Introduction

Les menstruations, un phénomène biologique naturel, sont pourtant entourées de tabous et de représentations sociales complexes. Cet article explore ces représentations, en particulier celles qui touchent les femmes en situation de précarité, et met en lumière les enjeux de la précarité menstruelle. Il s'agit d'analyser comment les normes sociales et les stéréotypes liés aux menstruations peuvent engendrer des discriminations et avoir de graves répercussions sur la dignité des personnes menstruées, leurs droits à l'égalité, à la santé, à l'éducation, à la sécurité, à l'accès au travail et à participer à la vie culturelle, religieuse et publique sans discrimination.

Les Menstruations : Un Phénomène Biologique et Social

La menstruation est un processus mensuel, naturel et sain chez les personnes qui ont un utérus, non enceintes en âge de procréer (femmes, filles, hommes transgenres ou personnes non-binaires). Au cours de sa vie, une personne menstruée passe en moyenne trois à huit ans à avoir ses règles. Pour certain·e·s, elles représentent un désagrément plus ou moins fort. La gynécologie, en tant que spécialité médicale, permet d'observer la vision, le langage et le comportement des femmes face à ce phénomène. Il est ainsi possible de distinguer des critères sociogénérationnels qui traduisent des manières de voir, de parler et de se comporter vis-à-vis des règles. Quel que soit le marqueur, la pression sociale, les options morales et les progrès technico-scientifiques restent les trois invariants majeurs qui créent un changement significatif quant à la façon de vivre ce repère menstruel. Leurs regards, des mots et des postures témoignent de l’importance de l’interprétation ou des représentations qui sont générées par les menstruations.

Cependant, les menstruations ne sont pas seulement un phénomène biologique. Elles sont aussi un fait social, investi de significations culturelles et symboliques qui varient selon les époques et les sociétés. Dans de nombreuses cultures, le sang menstruel est associé à la contamination, à la malchance ou à la souillure. Ces représentations peuvent entraîner l'isolement et la discrimination des femmes pendant leurs règles. Edward Evans-Pritchard (1971) et Mary Douglas (1966) décrivent comment les femmes sont isolées lors de leurs menstruations. Considérées comme dangereuses et vectrices de pollution, elles sont privées de parole, de relations sociales ou de cérémonies religieuses. Dans les représentations sociales, le sang lié à la virginité suppose la pureté des femmes et le sang de la menstruation est plutôt signe de souillure (Buckley, Gottlieb 1988 ; Delaney, Lupton, Toth 1988 ; Newton 2016 ; Thomson et al. 2019). En témoignent, en France, les observations menées entre 1968 et 1975 par l’ethnologue Yvonne Verdier à Minot : « en gâtant leurs sauces ou en ratant leurs entremets, les femmes [menstruées] risquent de compromettre leurs obligations sociales et familiales. En menaçant, d’autre part, le saloir, c’est tout l’édifice de l’économie domestique qu’elles mettent en péril, risquant d’affamer leur famille » (2000 : 22). D’autres exemples montrent l’ambivalence du sang des règles entre dangerosité, inachèvement, maladie et puissance (Célérier 2005 ; Héritier 1984 ; Le Naour, Valenti 2001).

La Précarité Menstruelle : Une Injustice Sociale

Aujourd’hui dans le monde, on estime à 500 millions le nombre de femmes et de filles qui n’auraient pas les moyens de se procurer régulièrement des protections hygiéniques, des pilules antidouleurs ou des sous-vêtements pendant leur règle. En France , elles sont encore près de quatre millions. C’est ce qu’on appelle la précarité menstruelle. La précarité menstruelle désigne les difficultés financières et sociales auxquelles sont confrontées certaines personnes en matière d’accès aux protections périodiques, aux médicaments anti-douleur, à l’éducation sur la santé menstruelle et aux installations pour la gestion de l’hygiène et des déchets.

