Introduction: La Bioéthique et la PMA
La procréation médicalement assistée (PMA) est un sujet de débat passionné qui soulève des questions éthiques complexes et parfois vertigineuses. La bioéthique, définie comme l'étude des problèmes moraux posés par la médecine et la recherche médicale, se trouve au cœur de ces discussions. Elle interroge des fondements essentiels tels que la dignité de l'être humain, l’autonomie et le respect de l'intégrité du corps humain. Avec les progrès rapides de la biologie et de la médecine, la nécessité d'encadrer la bioéthique est devenue une priorité mondiale pour garantir que les innovations se déroulent dans le respect des valeurs éthiques et de la dignité humaine. En France, la loi de bioéthique, régulièrement révisée, encadre des activités médicales sensibles comme le don d'organes, l'assistance médicale à la procréation (AMP), la génétique et la recherche sur les embryons humains, en posant des principes fondamentaux tels que l’anonymat, la gratuité du don et l’obligation de consentement.
Qu'est-ce que la Bioéthique ?
Le terme "bioéthique" est composé de "bio", qui signifie "la vie" en grec, et "éthique", qui se réfère à la morale et aux mœurs. La bioéthique se définit comme l'étude des questions morales soulevées par les progrès en biologie et en médecine. Elle interroge des fondements essentiels tels que la dignité de l'être humain, l’autonomie et le respect de l'intégrité du corps humain.
Pourquoi Encadrer la Bioéthique ?
La bioéthique nécessite d’être encadrée pour faire face aux défis posés par les avancées scientifiques. Avec des thèmes de plus en plus complexes, la nécessité de préserver les principes éthiques est désormais reconnue à l’échelle mondiale. La loi permet de réguler des pratiques potentiellement sensibles et de prévenir les dérives éventuelles. Elle vise à garantir que les innovations médicales et biologiques se déroulent dans un cadre respectueux de la dignité humaine et des valeurs éthiques.
La Révision de la Loi de Bioéthique
Afin d’accompagner les évolutions rapides de la bioéthique, la loi prévoit un mécanisme de révision. Pour élaborer un projet de loi, le Gouvernement s’appuie sur cette consultation citoyenne, ainsi que sur les avis de l’Agence de la biomédecine, du Comité Consultatif National d’Éthique (CCNE), du Conseil d’État, des commissions parlementaires compétentes et de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT). Le projet de loi est examiné par le Conseil d’État et présenté en Conseil des ministres avant d’être voté par le Parlement. La loi est promulguée après une éventuelle saisine du Conseil constitutionnel.
Que Dit la Loi ?
La France est précurseur en matière de bioéthique, engageant une réflexion profonde dès les années 1970. Depuis 1994, les lois de bioéthique régulent diverses activités médicales et de recherche. Elles encadrent le don d’organes, l’assistance médicale à la procréation (AMP), la génétique et la recherche sur les embryons humains, en posant des principes fondamentaux comme l’anonymat, la gratuité du don et l’obligation de consentement. La première loi a aussi posé des règles concernant l’utilisation des données de santé nominatives.
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Évolution de la Loi
La législation a connu plusieurs révisions pour s'adapter aux progrès scientifiques et aux attentes de la société. La loi de 2004 a introduit la régulation de la thérapie cellulaire. En 2011, des évolutions significatives ont eu lieu avec l'autorisation du don croisé d’organes en cas d’incompatibilité entre proches et la vitrification des ovocytes, permettant une meilleure flexibilité dans les projets parentaux. La loi de 2013 a établi un cadre strict pour la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires. Les révisions les plus récentes ont été apportées par la loi du 2 août 2021. Celle-ci a élargi l’accès à l’AMP en incluant les couples de femmes et les femmes non mariées. Elle a également introduit de nouveaux droits pour les enfants nés d'une AMP avec don, permis l’autoconservation des gamètes sous certaines conditions et clarifié l’encadrement des recherches sur les cellules souches embryonnaires.
Le Rôle de l'Agence de la Biomédecine
L'Agence de la biomédecine, créée par la loi de 2004, joue un rôle central dans l'application des lois de bioéthique. Elle veille à ce que les pratiques, dans ses domaines d'expertise, respectent les normes en vigueur. En plus d'assurer la conformité avec la législation, l'Agence participe activement au processus de révision des lois en apportant son expertise.
