L'infertilité secondaire, un sujet souvent tabou, touche de nombreux couples aspirant à agrandir leur famille. Cet article explore les réalités du retour à la procréation médicalement assistée (PMA) pour un deuxième enfant, en abordant les défis émotionnels et physiques, les causes possibles de l'infertilité secondaire, et les solutions disponibles.

Infertilité Secondaire : Plus Courante Qu'on Ne Le Pense

Si vous consultez cet article, vous êtes sans doute à la recherche de réponses pour comprendre pourquoi, après avoir eu un ou plusieurs enfants, vous n’arrivez pas à en concevoir un autre. Soyez rassuré sur un point : vous n’êtes pas seul dans cette situation. Selon l’Inserm, 6,9 % des femmes ayant déjà eu un enfant mettent en place un traitement de l’infertilité. Le chiffre global de personnes souffrant d’infertilité secondaire doit être plus important, car toutes les femmes ne consultent pas.

L’infertilité est classée par les médecins en deux catégories : L'infertilité primaire, qui caractérise l'incapacité de concevoir un enfant, au bout de 1 an de rapports sexuels non protégés et L’infertilité secondaire concerne les couples qui ont des difficultés à concevoir un enfant après en avoir eu au moins un.

L’infertilité secondaire, comme l’infertilité primaire, peut être due à un problème survenant à n’importe quelle étape du processus de conception, de la fécondation jusqu’à la fausse couche. C’est pourquoi l’infertilité peut apparaître après la naissance d'un premier enfant.

Les Montagnes Russes Émotionnelles de la PMA

La PMA c’est des montagnes russes émotionnelles, ça nous prend aux tripes et ça prend beaucoup de place ! Le moral en prend un coup quand tous les mois les règles arrivent. On a vécu des moments de doutes, de stress mais le personnel du centre pma était toujours là pour nous.

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Un deuxième parcours de FIV reste un parcours de FIV avec ses lourdeurs de protocole, ses lourdeurs administratives et la douleur physique et psychologique qui va avec. C’est avant tout un parcours de FIV que l’on démarre avec l’envie inconditionnelle que ça marche. Cette envie, cette attente est bien présente à chaque transfert. Lorsque l’embryon ne s’accroche pas, la douleur est donc bien réelle. J’ai longtemps considéré que je n’avais pas le droit de me plaindre, de trouver ce deuxième parcours dur et compliqué et de vivre les échecs comme des échecs. Je me suis ainsi interdite de pleurer trop longtemps après un échec, comme si cette quête d’un deuxième enfant était un caprice. Pourtant un embryon qui ne s’accroche pas est une douleur émotionnelle bien réelle et universelle : elle touche toutes les femmes, confrontées à la stérilité ou non, dès qu’un embryon ne tient pas. Une fausse couche est une souffrance, qu’on ait un enfant, cinq enfants ou aucun.

Pour surmonter ces épreuves, voici quelques conseils : Évitez de vous blâmer ou de blâmer votre partenaire, Restez optimiste et Parlez, échangez sur vos sentiments, votre espoir et les solutions avec votre partenaire. À deux, on est toujours plus forts.

Pour surmonter les émotions négatives, vous avez besoin de soutien. Vous pouvez trouver celui-ci dans votre entourage, mais n’hésitez pas à consulter également des professionnels de santé pouvant vous aider.

Le poids du passé

Se lancer dans une nouvelle FIV remue forcément le passé. On repense à ce flux ininterrompu de questions qui hantaient nos nuits, nos moments d’inactivité : combien de temps avant d’envisager l’adoption ? On se remémore cette vie au jour le jour dans laquelle on refusait toute projection à long terme. Et dans le même temps il y avait cette angoisse de ne pas savoir de quoi notre lendemain serait fait : une vie avec des enfants issus de ce parcours de FIV, ou une vie avec des enfants issus d’un don de sperme, ou une vie avec des enfants adoptés, ou encore une vie sans enfant… Même sans connaitre l’avenir, on avait décidé d’être heureux, de faire avec ce que nous avions et surtout avec ce que nous n’avions pas. On se disait qu’il fallait vivre différemment, envisager la vie autrement, pour ne pas subir cette vie qui s’impose à nous alors qu’elle est si différente de celle à laquelle on aspirait. Il y avait mille questions qui se posaient, et autant qu’on souhaitait ne plus se poser quand deux petits embryons étaient déposés. A ce moment précis, tout pouvait devenir possible et en même temps cela pouvait être le dernier acte avant une chute douloureuse : le paradoxe entre se projeter et se protéger. Cette torture permanente entre y croire, pour donner toutes leurs chances à ces petits embryons, commencer à les choyer, les aimer, s’abandonner au bonheur de cette vie future à portée de bras, ou alors ne surtout pas y croire, se raccrocher à des pensées rationnelles, se dire que finalement il y a statistiquement plus de chances que ce ne marche pas plutôt que ça fonctionne, pour se préparer à l’échec, rendre la descente aux enfers plus supportable parce qu’on s’est conditionnée et qu’on s’y est préparée. L’unique remède est finalement d’arrêter de penser. Plus facile à dire qu’à faire, on n’est jamais loin d’une fuite en avant : ne jamais s’arrêter de travailler, de s’activer, de s’afférer, pour ne jamais penser à ce que serait notre vie si elle devait être sans enfant.