Le manque d’accessibilité aux produits menstruels est un fléau dans le monde entier. Pour de nombreuses femmes, la période des règles est synonyme de honte, d’angoisse, d’isolement et de risques sanitaires. Le tabou des règles peut entraîner un manque d’accès aux protections périodiques. Au Kenya par exemple, certaines personnes utilisent des torchons, du papier journal, des morceaux de matelas… Au Ghana, les filles manquent en moyenne plus de 5 journées d’école par mois en raison de l’accès restreint aux protections périodiques, une précarité menstruelle que l’on retrouve aussi en France ou encore aux États-Unis notamment chez les personnes sans domicile fixe (mais pas que !)

Lire aussi: Apprendre les nombres : guide pour la maternelle

Cette précarité a des conséquences multiples :

  • Sur la santé : L’utilisation de protections menstruelles non adaptées cause également des risques pour la santé. Les chiffons ou papiers utilisés sèchent lentement et sans possibilité de se laver correctement et régulièrement, ils provoquent des infections. Les femmes prennent le risque de contracter une infection par manque d’hygiène et s’exposent au syndrome du choc toxique en gardant un tampon trop longtemps.
  • Sur l'éducation : Près de 100 000 000 jeunes filles ratent donc jusqu’à une semaine d’école par mois à cause du manque d’infrastructures d’eau et d’assainissement adaptées et sécurisées et du manque d’accès à des produits d’hygiène intime adaptés. Cette déscolarisation forcée a évidemment un impact sur leur formation et donc sur leur progrès économique, compromettant ainsi l’égalité entre les sexes. Au Ghana, les filles manquent en moyenne plus de 5 journées d’école par mois en raison de l’accès restreint aux protections périodiques.
  • Sur l'emploi et l'émancipation : La gestion de l’hygiène menstruelle ayant un impact sur la scolarisation et l’assiduité au travail des personnes menstruées, elle menace par conséquence le revenu et les chances d’émancipation des personnes menstruées et donc la sécurité alimentaire de celles-ci.
  • Sur la dignité : Le manque ou l’absence d’accès physique ou financier à des protections hygiéniques oblige les personnes menstruées à imaginer des solutions alternatives, souvent moins efficaces et discrètes que celles que nous connaissons.

Les Femmes Sans-abri Face à la Précarité Menstruelle

Cet article s’attache particulièrement à comprendre la manière dont se rencontrent deux formes d’invisibilité dans la société française contemporaine : celle des femmes sans-abri et celle de l’expérience des menstruations. En effet, une invisibilité sociale touche le phénomène du sans-abrisme au féminin. Carole Amistani (2001) met en lumière à quel point, dans les centres d’accueil pour femmes sans domicile et sans enfants, ces personnes exclues économiquement continuent d’être dévalorisées. Marie-Claire Vaneuville pointe les ressemblances dans les discours de femmes à la rue accueillies au sein de l’association Femmes SDF de Grenoble en mettant en évidence les situations de vulnérabilité auxquelles elles font face : hygiène, violences, difficultés d’accès aux associations qui luttent contre les violences conjugales, solitude, absence d’un « sentiment d’appartenance » et difficulté à se regrouper entre femmes pour se soutenir (Vaneuville, Association Femmes SDF 2005). Cette invisibilité partielle est également scientifique. Malgré les recherches citées et des thèses en sciences sociales sur les femmes en errance (Maurin 2017, Planche 2010, Vuillermoz 2017), les études spécifiques sur la vie de femmes à la rue restent encore peu nombreuses en France et ailleurs. « Les femmes qui font l’expérience de l’absence d’un chez-soi à long terme ne sont guère présentes dans la littérature académique […].

L’invisibilité de l’expérience des femmes à la rue rencontre dans cet article un autre régime d’invisibilité et de silence, celui qui touche les menstruations. En raison de ces invisibilités multiples, les liens entre la menstruation et l’errance sont, en France, peu étudiés par les sciences sociales. Cet article entend pallier ce manque en analysant comment les femmes à la rue « se débrouillent » quand elles ont leurs règles, en exposant leurs difficultés d’accès à des protections mais aussi les ruses et l’inventivité qu’elles déploient pour faire face à ce manque, et en examinant la façon dont elles protègent (ou non) leur intimité dans l’absence de tout espace intime, jusqu’aux conséquences que cette exposition constante aux regards peut avoir sur l’estime de soi, entraînant parfois des formes d’indifférence à soi.

