Après l'accouchement, le corps d'une femme a besoin de temps et d'attention pour retrouver son équilibre. La rééducation périnéale joue un rôle crucial pour les jeunes mamans, contribuant à augmenter le confort et la confiance en soi. Cet article explore en profondeur la rééducation périnéale après une césarienne, en abordant les techniques, le calendrier, les avantages et les considérations importantes pour les professionnels de la santé et les patientes.
Importance de la rééducation périnéale post-partum
La rééducation périnéale post-partum est essentielle pour retrouver un confort au quotidien. Voilà pourquoi, elle est systématiquement prescrite après une grossesse et débute 6 à 8 semaines après l’accouchement. En moyenne, les femmes réalisent entre 10 à 15 séances aux côtés d’une sage-femme ou d’un kinésithérapeute spécialisé.
Pendant la grossesse, le périnée subit la pression du poids du bébé, ce qui affaiblit progressivement les muscles. De plus, l'utérus grossit, faisant pression sur la vessie, tandis que le fœtus prend du poids, appuyant inexorablement sur le bas-ventre et donc sur le plancher pelvien qui, à force, n’a pas manqué de se distendre. De fait, avant même l’arrivée de bébé, le périnée est déjà largement affaibli.
La rééducation kiné périnée est une étape essentielle pour la santé des jeunes mamans après un accouchement. Ce processus de rééducation permet de restaurer la tonicité du périnée, un ensemble de muscles situés dans la région pelvienne qui soutient des organes vitaux comme la vessie, l’utérus et le rectum. Pendant la grossesse et l’accouchement, ce groupe de muscles subit des pressions importantes qui peuvent entraîner des désagréments tels que des fuites urinaires, des douleurs pelviennes ou encore un prolapsus.
Même en cas de césarienne, le périnée est affecté par les changements hormonaux et la pression intra-abdominale accrue pendant la grossesse. Une césarienne n’est donc pas forcément sans conséquence sur le périnée.
Lire aussi: Tout sur la rééducation périnéale pour enfants
Conséquences d'un périnée affaibli
Pendant la grossesse et l’accouchement, le périnée subit une forte pression, pouvant entraîner un relâchement musculaire, des douleurs, des fuites urinaires ou une sensation de pesanteur. Sans rééducation, ces troubles peuvent persister ou s’aggraver avec le temps, augmentant le risque de prolapsus (descente d’organes). Il est donc crucial de ne pas négliger la rééducation périnéale, même après une césarienne.
Après un accouchement, certains signes peuvent indiquer la nécessité d’une rééducation pelvi-périnéale. Des troubles comme l’incontinence urinaire, des douleurs pelvi-périnéales ou la constipation sont souvent des alertes. Il est conseillé de ne pas attendre l’apparition de ces symptômes pour commencer la rééducation post-partum du périnée.
Calendrier de la rééducation périnéale post-césarienne
Généralement, il est recommandé de débuter la rééducation kiné périnée environ 6 à 8 semaines après l’accouchement, lors de la visite post-natale. Ce délai permet de s’assurer que les tissus du périnée sont suffisamment cicatrisés et que le corps est prêt à entamer un programme de rééducation.
Comme expliqué plus tôt, il convient de commencer la rééducation périnéale à partir de la 6e ou 8e semaine post-partum, juste après la visite médicale postnatale. Pour adapter la prise en charge, il convient d’être à l’écoute et d’adapté le processus à chaque jeune maman.
Quand commencer la rééducation selon le type d'accouchement
- Accouchement par voie basse sans complication : c’est le scénario idéal pour une maman.
- Accouchement par voie basse avec déchirure ou épisiotomie : il est préférable d’attendre une cicatrisation complète avant d’entreprendre la rééducation du périnée.
- Accouchement par césarienne : le périnée soufre moins directement, mais la rééducation est utile pour réduire la pression abdominale et prévenir les troubles urinaires.
- Accouchement avec des complications : il peut s’agir de douleurs, de prolapsus, d’incontinence sévère ou de diastasis important. Ici, il faut démarrer par une évaluation individuelle afin d’adapter le suivi.
