Lorsqu'une fécondation a lieu, l'ovule fécondé migre vers l'utérus et s'implante dans la paroi utérine. C'est à ce moment que le corps commence à produire l'hormone hCG (gonadotrophine chorionique humaine). Cette hormone signale au corps de maintenir la production de progestérone, empêchant ainsi les règles et soutenant la grossesse.
Détection de la grossesse : Tests urinaires et sanguins
Si vous avez un doute, ou un retard de règles de plusieurs jours, ou en présence de symptômes de grossesse (nausées, seins sensibles…), vous pouvez faire un test de grossesse. Certains tests permettent même une détection précoce, quelques jours avant la date présumée des règles. Si le résultat est négatif, il devra être confirmé quelques jours plus tard par un nouveau test.
Quel que soit le test utilisé, urinaire ou sanguin, le principe est le même : le test va détecter la présence - ou l'absence - de l'hormone bêta-hCG. On recommande de faire un test de grossesse de préférence le matin (avec les premières urines) pour s’assurer que d’une bonne concentration du taux d’hormone bêta-HCG, si celle-ci est présente. Après ce test urinaire, si vous souhaitez avoir une confirmation, vous pouvez effectuer un test de grossesse sanguin. Prenez rendez-vous avec un professionnel de santé (généraliste, gynécologue ou sage-femme) afin qu’il vous prescrive un dosage plasmatique de bêta-HCG.
Il existe une grande variété de tests de grossesse. En France, ils sont tous homologués par les autorités sanitaires. La fiabilité du résultat, positif ou négatif, dépend souvent de la sensibilité du test et du moment où on le fait : plus le retard de règles s’allonge (à partir de la date présumée), plus le résultat sera fiable. Il existe aussi des tests de grossesse précoces, capables de détecter de faibles concentrations d'hCG.
Fiabilité des tests et alternatives maison
La pilule est fiable à 99% lorsqu’elle est prise de manière régulière. Il est donc possible, bien que rare, de tomber enceinte sous pilule. Certains remèdes de grand-mère ou astuces populaires sont parfois mentionnés comme des tests de grossesse maison, mais leur fiabilité est discutable. Les tests de grossesse homologués par les autorités de santé restent la référence. Se fier à des méthodes non vérifiées peut entraîner des erreurs d'interprétation. Aucune étude scientifique n’a attesté la fiabilité de ces techniques dites « maison ».
Lire aussi: Comprendre les pleurs nocturnes de bébé
Ovitrelle et son impact sur les tests de grossesse
L’Ovitrelle fait partie du traitement lorsque l’on a des troubles de la fertilité et que l’on entame un parcours de PMA. L’Ovitrelle est de la choriogonadotrophine alpha, équivalent à l’hcg (hormone chorionique gonadotrope humaine) aussi connue comme l’hormone de grossesse. Elle ressemble également à la LH (hormone lutéinisante) et se fixe sur les mêmes récepteurs. Au cours d’un cycle menstruel, l’ovulation (libération de l’ovocyte par le follicule) est déclenchée par le pic de LH. L’injection d’Ovitrelle par voie sous cutanée (injection sur les cuisses ou le ventre, au choix) va donc permettre de déclencher l’ovulation chez des patientes en cours de traitements de PMA (insémination ou FIV).
Ovitrelle est un médicament qui contient le principe actif choriogonadotropine alfa. Le traitement par Ovitrelle doit être instauré sous la surveillance d’un médecin ayant l’expérience du traitement des troubles de la fertilité. Ovitrelle est administré par injection sous la peau. Une dose d’Ovitrelle (250 microgrammes) est administrée 24 à 48 heures après production par les ovaires de follicules suffisamment matures (ovules prêts à l’ovulation). Chez les femmes suivant un traitement favorisant la fertilité, cette dose est administrée en général 24 à 48 heures après la dernière administration du traitement de stimulation ovarienne [par exemple traitement à base d’hormone folliculo-stimulante (FSH) ou de gonadotrophine ménopausique humaine (hMG)]. Le principe actif d’Ovitrelle, la choriogonadotropine alfa, est un analogue d’une hormone naturelle, la gonadotropine chorionique humaine (hCG), aussi appelée «hormone de grossesse», qui participe au bon déroulement de la grossesse. En raison de sa similitude avec l’hormone lutéinisante (LH), Ovitrelle est également utilisé pour déclencher l’ovulation.La choriogonadotropine alfa d’Ovitrelle est produite par une méthode appelée «technique de l’ADN recombinant».
