L'article explore les concepts de sécularisation et de nidation, en les reliant à des thèmes plus larges tels que l'amour, le mariage, la sexualité, l'éthique et la modernité. Il examine comment ces idées se manifestent dans la société contemporaine, en particulier dans le contexte des valeurs chrétiennes et des défis posés par l'individualisme et la quête de la performance.

Sécularisation et ses Manifestations

La sécularisation est un processus complexe qui se traduit par un déclin de l'influence de la religion dans la société. Ce phénomène se manifeste de différentes manières, notamment par une remise en question des valeurs traditionnelles, une individualisation croissante et une focalisation sur l'épanouissement personnel.

La Peur de l'Engagement et l'Individualisme

Dans le contexte du mariage, la sécularisation se traduit par une peur de l'engagement et une priorité accordée à la liberté personnelle. Beaucoup de célibataires, y compris ceux qui se disent chrétiens, se laissent influencer par la pensée postmoderne qui fuit le mariage, comme toute autre forme d’engagement à caractère définitif. Cette peur du mariage est souvent justifiée par la peur de l’échec et du divorce. Hommes ou femmes chrétiennes modernes, façonnés par l’individualisme, ont peur de limiter leur liberté personnelle en faveur du bien de l’autrui. Pour ces personnes le mariage et la vie de couple ont pour seul but l’épanouissement personnel.

La Quête du Conjoint Parfait

Un autre obstacle sur le chemin du mariage est le rêve du conjoint « parfait » sous tous rapports. Les hommes cherchent des femmes parfaites physiquement. Les femmes recherchent les hommes ayant un statut social et matériel confortable. Cette quête idéaliste de la personne parfaite qui correspondrait en tous points peut conduire à une attente paralysante et à un endurcissement des célibataires.

La Sexualité et le Plaisir

La sécularisation influence également la perception de la sexualité. Si l'Église rappelle la bonté de la sexualité, voulue par Dieu comme un précieux cadeau, elle insiste aussi sur sa fragilité. L’histoire de Salomon, qui aima beaucoup de femmes étrangères et détourna son cœur de Dieu, illustre les dangers d'une sexualité débridée. La Bible consacre un livre entier au plaisir sensuel entre un homme et une femme, invitant les couples à explorer et vivre la sexualité dans toute sa richesse et sa variété.

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Cependant, la question du plaisir a longtemps été source de débat dans la tradition chrétienne. Certains courants, comme l'encratisme, ont prôné un ascétisme rigoureux, considérant le mariage comme un péché entaché de souillure. Saint Augustin a lié la sexualité à la concupiscence, voyant dans le désir incontrôlable une manifestation du mal. Ces conceptions ont contribué à une vision négative de la sexualité et du plaisir dans l'histoire de l'Église.

La Normose : Une Pathologie de l'Intégration de la Norme

Le concept de "normose", développé par Wulliemier, met en lumière une autre facette de la sécularisation. La "normose" serait une pathologie de l' "intégration" de la "norme". La "norme", malade de se croire universelle, ne comprend pas pourquoi le réel lui résiste. Chaque époque serait prescriptrice de normes explicites ou implicites vis-à-vis desquelles le sujet serait en tension. Wulliemier tente de nommer une évolution sociétale.

La "normose" suggère une souffrance liée au fait d'être porteur d'une norme malade, une tension entre l'individu et les normes sociales dominantes.

Nidation et ses Implications Biologiques et Symboliques

La nidation est le processus par lequel l'embryon s'implante dans la paroi utérine, marquant le début de la grossesse. Certains biologistes pensent que le stade embryonnaire ne commence vraiment qu’avec la nidation et refusent de donner le qualificatif d’humain avant. Il le sera à un certain moment de son développement, par exemple vers quatorze ou dix-sept jours, quand la nidation sera complétée et le processus d’inviduation arrêté, ou plus tard quand seront formés le système nerveux et le cerveau.

La Reproduction Intra-Utérine des Mammifères

Des virus ont mis des millions d’années à intégrer de manière non-pathogène notre patrimoine génétique. Passée cette longue période de "normose", certains ont permis l’acquisition de fonctions nouvelles, comme la nidation placentaire et donc la reproduction intra-utérine des mammifères (cf. L' "intégration" des virus dans le patrimoine génétique…

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La Nature Humaine et le Début de la Vie

Le moment précis où l'embryon devient un être humain est une question complexe, débattue par les philosophes, les théologiens et les scientifiques. En régime chrétien, St Augustin supposait une animation médiate en avouant ne pas savoir, St Thomas d’Aquin, en aristotélicien évolutionniste, tenait lui aussi à une animation différée (40 jours après pour les garçons, 80 pour les filles), mais St Grégoire de Nysse préférait une animation immédiate de l’embryon. Jean-Paul II rappelant le magistère de l’Eglise Catholique sur le sujet évoque dans Donum Vitae (1987) : « Dès que l’ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n’est ni celle du père, ni celle de la mère, mais d’un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s’il ne l’est pas dès lors.

