La fertilité est un processus complexe influencé par de nombreux facteurs. Comprendre le fonctionnement de l'ovulation et les éléments qui peuvent l'affecter est essentiel pour les couples qui envisagent une grossesse. Cet article explore en détail le cycle féminin, le rôle de l'ovulation, l'impact du mode de vie sur la fertilité et l'intérêt des compléments prénataux, tels que Vivagest, pour optimiser les chances de conception.

Le cycle menstruel et l'ovulation

Le cycle menstruel, d'une durée moyenne de 25 à 35 jours, est un processus complexe orchestré par des hormones. Tout commence dans l'hypothalamus, une zone du cerveau qui stimule l'hypophyse, une petite glande située dans le cerveau. L'hypophyse produit ensuite des gonadotrophines (FSH et LH), qui à leur tour stimulent les ovaires à produire des hormones ovariennes, d'abord l'œstradiol, puis la progestérone.

Cette séquence hormonale conduit à la croissance d'un follicule ovarien dominant, à la rupture de ce follicule avec expulsion de l'ovule (ovocyte), un processus appelé ovulation, et à la formation du corps jaune (le reste du follicule brisé qui a ovulé). Parallèlement, la production de ces hormones agit sur l'endomètre (la muqueuse qui recouvre l'intérieur de l'utérus), qui s'épaissit tout au long du cycle pour préparer l'utérus à une éventuelle implantation de l'embryon.

L'ovulation est donc une étape cruciale du cycle menstruel, car c'est le moment où l'ovule est libéré et peut être fécondé par un spermatozoïde.

Déterminer le moment de l'ovulation

Toutes les femmes n'ont pas des cycles réguliers, et même si c'est le cas, le moment de l'ovulation est susceptible de varier d'un cycle à l'autre. Plusieurs méthodes peuvent aider à identifier la période d'ovulation :

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  • Courbe de température : Généralement réalisée sur plusieurs mois, la courbe de température sert à déterminer si l’ovulation a bien lieu et si elle survient toujours au même moment du cycle. L’ovulation s’accompagne en effet chez la plupart des femmes d’une élévation de la température corporelle d’environ 0,5°C. C’est pourquoi la prise de température chaque matin au réveil, avant de se lever, permet de détecter le moment où l’ovulation se déclenche.
  • Tests d'ovulation : Des tests d’ovulation sont désormais disponibles en pharmacie. Ces tests urinaires détectent le pic hormonal qui va déclencher l’ovulation.

Il est important de noter que l'ovule ne peut être fécondé que pendant environ 24 heures après sa libération.

Optimiser la fréquence des rapports sexuels

Si l’ovule ne peut être fécondé que pendant 24 heures, les spermatozoïdes survivent environ trois à cinq jours dans l’utérus. Par ailleurs, la fréquence des rapports sexuels améliore la qualité des spermatozoïdes, qui deviennent moins mobiles après une abstinence de cinq à six jours. Quatre rapports ou plus par semaine serait la fréquence optimale pour faire un enfant.

Facteurs liés au mode de vie et à la fertilité

Plusieurs facteurs liés au mode de vie peuvent influencer la fertilité, tant chez l'homme que chez la femme :

  • Poids : La qualité de l’alimentation influence la fertilité. Si le surpoids est souvent un ennemi de la fécondité, c’est aussi le cas de la maigreur et des régimes hypocaloriques. Lorsqu’une perte de poids est recommandée, mieux vaut s’y mettre avant d’envisager une grossesse. L’obésité, le tabagisme et l’alcoolisme sont néfastes pour la fertilité masculine.
  • Tabac et alcool : Le tabac et l’alcool sont néfastes pour la fécondité. La nocivité du tabac sur le fœtus est connue, mais son impact négatif sur la fécondité est souvent ignoré.
  • Vêtements : Les pantalons moulants sont également susceptibles de contrarier les projets de parentalité. En effet, les testicules doivent être à une température d’environ 35°C (contre 37°C pour le reste du corps) afin de produire les spermatozoïdes en quantité et en qualité optimales. Or les vêtements trop prêts du corps réchauffent les organes génitaux.
  • Médicaments : Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (aspirine, ibuprofène, par exemple) bloquent la production des prostaglandines, des hormones qui interviennent à plusieurs niveaux dans le processus de reproduction (ovulation, fécondation et implantation de l’embryon dans l’utérus).

L'importance des compléments prénataux

Dès le désir d'enfant, il est recommandé de consulter un médecin afin qu'il puisse prescrire un complément d'acide folique (vitamine B9), qui est une vitamine nécessaire à la bonne formation du système nerveux du fœtus. Pour être pleinement efficace, ce traitement doit être initié au moins un mois avant la fécondation.

Les vitamines prénatales peuvent aider à tomber enceinte plus facilement, mais surtout, préparer le corps à la grossesse et accumuler les nutriments nécessaires pour que le bébé se développe bien.

