L'importance d'une alimentation saine et équilibrée est cruciale pour la fertilité et une grossesse réussie. Adopter de bonnes habitudes alimentaires avant même la conception peut avoir un impact significatif sur la santé de la mère et du futur bébé. Cet article explore les cocktails de vitamines et les stratégies nutritionnelles qui peuvent favoriser la nidation et optimiser les chances de concevoir.

L'Alimentation : Un Pilier de la Fertilité

L'alimentation de la femme enceinte

L’alimentation de la femme enceinte est essentielle pour la santé du bébé à naître. Il ne faut néanmoins pas attendre d’être enceinte pour adopter de bonnes habitudes alimentaires. Manger équilibré est en effet crucial pour soutenir la fonction reproductive et limiter les risques de carences du bébé à naître, en acide folique par exemple : une vitamine essentielle pour prévenir toute anomalie du tube neural.

Régime méditerranéen et fertilité

Plusieurs études ont démontré que le régime méditerranéen pourrait augmenter le taux de réussite d’une FIV. L’OMS recommande d’adopter pendant toute la période de préconception une alimentation saine, de pratiquer une activité sportive régulière et d’éviter autant que possible d’être en surpoids, ce dernier étant un facteur important d’hypofertilité.

Fertilité masculine et alimentation

Bon à savoir : les liens entre fertilité et alimentation ne concernent pas que les femmes.

Comprendre le Cycle Menstruel pour Optimiser la Nidation

Le cycle menstruel : plus qu'une simple période

Le cycle menstruel est la période entre le premier jour des règles et le dernier jour avant les règles suivantes. Il dure en moyenne 28 jours et débute le premier jour des règles et se termine la veille des règles suivantes (quand il n’y a pas fécondation bien sûr).

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Les hormones clés du cycle menstruel

  • FSH (Follicle Stimulating Hormone): l’hormone qui prévient les ovaires de commencer la maturation des follicules, c’est à dire la fabrication des ovules qu’on appelle aussi ovocytes.
  • Hormone LH: L’hormone LH entre alors en scène pour prévenir les ovaires qu’il est temps d’ovuler.
  • Progestérone: La progestérone est l’hormone qui favorise la nidation de l’œuf fécondé et la gestation.

Les quatre phases du cycle menstruel

Gaëlle Baldassari découpe notre cycle non pas en deux mais en quatre phases. Dans cette approche deux fois plus précise que la première, l’auteur fait un parallèle assez intéressant entre le cycle et une session de surf.

  1. Phase des règles: Les hormones sont au plus bas. C’est le signal de se replier et de prendre soin de soi.
  2. Phase folliculaire: Vous avez besoin d’être dans l’action dans cette phase. Vous agissez vite et vous êtes super productives.
  3. Phase d'ovulation: C’est la période fertile, celle où vous êtes debout sur votre planche de surf. Vous avez eu la vague 🙂
  4. Phase lutéale: C’est sûrement la phase la plus compliqué et la plus redoutée. C’est la période qui voit arriver le SPM (syndrome pré-menstruel) pour celles qui y sont sujettes (douleurs, tensions, boutons…).

Le cycle lunaire et le cycle menstruel

Le cycle de la lune (de nouvelle lune à nouvelle lune) est presque équivalent à celui d’un cycle menstruel classique. Et puis ce n’est pas tout, la lune présente elle aussi 4 phases distinctes : une phase croissante, une phase pleine, une phase de décroissance puis le noir.

L'importance de l'observation personnelle

Si vous voulez bien ou mieux vivre votre cycle, il est indispensable d’accepter sa nature cyclique et d’essayer d’adapter autant que possible votre hygiène de vie aux différentes phases qui le composent et de l’énergie qui va avec. Puis on s’observe parce que chacune a son fonctionnement propre.