La PMA : Un Sujet de Société
La procréation médicalement assistée (PMA) concerne chaque année une part non négligeable des naissances. Elle reste pourtant un sujet privilégié des médias et de la discussion publique et les travaux de recherche sur le sujet ne faiblissent pas. Juristes, philosophes, sociologues, anthropologues, psychanalystes, mais aussi psychologues cliniciens, médecins, biologistes, se sont emparés de la question. Si la PMA suscite autant d’intérêt, ce n’est pas pour une raison purement « statistique ». Elle obéit en effet à un cadre juridique précis et son financement relève des dépenses globales de santé.
Les Questions Soulevées par la PMA
Les questions que la procréation médicalement assistée pose sont compliquées et polémiques, parfois vertigineuses, et les réponses consensuelles sont rares. Difficile de démêler ce qui relève du choix intime, de la raison d’État (en particulier de la politique démographique) ou encore des valeurs, implicites ou explicites, portées par une majorité ou une partie seulement de la société. La place de la médecine et de ses finalités légitimes est interrogée. Est-elle là pour guérir ? Pour accompagner lorsque guérir n’est plus possible ? Pour mettre au service du désir d’enfant le savoir médical, les technologies et les compétences des médecins lorsqu’aucune pathologie n’est en jeu ? Le sujet de la parenté, de la filiation et de la famille est également crucial. Suis-je la fille de mes parents si un donneur anonyme a pallié l’infertilité de l’homme que j’ai appelé « papa » dès ma naissance ? Est-ce aberrant, voire comme certains l’avancent psychologiquement pathologique, de vouloir connaître l’identité de ce donneur et peut-on le forcer à se faire connaître s’il ne le souhaite pas ? À l’heure actuelle, l’enfant dont les parents ont eu recours à une mère porteuse à l’étranger n’a pas de statut civil. La signification de la maternité elle-même est remise en question : suis-je la même mère quand je n’ai pas porté « mon enfant » que j’élève chaque jour, par exemple à cause d’un cancer de l’utérus, si je l’ai porté et que j’en ai accouché grâce au don d’ovocyte d’une autre femme, ou si j’en suis la mère biologique ? Et ce n’est qu’une partie des interrogations soulevées.
PMA pour Toutes : Aspects Juridiques et Sociaux
Au plan juridique, dans le cadre défini par la loi française, les femmes seules, les couples homosexuels et les personnes qui ne sont plus en âge de procréer n’ont pas accès à la PMA. Sur toutes ces questions, la recherche en sciences sociales et humaines a un rôle crucial à jouer. La description des options morales, politiques et juridiques, l’examen de leurs fondements et de leur portée ainsi que de la proposition normative à leur égard, permet notamment de débusquer des aspects qui n’apparaissent pas dans le débat alors qu’ils pourraient être présents et le sont parfois dans d’autres sociétés. Par exemple, il est notable qu’en France la prise en charge par la collectivité de l’assistance médicale à la procréation ne suscite presque aucun questionnement - alors que les pratiques diffèrent selon les pays européens. De la même façon, il y aurait lieu de discuter de la manière dont est structurée la discussion. La distinction entre « naturel » et « artificiel », qu’elle soit formulée ou non, continue bien souvent à départager la « vraie » procréation de la « fausse », assistée sous des formes diverses et variées, qui devrait tenter de se grimer autant que possible sous les apparences de la procréation naturelle. Doit-elle être maintenue ou remise en cause ? Plus que jamais, les sciences sociales et humaines doivent continuer à s’emparer de ce sujet hybride, tout à la fois objet de recherche, de débat public et de décision familiale.
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L'Élargissement de la PMA : Un Débat Apaisé ?
Le débat autour de l’extension de la PMA suscite moins de passions que redouté ! Beaucoup moins que celui, polarisé, du Mariage Pour Tous, il y a quelques années. Les raisons de cet apaisement bienvenu sont multiples. D’abord, les Français se sont familiarisés avec ces thèmes et les aspects complexes autour de la filiation. La révision de la loi bioéthique a donné lieu à de multiples débats préparatoires (organisés par le Comité National d’éthique) en France, largement relayés par la presse locale, ces dernières années. Chacun comprend (les pro-PMA comme les antis) que le sujet n’est pas aussi binaire que le fait d’autoriser, ou non, les homosexuels à se marier. Et puis les sondages sont clairs : les français sont favorables à l’élargissement de la PMA.