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Rôle des nutriments clés

  • Vitamine B9 (Acide folique) : La vitamine B9, aussi appelée acide folique ou folates, est considérée comme l’un des nutriments les plus importants en période de préconception. Elle joue un rôle clé dans la fertilité et dans bon développement du futur bébé. Elle contribue à la division cellulaire et à la croissance des tissus maternels, deux processus essentiels dès les premières étapes de la vie. Elle soutient le cycle menstruel, favorise la qualité des ovocytes en soutenant la division cellulaire, améliorant les chances d’ovulation donc la fécondation. Elle intervient dans tous les processus de croissance, dont le développement précoce de l’embryon, contribuant à réduire certains risques de malformations congénitales, notamment les anomalies du tube neural. La vitamine B9 participe également au soutien immunitaire, aide à réduire la fatigue et joue un rôle dans l’équilibre psychologique, autant de facteurs favorables à la fertilité féminine. Comme l’organisme ne peut pas la synthétiser, une supplémentation régulière est indispensable pour prévenir les carences. Il est recommandé de commencer la supplémentation 4 semaines avant la conception et jusqu’à 8 semaines après, avec un apport de 400 µg par jour.
  • Vitamine B12 : La vitamine B12 soutient l’énergie, la vitalité et le bien-être psychologique. En période de préconception, la vitamine B12, associée à la vitamine B9 (acide folique), participe à la division cellulaire, un processus clé pour la qualité ovocytaire et la régularité du cycle féminin, ce qui optimise l’ovulation. Elle contribue aussi à la formation des globules rouges et au bon fonctionnement du système immunitaire.
  • DHA (Acide docosahexaénoïque) : Le DHA (acide docosahexaénoïque) est un acide gras essentiel qui agit sur plusieurs aspects de la fertilité. En participant à la régulation des processus inflammatoires et en soutenant le système immunitaire, il contribue à limiter l’inflammation, notamment celle qui peut affecter l’endomètre. Cette action, associée à son effet protecteur contre le stress oxydatif, soutient la qualité ovocytaire et crée un environnement plus favorable à la conception. Le DHA intervient également dans l’équilibre hormonal : il participe indirectement à la production de progestérone, hormone indispensable à la régulation du cycle féminin et à la préparation de la muqueuse utérine pour l’implantation embryonnaire. Ce soutien hormonal améliore aussi sur la qualité de la glaire cervicale, favorisant la mobilité et la survie des spermatozoïdes dans l’environnement utérin. Enfin, le DHA contribue au fonctionnement normal du cerveau et au maintien d’une vision normale.
  • Iode : L’iode est un oligo-élément indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il contribue à la production normale des hormones thyroïdiennes, essentielles à la régulation du métabolisme, de l’équilibre hormonal.
  • Vitamine D : La vitamine D, aussi appelée “vitamine du soleil”, est essentielle à l’absorption du calcium et du phosphore, contribuant ainsi au maintien d’une ossature solide et de dents saines. Au-delà de ce rôle bien connu, la vitamine D3 intervient aussi dans des fonctions clés pour la fertilité. Elle va en effet favoriser la formation des hormones sexuelles, à la fois mâles et femelles. Elle contribue ainsi à la production d'oestrogènes, stimule la progestérone et améliore la viabilité des spermatozoïdes : les chances de fécondation sont donc augmentées. Les deux futurs parents peuvent donc également en consommer tous les deux. Pendant la grossesse, la prise de vitamine D diminuerait par ailleurs les risques d'accouchement prématuré. De faibles réserves en vitamine D peuvent également être associées à d'autres complications de la grossesse comme l'hypertension et le diabète gestationnel.
  • Vitamine E : Le nom chimique de la vitamine E est l'alpha-tocophérol. C'est la combinaison de deux mots grecs : "toco", qui signifie progéniture et "phero" qui signifie porter. On comprend tout de suite par son étymologie que la vitamine E joue un rôle important dans le processus de fertilisation. Cette dernière permet entre autres d'améliorer la qualité du sperme et rend l'environnement de la muqueuse cervicale chez la femme favorable à la survie des spermatozoïdes.
  • Vitamine C : Chez les futures mamans, cette vitamine augmente le taux d’hormones.
  • Vitamine B6 : La vitamine B6 aide dans le processus de fertilisation, car elle augmente la durée de la phase lutéale lors de la menstruation. Dans la phase lutéale, l'utérus devient réceptif à la fertilisation et dans l'implantation d'embryons.
  • Fer : Pour la conception, une femme doit avoir une quantité suffisante de sang en elle, et le fer est un élément important de l'hémoglobine, nécessaire à la production de sang.
  • Zinc : Le zinc contient plus de 300 enzymes utiles, qui aideront votre corps à fonctionner correctement. C’est un élément important du matériel génétique et qui aide à la division cellulaire.
  • Acides gras oméga 3 : L'oméga 3 permet de réguler les hormones du corps.