La fatigue physique

L’enchainement des protocoles ne laisse pas le corps indemne. L’accumulation des piqûres rend chaque nouvelle piqûre plus douloureuse que la précédente, chaque nouvelle prise de sang moins insignifiante. Le corps connait parfaitement les douleurs du protocole, les piqûres, les bleus qui marquent le corps, l’ovitrelle à haute dose qui nous fait nous plier de douleurs, mais il est de plus en plus sensible et atteint ses limites : lui qui a tant subi, tant encaissé, commence à montrer ses limites.

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Causes Possibles de l'Infertilité Secondaire

L'infertilité secondaire peut affecter un seul des membres du couple ou les deux. Il peut être difficile de déterminer la cause d’une infertilité secondaire, car elle peut être due à plusieurs facteurs. Les causes les plus fréquentes sont :

  • Une altération au niveau du sperme, lié à un problème de sécrétion de spermatozoïdes, ou des ovules.
  • L’âge : la qualité du sperme et des ovocytes et leur quantité diminuent avec l’âge, ce qui peut mener à la stérilité.
  • Les complications liées à une grossesse ou une intervention chirurgicale antérieure dans la région pelvienne, qui peuvent avoir un impact sur les trompes utérines.
  • Un problème de surpoids, surtout s’il est apparu après la ou les premières grossesses, qui peut entraîner un dysfonctionnement ovarien. Chez les hommes, cela peut entraîner la diminution du taux de testostérone et augmenter le taux d’œstrogènes.
  • Un traitement médical, comme une radiothérapie pour soigner un cancer.
  • Un problème lié à l’état de santé, par exemple une maladie auto-immune ou génétique. Des fibromes, des polypes utérins, du tissu cicatriciel lié à un accouchement par césarienne, l’endométriose, ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) entraînent des problèmes d’infertilité chez la femme. Chez les hommes, une hypertrophie de la prostate peut occasionner une réduction de la quantité de spermatozoïdes.
  • La présence d’une infection sexuellement transmissible (IST).
  • Des facteurs environnementaux, par exemple l’abus d’alcool et le tabagisme, mais aussi l’exposition à des substances chimiques qui abîment les spermatozoïdes.

Parcours de PMA : Expériences et Témoignages

Les témoignages suivants illustrent la diversité des expériences en PMA, les défis rencontrés et l'espoir qui persiste.

  • Le SOPK et la FIV: Après différents examens, on découvre que j’ai le SOPK. Nous sommes arrivés dans le parcours FIV. Et là, c’est le début de tonnes d’examens. Puis un jour, traitement, ponction et transfert, on était en attente des résultats de la prise de sang, et là, surprise après la FIV prise de sang avec les taux HCG positifs . Grosse surprise les larmes de bonheur étaient au rdv même si la peur était toujours là.
  • L'endométriose et la persévérance: Je pousse la porte du docteur B en septembre 2022 de la polyclinique. Désespérée, j’ai 30 ans et ma deuxième merveille n’est toujours pas la. octobre 2021. « Avez-vous pensé à l’endométriose ? Avant d’avoir l’envie d’être maman, j’ai beaucoup consulté mais on ne m’a jamais rien trouvé. Arrive le rendez-vous de l’échographie vaginale. nous sommes forts. Nous sommes donc suivis au Centre PMA - Santé Atlantique, par le docteur M. dossier en PMA. C’est plus long que prévu, il s’agit d’endométriose profonde, mon appendice doit aussi être retirée. des rendez-vous tous les deux jours, parcours épuisant…
  • Un parcours rapide : Nous avons commencé ce parcours en mars 2022 et le 13 mai 2023, notre bébé est arrivé dans nos bras. Oui, je veux dire qu’un parcours PMA peut aussi être rapide pour certains… et j’aurais aimé le savoir avant ! 15 mois pour nous.
  • Des examens rassurants et une FIV ICSI : Lorsque nous avons su que finalement quelque chose n’allait pas du côté de Monsieur, (anticorps) et que chez moi RAS, on s’est dit « finalement c’est pas dans notre tête». Évidemment ce fut la douche froide ! La gynécologue nous a dit «pour vous c’est directement FIV ICSI mais vous n’avez rien d’anormal dans vos examens madame donc c’est rassurant».

L'importance de l'accompagnement

Nous avons été très bien accompagnés par une psychologue également cela nous a beaucoup aidé ! C’est sans regret d’avoir choisi ce centre de PMA de l’Atlantique ! Merci à tout les gens que nous avons croisé sur notre chemin depuis le 1er jour jusqu’au dernier de ce parcours. On a vécu des moments de doutes, de stress mais le personnel du centre pma était toujours là pour nous. Le fait que les transfert se fassent dans un lieu dédié et qu’on soit pas mélangé aux femmes enceintes ou autre est quand même grandement appréciable. On sait où aller et qui on doit voir.