Techniques de rééducation périnéale
Il existe un vaste ensemble de techniques visant à renforcer et à rétablir la fonctionnalité du périnée. La rééducation du périnée se fait au travers d’exercices permettant de contracter et de relâcher le périnée de façon ciblée. Pour cela, il existe les méthodes manuelles, l’électrostimulation douce et le biofeedback. Guidée par le kiné, la patiente intègre les exercices dans son quotidien et profite d’un suivi sur-mesure. Cela inclut des exercices de respiration, de posture, de port de charges, etc. Le kinésithérapeute adapte les techniques en fonction de la patiente et de l’état de son périnée pour optimiser le résultat.
Lire aussi: Tout savoir sur la rééducation périnéale
La rééducation périnéale chez un kinésithérapeute comprend plusieurs techniques adaptées à chaque patiente. Pour obtenir de bons résultats, il est conseillé de suivre les recommandations du kinésithérapeute et de pratiquer les exercices régulièrement chez soi.
Les séances suivantes de rééducation du périnée en post partum seront adaptées en fonctions de la patiente et feront appel à différentes techniques. Le but sera d'intégrer le plus rapidement possible le travail du périnée dans un travail plus global et fonctionnel de renforcement musculaire et de rééducation abdominale du post partum.
Méthodes courantes
- Exercices manuels : Ces exercices consistent à contracter et relâcher le périnée de façon ciblée.
- Électrostimulation : Cette technique utilise des courants électriques pour provoquer des contractions musculaires involontaires.
- Biofeedback : Cette méthode moderne permet de visualiser en temps réel les contractions des muscles du périnée. Grâce à une sonde vaginale ou anale, les contractions musculaires sont retranscrites sous forme de courbes ou de sons sur un écran. Le biofeedback est particulièrement utile pour les femmes qui ont du mal à localiser ou à contracter leurs muscles du périnée. En voyant les résultats de leurs contractions sur l’écran, elles peuvent ajuster et améliorer la précision de leurs mouvements. Nadia utilise principalement le biofeedback quand il y a un problème de prise de conscience du périnée, de la contraction. C’est parfois « magique » comme la vision de la courbe débloque la prise de conscience.
- Rééducation manuelle : cette méthode repose sur des exercices de contraction réalisés sous la supervision du kinésithérapeute.
Petite précision : Par « rééducation par sonde », nous entendons biofeedback (BFB). La sonde est là pour enregistrer votre contraction musculaire et vous permettre de voir le résultat de votre travail sur un écran. Il ne s’agit pas d’électrostimulation où c’est la machine qui envoie un courant électrique pour faire contracter le muscle. C’est donc plus une question d’orientation personnelle de la patiente et du praticien, l'important étant que ce dernier reste avec la patiente tout au long de la séance.
Rôle du kinésithérapeute
Le rôle du kiné dans la rééducation périnéale est central pour restaurer les fonctions musculaires du plancher pelvien après un accouchement. Comparée aux gynécologues ou aux chirurgiens, l’intervention du kiné est non invasive et vise à restaurer naturellement les fonctions musculaires.
Lors de la première séance, il vous faut une évaluation de l’état du périnée de la patiente qui se fait via à un examen clinique que vous pouvez réaliser si vous êtes qualifié, sinon une sage-femme devra le faire. Cela vous permet de recueillir des informations sur les différents symptômes que votre patiente peut présenter. Ensuite, il vous faudra adapter les exercices à ses besoins. La fréquence et le nombre de séances varient en fonction des patientes. Il est courant d’avoir besoin d’une dizaine de séances pour une rééducation complète. Ces séances peuvent être complétées par des exercices que vos patientes peuvent réaliser à domicile pour renforcer les résultats obtenus en cabinet kiné.
Lire aussi: Renforcer son périnée après la grossesse
Pour que la rééducation kiné périnéale soit efficace, la régularité est essentielle. Il est important que vos patientes suivent les séances qui leur sont prescrites à la lettre. Il est de votre ressort de faire en sorte d’accompagner vos patientes afin qu’elles n’abandonnent pas le programme en cours de route.
Rééducation abdominale hypopressive
Le renforcement des abdominaux ne doit se pratiquer que selon des techniques hypopressives (M.Caufriez), ces exercices sont réalisés en couplant un travail expiratoire à une contraction simultanée des abdominaux et du périnée (L.