Délai recommandé pour les tests après Ovitrelle
« La demi-vie de l’Ovitrelle (le temps nécessaire pour que la moitié des atomes se désintègrent naturellement, ndlr) est environ de 30 heures, et il faut compter environ 10 jours pour que la majorité soit éliminée. C’est pour cette raison que l’on attend en général entre 10 et 15 jours après l’injection d’Ovitrelle pour faire le test de grossesse.
Si vous avez reçu une injection d’Ovitrelle, vous êtes probablement en plein dans cette fameuse “période d’attente” où chaque sensation devient suspecte, chaque tiraillement une possible bonne nouvelle. Sept jours après, beaucoup se demandent déjà si quelque chose est en train de se passer. Mais entre symptômes liés au traitement et véritables signes de grossesse, la frontière est mince. Alors, comment démêler le vrai du faux ?
Il faut en moyenne une dizaine de jours pour que l’hCG de l’injection disparaisse complètement du corps. Attendre au moins 12 à 14 jours après Ovitrelle pour faire un test fiable, de préférence sanguin.
Lire aussi: Risques et recommandations : Sushi et allaitement
Pourquoi attendre ?
Comme Ovitrelle contient de l’hCG, la même hormone détectée par les tests de grossesse, un test fait trop tôt après l’injection peut se révéler positif sans qu’il y ait de grossesse. On estime que l’hormone met 10 à 12 jours à être éliminée du corps. C’est pourquoi beaucoup de médecins mettent en garde : “Ne testez pas avant 14 jours, vous vous éviterez des larmes inutiles.” Et pourtant, la tentation est forte, surtout quand chaque petit symptôme semble être un signe.
Même si je peux comprendre que l’attente soit longue, faire un test urinaire avant la prise de sang sera faussement rassurant… peu importe l’issue, sans parler des risques de faux négatif ou faux positif à tester trop tôt (attendez au mieux 10 jours post-ovulation) ! En plus, les tests urinaires ne sont pas équivalents en termes de sensibilité. Certains peuvent détecter 40 à 50 UI d’hormones par litre, d’autres 100 UI/L et les tests précoces détectent un seuil de 25 UI/L.
Effets secondaires et symptômes : distinguer le vrai du faux
Comme toute hormone, elle peut provoquer des effets secondaires : petites douleurs au ventre, tensions dans la poitrine, fatigue. Rien d’anormal, mais suffisant pour alimenter les spéculations : est-ce un effet du traitement ou un signe que ça a marché ?
Sept jours après l’injection, vous êtes en plein dans ce qu’on appelle la “phase lutéale”. Le corps produit de la progestérone pour préparer l’utérus à une éventuelle implantation. Résultat : fatigue, seins sensibles, irritabilité, parfois petites douleurs abdominales. Difficile donc de se fier uniquement à son ressenti. Une étude sur la stimulation ovarienne montre que près de 70 % des patientes rapportent des symptômes similaires à ceux d’une grossesse dans la semaine suivant Ovitrelle. Dans certains cas, un syndrome d’hyperstimulation ovarienne peut survenir, surtout si plusieurs follicules étaient présents. Ses signes : ventre gonflé, douleurs plus fortes, sensation de lourdeur.
Conseils pour gérer l'attente
La semaine qui suit Ovitrelle est une période étrange : pleine d’espoir, mais aussi d’angoisse. Pour tenir le coup, mieux vaut s’occuper. Faites du sport doux, lisez, sortez, entourez-vous. Surveillez vos symptômes, mais sans obsession. Si vous ressentez des douleurs importantes, un gonflement excessif ou des saignements inhabituels, contactez votre médecin. Enfin, rappelez-vous que chaque corps réagit différemment. Certaines femmes auront mille symptômes et ne seront pas enceintes. D’autres ne sentiront rien et auront une surprise positive. La biologie adore brouiller les pistes.
