L'accouchement est un événement unique et personnel dans la vie d'une femme. Anticiper et se préparer à cet instant crucial peut transformer l'expérience, la rendant plus sereine et maîtrisée. Cet article explore les différentes facettes de la préparation à l'accouchement, des aspects pratiques aux méthodes alternatives, en passant par les informations essentielles à connaître pour aborder le jour J en toute confiance.
Se Préparer Dès la Grossesse : Un Investissement Pour l'Avenir
S’informer dès la grossesse sur l’accouchement et la période qui suit, le post-partum, permet d’être mieux préparé à vivre ces moments. Et prendre soin du parent qu’on devient, ça commence dès la grossesse. S’informer sur ce qui peut arriver à l’accouchement et au retour à la maison, c’est un premier pas pour prendre soin de soi. Parce qu’alors, on met toutes les chances de notre côté pour être bien préparé, et donc vivre au mieux ces moments, même si tout ne se passe pas comme on l’avait prévu. C’est valable pour la mère mais aussi pour le partenaire. C’est bien, pour les deux parents, de savoir que la période du post-partum est une période d’adaptation, de recherche de nouveaux équilibres.
Choisir et Réserver Sa Maternité
Une fois qu’on a choisi la maternité dans laquelle on souhaite accoucher, il ne faut pas oublier de la réserver pour le jour J ! Il est important de se renseigner sur les particularités de la maternité où est prévu l’accouchement. On peut se renseigner par exemple sur les conditions de visites du partenaire, sur les pratiques de la maternité au moment du travail, sur la durée moyenne du séjour. On peut regarder si c’est une maternité labellisée IHAB (Initiative Hôpital Ami des Bébés), label qui récompense les pratiques autour de la naissance.
Préparation à la Naissance et à la Parentalité
On pourra discuter de tout cela lors des séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On n’hésite pas à y poser toutes nos questions. Autant que possible, on y va en couple. On a absolument le droit de dire à la sage-femme ou au médecin comment on imagine notre accouchement. Ce qu’on anticipe comme sentiments, mais aussi ce qu’on souhaite ou que l’on attend d’eux pour nous accompagner dans ce moment. En parler avant n’empêche pas que la réalité peut être différente de ce qu’on aurait voulu. L’accouchement se passera peut-être comme on l’a souhaité, mais sans doute pas complètement, et parfois pas du tout.
Comprendre le Déroulement de l'Accouchement
L’accouchement correspond au moment où les contractions de l’utérus sont suffisamment régulières et proches pour déclencher la perte des eaux. La rupture du chorion et de l’amnios aboutissent à l’épanchement du liquide amniotique. Le col de l’utérus se dilate, ce qui permet de faire descendre le bébé. C’est la phase de travail qui est la plus fatigante et la plus douloureuse pour la femme qui subit des contractions plus ou moins violentes. Cette phase dure jusqu’à l’expulsion du bébé. Lorsque ce dernier est complètement sorti du ventre, l’accouchement est alors presque terminé. Quelques minutes après la sortie du bébé, l’utérus va se contracter brutalement afin d’expulser le placenta. Il s’agit alors de la délivrance. Les médecins doivent veiller à ce qu’il n’y ait plus aucune poche embryonnaire.
Lire aussi: Couches taille 1 : combien en utiliser par jour ?
Les Signes Avant-Coureurs de l'Accouchement
Quand l’accouchement est imminent, les mouvements de bébé diminuent, les contractions commencent et on commence à perdre les eaux. Mais alors, quels sont les premiers signes permettant de savoir qu’il est nécessaire d’aller à la maternité ?
- La rupture de la poche des eaux: La perte du liquide amniotique est le premier signe permettant de savoir que vous êtes sur le point d’accoucher. Dès que vous percevez une perte d’un liquide transparent, blanc ou rosé, il faut se diriger à la maternité.
- Les contractions régulières: Un autre signe que vous accouchez est le fait que vous ressentez des contractions régulières. Durant la grossesse, vous avez pu les éprouver. Cependant, elles sont différentes quand vous arrivez au terme de votre grossesse. Les contractions de grossesse sont nombreuses, régulières et de plus en plus rythmées. Elles ont lieu toutes les 10 minutes puis toutes les cinq, durant plus d’une demi-heure. Si c’est le cas, c’est le signe qu’il faut vous diriger à la maternité.