Les Questions Essentielles Derrière la PMA
Contre la PMA… un reste d’homophobie subsiste bien sûr, mais les pro-PMA ne peuvent pas rejeter d’un revers de main d’autres arguments. Les questions soulevées, tout le monde peut se les poser : Faut-il forcément, pour le bon développement de l’enfant, un papa et une maman ? Peut-il n’y avoir qu’un parent ? Quid de l’anonymat des donneurs ? Pourquoi un droit octroyé à un couple de femmes engrainerait pas, par une volonté d’égalité, le même droit octroyé à un couple d’hommes ? Auquel cas, la PMA serait le premier pas vers la GPA qui, elle-même, ouvrirait le débat effrayant de la marchandisation des corps… Sur ce point, un quasi consensus politique existe contre la GPA… et contrairement à ce qu’affirment certains anti-PMA, il n’y a pas de base juridique solide pour que l’Etat soit sommé par la justice d’instaurer la GPA pour permettre une égalité de traitement entre couples de femmes et couples d’hommes. Mais la pente vers la GPA ne peut pas ne pas être envisagée dans ce débat.
Les Coûts de la PMA : Financiers, Sociaux, Humains et Psychologiques
La Procréation médicalement assistée (PMA) pour tous, à quels coûts financier, social, humain et psychologique : telles ont été quelques-unes des questions soulevées lors de rencontres citoyennes dans le cadre des États généraux de la bioéthique. La question de la « priorité » est revenue à plusieurs reprises : quand certains n’ont plus les moyens de se faire soigner, n’est-ce pas ça la priorité, a déclaré en substance un intervenant, pointant le coût élevé pour la collectivité des traitements de PMA. Des doutes et des craintes concernant la « marchandisation du corps » ont également été évoqués. Les questions de filiation et d’identité ont également été largement débattues, tant du côté de l’enfant que des donneurs de gamètes. Comment répondre à un enfant en quête de ses origines ? L’anonymat, prévu par la loi française, est-il la bonne solution alors que le développement de nouvelles technologies le fragilise, semblant permettre à un enfant de retrouver son géniteur des années plus tard ?
L'Anonymat des Donneurs : Un Enjeu Éthique
En janvier 2006, le Comité national consultatif d’éthique a émis un avis favorable à l’assouplissement « prudent » de l’anonymat et du secret de la filiation. Cet avis concerne les enfants nés grâce au recours à des techniques de procréation médicalement assistée, notamment, le don de sperme. Un don, qui, depuis 1971 en France, reste anonyme et gratuit et constitue la devise des CECOS (Centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme humains). Cette étude a pour but d’explorer les informations, représentations, valeurs et normes qui orientent chez les hommes et les femmes les prises de position relatives à la question sensible de l’anonymat du donneur lors du recours à l’insémination artificielle avec don de sperme (IAD). De plus, nous nous intéressons à l’étude des nouvelles problématiques, éthiques et sociales, soulevées par cette technique de procréation quant à la représentation de la procréation, du don, de l’enfant, des nouvelles formes de parentalité qui en découlent.
Le cadre législatif relatif à l’anonymat du donneur de sperme varie selon les pays, à l’intérieur même de l’Europe. En Suède et aux Pays-Bas, l’enfant né par IAD a le droit d’accès aux informations complètes sur le donneur dès l’âge de 18 ans. En Allemagne, en Autriche et en Suisse l’anonymat a été aboli pour les donneurs. En Grande-Bretagne, l’enfant conçu (avant avril 2005) peut avoir accès aux informations génétiques concernant son géniteur (poids, taille, origine ethnique, profession) sans pour autant pouvoir l’identifier. C’est chose faite pour les enfants conçus grâce à l’IAD après avril 2005 qui pourront dès leur majorité avoir accès à l’identité du donneur. Au Danemark des tensions existent entre le Comité d’éthique qui suggère un accès aux informations sur le donneur et le ministère de la Santé (pro anonymat). En Israël, un des premiers pays ayant légalisé l’IAD pour des femmes célibataires, la pratique du secret et de l’anonymat est de rigueur. En France, le don de sperme est, jusqu’à présent, anonyme et gratuit. Le nombre d’enfants conçus avec le sperme d’un même donneur est strictement limité. Néanmoins, des études anglo-saxonnes réalisées ces dernières années soulignent le besoin vital du maintien de cet anonymat.
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Les stratégies parentales, constatées à ce jour, concernant la « gestion » du mode de conception vis-à-vis de l’enfant se déclinent en trois types de choix : (a) garder le secret absolu des origines génétiques et du mode de conception ; (b) dévoiler le mode de conception à l’enfant ; (c) parler du donneur. Cependant, toutes les études réalisées à ce jour auprès de familles ayant eu recours à l’IAD tentent de montrer que, malgré les différents cadres législatifs existants sur l’anonymat du donneur, la grande majorité des parents fait le choix de ne rien raconter à l’enfant sur les conditions de sa conception. L’enjeu psychosocial, éthique et légal concerne, d’un côté, le droit de l’enfant d’avoir accès à ses origines et si oui, jusqu’à quel degré, de l’autre, le droit et l’intérêt du donneur de rester anonyme, enfin, le maintien d’un équilibre familial. On pourrait résumer une bonne partie de cet enjeu en l’expression « pour l’intérêt de l’enfant ».
Les Lois Bioéthiques en France : Dates Clés et Évolutions
1994, 2011 et 2013 sont les trois dates marquant l’adoption de lois relatives à la bioéthique. Trois lois datent du 29 juillet 1994. Les dispositions sont relatives au respect du corps humain. D’autres dispositions des lois de 1994 sont relatives au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps, à l’assistance médicale, à la procréation et au diagnostic prénatal. Le Conseil constitutionnel avait été saisi et avait déjà pu dresser un cadre de jurisprudence constitutionnelle de la bioéthique. Le principe avait été acté de révisions législatives régulières afin de veiller à une actualisation du droit au regard des techniques disponibles et des premières applications des lois.
En matière de procréation médicalement assistée, la règle est posée de la nécessité de 2 ans de vie commune pour l’accès d’un couple à l’assistance médicale à la procréation. Cette loi n’apportait pas d’innovation majeure en matière d’aide à la procréation médicale. En 1994, les principes relatifs aux techniques et aux personnes sont ainsi posés. L’article L. 152-1 d’alors, du Code de la santé publique, définit l’assistance médicale à la procréation en faisant référence aux pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle, ainsi qu’à toute technique d’effet équivalent permettant la procréation en dehors du processus naturel. L’article L. 152-2 dispose alors que cette assistance médicale, destinée à répondre à la demande parentale d’un couple, a pour objet soit de remédier à une infertilité dont le caractère pathologique a été médicalement diagnostiqué, soit d’éviter la transmission à l’enfant d’une maladie d’une particulière gravité. Ce même article impose que l’homme et la femme formant le couple soient vivants, en âge de procréer, mariés ou en mesure d’apporter la preuve d’une vie commune d’au moins 2 ans, et consentant préalablement au transfert des embryons ou à l’insémination.
Plusieurs dispositions l’illustrent clairement. En premier lieu, l’article L. 2141-1 du Code de la santé publique est modifié afin de mettre à jour la définition de la PMA. Selon cet article, tel que modifié par la loi de 2011 :« L’assistance médicale à la procréation s’entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, la conservation des gamètes, des tissus germinaux et des embryons, le transfert d’embryons et l’insémination artificielle.
L’article L. 2141-2 du Code de la santé publique, tel que modifié en 2011, devrait faire l’objet de discussions et d’évolutions dans le débat à venir. Il réaffirme la corrélation entre la PMA et l’infertilité et la dimension pathologique, tout en adaptant la règle en la matière à l’avènement du pacte civil de solidarité. Ainsi, dans sa version issue de la loi de 2011, cet article précise que « L’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué ».
La loi du 6 août 2013 modifie la loi de bioéthique de 2011. Le texte prévoit de passer du régime d’interdiction de la recherche sur l’embryon avec dérogation à une autorisation encadrée. Les recherches pourront être menées à partir d’embryons surnuméraires conçus dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (fécondation in vitro), ne faisant plus l’objet d’un projet parental, après information et consentement écrit du couple concerné.
Les Techniques de PMA
Plusieurs techniques sont mises à la disposition des personnes désireuses de s’inscrire dans un protocole de procréation médicalement assistée. Dans le cas de la technique de l’insémination artificielle, la fécondation a lieu naturellement, à l’intérieur du corps de la femme. L’acte médical consiste à déposer les spermatozoïdes dans l’utérus, afin de faciliter la rencontre entre le spermatozoïde et l’ovule ou l’ovocyte. L’insémination artificielle peut se faire avec soit avec le sperme du conjoint soit du sperme congelé d’un donneur. Dans le cas de la fécondation in vitro, la fécondation a lieu en laboratoire, et non dans l’utérus de la femme. Un spermatozoïde est directement injecté dans l’ovule pour former un embryon. L’embryon est ensuite transféré dans l’utérus de la future mère. Si le nombre d’embryons obtenus est supérieur au nombre d’embryons transférés, les embryons non utilisés peuvent être conservés pour être réutilisés par la suite.
Le Processus de Révision des Lois Bioéthiques
La loi de 2011 devait faire l’objet d’un nouvel examen d’ensemble par le Parlement dans un délai maximum de 7 ans après son entrée en vigueur. Le processus de révision est officiellement lancé avec l’ouverture par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) des États généraux de la bioéthique. Le Conseil d’État a rendu publique son étude, ayant été saisi par le gouvernement. Le Conseil d’État, dans son étude rendue publique, posait d’emblée trois principes à respecter dans la révision à venir des lois bioéthiques : dignité, liberté, solidarité.
Chronologie des Événements Clés en Bioéthique
- 14 - 16 octobre 2003: Jacques Chirac demande "l’élaboration d’un cadre normatif universel, d’un code éthique reconnu par tous" à l'UNESCO.
- 14 avril 2003: Annonce de l'achèvement du séquençage du génome humain.
- 7 mai 2002: Avis du Groupe européen d’éthique sur la brevetabilité des inventions impliquant des cellules souches humaines.
- 24 janvier 2002: Signature du Protocole additionnel à la Convention sur les droits de l’Homme et la biomédecine relatif à la transplantation d’organes et de tissus d’origine humaine.
- 20 décembre 2001: Rapport du député Alain Claeys sur "la brevetabilité du vivant".
- 18 janvier 2001: Avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur l’avant-projet de révision des lois de bioéthique.
- 27 juin 2001: Rapport d’information déposé par la mission d’information parlementaire commune préparatoire au projet de loi de révision des "lois bioéthiques" de juillet 1994.
- 21 juin 2001: Déclaration commune des ministres allemand et français des affaires étrangères sur le clonage reproductif de l’être humain.
- 20 juin 2001: Adoption par le gouvernement du projet de loi de révision des lois de bioéthique de 1994.
- 14 juin 2001: Avis du Conseil d’État sur l’avant-projet de loi du gouvernement concernant la révision des lois de bioéthique.
- 25 janvier 2001: Avis de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) sur l’avant-projet de loi révisant les lois de bioéthique de 1994.
- 28 novembre 2000: Présentation par le Premier ministre, Lionel Jospin, des grandes lignes de l’avant-projet de loi sur la bioéthique, révisant les lois de 1994.
- 14 novembre 2000: Avis du Groupe européen d’éthique sur les "aspects éthiques de la recherche sur les cellules souches humaines et leur utilisation".
- 7 septembre 2000: Adoption par le Parlement européen d’une résolution prônant l’interdiction de toute recherche sur le clonage humain.
- 16 août 2000: Acceptation par le gouvernement britannique d’une proposition scientifique visant à autoriser le clonage d’embryons humains à des fins de recherche thérapeutique.
- 29 juin 2000: Avis de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) portant sur la révision des lois de 1994 sur la bioéthique.
- 24 février 2000: Rapport du député Alain Claeys et du sénateur Claude Huriet sur "le clonage, la thérapie cellulaire et l’utilisation thérapeutique des cellules embryonnaires".
- 29 novembre 1999: Rapport du Conseil d’État intitulé "Les lois de bioéthique, cinq ans après" visant à actualiser les lois de 1994.
- 18 février 1999: Rapport du député Alain Claeys et du sénateur Claude Huriet sur l’application de la loi du 29 juillet 1994.
- 6 juillet 1998: Directive communautaire n° 98/44/CE du Parlement européen et du Conseil relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques.
- 12 janvier 1998: Signature du Protocole additionnel à la Convention pour la protection des droits de l’Homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine, portant interdiction du clonage d’êtres humains.
- 11 novembre 1997: Adoption de la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’Homme par la Conférence générale de l’Unesco.
- 14 mai 1997: Résolution de l’Assemblée de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) condamnant le clonage humain.
- 22 avril 1997: Avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), interrogé par le président de la République, sur le clonage reproductif.
- 4 avril 1997: Signature, sous l’égide du Conseil de l’Europe, de la Convention sur les droits de l’Homme et la biomédecine ("Convention pour la protection des droits de l’Homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine", dite "convention d’Oviedo").
- 11 mars 1997: Dans deux avis, le CCNE recommande d’assouplir la législation concernant la recherche sur l’embryon humain.
- 23 février 1997: Annonce, par une équipe de chercheurs britanniques, qu’elle est parvenue en juillet 1996 à cloner pour la première fois un mammifère adulte (une brebis nommée "Dolly").
- 25 septembre 1996: Avis du Groupe européen d’éthique sur "les aspects éthiques de la brevetabilité des inventions portant sur des éléments d’origine humaine".
- 6 septembre 1995: Publication du nouveau Code de déontologie médicale qui adapte les pratiques des médecins aux nouvelles lois sur la bioéthique et les expérimentations biomédicales.
- 29 juillet 1994: Promulgation de la loi n° 94-653 du 29 juillet 1994 relative au respect du corps humain et de la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal.
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