Pour ces femmes, l’expérience du cycle menstruel est celle d’une pénible contrainte. Leur corps est soumis aux conditions sociales aléatoires du déroulement de leur vie quotidienne. Elles doivent se débrouiller pour gérer leurs règles dans ces circonstances défavorables, tout en essayant de répondre aux exigences sociales de présentation de soi et de souscrire ainsi aux normes intériorisées de propreté. L’accès aux protections périodiques, le change de ces dernières pendant la journée ainsi que le soin du corps en l’absence d’espace privé ou d’accès à l’eau constituent de nombreux écueils.

Les habitantes de la rue prennent en charge leurs menstruations malgré les soucis qu’elles leur posent. Je n’ai pas encore des gosses, alors avoir mes règles me rappelle que je peux encore les avoir […] ça me dérange pas, il faut chercher c’est tout… chercher pour le nettoyage quoi. Les infections des femmes, c’est quelque chose, si tu es sale, tu attrapes des trucs. J’ai déjà fait une espèce de couche avec un sac plastique… ça a marché… c’était deux, deux sacs plastiques.

Lire aussi: Soins et Trisomie 21 : une analyse

Difficultés d'accès aux protections hygiéniques

La vie précaire rend difficile l’accès à ces « technologies de passage » (Vostral 2008), ce qui n’est pas sans impact sur le sentiment d’identité des femmes concernées. En effet, l’une de leurs préoccupations centrales est de trouver des moyens pour que le sang passe inaperçu. Pour certaines, ne pas réussir à utiliser des protections devient source de souffrance et de mésestime de soi. Comme le rappelle Aurélia Mardon, le sang menstruel est associé, dans la société française, au dégoût et à la honte. Le défaut de dissimulation des règles est associé à un défaut d’hygiène et « à l’absence de “savoir-vivre” et de respect vis-à-vis d’autrui » (2011 : 35). En effet, certaines de ces « technologies spécifiques aux femmes » sont coûteuses et difficiles à obtenir si l’on vit à la rue (Vostral 2008 : 14). Les serviettes réutilisables, les culottes et les coupes menstruelles ne sont guère utilisées dans ce contexte. Ces protections non jetables nécessitent un point d’eau pour les laver. On a eu des offres […] qui voulaient nous faire un don de coupes menstruelles, mais on n’a jamais pu les utiliser pour plusieurs raisons. La première c’est une réelle question d’hygiène. Une coupe, il faut la stériliser à la fin de chaque cycle et, en fait, il se trouve que les femmes qui vivent à la rue n’ont pas forcément accès à un point d’eau déjà de manière générale, encore moins de l’eau bouillante pour stériliser leurs coupes. Il y a aussi de gros problèmes d’hygiène pour insérer la coupe ou la retirer. Si on a les mains sales, ça peut créer tout un tas d’infections, qui sont très problématiques et il y a aussi une barrière psychologique […]. Les protections le plus souvent adoptées sont donc les serviettes jetables et les tampons, garants de cet évitement du « sale » associé au flux menstruel : « Sans les trucs hygiéniques le sang va partout, ce n’est pas propre », témoigne Ginette, 40 ans, divorcée et sans-abri depuis cinq ans. Parfois, les femmes utilisent ce qu’elles ont sous la main, même si elles ont une préférence pour un type particulier de protections.