Exercices à domicile
Une liste d’exercices à domicile au travers de gestes simples et non intrusifs comme la respiration abdominale et des contractions douces. Vous pouvez reprendre les exercices respiratoires vus pendant la grossesse. Vous chercherez à souffler doucement en rentrant le ventre, sans chercher à aller le plus loin possible.
Le périnée est un groupe musculaire qui, comme tout autre, nécessite un entretien régulier. Une fois la rééducation terminée, il est recommandé de continuer à faire des exercices de renforcement de temps à autre.
Complications et douleurs
L’Enquête périnatale de 2021 relevait que presque 25% des patientes interrogées (échantillon de 7000 patientes entre 55 et 65 jours post accouchement) avaient des douleurs périnéales, 13% estimaient la période du post partum compliquée… Là où elles étaient 90% à être plutôt satisfaites du moment de la naissance et du suivi de grossesse. Donc quasiment ¼ des femmes interrogées avaient des douleurs périnéales dans le post- partum.
Causes des douleurs périnéales
Déjà, qui est concerné ? La bonne nouvelle c’est que le taux d’épisiotomie en France diminue (il était temps, les français n’étaient pas hyper bien placés). Nous sommes passés de 20% d’épisiotomies en 2016 à 8,3% en 2021. Et il y a 73% des femmes ayant eu une épisiotomie qui déclarent avoir des dyspareunies durant les 3 premiers mois après l’accouchement (étude de Barrett G. et al.). Alors oui, il y a moins d’épisiotomies grâce à une redéfinition des indications de celles-ci et une politique régressive de cette pratique, mais il ne faut pas négliger son impact dans le post-partum.
Concernant les déchirures périnéales, il n’a pas été démontré de lien entre leur degré et la présence de dyspareunies dans le post-partum (étude Barrett G, Pendry E, Peacock J, Victor C, Thakar R, Manyonda I. Women’s sexual health after childbirth. BJOG An International Journal of Obstetrics and Gynaecology.
Lésions nerveuses
Nadia : Les lésions nerveuses peuvent expliquer des douleurs pelviennes et des fuites urinaires persistantes. Le travail du périnée essentiellement en renforcement, peu exploité dans la fonction explique aussi parfois les fuites urinaires.
Dyspareunies
Attention le périnée intact comme cicatriciel peut être sujet aux dyspareunies du post- partum.
- 2 à 4 mois après accouchement : granulations à type de nodule ou polype.
Prise en charge de la douleur
- Dans les premiers jours : antalgiques, position de confort, mobilisation périnée, suivi rapproché de la patiente et de la cicatrisation.
- Tout au long de la prise en charge, pensez à la cotation de la douleur grâce aux échelles numériques ou d’évaluation de la douleur pour objectiver le ressenti de la patiente et vérifier l’efficacité de votre prise en charge.
Afin d’améliorer la trophicité vulvovaginale, l’apport d’acide hyaluronique peut être intéressant. En effet, son rôle dans la matrice cellulaire implique des propriétés cicatrisantes et anti-inflammatoires prouvées. Il existe sous forme de gel à appliquer sur le périnée et sous forme d’injections que seuls un dermatologue ou un gynécologue formé à cette technique, peuvent pratiquer.
Lors des séances de rééducation du périnée, le kinésithérapeute ou la sage- femme peut exercer des techniques à visée de relaxation musculaire telles que le biofeedback négatif, le contracter-relâcher, l’étirer-relâcher, la fascia thérapie ou l’ostéopathie. Ces méthodes doivent être systématiquement associées à la respiration et à la relaxation.
L’électrostimulation a une valeur antalgique prouvée.
Reprise de la sexualité
Aborder la reprise de la sexualité, ou si cela est déjà fait s’assurer de la non- douleur. Il n’existe pas de technique parfaite pour traiter les dyspareunies superficielles.
Prévention et bonnes pratiques
L’intérêt de la connaissance prénatale de son périnée et d’exercices à mettre en place dans les jours qui suivent l’accouchement (sans examen vaginal) n’est plus à démontrer.