Lire aussi: Conseils pour se rendre à la maternité
Prise de sang : le test de confirmation
Après le test urinaire, si vous souhaitez avoir une confirmation, vous pouvez effectuer un test de grossesse sanguin. Prenez rendez-vous avec un professionnel de santé (généraliste, gynécologue ou sage-femme) afin qu’il vous prescrive un dosage plasmatique de bêta-HCG.
Vous avez survécu à deux (longues) semaines de doutes, d’espoir, de désespoir qui s’enchainent et se répètent ! Et vous voilà enfin arrivés à l’étape cruciale : la fameuse prise de sang pour confirmer (ou non) la grossesse après une tentative.
Déroulement et intérêt de la prise de sang
En pratique, le dosage des bêta-HCG consiste en une prise de sang. Si l’examen n’est pas très agréable, il est très rapide. La HCG est détectable dans l’urine et le sang pendant toute la durée de la grossesse.Le dosage de l’HCG dans le sang permet de mesurer plus précisément la quantité de cette hormone, il est donc plus fiable (moins de risque de faux positif ou de faux négatif) qu’un test urinaire. Mais surtout, le dosage sanguin permet ensuite de suivre l’évolution de la grossesse et de s’assurer que la grossesse est bien évolutive. Le taux plasmatique de l’HCG double toutes les 48 heures en début de grossesse ce qui permet de suivre son bon déroulement.
La plupart des centres d’AMP vont prescrire 2 à 3 dosages pour s’assurer que le taux d’HCG double bien toutes les 48 heures.
Précautions et facteurs influençant les résultats
Aucune précaution particulière et non, il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Les résultats peuvent-ils être influencés par des traitements hormonaux ou de PMA en cours ?
En général, les résultats sont disponibles en moins de 24h. Les laboratoires utilisent plusieurs techniques pour quantifier l’hormone HCG dans la prise de sang. C’est pour cette raison qu’il est donc préférable de réaliser les prises de sang dans le même laboratoire.
Dans le cadre de votre prise en charge en AMP, votre gynécologue doit vous avoir remis une ordonnance. Dans ce cas, l’analyse est prise en charge à 100 % par la Caisse d’assurance maladie. À noter que l’ordonnance n’est pas obligatoire. Dans ce cas, la prise de sang vous coûtera environ 18 euros.
Interprétation des résultats
Généralement on considère que les bêta HCG sont positifs lorsque le résultat révèle des valeurs supérieures à 5 UI/l. Par contre, il n’existe pas de valeurs-paliers ou de seuils. Il n’existe pas de « bon taux », ou, en tout cas, un taux supérieur à 100 ui n’est pas une garantie, même si on a le droit évidemment de se réjouir, car c’est un bon début ! On va monitorer avec attention l’évolution des taux en dessous de 80 UI et dans tous les cas, un taux positif lève beaucoup d’interrogations sur la prise en charge en AMP.
Si c’est positif et que le taux double bien 48h plus tard, une échographie pourra être proposée entre 6 à 8 semaines d’aménorrhée. Si c’est négatif, vous pourrez faire un bilan avec votre médecin et planifier la suite de la prise en charge en AMP.
La prise de sang permet-elle de dater une grossesse précisément ? Non, le dosage de bêta-HCG ne permet pas de dater le début de la grossesse. Il y a des taux très différents d’une femme à l’autre, et même d’une grossesse à l’autre.
Est-il possible de continuer à contrôler le taux plus de 3 fois pour être rassuré(e) ? Contrôler au-delà de 3 fois lorsque que le taux d’HCG évolue correctement n’a pas d’intérêt médical. Au contraire, cela peut générer du stress. Il est impossible de prédire une fausse couche, d’autant plus que l’HCG est produite par les cellules trophoblastiques et non l’embryon lui-même. La grande majorité des grossesses arrêtées ont une origine génétique. Rien de ce que vous pourrez faire ou ne pas faire ne pourra jouer. Déculpabilisez ! Il est normal d’avoir besoin d’être rassurée, d’autant plus dans des parcours d’AMP hyper médicalisés !