Les Étapes Clés de l'Accouchement par Voie Basse
La plupart du temps, le début du travail par voie basse est spontané. Il est marqué par des contractions régulières puis par la rupture de la poche des eaux. Cette dernière se rompt, ce qui provoque la perte du liquide amniotique dans lequel baigne le bébé depuis des mois.
- Le col de l’utérus se dilate: La première étape de l’accouchement par voie basse est la dilatation du col. Cette phase peut durer jusqu’à 8 heures. Elle peut durer moins longtemps chez une femme qui a déjà eu un enfant. La dilatation de l’utérus provoque les contractions qui sont brèves, mais espacées, puis elles deviennent régulières, intenses, douloureuses et surtout, rapprochées. Le col s’ouvre alors progressivement. Ces contractions sont le signe qu’il faut aller à la maternité. Si le travail est avancé, la future maman peut être installée en salle de travail, en vue d’accoucher. Durant cette phase, les battements du cœur du bébé sont surveillés par monitoring. Il permet de détecter les potentiels symptômes de souffrance du bébé durant les contractions.
- La péridurale: C’est également le moment où l’on peut soulager les douleurs des contractions grâce à la péridurale. Le chirurgien introduit une aiguille entre deux vertèbres lombaires afin de placer un cathéter. Ce dernier permet d’administrer l’analgésique. Ensuite, un antidouleur est proposé en auto-admission. Il passe également par le cathéter. Cela permet de gérer la douleur soi-même. La péridurale permet de supprimer la douleur des contractions utérines, mais elle permet surtout de vivre l’accouchement sereinement, sans perte de conscience.
- L’expulsion du bébé: La phase qui suit la dilatation du col est la phase d’expulsion. Il s’agit ni plus ni moins de la naissance du bébé. Cette dernière est courte puisqu’elle dure en moyenne 30 minutes. Une fois que le col de l’utérus est totalement ouvert, c’est-à-dire qu’il atteint les 10 cm, la tête du bébé est bien engagée dans le bassin. L’obstétricien ou la sage-femme va alors vous demander de pousser, ce qui va permettre d’expulser le bébé par voie basse. L’étape la plus dure est le passage de la tête. Une fois qu’elle est sortie, le bébé va glisser vers l’extérieur sans gêne. La sage-femme peut alors couper le cordon ombilical, vérifier que le bébé est en bonne santé afin de le poser contre la maman.
- La délivrance: L’accouchement n’est pas tout à fait terminé une fois que le bébé a été expulsé. On parle de délivrance lorsque la maman expulse le placenta. Une hémorragie peut survenir si le placenta ne s’est pas bien décollé ou si la délivrance est trop tardive. Pour éviter cela, de l’ocytocine est administrée après la naissance du bébé. En cas d’hémorragie ou de délivrance tardive, il est possible de réaliser une délivrance artificielle. Il s’agit d’une extraction manuelle du placenta en dehors de l’utérus.
L'Accouchement par Césarienne : Quand et Comment ?
Pour certaines grossesses, la césarienne est imposée à cause des risques encourus pour la mère ou pour l’enfant à la naissance. Bien souvent, la césarienne est programmée à l’avance dans 4 cas précis :
- Le bébé ne se présente pas dans le sens normal.
- La mère possède un bassin trop étroit.
- Le bébé est trop gros par rapport à l’anatomie de la mère.
- En cas de grossesse à risque.
Il existe cependant des cas où la césarienne est réalisée en urgence, quand l’accouchement par voie naturelle s’avère impossible ou qu’il y a des signes de souffrance fœtale.
- La préparation: La première étape d’une césarienne, lorsque celle-ci est prévue à l’avance, est la préparation au bloc opératoire. La future mère est installée sur la table d’opération, partiellement dénudée, position allongée. L’équipe médicale met en place l’anesthésie et prépare le champ opératoire. Ensuite, la maman est anesthésiée sous anesthésie loco-régionale, c’est-à-dire par péridurale ou par rachianesthésie. La patiente ne sent alors plus le bas de son corps mais reste consciente. Dans certains cas rares, l’anesthésie générale peut être mise en place.
