L'univers de la réanimation pédiatrique est un domaine pointu de la médecine qui requiert des compétences spécifiques et un dévouement sans faille. Les professionnels qui y exercent, qu'il s'agisse d'infirmières puéricultrices, de pédiatres ou d'aides-soignants, jouent un rôle crucial dans la prise en charge des nouveau-nés, des enfants et des adolescents nécessitant des soins intensifs. Cet article explore les aspects liés à la rémunération et aux parcours professionnels de ces acteurs clés, en mettant en lumière les spécificités de chaque métier et les possibilités d'évolution de carrière.
L'Infirmière Puéricultrice : Spécialiste de la Petite Enfance
L’infirmière puéricultrice est une véritable spécialiste de la petite enfance. Elle accompagne la prise en charge médicale des bébés, des jeunes enfants ou des adolescents, en lien avec le pédiatre. Elle est aussi une interlocutrice de choix pour les parents et la famille. Cette spécialisation, ouverte aux Infirmières Diplômée d’État (IDE) et aux sages-femmes, nécessite une formation d’un an pour obtenir un diplôme d’État de puériculture (DEP).
Rôle et Responsabilités
L’infirmière puéricultrice (IPDE) exerce dans les services de pédiatrie, dans les services de chirurgie infantile, de réanimation néonatale ou encore dans les maternités. Elle est la spécialiste des petits patients, nouveau-nés comme jeunes enfants. Elle s’occupe de leur apporter tous les soins infirmiers, rendus bien plus délicats par leur jeune âge. Pour un pansement comme pour une prise de sang ou une surveillance médicale, ces gestes nécessitent beaucoup plus de patience et de savoir-faire ! La « puer », comme on l’appelle souvent dans les services, remplit aussi un rôle important auprès des parents. Elle les accompagne dans l’apprentissage de la parentalité : les bons gestes à adopter avec leur nouveau-né par exemple. Indispensable pour des jeunes parents, surtout lorsqu’il s’agit du premier nourrisson. L’éducation, la prévention et l’information sont autant de facettes de son métier au quotidien, au-delà des soins et de l’aspect purement médical. « Il faut gérer les angoisses des parents, qui s’inquiètent pour leur enfant hospitalisé… ou qui ont peur de ne pas savoir donner correctement les premiers bains par exemple !
Formation et Accès au Métier
Le métier d’infirmière puéricultrice est accessible aux infirmiers ou infirmières diplômés d’État, ainsi qu’aux sages-femmes ou maïeuticiens titulaires d’un DE. Mais avant de pouvoir exercer dans une maternité, aux urgences pédiatriques, en neuropédiatrie ou dans tout autre service pédiatrique, il faut valider le diplôme d’État de puériculture (DEP). Celui-ci s’obtient après une année de formation dans une école de puériculture et correspond à un niveau Bac +4. À 23 ans, Émilie a fait le choix de la formation directement après l’IFSI. Cette jeune IPDE exerce depuis quelques mois dans une maternité d’Île-de-France. « C’est un métier qui me passionne depuis longtemps ! Pour sa collègue Nadia, il s’agissait plutôt d’évoluer dans sa carrière, et d’acquérir de nouvelles compétences pour exercer aux urgences pédiatriques : « connaître les bons gestes et les bons comportements avec des petits patients par exemple ».
Rémunération
Lorsqu’elle commence à exercer, l’IPDE perçoit une rémunération mensuelle brute de 2 046,71 € selon la grille indiciaire de la Fonction publique hospitalière. Avec 18 mois d’expérience, son salaire mensuel brut atteint 2 158,26 €. Cette évolution salariale se poursuit au fil des années. Ainsi, en fin de carrière, la rémunération mensuelle brute est équivalente à 3 705,42 € au grade 3. Il est à noter que, comme beaucoup d’autres agents hospitaliers, l’infirmière puéricultrice peut continuer à se spécialiser, et continuer à évoluer dans sa carrière. Même si elle vient de commencer sa vie active comme infirmière puéricultrice, Émilie y pense déjà : « cadre de santé », sourit-elle. Cela sera possible après 4 ans d’expérience, et lui permettrait de rester au contact des jeunes enfants tout en prenant des responsabilités d’encadrement.
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Le Pédiatre : Le Spécialiste de l'Enfant
Le pédiatre est le médecin spécialiste des enfants dont il assure la prise en charge globale. Son champ de compétences recouvre la néonatalogie, le suivi du développement physiologique et psychologique des enfants et adolescents.