Pendant la grossesse
La rééducation périnéale pendant la grossesse diminue de 40% les problèmes urinaires après. Source : Collège National des Gynécologues Obstétriciens Français, Recommandations pour la pratique Clinique - Diagnostic et prise en charge de l’incontinence urinaire de la femme adulte.
Pendant la grossesse, votre périnée subit des pressions grandissantes et vous pouvez l'aider en le faisant travailler un peu. De plus, vous occuper de votre périnée améliorera son tonus et le contrôle que vous en avez, ce qui peut être bénéfique lors de l'accouchement et pour le post partum. Des études montrent en effet que la pratique de contractions du périnée pendant la grossesse diminuerait la fréquence et l'importance des fuites urinaires du post partum.
Le yoga adapté à la femme enceinte est une pratique que j'encourage et qui a le mérite de travailler en plus votre tonus global et votre souplesse.
Massage périnéal
⮚ Le CNGOF le recommande dans ses dernières RPC de 2018 concernant la prévention et la protection périnéale en obstétrique. Le massage périnéal doit être encouragé chez les femmes souhaitant le pratiquer. Les études montrent qu’il diminue le taux d’épisiotomie et les douleurs périnéales dans le post-partum.
Bonnes habitudes
Apprenez les bons gestes le plus tôt possible pour protéger votre périnée et votre dos (idéalement avant l'accouchement). Ca y est, cela fait 6 à 8 semaines quevous avez accouché et vous pouvez commencer vos séances de rééducation périnéale.
La prise de conscience périnéale et la compréhension des bonnes habitudes de vie pour le périnée sont la clé pour éviter les troubles autour de la ménopause. Cette prévention devrait avoir lieu bien en amont de la ménopause, car c’est le relâchement tissulaire qui met en avant une problématique déjà présente en général.
Ce qu'il ne faut pas faire
Ne pas pratiquer l’interruption volontaire de la miction (le « stop-pipi»), censée renforcer le périnée.
Dispositifs
⮚ Au sein de ces RPC, le dispositif Epi-No est évoqué comme non recommandé. Le manque d'élément scientifiques ne nous permet pas de recommander cette méthode même si nous la trouvons intéressante. Pour éviter de créer des lésions en utilisant Epi-No, il est essentiel d'être accompagnée dans son utilisation.
Techniques alternatives
- ⮚ La MIL-thérapie ou biophotomodulation, s’effectue quant à elle par l’intermédiaire d’un appareil qui associe des techniques du LED (Light-Emetting Diode), du laser et des champs électromagnétiques.
- ⮚ L’utilisation de la haute fréquence a une action drainante, anti-inflammatoire et antalgique.
- ⮚ Le laser O2 fractionné améliore quant à lui la trophicité vulvovaginale grâce à une bio stimulation.
Facteurs hormonaux
- ⮚ La carence oestrogénique Elle est induite par une diminution des estrogènes.
- ⮚ L’allaitement maternel Il implique une hyperprolactinémie qui a pour conséquence une chute des hormones sexuelles donc une diminution de la libido. Glazener et al : les femmes qui allaitent au sein sont 3 fois plus indifférentes à la reprise des rapports sexuels durant les 3 premiers mois du post-partum VS les femmes qui allaitent au biberon.
Importance de l'interrogatoire
Cet interrogatoire peut être aménagé selon la situation, qu’elle se produise en prénatal comme en postnatal. Les réponses à ces questions permettent de mieux comprendre la survenue, le vécu et le type de dyspareunies. Lucena HM, Mukhopadhyay S, Morris E. Dyspareunia: a difficult symptom in gynaecological practice. Obstetrics, Gynaecolog and Reproductive Medicine.
Adaptation et écoute
Pour adapter la prise en charge, il convient d’être à l’écoute et d’adapté le processus à chaque jeune maman. Une adaptabilité constante, c’est le secret d’un suivi réussi.
Les premiers jours après l'accouchement
Les premières semaines du post partum peuvent être difficiles. Au niveau pelvien, les tissus sont imprégnés des hormones qui les ont rendus assez laxes pour un accouchement, et ils ont eu leur lot de contraintes si vous avez accouché par voie basse (ou tenté de le faire avant une césarienne d(urgence).