L’accès aux protections dépend de l’aide des associations et de l’argent que les femmes ont à disposition. Lors des maraudes, nous leur proposions des serviettes hygiéniques qu’elles acceptaient souvent en remerciant, mais aussi en s’excusant pudiquement : « je ne savais pas comment demander », « j’ose pas ». Elles répondaient parfois en évitant de nommer ces objets : « vous avez ça pour les femmes », « les trucs pour les femmes »… La gêne qui s’exprime dans leurs propos et leurs attitudes renvoie au silence qui entoure les règles. En outre, les bénévoles en maraude sont souvent également entourés d’hommes en errance, et cette présence masculine amène nos interlocutrices à ne pas oser demander des serviettes : « Je ne sais pas, j’ai un peu honte et je préfère moi en acheter. » Certaines femmes préfèrent s’adresser à leurs réseaux de connaissances, par exemple Adriné (27 ans, arménienne, divorcée et accompagnée de sa fille de 9 ans) : « […] quand j’ai mes règles, c’est très difficile […].

Initiatives et solutions alternatives

Malgré ces difficultés, les femmes sans-abri ne sont pas passives. Elles développent des stratégies d'adaptation et font preuve d'une grande ingéniosité pour gérer leurs règles dans des conditions précaires.

Axelle de Sousa, qui vit à la rue depuis plus de deux ans, a lancé la pétition « Paie tes règles » : « J’ai un flux très important, ça me coûte minimum 10 euros par mois. Quand je souffre de ménorragie [règles anormalement longues et particulièrement abondantes], la facture peut grimper à 70 euros, médicaments inclus […]. Quand j’ai mes règles, je dois choisir entre manger et rester “propre” […]. On prend le risque de choper une infection par manque d’hygiène et on s’expose au syndrome du choc toxique en gardant un tampon trop longtemps » (in Slavicek, Cordier 2019).

Cacher le sang des règles et mobiliser des astuces pour…

Lire aussi: Représentations de la Grossesse

Lutter Contre les Stéréotypes et les Discriminations

Les normes sociales et la stigmatisation engendrées par les stéréotypes liés à la menstruation peuvent engendrer des discriminations et avoir de graves répercussions sur la dignité des personnes menstruées et sur leurs droits à l’égalité, à la santé, à l’éducation, à la sécurité, à l’accès au travail et à participer à la vie culturelle, religieuse et publique sans discrimination. Des experts des Nations Unies ont également témoigné que dans certains pays, les femmes et les filles qui ont leurs règles sont considérées comme contaminées et impures. Des restrictions leur sont imposées, telles que l’interdiction de toucher de l’eau ou de cuisiner, d’assister à des cérémonies religieuses et culturelles, de participer à des activités communautaires et de travailler. Au Japon, on ne devrait pas pouvoir accéder à la profession de cheffe sushi quand on a ses règles car ces dernières causeraient un dérèglement gustatif. En Inde, les personnes menstruées ne doivent pas cuisiner au risque de contaminer la nourriture. En Afghanistan, la croyance persiste que se doucher pendant ses règles peut rendre stérile.

Il est donc essentiel de lutter contre ces stéréotypes et ces discriminations en informant et en sensibilisant le public. Il faut briser le tabou qui entoure les règles et en parler ouvertement, sans honte ni gêne.

Le Rôle de la Publicité : Entre Libération de la Parole et Maintien des Stéréotypes

Depuis la commercialisation des premières protections périodiques dans les années 1920, le discours publicitaire inscrit la menstruation dans des représentations négatives et déploie un ensemble de stratégies visuelles et discursives pour promouvoir les produits tout en en disant et en montrant le moins possible. On peut penser par exemple au liquide bleu utilisé pour figurer le sang menstruel. Pour autant, depuis les années 2010, on assiste à une évolution de ces discours tant sur le fond que sur la forme : les publicités se veulent plus réalistes et ouvertes, voire porteuses de messages ouvertement féministes, et elles s’incarnent dans des formats à visée ludique, pédagogique ou informative (mème internet, musée virtuel, bande dessinée, etc.) très éloignés des formats publicitaires classiques. Les marques, notamment via leur présence sur les réseaux socio-numériques, cherchent à exister dans l’espace social non plus seulement en tant qu’acteurs marchands mais en tant qu’acteurs engagés en faveur du bien commun. Le but affiché n’est plus seulement de vendre mais de divertir, éduquer et sensibiliser aux enjeux sociétaux et sanitaires associés à la menstruation (précarité menstruelle, endométriose, etc.).