Formation et Études
Le pédiatre a suivi toutes les étapes du cursus des études de médecine. Il s’est ensuite spécialisé en pédiatrie via un Diplôme d’Études Spécialisées (DES). La totalité de son cursus dure ainsi 11 ans. Beaucoup de changements interviennent cette année dans les études de médecine. Elles sont désormais appelées « filière MMOP » pour Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie. L’année 2020 voit ainsi la suppression de la PACES et du concours d’entrée en 2ème année, la suppression du traditionnel numerus clausus au profit d’un numerus apertus où le nombre de places est fixé par les universités en fonction de leur capacité d’accueil et de leurs besoins. Et la fin des Épreuves Classantes Nationales informatisées (ECNi) en 6ème année. Les études MMOP sont désormais accessibles selon 2 voies :
- Par le portail santé (qui remplace la PACES)
- Par la licence à mineure santé (qui offre une seconde chance aux étudiants voulant intégrer médecine).
Pour accéder en deuxième année de médecine, les étudiants passent une épreuve d’admission (écrite et/ou orale) :
- Le contenu de la 2ème et la 3ème année : Obtention du DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) reconnu au niveau licence.
- Le contenu de la 4ème, 5ème et 6ème année : Externat. Obtention du DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales) reconnu au niveau master. Évaluation des compétences cliniques pour l’orientation vers les spécialités, consécutive à la suppression des ECN.
- 7ème année et suivantes : Internat. Spécialisation via le DES de pédiatrie. Obtention du diplôme d’État de docteur en médecine.
Rôle et Fonctions
Le pédiatre intervient à la maternité, dès la naissance de l’enfant : contrôle des réflexes, mobilité, position des hanches. Dans ce cadre, il dépiste également d’éventuelles anomalies anatomiques et/ou sensorielles. Dans son cabinet, le pédiatre libéral pratique les vaccinations obligatoires. Il dépiste et traite toutes les maladies infantiles habituelles (varicelle, rhinopharyngite, angine, rougeole, oreillons). Il peut également déceler des problèmes d’ordre psychologique ou scolaire. Si nécessaire, il préconise une consultation chez un spécialiste en rééducation, comme un orthophoniste. Par ailleurs, son activité de dépistage de pathologies moins courantes est fondamentale, notamment dans le cas du diabète infantile. Auscultation, examen des amygdales, des oreilles… le pédiatre pratique tous les gestes du médecin, mais en les adaptant aux enfants. La relation de confiance qu’il entretient tant avec l’enfant qu’il suit qu’avec ses parents est essentielle. Elle constitue le socle qui garantit que ses conseils et recommandations sur l’hygiène de vie, l’alimentation ou encore les activités sportives, soient bien suivis. « La pédiatrie est une spécialité permettant une relation unique « triangulaire » entre l’interne, l’enfant et ses parents », analyse l’Association des Juniors en Pédiatrie (AJP). Quel que soit son mode d’exercice professionnel (hospitalier, libéral ou mixte), le pédiatre a un emploi du temps souvent très chargé, d’autant que la pédiatrie est une spécialité en déficit de praticiens et que les pédiatres sont souvent amenés à faire des gardes dans les hôpitaux, cliniques et maternités. Aujourd’hui, près de 7 pédiatres sur dix sont des femmes.
Rémunération
À l’hôpital ou en clinique, le salaire d’un pédiatre se situe entre 3 000 et 6 500 euros net mensuels selon son statut et son ancienneté. Tandis qu’en cabinet de ville, les revenus d'un pédiatre dépendent beaucoup de la zone géographique où il exerce. Selon les chiffres de l’Union nationale des associations agréées (Unasa), un pédiatre gagnait en, 2016, entre 2 873 € bruts et 13 369 € bruts par mois en France (avant paiement des charges et impôts qui représentent environ 60 % des revenus des professions libérales). Le pédiatre a la possibilité de renforcer sa spécialisation par le biais d’options ou de Formations Spécifiques Transversales (FST). « La pédiatrie regroupe un ensemble de sur-spécialités, ce qui permet d’offrir un très large choix de carrières. En effet, outre la possibilité de pratiquer une prise en charge globale de l’enfant (pédiatrie générale, pédiatrie de ville, PMI…) ou de s’occuper des nouveaux-nés en néonatologie, il est possible d’exercer en pédiatrie toutes les spécialités médicales : onco-hématologie pédiatrique, cardio-pédiatrie, neuro-pédiatrie, néphro-pédiatrie, pneumo-pédiatrie, réanimation pédiatrique… Le choix est donc vaste et les possibilités multiples.