Repos
Reposez vous au maximum ! Bon… c'est plus facile à dire qu'à faire ! Le premier mois, restez debout et portez le moins possible. Déléguez, déléguez, déléguez et n'hésitez pas à demander de l'aide : une fois Bébé arrivé, on ne s'occupe plus de vous. Vous aurez droit à un petit "ca va ?" ou "pas trop fatiguée ?" mais les gens s'intéresseront surtout au nouveau né. Mettez si possible la famille à contribution pour vous assurer du repos et dormez dès que possible pour récupérer au mieux.
Soutien professionnel
Pour apprendre les bons gestes, guider vos premiers exercices du périnée (sans toucher vaginal), améliorer la digestion ou encore soulager d'éventuelles douleurs, vous pouvez faire deux ou trois séances pendant les deux premiers mois après la naissance.
Le rôle du kinésithérapeute spécialisé
Quelque soir votre choix, vous orienter vers une SF ou un kiné spécialisé en rééducation périnéale vous assure une prise en charge par quelqu'un ayant suivi des formations complémentaires et suivant l'actualité scientifique.
Compétences et formation
En tant que kinésithérapeute, vous pouvez vous former à la rééducation périnéale. Cette formation permet de se spécialiser et d’atteindre une nouvelle cible, un atout en tant que professionnel offrant l’avantage d’augmenter le chiffre d’affaires. Il est fortement recommandé d’acquérir ces nouvelles compétences en formation continue afin de rester à la page concernant les nouvelles techniques d’accompagnement.
Aménagements au cabinet
Les bébés sont les bienvenus au cabinet. Nous disposons d'un cocoonababy et d'un transat si vous venez avec votre enfant en écharpe de portage. Au cabinet Kiné Ségur Paris 15, nous ne vous n'examinerons généralement pas le périnée lors de la première séance de rééducation.
Mythes et réalités sur la césarienne et le périnée
Désormais, après un accouchement par voie basse, on admet facilement qu’une rééducation périnéale s'avère nécessaire pour renforcer le plancher pelvien et notamment éviter les fuites urinaires. Par contre, dans le cas d’une césarienne, beaucoup de femmes ont encore tendance à croire qu’une telle rééducation n’est pas justifiée.
Césariennes programmées vs césariennes d'urgence
Tout d’abord, toutes les césariennes ne se ressemblent pas. Lors des césariennes programmées ou celles d’urgences pratiquées pour manque d’ouverture du col, les structures soutenant les organes, la paroi du vagin et le périnée ne vont pas subir les contraintes de l’accouchement voie basse.
Importance de l'attention aux signaux du corps
Dès lors, on ne peut qu'encourager les femmes ayant subi une césarienne à rester très attentives aux signaux donnés par leur corps comme les premiers symptômes d’incontinence, mais également les éventuelles pertes de sensations lors des rapports sexuels.
Grossesse et modifications corporelles
Donner la vie est une des expériences les plus extraordinaires dans la vie d’une femme. Pendant 9 mois votre corps va se modifier pour offrir une place adaptée à votre bébé. Pendant 9 mois, votre corps se prépare à donner la vie. Créer un espace confortable pour votre bébé demande certaines modifications anatomiques qui sont parfois douloureuses. Que vous accouchiez par voie basse ou par césarienne, votre corps mettra du temps à recouvrer son état d’avant la grossesse.
Douleurs post-opératoires
Ce type d’accouchement est privilégié car il n’engendre aucune conséquence postopératoire et permet une reprise immédiate de l’autonomie. Il peut cependant provoquer des douleurs musculaires et articulaires autour du bassin et s’il y a eu épisiotomie des douleurs au niveau de la cicatrice.
Cette intervention se déroulera sous rachianesthésie (anesthésie de la moitié inférieure du corps) voire sous anesthésie générale, elle entraînera une fatigue et des douleurs postopératoires au niveau de la cicatrice sus-pubienne. « Dès les premiers jours, elle permettra à la femme de se réconcilier avec son corps, de retrouver rapidement des repères satisfaisants et une confiance nécessaire pour l’avenir ». R.
tags: #rééducation #périnéale #après #césarienne #sonde #douleur