Vivagest : un soutien pour la fertilité

Vivagest agit en synergie à plusieurs niveaux, afin de préparer l’organisme à la maternité :Contribue au soutien de la fertilité féminine, de l’équilibre hormonal au cycle menstruel. Vivagest est particulièrement recommandé après 35 ans, une période où la qualité et la quantité des ovocytes commencent à diminuer. Il est conçu pour accompagner tout au long du cycle de maternité : du désir de grossesse à la grossesse, puis pendant l’allaitement. Vivagest contient déjà 400 µg de vitamine B9 (acide folique), la dose recommandée quotidiennement dès le désir de grossesse. La richesse de Vivagest en iode et autres nutriments peut influer positivement sur les hormones, ce qui traduit généralement une action régulatrice.

Il est recommandé de commencer Vivagest dès le désir de grossesse, idéalement 3 mois avant la conception.

Les traitements d'induction de l'ovulation : Clomid et autres options

En cas de troubles de l'ovulation ou de difficultés à concevoir, il est possible d'avoir recours à des traitements pour augmenter les chances de tomber enceinte. Les médicaments inducteurs de l'ovulation ont pour but de stimuler l'ovulation chez les personnes qui ont difficulté à concevoir. Ils peuvent être prescrits isolément, dans le cadre d'une insémination artificielle ou d'une fécondation in vitro. Ils doivent être délivrés par des médecins habitués à les utiliser afin d'obtenir une efficacité maximale et de limiter l'apparition d'effets secondaires. Ils nécessitent une surveillance afin de vérifier leur efficacité, de déterminer la date de l'ovulation et d'adapter le traitement.

Clomid (citrate de clomifène)

Clomid, un médicament à base de citrate de clomifène, permet de stimuler l’ovulation. Il est prescrit en première intention pour traiter certaines stérilités, induire l’ovulation lors d’un parcours d’assistance médicale à la procréation, ou encore rechercher la cause d’une absence de règles.

Comment ça marche ? Ce médicament est un inducteur de l'ovulation : il provoque la formation de l'ovule par l'ovaire. Il agit sur l'hypothalamus, qui sécrète les hormones indispensables au déclenchement de l'ovulation.

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Posologie usuelle : 1 ou 2 comprimés, selon les cas, pendant 5 jours. La date de début du traitement ainsi que la posologie lors des cycles ultérieurs sont fixées par votre médecin. La prise du Clomid s'effectue sur 6 à 9 cycles maximum. Sa prise débute entre le 2e et le 5e jour après le premier jour des règles.

Effets secondaires possibles :

  • Stimulation excessive des ovaires
  • Diminution de la production de glaire cervicale
  • Apparition ou aggravation d'une endométriose
  • Sensibilité des seins
  • Règles plus abondantes, saignement entre les règles
  • Envie d'uriner fréquente
  • Troubles de la vision (spots ou flashs, taches lumineuses dans le champ visuel, inflammation du nerf optique, vision double, douleur oculaire, troubles de l'accommodation, décollement de la rétine ou du vitré, caillot dans les vaisseaux sanguins de la rétine)
  • Palpitations, tachycardie
  • Urticaire, allergie cutanée, chute de cheveux
  • Bouffées de chaleur, maux de tête, étourdissement, vertiges, fourmillement des extrémités
  • Anxiété, nervosité, insomnie, troubles de l'humeur, état dépressif
  • Nausées, vomissements, ballonnements, augmentation des transaminases

Une augmentation des triglycérides dans le sang parfois associée à une pancréatite a été observée, notamment lors de l'utilisation à dose et durée supérieures à celles recommandées.

Précautions :

  • L'usage de ce médicament dans les troubles de la fertilité nécessite une surveillance médicale et biologique stricte (prises de sang…). Il entraîne une probabilité plus importante de grossesse multiple.
  • Ce traitement expose à un risque de troubles visuels. En cas de survenue de troubles visuels, arrêtez le traitement et consultez un ophtalmologiste pour un examen des yeux.
  • Ce médicament, seul ou en association avec des gonadotrophines, peut provoquer une stimulation excessive des ovaires : en cas de douleurs dans le bas-ventre, de sensation de gonflement ou de prise de poids, prévenez votre médecin.

Contre-indications :

  • Maladie grave ou récente du foie
  • Saignement génital intermittent (l'origine de ce saignement doit être déterminée par des examens avant la mise en route du traitement)
  • Cancer hormonodépendant
  • Certains kystes de l'ovaire
  • Troubles de la vue pendant le traitement ou lors de traitements précédents
  • Grossesse

Interactions médicamenteuses :

Il est important d'informer votre médecin de tous les médicaments que vous prenez, car Clomid peut interagir avec certains médicaments, notamment les anticoagulants.

Gonadotrophines

Les gonadotrophines sont des injections d'hormones qui agissent sur les ovaires et permettent la maturation des follicules. Elles sont prescrites sous la forme d'une injection quotidienne à réaliser entre le 2e et le 5e jour après le début du cycle. Le monitorage de l'ovulation par l'échographie et les dosages hormonaux permet de choisir le moment où l'on va faire l'injection déclenchante de l'hormone HMG qui va provoquer l'ovulation.

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