Cependant, il est important de rester vigilant face à ces évolutions. Comme le souligne Claire Roubaud, les marques qui prétendent libérer la parole et déconstruire les stéréotypes négatifs sur les règles se livrent en fait à un exercice d’équilibriste en alternant, en fonction des formats et des registres communicationnels, entre un discours ouvertement engagé et transgressif et un discours qui, à peu de choses près, mobilise les mêmes constantes et stéréotypes que la publicité pour tampons et serviettes des années 1980. Ce déploiement d’un nouveau paradigme publicitaire que l’on peut observer chez les marques de protections périodiques consiste en fait en une forme de cohabitation entre deux scénographies, l’une centrée sur les valeurs et engagement des marques et l’autre centrée sur le produit, qui (tel qu’il est présenté dans les publicités) répond à un besoin de “protection” contre le flux menstruel. Dans la communication que l’on dit dépublicitarisée, c’est-à-dire mobilisant des supports et des messages en apparence dénués de tout caractère publicitaire, les marques affichent la volonté de “briser les tabous” et “libérer la parole” des personnes menstruées. Elles produisent un discours qui est donné à voir comme un contre-discours s’opposant aux stéréotypes et normes de genre. Pour autant, il existe une forte tension entre ces discours ouvertement engagés et les discours strictement publicitaires, centrés non pas sur les valeurs et engagements de la marque mais sur le produit. En effet, la communication strictement publicitaire est structurée par les mêmes constantes rhétoriques et visuelles que l’étaient les publicités des années 1980 : on y retrouve l’insistance sur la “protection” et la “sécurité” offerte par le produit, la mise en opposition entre la souillure causée par les règles et la “fraîcheur” procurée par les protections périodiques, et l’omniprésence d’éléments visuels connotant l’hygiène et la pureté. Ces constantes publicitaires semblent immuables. À l’échelle de mon corpus j’ai pu les observer aussi bien dans les publicités pour protections périodiques classiques que dans celles promouvant les produits réutilisables comme la culotte menstruelle. On est donc très loin de la “libération de la parole” promise par ailleurs par ces mêmes marques. Les stéréotypes et normes de genre que les marques affichent l’ambition de déconstruire sont, dans un mouvement contradictoire, renforcés par la communication produit.

Agir pour l'Hygiène et la Dignité Menstruelle

L’accès à des soins et à une hygiène menstruelle appropriés est au cœur de la lutte contre les inégalités de genre et de justice sociale et donc un moyen efficace pour favoriser l’émancipation des femmes et des filles. Il est donc impératif d'agir à différents niveaux :

  • Au niveau politique : En France , malgré l’annonce en mars 2023 que les protections périodiques réutilisables seraient remboursées par la sécurité sociale, à partir de 2024, pour toutes les femmes de moins de 25 ans, ce n’est pas suffisant. Les menstruations et la précarité ne s’arrêtant pas à cet âge, la mesure devrait être étendue au-delà de 25 ans.
  • Au niveau des associations : Des associations comme Règles Élémentaires se mobilisent pour collecter et distribuer des protections hygiéniques aux femmes en situation de précarité. Action contre la Faim mène des campagnes de sensibilisation sur l’hygiène menstruelle auprès des jeunes filles et des femmes mais aussi auprès des hommes. Des focus groupes sont aussi organisés par genre afin de créer des espaces de paroles libres et sécurisés et de permettre aux garçons et aux hommes de comprendre ce que vivent les filles et les femmes pour mieux les soutenir et ne plus les stigmatiser. La question de l’hygiène menstruelle est également intégrée à nos activités de santé sexuelle et reproductive dans les 105 centres de santé que nous soutenons.
  • Au niveau individuel : Chacun peut agir en faisant des dons de protections hygiéniques aux associations, en informant et en sensibilisant son entourage, et en luttant contre les stéréotypes et les discriminations liés aux menstruations.

tags: #representations #sociales #et #menstruations

Articles populaires: