Dalida, icône de la chanson française, a marqué des générations par sa voix et son charisme. Derrière le succès et la gloire se cachait une vie personnelle tourmentée, marquée par des drames amoureux et une blessure profonde : un avortement clandestin aux conséquences irréversibles. Cet acte, survenu dans un contexte personnel difficile, a laissé des cicatrices indélébiles et a contribué à la dépression qui l'a finalement conduite au suicide.
Une rencontre et une grossesse inattendue
En 1967, alors qu'elle pleure la perte de l'homme qu'elle aimait, Dalida rencontre Lucio, un jeune étudiant romain de 18 ans. Elle en a 34. Leur liaison est brève, mais elle tombe enceinte. Lucio, ne souhaitant pas d'enfant, la pousse à avorter clandestinement. Dalida accepte, ignorant les conséquences désastreuses que cet acte aura sur sa fertilité.
La stérilité : une blessure inguérissable
L'avortement clandestin rend Dalida stérile. Pour une femme qui rêvait de maternité, cette nouvelle est un coup dur. Elle cache d'abord son drame, puis accepte de le chanter dans "Il venait d'avoir 18 ans", une chanson qui évoque son histoire avec Lucio et son avortement. Le titre devient un immense succès, mais il résonne aussi comme un cri de douleur.
"Il venait d'avoir 18 ans" : une chanson révélatrice
En 1973, Pascal Sevran fait écouter à Dalida une chanson sur une femme plus âgée tombant amoureuse d'un homme plus jeune. Dalida comprend immédiatement que cette chanson est pour elle. "Il venait d'avoir 18 ans" sort en 1974 et devient l'un de ses plus grands succès. La chanson, bien que romancée, évoque la relation de Dalida avec Lucio et les conséquences de leur histoire.
Le désir d'enfant inassouvi
Selon son frère Orlando, Dalida a toujours souffert de ne pas avoir d'enfant. Elle a envisagé l'adoption, mais a renoncé par peur de ne pas pouvoir élever un enfant correctement, étant donné sa carrière et son manque de stabilité affective. La stérilité et l'absence d'enfant ont exacerbé son sentiment de solitude et ont contribué à sa dépression.
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Les drames amoureux : un cercle vicieux
La vie amoureuse de Dalida est marquée par des tragédies à répétition. Son compagnon Luigi Tenco se suicide en 1967, son premier époux Lucien Morisse se donne la mort en 1970, et Richard Chanfray, son amant pendant neuf ans, se suicide en 1983. Dalida se sent maudite et déclare : "Je porte malheur aux hommes que j'aime". Ces drames successifs la plongent dans une profonde dépression.
"Le Sixième Jour" : un film révélateur
En 1986, Dalida joue dans "Le Sixième Jour", un film de Youssef Chahine dans lequel elle incarne une femme du peuple qui tente de protéger son petit-fils du choléra. Selon Max Guazzini, un ami proche de Dalida, ce film a été un choc pour elle. Se voir vieillie à l'écran a renforcé son sentiment de solitude et de désespoir.
Les derniers jours et le suicide
Après un dernier gala en Turquie, Dalida semble éteinte. Le 2 mai 1987, elle fait croire à son entourage qu'elle a une soirée chargée, mais annule ses engagements. Dans la nuit du 2 au 3 mai, elle avale un tube de barbituriques avec un verre de whisky et laisse deux lettres, une à son frère Orlando, l'autre à son compagnon. Elle est retrouvée morte le lendemain matin.
Les funérailles et l'hommage
Les funérailles de Dalida ont lieu à l'église de la Madeleine à Paris. Des milliers de personnes, dont de nombreuses personnalités, viennent lui rendre hommage. Dalida est inhumée au cimetière de Montmartre. Sa tombe est toujours fleurie par ses fans.
Les raisons profondes d'un suicide
Le suicide de Dalida est le résultat d'une longue dépression causée par une vie personnelle tourmentée. La stérilité, les drames amoureux, le sentiment de solitude et le choc du film "Le Sixième Jour" ont contribué à la pousser à bout. Dalida voulait partir en pleine gloire, avant que le temps ne fasse son œuvre sur elle.
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