Les Vitamines Essentielles pour la Fertilité et la Nidation

Acide folique (Vitamine B9)

L’acide folique est LA vitamine essentielle à prendre dès le désir d’enfant, mais aussi en début de grossesse. Elle contribue en effet à réduire les risques de malformations du bébé, notamment au niveau du système nerveux central, et un éventuel retard de croissance. En effet, une alimentation équilibrée ne permet pas toujours d’assurer les apports journaliers recommandés en acide folique.

  • Importance: Essentielle pour la qualité des ovocytes et la prévention des anomalies embryonnaires.
  • Action: Régule l’homocystéine et épaissit la muqueuse utérine pour accueillir l’embryon.
  • Formes: Entre l’acide folique classique et le Quatrefolic®, la différence d’efficacité peut atteindre 10x selon Dynveo. La forme synthétique standard doit être convertie en 5-MTHF par le foie, un processus inefficace chez 40% des femmes porteuses de la mutation MTHFR.

Vitamine B12

Outre l’acide folique, la vitamine B12 est aussi conseillée lorsque l’on souhaite avoir un enfant. D’une part, elle participe à la synthèse de l’ADN et de l’ARN. D’autre part, elle contribue à la fabrication des protéines et des globules rouges. Enfin, elle permet de métaboliser les glucides et les lipides. Chez la femme qui souhaite procréer, la vitamine B12 influence les hormones reproductives. La vitamine B12 se retrouve dans les aliments d’origine animale tels que les palourdes, la viande, les œufs, le fromage et les poissons.

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  • Importance: Agit comme binôme inséparable de la B9 pour réguler l’homocystéine et épaissir la muqueuse utérine.

Vitamine D

Apportée par l’alimentation ou par l’exposition au soleil, la vitamine D est utile à prendre en cas de désir d’enfant, car elle favorise la formation des hormones sexuelles. Une large part de la population présente un déficit en vitamine D, spécialement en hiver.

  • Importance: Les femmes avec un taux optimal (>75 nmol/L) ont 34% plus de chances de grossesse en PMA.
  • Action: Favorise la formation des hormones sexuelles.
  • Recommandation: Une supplémentation de 1 000 UI/jour + 15 min d’exposition solaire quotidienne.

Vitamine C

Appréciée en hiver pour ses propriétés bénéfiques sur les défenses naturelles et la réduction de la fatigue, la vitamine C est aussi une vitamine intéressante à prendre pour la future maman. La vitamine C se retrouve dans les fruits (agrumes, kiwi, tomates), les légumes verts (choux en tout genre, épinards) et les céréales. Bien que rare, un surdosage en vitamine C peut provoquer l’effet inverse et engendrer des perturbations au niveau de la fécondation.

Vitamine E

Comme la vitamine C, la vitamine E possède des vertus antioxydantes. De plus, elle participe au bon fonctionnement du système hormonal et de l’appareil reproducteur. Lorsqu’une femme présente un déficit ou une carence en vitamine E, cela influe sur le cycle menstruel avec des règles irrégulières qui compliquent les chances de tomber enceinte rapidement. La vitamine E se retrouve principalement dans les graines de tournesol, les pignons de pin, les cacahuètes et les épinards.

Vitamine B6

Dernière vitamine que nous vous conseillons pour optimiser vos chances d’avoir un bébé : la vitamine B6. Celle-ci n’est pas fabriquée par votre organisme et doit donc être apportée en quantité suffisante par l’alimentation ou une éventuelle supplémentation. Si vous avez un désir d’enfant, consommer des aliments riches en vitamine B6 contribue à favoriser l’implantation de l’œuf et sa croissance dans l’utérus en prolongeant la phase lutéale.

Autres Nutriments et Compléments Alimentaires Importants

Zinc

Le zinc stimule la production de progestérone et améliore la qualité ovocytaire. Chez les femmes SOPK, une cure de 30 mg/jour réduit les cycles irréguliers chez 73% des testeurs.