- L’acte chirurgical: Une fois que l’anesthésie est en place, le chirurgien vient réaliser une incision horizontale. Dans des cas exceptionnels, l’incision est verticale. Dans tous les cas, elle a lieu juste au-dessus du pubis. Le chirurgien ouvre la peau, puis la graisse, les muscles, le péritoine, pour accéder jusqu’à l’utérus. C’est la partie inférieure de l’utérus qui est ouverte. Ensuite, une pression est exercée sur le haut du ventre pour faire sortir le bébé. Tout comme pour la voie naturelle, il se peut que le chirurgien utilise des instruments tels que les forceps ou la ventouse pour faciliter l’extraction du bébé.
- Après l’expulsion du bébé: Une fois que le bébé est sorti, il est confié au pédiatre ou à la sage-femme. Ce sont eux qui vous confieront ensuite votre enfant dans les bras, si ce dernier est en bonne santé. Le placenta est également retiré par l’équipe chirurgicale. Ensuite, les différentes épaisseurs de chair coupée sont suturées une à une. Cela peut durer entre 30 minutes et 1 heure. La peau est ensuite refermée par des points de suture ou des agrafes.
Gérer la Douleur Pendant l'Accouchement
Bien que la douleur soit perçue de manière différente en fonction de chacun et que chaque accouchement est singulier, on peut noter plusieurs facteurs qui favorisent l’apparition de la douleur :
Lire aussi: Préparer les couches pour l'arrivée de bébé
- L’état psychologique et le stress de la future mère.
- Le fait d’être moins bien préparée à accoucher.
- Les antécédents personnels.
- Le fait d’avoir un conjoint absent ou peu soutenant.
Cependant, on peut définir les contractions de la grossesse comme des douleurs de règles extrêmement intenses et puissantes. Certaines femmes les comparent à des douleurs provoquées par des coliques néphrétiques.
Techniques de Respiration et Relaxation
Instinctivement, le corps se tend en réaction à la douleur. Ce réflexe naturel est cependant contreproductif lors de l’accouchement. En appliquant de bonnes techniques de respiration et de relaxation, vous évitez à vos muscles de se contracter et atténuez efficacement la douleur. Testez ces techniques la prochaine fois qu’on vous fera une piqûre, que vous vous tordrez le pied ou vous cognerez le coude. Instinctivement, votre corps se tend, vous retenez votre respiration et vous commencez à hyperventiler. Si, au contraire, vous inspirez et expirez régulièrement par le nez, vous parvenez à gérer plus facilement la douleur. Il est toutefois nécessaire d’entraîner cette capacité à respirer correctement et à se détendre. Surtout si vous voulez pouvoir appliquer ces connaissances dans une situation aussi stressante qu’un accouchement. Il est bien sûr préférable de commencer à s’entraîner à un stade précoce de la grossesse, car plus vous aurez de pratique, plus il vous sera facile d’assimiler ces connaissances. Il n’est toutefois jamais trop tard pour s’y mettre.
Les Différentes Méthodes de Préparation à l'Accouchement
Aujourd’hui, on a plus facilement accès à d’autres méthodes, pour préparer le corps et l’esprit, que l’on ait choisi ou non d’avoir recours à la péridurale. En voici six, douces et efficaces, pour un accouchement plus naturel.
- La méthode Bonapace: Théorisée au Québec par Julie Bonapace, cette méthode prépare les parents à un accouchement naturel et physiologique en travaillant sur des points d’acupuncture, des zones de massages, des postures et la respiration. Contrairement aux séances de préparation classiques, où la présence du futur papa n’est pas toujours indispensable, la méthode Bonapace donne à ce dernier un rôle primordial. En exerçant des pressions avec ses doigts au niveau des mains, des pieds et du fessier, mais aussi en prodiguant des massages de la région lombaire de la future maman, il contribue à soulager la douleur des contractions. Il aide aussi la future maman à maîtriser cette douleur grâce à la « déviation de l’attention », une technique de respiration qui permet de se détourner de la douleur. Rassurée par la présence active de son compagnon, elle peut se concentrer pleinement sur l’arrivée prochaine de son bébé et envisager ainsi chaque contraction comme un pas de plus que son enfant franchit vers la naissance.
- La préparation en piscine: Douceur, légèreté et relaxation sont les maîtres-mots de la préparation à l’accouchement en piscine. Ouverte à toutes les femmes (sauf contre-indication médicale), y compris à celles qui ne savent pas nager, elle offre aux futures mamans un vrai moment de bien-être. Réalisées en petits groupes, les séances de préparation en piscine comprennent généralement des exercices de tonification et d’assouplissement du corps : pectoraux, bras, jambes et périnée sont sollicités afin de se maintenir en forme tout au long de sa grossesse et se préparer aux différentes phases de l’accouchement. Des exercices de respiration pour optimiser le souffle, des étirements musculaires et de la relaxation complètent la séance, qui dure en moyenne une heure.
- L’acupuncture: Ponctuellement utilisée par les futures mères pour soulager leurs maux de grossesse, l’acupuncture s’avère aussi être une méthode de préparation à l’accouchement à part entière, bien qu’encore peu pratiquée. Trouvant son origine dans la médecine chinoise, elle vise à faire circuler les énergies dont le fragile équilibre a été chamboulé par la grossesse. À l’aide de sept à huit très fines aiguilles, la sage-femme acupunctrice stimule des points précis du corps pour soulager des inconforts de la grossesse, préparer le périnée et assouplir le col mais aussi apaiser les angoisses qui surviennent bien souvent quelques semaines avant l’accouchement. Efficace et sans danger dès le premier mois de grossesse, l’acupuncture peut aussi se révéler utile pour aider un bébé qui se présenterait par le siège à se retourner ou encore à déclencher le travail en cas de dépassement de terme.
- Le yoga prénatal: Accessibles à toutes les femmes enceintes, même celles n’ayant jamais pratiqué de yoga avant leur grossesse, les séances de yoga prénatal sont un moment privilégié pour se préparer physiquement à l’accouchement et pour se relaxer mentalement. En y réalisant des exercices physiques doux, la future maman se maintient en forme, apprend à mieux positionner son bassin et ainsi limite les petites douleurs qui surviennent tout au long de sa grossesse. Très axées sur la respiration, les séances de yoga prénatal sont aussi l’occasion de prendre conscience de son périnée et de le préparer en vue du Jour J. Enfin, les exercices de maîtrise de son souffle qu’on y enseigne s’avèrent très précieuses pour atténuer les douleurs des contractions.
- La sophrologie: Très plébiscitée par les mamans, cette méthode de préparation à l’accouchement vise à envisager avec sérénité son accouchement en se reconnectant à ses sensations. Menées en petits groupes ou de façon individuelle, les séances sont conçues pour favoriser au maximum la relaxation corporelle. On y apprend la technique de « respiration profonde », par le ventre qui contribue à réduire le stress et à créer un lien privilégié avec le bébé. Les yeux fermés, plongée dans un état de semi-conscience très agréable, il est alors possible de dénouer ses muscles. La visualisation positive est également utilisée comme un outil de relaxation : pendant la séance, la sage-femme invite la future maman à imaginer un paysage de détente qu’elle pourra se remémorer lors de son accouchement. Couplée aux exercices de respiration, la visualisation positive facilite la dilatation du col et permet de mieux récupérer dans l’attente de prochaines contractions.
- L’hypnonatal: Particulièrement recommandée pour celles qui souhaitent accoucher sans péridurale, l’hypnonatal est une méthode de préparation à l’accouchement sensorielle très douce, généralement pratiquée en séances individuelles. Grâce à une série d’exercices de respiration et de visualisation, la future maman accède à une perception très fine de son corps, ainsi qu’à son subconscient. Il est alors possible pour l’hypnotiseur de « remplacer » ses inquiétudes et refus inconscients par des images positives et apaisantes. Autre technique mobilisée par le praticien : le transfert de la douleur, qui consiste à déplacer la douleur des contractions vers une autre zone du corps et ainsi de mieux maîtriser ses sensations au moment de l’accouchement. L’HypnoNaissance® propose une approche différente de l’accouchement. Une prise en charge globale du couple qui permet d’aborder la naissance en confiance.
Le Rôle Essentiel du Soutien
Demandez le soutien actif de votre partenaire, d’une doula ou d’un proche. Laissez-vous masser. Il est recommandé de s’exercer avec la personne qui sera présente lors de l’accouchement, car il n’est pas facile de rester concentré dans les moments les plus douloureux. Le soutien de cette personne avec qui vous avez pratiqué la respiration peut s’avérer précieux quand la douleur est intense.
Adopter une Hygiène de Vie Adaptée
On vous l’a certainement déjà dit, il faut au moins autant d’énergie pour mettre au monde un enfant que pour courir un marathon. Et il ne viendrait à l’idée de personne de se lancer dans une telle course sans avoir suivi un bon régime alimentaire et pris suffisamment de repos.
Lire aussi: Guide des biberons pour bébé
Alimentation et Hydratation
Privilégiez par exemple les glucides lents qui renforceront votre endurance. Quelques semaines avant la date d’accouchement, mangez plutôt des haricots, de l’avoine et des céréales complètes, et réduisez les pâtes instantanées et le pain blanc. Délaisser le chocolat pour préserver votre condition physique n’est donc pas une mauvaise idée.
Activité Physique Modérée
Paresser sur le canapé ne vous empêche toutefois pas de vous maintenir en bonne forme, car cela peut accélérer le processus et réduire les complications. La gymnastique aquatique est un bon moyen de maintenir votre corps en forme quand votre ventre commence à s’alourdir, car l’eau vous permet de bouger plus facilement, sans trop solliciter votre dos et votre bassin. Vous pouvez essayer même si vous avez des difficultés à vous mouvoir en raison de maux de dos ou de forte rétention d’eau. Le yoga prénatal est également doux pour le corps. La respiration y joue un rôle central, ce qui peut s’avérer utile lors de l’accouchement. Il permet en outre d’améliorer la mobilité et d’assouplir le corps, ce qui peut également faciliter le travail. De nombreuses postures de yoga adaptées aux femmes enceintes peuvent en effet être utilisées lors de l’accouchement. Comme pour tous les exercices physiques, il est bien sûr important d’être à l’écoute de son corps et de ne pas faire de mouvements désagréables. Continuer à faire de l’exercice jusqu’à la fin de la grossesse en respectant le rythme de votre corps est une bonne chose (à condition, bien sûr, de ne pas avoir de complications qui vous obligent à rester immobile).
Le Post-Partum : Une Période d'Adaptation
La période du post-partum, c’est souvent un ou plusieurs symptômes physiques pour la maman (comme des saignements, des douleurs, de la fatigue…), qui peuvent impacter les deux parents. De la même façon, il se passe souvent des choses côté tête, pour les deux parents. On discute, si on le peut, avec des jeunes parents, par exemple en allant dans des lieux d’accueil parents-enfants ou en participant à des groupes de parole, par exemple en centre de PMI ou dans le relais petite enfance de la ville. On se renseigne sur ces lieux ressources pour les parents, qui peuvent nous être d’un grand soutien quand on en a besoin.
L'Importance de l'Échange et du Dialogue
On peut se renseigner par exemple sur les conditions de visites du partenaire, sur les pratiques de la maternité au moment du travail, sur la durée moyenne du séjour. On peut regarder si c’est une maternité labellisée IHAB (Initiative Hôpital Ami des Bébés), label qui récompense les pratiques autour de la naissance. On pourra discuter de tout cela lors des séances de préparation à la naissance et à la parentalité. On n’hésite pas à y poser toutes nos questions. Autant que possible, on y va en couple. On a absolument le droit de dire à la sage-femme ou au médecin comment on imagine notre accouchement.
Vaincre la Peur de l'Accouchement
De nombreuses femmes redoutent le jour J, c’est bien compréhensible ! La bonne nouvelle, c’est qu’on peut travailler sur cette peur. Est-ce une peur de la douleur ? Dans ce cas, comprendre le mécanisme de l’accouchement, comment fonctionne son corps, la raison de telle sensation, etc. peut être utile. La douleur est en effet, lors de l’accouchement, un mécanisme sécuritaire et pas un signal d’alerte, comme c’est habituellement le cas. Est-ce une peur qui nous a été transmise, par exemple par le récit de sa mère ou d’une amie ? Le dialogue, notamment avec le·la professionnel·le de santé qui suit votre grossesse, sera particulièrement intéressant pour identifier les causes et les moyens d’apaiser cette peur (en parler, s’informer, certaines techniques comme l'hypnose, la sophrologie etc.).
tags: #comment #prevoir #son #accouchement