Solutions et Traitements Disponibles

La prise en charge de l’infertilité secondaire est identique à celle mise en œuvre pour soigner l’infertilité primaire. Il s’agit principalement de :

  • La prise de traitements hormonaux stimulant la fertilité.
  • La procréation médicalement assistée (PMA).
  • La fécondation in vitro avec ICSI (Intracytoplasmic Sperm Injection).
  • La chirurgie, généralement laparoscopique, pour réparer les trompes de Fallope bloquées ou pour enlever les fibromes ou les dépôts d'endométriose.

La Fécondation In Vitro (FIV)

Technique la plus fréquente de procréation médicalement assistée, la fécondation in vitro permet la naissance de près de 350 000 bébés dans le monde chaque année, selon l’ESHRE (Société Européenne de Reproduction Humaine et d’Embryologie). Les FIV, tout comme les autres moyens d’assistance médicale à la procréation (AMP), permettent d’aider les couples rencontrant des problèmes d’infertilité à concevoir un enfant.

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Une fécondation in vitro est une technique d’assistance médicale à la procréation. La FIV se déroule en laboratoire et permet la rencontre entre les spermatozoïdes et les ovocytes avant de réaliser le transfert de l’embryon obtenu dans l’utérus de la patiente. Cette technique est utilisée lorsqu’un couple est confronté à des problèmes d’infertilité et éprouve des difficultés à concevoir naturellement un enfant.

Bien qu’il n’y ait pas réellement de limite d’âge autorisée, il faut savoir qu’une FIV ne pourra pas être réalisée après la ménopause. En général, les centres de PMA recommandent d’attendre environ 6 mois entre chaque tentative de FIV, afin d’éviter l’accumulation des effets sur la santé de la femme, aussi bien physiques que psychologiques. L’âge de la patiente est également à prendre en compte. Passé 38 ans, la réserve ovarienne de la femme diminue énormément. Le délai entre deux FIV est aussi, en grande partie, influencé par l’origine de l’infertilité. Les différentes causes d’infertilité n’ont aucune influence sur le taux de réussite de la fécondation in vitro. Le principal élément à prendre en compte est en effet l’âge de la patiente.

Les étapes clés de la FIV

  • Par transfert : le transfert se fait après la ponction, si la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte a pu donner lieu à des embryons.

Les techniques de PMA, et surtout la fécondation in vitro, demandent beaucoup de patience. Si vous pensez être prêts à vous lancer dans cette grande aventure, la première étape sera de contacter un centre de PMA afin de rencontrer un spécialiste. Lors de votre première consultation, il prendra en compte vos difficultés et les antécédents médicaux de votre couple. Si celles-ci n’aboutissent pas, les premières injections hormonales pourront commencer quelques semaines plus tard.

Pour vous aider à traverser cette longue épreuve, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un psychologue. Si malgré toutes vos tentatives, le test de grossesse continue d’afficher un résultat négatif, demandez une nouvelle consultation médicale afin de faire un bilan d’échec d’implantation. De nouveaux examens plus complets pourront être prescrits par votre médecin ainsi qu’un test génétique avec un caryotype sanguin. Un stress supplémentaire peut se créer suite à plusieurs échecs et avoir un impact négatif sur la fertilité du couple.

Intervalle entre les FIV

En général, les centres de PMA recommandent d’attendre environ 6 mois entre chaque tentative de FIV, afin d’éviter l’accumulation des effets sur la santé de la femme, aussi bien physiques que psychologiques.

Pour les grossesses spontanées, un intervalle court entre 2 grossesses est associé à davantage de complications maternelles et néonatales. Mais aucune donnée n’existait concernant l’intervalle entre une naissance par FIV et un nouveau cycle de FIV, en termes d’optimisation des chances de succès.

Conseils pour Gérer l'Infertilité Secondaire

  • Avoir une bonne hygiène de vie: L’infertilité peut être conditionnée par le poids. Il n’est pas rare que les nouveaux parents prennent du poids, à cause de la grossesse, du stress et du manque de sommeil après la naissance. Retrouver un poids de forme peut contribuer à combattre l’infertilité. Il est également important de consulter un médecin pour écarter d’éventuels problèmes de santé pouvant occasionner de l’infertilité (diabète, traitement contre l’hypertension, dépression).
  • Faire des examens de fertilité: Avoir déjà eu un enfant n’est pas la garantie que vous ne souffrez pas d’infertilité. Le premier enfant peut être né, car toutes les conditions étaient réunies au bon moment, ou parce que le problème à la source de l’infertilité n’était pas encore apparu. Il est donc important de consulter un médecin spécialiste de l’infertilité afin de poser le diagnostic. C’est le meilleur moyen de trouver une solution.
  • Gérer ses émotions: Faire face à l’infertilité secondaire est une épreuve physique et psychologique. Elle implique de multiples rendez-vous médicaux, des examens, la prise de médicaments, des insomnies, la culpabilité de se focaliser sur un nouvel enfant alors que le premier est déjà là, du stress et des conflits au sein du couple, et de la tristesse.

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