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  • Formes: Le zinc oxyde (présent dans 62% des produits testés) a une absorption 3x inférieure au bisglycinate. Une étude sur 200 femmes montre que le bisglycinate restaure les taux sanguins en 28 jours contre 84 jours pour l’oxyde.

Sélénium

Le sélénium, ce puissant antioxydant protège les ovocytes des radicaux libres.

L-carnitine et CoQ10

La L-carnitine booste l’énergie des ovocytes (+37% de maturation selon une étude sur 150 femmes), tandis que le CoQ10 protège leur ADN mitochondrial.

Fer

Les besoins en fer sont multiplés par deux à partir du quatrième mois de grossesse, puis ils augmentent finalement de 100 %. Environ 40 % des femmes enceintes sont anémiées, dont la moitié à cause d’une carence en fer. Faire un bilan d’anémie avant permet de combler les carences préexistantes, une supplémentation en fer de 15 à 30 mg par jour et de bons apports alimentaires sont conseillés. L’anémie fragilise la femme enceinte et rend plus difficile le transport de l’oxygène vers le fœtus, jusqu’à entraver parfois son développement.

  • Formes: Le bisglycinate cause 80% moins de troubles digestifs que le sulfate selon Nutri&Co. Les formes chélatées ou « glycinate » traversent la barrière intestinale sans encombres.

Iode

La production hormonale thyroïdienne augmentant dès la conception, les besoins en iode vont s’intensifier de 25 %, puis l’approvisionnement du fœtus en hormones thyroïdiennes par la mère se fera en particulier en début de grossesse, jusqu’au deuxième trimestre.

Acides gras (Oméga-3)

Pourtant ils garantissent la qualité cellulaire, il faut s’en préoccuper plusieurs mois avant la conception pour soutenir la fertilité de la femme et de l’homme, en consommant des petits poissons gras, des œufs bios pas trop cuits et des noix, en faisant des cures d’EPA/DHA s’il n’y en a pas du tout dans l’alimentation. Au cours de la grossesse, les oméga-3 apportés par la mère au fœtus sont nécessaires à la croissance du bébé, aide la femme à garder un bon moral, un bon sommeil et de bonnes capacités cognitives.

Facteurs Environnementaux et Fertilité

Perturbateurs endocriniens

L’ensemble de la population est exposé quotidiennement à des centaines de substances chimiques dangereuses. La plupart de ces substances sont cancérigènes, et d’autres identifiées comme perturbateurs endocriniens. Ils agissent sur la synthèse hormonale, en plus ou en moins, sur le transport, sur la dégradation et sur le mode d’action des hormones, menaçant particulièrement les fonctions reproductrices. Les perturbateurs endocriniens sont partout : contraceptifs, résidus hormonaux dans l’eau, substances chimiques utilisées dans l’industrie : le bisphénol A contenu dans le plastique et aujourd’hui bisphénol S qui a remplacé le premier et perdure encore plus longtemps dans l’organisme, le bisphénol F aux propriétés œstrogénaux-mimétiques, les phtalates, présents les produits plastiques et siliconés. Les parabènes, le triclosan et le phénoxyéthanol (conservateurs des cosmétiques), ont des effets avérés sur la fertilité en la diminuant. Le PFOA et PFOS qui ont été utilisés pendant des années dans les revêtements des batteries de cuisine, les pesticides et les engrais, le DDT (un insecticide interdit depuis les années soixante-dix mais dont on retrouve encore aujourd’hui des traces dans les sols !), le terrible glyphosate. La plupart de ces produits pris isolément à des faibles doses n’ont pas d’effet inquiétant mais c’est l’exposition répétée et leur synergie qui font leur dangerosité.

Métaux lourds

On sait que les métaux lourds, eux, comme l’aluminium, l’arsenic et le mercure, diminuent la qualité du sperme.