Est-il possible d’avoir un faux positif ou un faux négatif avec une prise de sang ? C’est extrêmement rare, du moment que vous réalisez la prise de sang 14 jours après l’ovulation. Concernant les « faux négatifs », il s’agit simplement d’un signe que la prise de sang a été réalisée trop tôt, quand le seuil d’hormones n’était pas encore détectable.
Taux élevé et grossesse gémellaire
Est-ce qu’un taux élevé est synonyme de grossesse gémellaire ? La aussi, pas de règle ! Il faudra suivre l’évolution du taux et confirmer avec une échographie. Au-dessus de 300UI, et en fonction du nombre d’embryons implantés, on suspecte une grossesse gémellaire.
Évolution du taux et complications potentielles
Que faire si le taux ne double pas 48 h plus tard ? On va regarder s’il ne double pas, mais s’il évolue tout de même. Ensuite, si le taux d’Bêta-HCG ne double pas toutes les 48 h ou qu’il diminue, cela peut indiquer que l’embryon n’est pas correctement implanté dans l’utérus (grossesse extra-utérine), ou qu’il y a un risque de fausse couche.
Saignements avant la prise de sang
Que faire en cas de saignements avant la prise de sang ? Vous pouvez contacter votre centre d’AMP pour les prévenir et pour qu’ils adaptent votre prise en charge (examen clinique, ajout de progestérone, etc.). Si le saignement est très abondant, présentez-vous aux urgences.Sinon, il faudra attendre de réaliser la prise de sang 14 jours après l’ovulation, pour s’assurer du résultat.
Informations complémentaires sur Ovitrelle
Ce médicament contient une hormone qui stimule les organes de la reproduction. Il facilite l'ovulation et favorise le développement des follicules contenant les ovules.Il est utilisé chez la femme dans le traitement des troubles de la fertilité :pour provoquer l'ovulation chez les femmes qui n'ovulent pas ;pour stimuler la croissance de plusieurs follicules chez les femmes ayant recours à la fécondation in vitro ou à d'autres techniques de procréation assistée.
Contre-indications
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminé par des examens appropriés avant la mise en route du traitement ) ;tumeur de l'hypophyse ou de l'hypothalamus ; cancer de l'ovaire, de l'utérus ou du sein ;hypertrophie ou kystes des ovaires (sauf la dystrophie ovarienne polykystique qui est une indication à ce médicament) ; grossesse extra-utérine au cours des 3 derniers mois ;accident thromboembolique en cours ;maladie des ovaires ne leur permettant pas de réagir à une stimulation ;malformation des organes génitaux ou fibrome utérin incompatible avec une grossesse.
Précautions d'emploi
Ce médicament ne doit être employé que sous surveillance médicale et biologique stricte. En effet, un suivi régulier comportant des échographies et des analyses de sang est nécessaire pour permettre de suivre les effets du médicament sur les ovaires et d'adapter éventuellement la posologie.Des douleurs abdominales, des nausées, une prise de poids ou des douleurs mammaires peuvent traduire une stimulation excessive des ovaires. qui suivent son utilisation. avec votre médecin.
Ce médicament n'a pas lieu d'être utilisé pendant la grossesse ou l'allaitement. La grossesse éventuelle qui survient après le traitement n'est pas affectée par celui-ci. Mais, chez les patientes non réglées, il est recommandé de s'assurer de l'absence de grossesse avant de démarrer la cure suivante.
Mode d'emploi et posologie
La solution est injectée par voie sous-cutanée.Le médecin peut vous proposer de pratiquer vous-même les injections. Dans ce cas, des explications précises et une première auto-injection, réalisée en présence du médecin ou de l'infirmière, sont nécessaires. Posologie usuelle :Un stylo par injection. Il appartient à votre médecin d'indiquer à quel moment et à quel rythme les injections doivent être réalisées.
Effets indésirables possibles
Fréquents (1 à 10 % des patientes) : réaction au point d'injection (douleur, rougeur, gonflement), maux de tête, fatigue ;stimulation ovarienne excessive pouvant se traduire par des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une prise de poids (voir Attention).
tags: #test #de #grossesse #apres #ovitrelle