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L'Infirmier en Réanimation Pédiatrique
L'infirmier en réanimation pédiatrique est un acteur essentiel au sein des unités de soins intensifs. Il assure la dispensation des soins auprès de patients de 0 à 18 ans qui présentent des défaillances aiguës mettant en jeu le pronostic vital.
Missions et Responsabilités
L'infirmier en service de réanimation polyvalente est responsable de la dispensation des soins auprès de patients de 0 à 18 ans qui présentent ou sont susceptibles de présenter plusieurs défaillances aiguës mettant en jeu le pronostic vital et nécessitant le recours à des techniques de suppléance. L'infirmier assure la continuité des soins auprès de 2 à 3 patients en fonction de leur gravité et dans le cadre de son rôle propre et de son rôle délégué. À partir de 3 ans d’ancienneté dans le service, l'infirmier pourra participer à l’alternance entre la réanimation et le SMUR, après validation par le cadre supérieur et le médecin responsable du SMUR. L'infirmier en réanimation s'adapte à l’évolution des techniques et au respect des vigilances sanitaires. L'infirmier évalue ses connaissances, se donne les moyens de s’informer, de se former, dans le but de se perfectionner en assistant aux formations régulières en interne et au sein du pôle.
Rémunération et Avantages
La rémunération d'un infirmier en réanimation pédiatrique commence à partir de 2 500 € brut mensuel, avec des indemnités de nuit. Les avantages incluent des primes de service, la possibilité de contractualiser des heures supplémentaires majorées, un supplément familial de traitement, un accès à une offre de formation continue, une prime d'installation, une aide à l'installation, des possibilités de logements provisoires, le remboursement partiel des transports en commun, un accès au restaurant du personnel à tarifs avantageux, et des prestations AGOSPAP.
L'Aide-Soignant en Réanimation
L'aide-soignant en réanimation joue un rôle crucial dans le soutien aux patients en état critique et l'assistance à l'équipe médicale.
Rôle et Missions
Le rôle de l'aide-soignant en réanimation consiste à assister l'équipe médicale et à fournir des soins essentiels aux patients en état critique. L'aide-soignant peut travailler au sein de plusieurs services de réanimation spécialisés de jour comme de nuit comme la réanimation pédiatrique (enfants), la réanimation néonatale (nouveau-nés) et la réanimation chirurgicale (complications pendant les opérations). L'aide-soignant en réanimation a pour mission principale d'effectuer des soins en coopération avec l'infirmier, et peut également réaliser seul des soins que celui-ci lui délègue. En complément, il est responsable de prodiguer des soins d'hygiène et de confort aux patients pour assurer leur bien-être et maintenir l'autonomie de la personne. L'accueil du patient et de ses proches, réalisé en collaboration avec l'infirmier, fait aussi partie de ses responsabilités, permettant une prise en charge humaine et attentive. Par ailleurs, l'aide-soignant participe activement à la préparation du matériel nécessaire pour toute intervention, garantissant ainsi la disponibilité des équipements médicaux. Enfin, il veille à l'entretien des locaux, assurant un environnement propre et sécurisé pour les patients et le personnel soignant.
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Qualités et Compétences
Exercer le métier d'aide-soignant en réanimation nécessite des qualités et des compétences spécifiques.
- Qualités requises: L'aide-soignante en réanimation doit faire preuve de nombreuses qualités pour répondre aux exigences de ce métier. L'aide-soignante en réanimation doit être réactive dans la transmission des informations et garder son sang-froid pour les situations d'urgence, faire preuve d'empathie et de bienveillance pour soutenir les patients et leurs familles. Et avoir le tact et la discrétion requise pour respecter la dignité des patients. La patience, le sens de l'écoute et de l'observation sont primordiaux pour établir une relation de confiance, tandis qu'une bonne communication est essentielle pour travailler avec l'équipe médicale. La rigueur, l'esprit d'équipe et la disponibilité sont également indispensables pour suivre les protocoles et assurer une présence rassurante auprès des malades.