Tabac

Arrêter de fumer au moins six mois avant la conception, pour le père également. Le tabac est un puissant toxique pour l’organisme, responsable d’intoxication aux métaux lourds, au cadmium en particulier qui abîme la thyroïde et le cycle de la spermatogenèse, avec le risque de transmettre ces molécules hautement toxiques à l’embryon. Par ailleurs, le tabagisme, même passif, peut entraîner un faible poids à la naissance.

Détoxification et Équilibre Hormonal

Détoxification

D’une cure de plantes détoxifiantes, en particulier pour le foie : pissenlit, chardon-Marie, romarin, artichaut, radis noir et desmodium selon les cas, associée à des monodiètes ou des petits jeûnes.

Équilibre hormonal

Pour qu’une femme tombe enceinte, il faut qu’elle connaisse des cycles harmonieux, des ovulations mensuelles et un équilibre des hormones sexuelles. Une insuffisance ou un excès d’œstrogènes peut empêcher l’ovulation. Il faudra que la progestérone soit sécrétée en quantité suffisante durant les premières semaines de grossesse pour la croissance de la muqueuse de l’utérus et la nidation, sans quoi il y aura un risque de fausse couche précoce.

Plantes régulatrices hormonales

Les cures de plantes régulatrices hormonales sont des soutiens utiles pour accompagner cette période de rééquilibrage, comme le framboisier en infusion ou en gemmothérapie pour la première partie du cycle, qui peut être pris en alternance avec le bourgeon de pommier, progestérone-like, après l’ovulation.

Gestion du stress

Lorsque le stress est chronique, l’élévation du cortisol (commandée par l’hypothalamus qui informe les surrénales) devient menaçante pour une fécondation, car il inhibe l’effet de l’hormone lutéinisante et des œstrogènes nécessaires à l’ovulation. Il faut trouver les causes du stress (rythme de vie, chocs, carences, etc.) et les corriger. Les plantes adaptogènes et les fleurs de Bach peuvent accompagner cette période et la pression qu’une grossesse qui n’arrive pas peut générer.

Préparation Mentale et Émotionnelle

À l’inverse, effectuer un travail de développement personnel, s’épanouir dans sa vie, ouvrir son cœur et son âme pour accueillir la vie en soi, est une magnifique opportunité de se mettre dans les meilleures conditions psychiques pour devenir parents. Lors de sa vie intra-utérine, le bébé reçoit alors de merveilleuses sensations de bien-être induites par les hormones quand sa mère est heureuse.

Microbiote et Fertilité

L’état du microbiote de la mère, mais aussi du père, au moment de la conception, devrait retenir une attention particulière, puisqu’il constituera une infime partie du microbiote de l’enfant, par les bactéries qui lui seront transmises par la mère au moment de l’accouchement, et dans une moindre mesure par le père, c’est l’ensemencement de naissance et il perdura pour toute la vie de l’enfant. Lorsqu’une femme souffre de dysbiose, elle peut aussi rencontrer des difficultés à concevoir, car l’inflammation digestive chronique peut s’étendre à la sphère génitale.

Conseils Pratiques et Astuces

  • Planification de la cure: Les ovocytes mettent environ 3 mois à maturer dans les ovaires. Commencez votre supplémentation au moins 3 mois avant de vouloir concevoir.
  • Suivi du cycle: En suivant vos températures basales et vos secrétions cervicales, vous pouvez identifier le moment idéal pour concevoir. Combinez cela avec votre supplémentation pour maximiser vos chances.
  • Applications de suivi: Utilisez une application comme Fertility Friend pour suivre vos cycles et synchroniser vos prises de compléments avec vos périodes de fertilité.
  • Aliments anti-inflammatoires: Intégrez des aliments anti-inflammatoires dans votre alimentation quotidienne, comme les oméga-3 et les baies riches en antioxydants.
  • Détox hépatique: Pour rééquilibrer votre corps après l'arrêt de la pilule, misez sur un détox hépatique avec des plantes comme le chardon-marie ou l’artichaut.
  • Filtrer l’eau: Filtrer l’eau du robinet avec un système efficace.

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