Intégration et la Nation

Étymologiquement, il désigne l' "intact", le non-touché. L' "intégration" vise l'incorporation dans un ensemble "intégral", dans un État "total" (comme chez Carl Schmitt?, voir article "Déconstruction, un concept nazi?") , dans une nation "une et indivise"… Le "sexuel", le commerce avec l' "autre", est proscrit par la nation "intégrante"… L' "autre" doit devenir le "même", sans quoi la nation fait intervenir ses anticorps et déclenche une réaction immunitaire. Et c'est l' "intégrisme" qui s'exprime, de "part" et d' "autre", car il n'est pas certain que l' "assimilation" soit si désirable que ça…

Amour, Mariage et Sexualité dans le Contexte Chrétien

La foi chrétienne voit dans le mariage une alliance de partenariat, une forme d’entraide mutuelle, une amitié spirituelle en plus de l’unité sexuelle et l’attachement amoureux (qui sont, évidemment, essentiels). L’Eglise doit clairement rappeler la bonté de la sexualité. Elle est voulue par Dieu. C’est un précieux cadeau que Dieu a donné aux humains.

Communication et Confiance

IL : il est très important d’avoir une grande confiance l’un dans l’autre pour pouvoir dialoguer. IL : un silence peut être bien plus parlant que des mots. ELLE : nous nous retrouvons alors « petit garçon » ou « petite fille » face à des événements qui nous dépassent et pour lesquels nous nous sentons provisoirement impuissants à élaborer des solutions satisfaisantes. ELLE : nous nous sentons prisonniers de nos peurs et de nos réflexes et impuissants à donner les réponses adéquates. IL : quand chacun se place en vis-à-vis de l’autre et peut dire ce qu’il ressent en sachant qu’il est écouté et compris sans critique ou humiliation.

L'Amour Vrai et le Pardon

L’amour vrai passe par l’estime de soi, qui est l’acceptation de ce que nous sommes, avec la juste évaluation des qualités et des défauts, ce qui permet de les accepter chez autrui. L’estime de soi est aussi fondée sur la juste compréhension de l’amour de Dieu qui est pure grâce, don immérité et que nous pouvons recueillir en nous-mêmes. Le pardon n’est pas une simple ordonnance divine, un devoir, un geste légal et consenti, c’est un processus de changement personnel qui mène à la libération de la personne. C’est un acte délibéré qui manifeste le renoncement à un droit, celui de la réparation de l’offense. Le pardon est au-delà d’une comptabilité qui exige de rendre selon ce qui est donné, et qui place l’offenseur comme le débiteur de l’offensé.

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Ethique, Sport et Modernité

Les politiques internationales du sport, sous l’influence des industries sportives et des intérêts considérables qui y sont associés, ne perçoivent pas toujours l’impérieuse nécessité d’une nouvelle intellection éthique de la médicalisation et du recours aux biotechnologies de pointe dans le sport de haut niveau, tant elles semblent s’accommoder du mythe de l’amélioration illimitée des performances des athlètes.

La Quête de la Performance

La quête perpétuelle de la performance n’est donc pas une réalité accidentelle, mais plutôt essentielle, ontologique. Dans les sociétés traditionnelles, par exemple, le maintien et surtout la croissance de l’élan vital passe inévitablement par plusieurs stratégies, techniques d’entretien et d’amélioration ou de croissance des capacités physiques et psychiques, en vue de mieux lutter contre l’hostilité de la nature.

Le Dopage et le Déclin de l'Éthique

À l’époque moderne, les mœurs et l’esprit sportif sont en voie de se corrompre, pervertis à cause de la médicalisation et des technicisations excessives du sport de haut niveau. À la vérité, depuis l’application des connaissances de la biologie moléculaire, de la génétique, de neurosciences dans l’univers sportif, laquelle est soutenue par l’ambition des sponsorts et l’espoir des parrains ou de certains organisateurs des compétions sportives de faire du sport une industrie, la rupture entre l’éthique et l’esprit sportif s’est accentuée.

Courage et Peur dans un Monde Sécularisé

Avec d’autres expressions de même sens comme « Ne craignez pas », « Soyez sans crainte », c’est le commandement le plus répété dans la Bible ! … on l’y compterait 365 fois, comme pour dire la pertinence quotidienne de ces mots inauguraux du pape Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! » (22 octobre 1978). Il y a donc courage et courage, comme par exemple, selon Jean Jaurès, celui de persévérer dans le bien, même modeste, autant que dans la visée de l’idéal.

Le Déclin du Courage

Dans son discours à l’université de Harvard (8/6/1978), la même année que le début du pontificat de Jean-Paul II, Alexandre Soljenitsyne, le célèbre dissident expulsé d’URSS, l’auteur de l’Archipel du Goulag, s’adressant à ceux qui représentaient l’Occident, le camp de la liberté, de la démocratie, faisait ce diagnostic : « Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur ».

Qu'est-ce que l'Homme ?

Alors que les droits de l’homme et la dignité de la personne humaine relèvent, sinon d’une réalité présente et respectée, du moins d’une finalité admise, la question « qu’est ce que l’homme ? » et la possibilité même de la poser semblent aujourd’hui problématiques. A côté de la célèbre affirmation de Michel Foucault - « l’homme est mort » - l’interrogation sur ce qui est essentiellement humain dans l’homme semble avoir de telles répercussions morales, que l’on préfère l’indétermination des opinions à une recherche qui risquerait d’aborder ce que nous laissons subsister d’inhumain en nous et en nos sociétés.

La Nature Humaine

La notion de nature a pour ancêtre la « phusis » grecque, inventée pour répondre aux questions fondamentales du devenir, ou de l’un et du multiple. Pour les premiers philosophes grecs - les « physiciens » - la nature d’un être est sa réalité primordiale, matérielle et sensible qu’ils considéraient comme première cause de tous les phénomènes, à la manière d’une force irrationnelle et instinctive : l’air pour les uns, l’eau, la terre, un autre élément ou les atomes le constituant pour les autres.

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