- Compétences nécessaires: Les compétences d'une aide-soignante en réanimation sont nombreuses et essentielles pour assurer un soin de qualité. Elle doit avoir une capacité à remarquer le moindre changement dans l'état physique ou le comportement du patient (expression orale, regard, coloration de la peau, etc) ce qui est capital pour une intervention rapide et efficace. Une connaissance approfondie des règles d'hygiène et d'asepsie est indispensable pour prévenir toutes sortes d'infections. La maîtrise des règles de sécurité liées à la manutention permet de protéger aussi bien le patient que le personnel soignant. Enfin, une bonne compréhension des soins courants en réanimation et des protocoles de prise en charge associés est nécessaire pour offrir des adaptés et précis.
Formation et Diplôme
Pour devenir aide-soignant en réanimation, il est nécessaire de réussir les épreuves de sélection en Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS). Depuis 2021, le processus de sélection a évolué et ne repose plus sur un concours d'entrée traditionnel. Désormais, les candidats sont sélectionnés sur la base de l'examen de leur dossier de candidature et d'un entretien. Cette réforme rend les places pour entrer en IFAS beaucoup plus sélectives, car elle permet de mieux évaluer les compétences et la motivation des candidats. En conséquence, seuls les postulants les plus qualifiés et déterminés peuvent accéder à cette formation exigeante, assurant ainsi une qualité optimale dans la profession d'aide-soignant en réanimation. Afin de devenir aide-soignant en réanimation, il faut suivre une formation spécifique d'aide-soignant d'une durée de 12 mois. Les conditions d'admission sont accessibles à tous : il faut être âgé d'au moins 17 ans et aucun diplôme préalable n'est requis pour entrer en formation. Cette formation est adaptée à tout type de personne, que ce soit les étudiants souhaitant commencer leur carrière. Ceux qui cherchent à se reconvertir professionnellement, les demandeurs d'emploi ou encore les salariés déjà en poste désireux d'acquérir de nouvelles compétences. Elle combine des enseignements théoriques et pratiques pour préparer efficacement les futurs professionnels aux exigences du travail en réanimation. Pour exercer le métier d'aide-soignant en réanimation, il est impératif d'obtenir le diplôme d'État d'aide-soignant (DEAS). Depuis 2021, ce diplôme est reconnu au niveau 4 du Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP), ce qui qualifie les aides-soignants pour la catégorie B des fonctionnaires au sein de la fonction publique hospitalière. L'obtention de ce diplôme est également possible via une Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) pour les personnes justifiant de trois ans d'expérience à un poste similaire. Pour mieux préparer les candidats à l'entrée en Institut de Formation des Aides-Soignants (IFAS), plusieurs préparations sont disponibles. Par exemple, l'école à distance EFM Santé Social propose une préparation à distance pour les aider à réussir leur admission en IFAS.
Rémunération
Le salaire moyen d'une aide-soignante en réanimation est de 2 090€ brut par mois. Pour une aide-soignante débutante en réanimation, le salaire peut s'élever à 1 972€ brut par mois.
Le Néonatologue
Le néonatologue est un médecin spécialisé dans la prise en charge des nouveau-nés nécessitant des soins complexes ou une surveillance spécifique.
Rôle et Responsabilités
Le médecin néonatologue assure la prise en charge médicale des nouveau-nés, depuis la salle d’accouchement jusqu’à leur départ à la maison. Il est formé pour diagnostiquer et traiter tous types de problèmes pouvant survenir chez les nourrissons : les détresses respiratoires et anoxies périnatales sévères, les troubles métaboliques, les défauts de développement et les retards de croissance intra-utérins, les maladies virales, les infections materno-fœtales, la jaunisse, les lésions survenues au cours de l’accouchement, les anomalies et malformations congénitales, les troubles cardiaques et circulatoires, etc. Il soigne aussi les nourrissons nés de grossesses dites « à risque » et ceux dont les mères ont été traitées pendant leur grossesse (diabète, hypothyroïdie…). Enfin, et c’est la cause la plus fréquente d’hospitalisation en néonatologie, il est responsable de la surveillance des bébés prématurés et traite les complications liées à leur prématurité. Le médecin néonatologue travaille en équipe multidisciplinaire et en étroite collaboration avec de nombreux professionnels de santé spécialisés (gynécologue-obstétriciens, sage-femme, anesthésiste-réanimateur, infirmière spécialisée, infirmière puéricultrice et auxiliaire de puériculture, psychologue, kinésithérapeute…). Il rassure et informe les parents des bébés hospitalisés et, avec l’équipe médico-soignante, les intègre au maximum dans le quotidien de leur enfant. Il participe fréquemment à la recherche scientifique, pour contribuer à une meilleure compréhension des maladies du nouveau-né et au développement de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques. En général, il est impliqué dans l’enseignement de la néonatologie auprès des médecins, d’infirmiers ou d’autres professionnels de santé.
