistés de la famille élargie, de l’école et des milieux de travail) qui mise sur la solidarité des sexes. Aucune recommandation ne concerne la natalité.
Depuis son implantation, la politique familiale québécoise a ainsi connu deux grandes phases d’élaboration qu’il convient de présenter davantage. Dans la première phase (1988-1996), l’énoncé de politique inclut d’abord les mesures déjà existantes concernant le soutien aux familles : allocations familiales (celles du Québec qui complètent celles du Canada), allocations pour jeunes enfants, services de garde, programmes d’accès à la propriété, etc. On propose, en outre, une nouvelle exemption fiscale, un programme d’aide aux parents (APPORT) et surtout, de généreuses allocations à la naissance, fortement majorées (jusqu’à 8 000 $) au troisième enfant et aux suivants. C’est la première fois en Amérique du Nord que des mesures natalistes sont offertes. D’où vient cette décision politique ? Si la position favorable du Conseil des affaires sociales et de la famille (CASF) est déjà affichée et reconnue, on identifie moins bien la posture discrète de certains hauts fonctionnaires et ministres qui s’inquiètent de la dénatalité, car elle joue sur la baisse du poids démographique du Québec dans l’ensemble canadien (un poids qui se serait réduit de façon importante : de 28 % à 25 % entre 1971 et 1991, selon Le Bourdais et Marcil-Gratton, 1994 : 118). Une chose est certaine : on voit dans ces mesures natalistes une influence de la France dont les politiques ont favorisé, pendant des décennies, la venue d’un troisième enfant.
Pendant cette première période d’élaboration de sa politique (1988‑1996), le Secrétariat à la famille et le nouveau conseil consultatif de la famille qui l’accompagne (CF) proposent certains incitatifs : un guide d’intervention « Penser et agir famille », l’invitation à mettre l’accent sur « la prévention : un virage à accentuer auprès des enfants » et l’insistance sur la nécessité d’une concertation entre ministères ainsi qu’avec les acteurs sociaux des associations familiales, de l’éducation, des municipalités, des organisations syndicales et patronales. En 1995, au Château Frontenac de Québec, à l’initiative de la ministre déléguée et responsable du Secrétariat à la famille, Pauline Marois, tous ces « partenaires de la famille » sont réunis et formulent 371 mesures et « engagements » pour soutenir la famille.
La seconde phase d’élaboration de la politique familiale québécoise débute en 1997 avec la parution du Livre blanc, Les enfants au cœur de nos choix, qui formule de nouvelles dispositions, précédées de trois grands objectifs : faciliter la conciliation des responsabilités familiales et professionnelles ; favoriser le développement des enfants et l’égalité des chances ; assurer l’équité par un soutien universel et une aide accrue aux familles à faible revenu. Il est proposé de négocier avec le gouvernement fédéral un nouveau régime d’assurance parentale qui soit plus favorable que celui déjà versé aux mères travailleuses depuis 1971 (et depuis 1990 aux pères), dans le cadre du programme d’assurance-emploi canadien. Une nouvelle allocation familiale, dite alors « unifiée », remplace des allocations précédentes (notamment familiales du Québec, pour jeunes enfants et à la naissance) par une allocation nettement plus généreuse pour les familles à bas revenus, suivant en cela les recommandations d’un comité sur la réforme de la Sécurité du Revenu qui vient de remettre deux rapports.
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