Qualités Requises
Le métier de néonatologue nécessite des connaissances médicales approfondies et très variées, notamment sur le développement du nourrisson et les différentes pathologies qui peuvent l’affecter (maladies cardiovasculaires, respiratoires, infectieuses…). Pour réussir dans leur profession, les néonatologues doivent aussi faire preuve de grandes qualités humaines : de la patience et de la douceur pour soigner des nourrissons particulièrement fragiles, une grande vigilance, de la disponibilité et de la réactivité pour faire face à des situations pouvant évoluer brutalement, une capacité d’écoute et une aptitude à communiquer de façon adaptée avec les familles afin de les aider à vivre au mieux l’hospitalisation de leur bébé.
Formation et Parcours
Pour devenir médecin néonatologue, il faut effectuer 11 années d’études en faculté de médecine. La néonatologie n’est pas une spécialité médicale à part entière, mais une surspécialité de la pédiatrie. Tous les médecins néonatologues sont avant tout des pédiatres, titulaires d’un DES (diplôme d’études spécialisées) de pédiatrie. Cependant, la néonatalogie étant une discipline médicale complexe, elle exige une formation plus approfondie.
Études pour devenir néonatologue :
Après avoir passé un baccalauréat (avec enseignement de spécialité scientifique de préférence), le futur néonatologue doit s'engager pour 2 cycles d'apprentissage communs à tous les étudiants en médecine :
- Un 1er cycle de 3 ans d’enseignements théoriques et cliniques pour acquérir les connaissances médicales de base et obtenir un diplôme de formation générale en sciences médicales.
- Un 2e cycle (ou externat), également de 3 ans, pour approfondir les connaissances médicales, notamment celles relatives à la pathologie et aux thérapeutiques. Un diplôme de formation approfondie en sciences médicales sanctionne la fin de ce 2e cycle.
À l'issue de ces 6 premières années d'études, il obtient un DE (Diplôme d'Études) de docteur en médecine et passe les épreuves classantes qui lui permettent de choisir sa spécialisation en fonction de ses résultats.
S'il a le niveau requis, il poursuit sa formation par un 3e cycle de 5 ans d'internat en pédiatrie comprenant des cours théoriques et 10 stages semestriels dans des services agréés. C’est durant son internat que le pédiatre se surspécialise en suivant l’option de Néonatologie
Après la validation de tous les enseignements et la soutenance de sa thèse de recherche, il obtient le DES de pédiatrie option néonatologie et peut exercer en tant que médecin néonatologue.
Rémunération
Le salaire moyen d’un néonatologue en début de carrière se situe entre 4 000 € et 7 000 € selon sa formation, le type d'établissement de santé et le secteur où il évolue. Il augmente avec l’expérience. Dans le secteur privé, les rémunérations peuvent être plus élevées que dans le secteur public. Les néonatologues du secteur public peuvent bénéficier de certains avantages et indemnités spécifiques (indemnité pour le travail de nuit, prime de gardes et d’astreintes, supplément familial de traitement…).
Perspectives de Carrière
En tant que pédiatre néonatologue, il est possible de se sur-spécialiser grâce à la formation continue. Il existe pour cela de nombreux diplômes universitaires (DU) et interuniversitaires (DIU) ou des formations qualifiantes : Formation par la simulation à l’annonce difficile en périnatalité, DIU Cardiologie pédiatrique et congénitale, DIU Hépato-gastro-entérologie et de Nutrition pédiatriques, DIU Réanimation et Urgences pédiatriques, DIU de Douleur et Soins Palliatifs pédiatriques, DU Éthique et pratiques médicales. Au cours de leur carrière, les néonatologues peuvent faire évoluer leur activité vers l'enseignement et la formation ou bien la recherche médicale. Certains néonatologues occupent des postes administratifs ou de direction dans les établissements de santé.
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