Introduction

La notion "les enfants du monde entier" englobe tous les enfants, sans distinction de nationalité, d'origine ethnique, de statut socio-économique ou de capacité. Elle implique une reconnaissance universelle des droits et des besoins spécifiques de chaque enfant, ainsi qu'un engagement collectif à assurer leur bien-être et leur développement harmonieux. Cet article explore cette définition en profondeur, en mettant en lumière les défis auxquels sont confrontés les enfants, en particulier ceux vivant dans la pauvreté, et en soulignant l'importance de l'écoute et de la solidarité pour construire un monde meilleur pour tous.

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant : Un Pilier Fondamental

L'engagement du monde entier envers la Convention relative aux droits de l'enfant, il y a 25 ans, a marqué un changement radical dans la protection de la santé et du bien-être des enfants et dans la prise de conscience de l’importance d’écouter la voix des enfants. Cette convention, adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, est un traité international qui énonce les droits fondamentaux des enfants, notamment le droit à la vie, à la santé, à l'éducation, à la protection contre la violence et l'exploitation, et à la participation à la vie sociale et culturelle. Elle rappelle que les enfants ne sont pas de simples objets de soins et de protection, mais des sujets de droit à part entière, capables d'exprimer leurs opinions et de participer aux décisions qui les concernent.

Les Défis Cruciaux : Pauvreté, Discrimination et Intimidation

Malgré les progrès réalisés grâce à la Convention, de nombreux enfants dans le monde sont encore confrontés à des défis majeurs qui compromettent leur bien-être et leurs perspectives d'avenir.

La Pauvreté et ses Conséquences Dévastatrices

Les enfants vivant dans la pauvreté nous demandent non seulement de respecter leurs droits, mais de les aider aussi à voir leur valeur et leur potentiel, à devenir amis d’ enfants de différentes origines. Ils nous demandent non seulement de soutenir leurs familles, mais de reconnaître et utiliser ce que leurs parents ont à offrir au monde : leur expérience, leurs valeurs et leur intelligence. La pauvreté constitue un obstacle majeur à la réalisation des droits de l'enfant. Elle se traduit par un accès limité à la nourriture, à l'eau potable, aux soins de santé, à l'éducation et à un logement décent. Elle expose également les enfants à des risques accrus d'exploitation, de travail forcé, de mariage précoce et de traite des êtres humains.

En 2012, les Principes directeurs « Extrême pauvreté et Droits de l’homme » ont été adoptés. Ils affirment l’importance « de veiller à ce que la pauvreté financière et matérielle ne soit jamais l’unique raison de retirer un enfant à ses parents ou d’empêcher sa réintégration. Et pourtant, partout dans le monde, des décideurs bien intentionnés ou des associations à but non lucratif continuent de répondre à la pauvreté avec l’idée erronée que séparer les enfants de leur familles à faibles revenus est la meilleure façon de les aider. L’adoption internationale ne cesse d’être « un marché en expansion [… où] les risques de fraude et d’abus sont élevés. »(The New York Times, 21 septembre 2013) Trop d’enfants proposés à l’adoption ont en fait au moins un de leurs parents vivant. Les services sociaux, dans les pays qui cherchent à réduire leur « taux de pauvreté des enfants », retirent les enfants des soins parentaux au principal motif de « négligence », ce qui signifie souvent un manque de moyens financiers dans des situations où il n’y a aucune preuve d’abus. Ce sont les enfants eux-mêmes qui nous disent combien il est dommageable de savoir que leurs parents sont méprisés, considérés comme incompétents et traités sans dignité. « Nous vous demandons de permettre aux enfants de vivre avec leurs parents. Si un enfant ne peut pas rester dans sa famille, c’est important qu’il garde contact avec elle pour son bien-être.

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Les enfants vivant dans des familles en grande précarité ressentent le manque de respect généralisé envers leurs parents dès leur plus jeune âge. Quand ils sont en âge d’aller à l’école, ils perçoivent trop souvent cette attitude dans la manière dont les enseignants s’adressent à leurs parents. Dans certains pays, le programme scolaire date d’une époque coloniale et donne uniquement de la valeur aux connaissances qui sont utiles pour le travail administratif, dans un contexte rural. Non seulement cela ne permet pas de préparer les enfants à relever les défis auxquels leurs communautés font face aujourd’hui, mais ce mépris pour la connaissance et l’expérience de leurs familles peut les forcer à choisir entre la réussite scolaire et leur sentiment d’appartenance à leur communauté.

La Discrimination et l'Intimidation : Des Blessures Profondes

La discrimination et l'intimidation, qu'elles soient fondées sur l'origine ethnique, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle, le handicap ou tout autre motif, peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur le développement émotionnel et social des enfants. Elles peuvent entraîner un sentiment d'exclusion, de honte et de dévalorisation, et compromettre leur capacité à apprendre et à s'épanouir.

Les éducateurs devraient apprendre à remarquer et à soutenir les efforts et initiatives des parents pour bâtir l’avenir de leurs enfants. La discrimination, la stigmatisation et l’intimidation sur les lieux de l’apprentissage augmentent la peur de l’échec chez les enfants et empêchent les parents de communiquer avec les éducateurs.

L'Importance de l'Éducation et de la Participation

L'éducation est un droit fondamental de l'enfant et un outil essentiel pour lutter contre la pauvreté et l'inégalité. Une éducation de qualité permet aux enfants d'acquérir les connaissances, les compétences et les valeurs nécessaires pour s'épanouir pleinement et participer activement à la société. Il est crucial que les programmes scolaires soient adaptés aux besoins et aux réalités des communautés locales, et qu'ils valorisent les connaissances et les expériences des familles.

En outre, il est essentiel de promouvoir la participation des enfants à la vie sociale et politique. Les enfants ont le droit d'exprimer leurs opinions sur les questions qui les concernent et d'être entendus. Leur participation peut contribuer à améliorer les politiques et les programmes qui leur sont destinés, et à construire une société plus juste et inclusive.

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L'Action Collective : Solidarité et Engagement

Relever les défis auxquels sont confrontés les enfants du monde entier exige une action collective et coordonnée de la part des gouvernements, des organisations internationales, de la société civile, des familles et des individus.

Des Politiques Familiales Équitables et Soutenantes

Nous devons nous assurer que toutes les familles soient respectées et soutenues par des politiques familiales équitables conçues dans l’esprit des droits de l’homme. Les politiques familiales doivent viser à soutenir les parents dans leur rôle éducatif, à promouvoir l'égalité des chances pour tous les enfants, et à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

Lutter Contre l'Intimidation et la Discrimination

Nous devons mettre fin à l’intimidation et à la discrimination, et soutenir les parents comme premiers partenaires pour la réussite scolaire de leurs enfants. Il est essentiel de mettre en place des programmes de prévention et de lutte contre l'intimidation et la discrimination dans les écoles et les communautés, et de sensibiliser les enfants et les adultes aux conséquences néfastes de ces phénomènes.

Le Mouvement des Enfants Tapori : Un Exemple Inspirant

En outre, le Mouvement des enfants Tapori est un outil clé pour mettre fin à l’intimidation. Grâce à Tapori, les enfants de tous les milieux se connaissent les uns les autres et développent des amitiés, échangent leurs réflexions et leurs projets à travers une Lettre mensuelle commune. Les enfants Tapori nous disent : « Avec nos gestes nous faisons respecter nos droits et nous faisons avancer les droits de tout le monde. Il n’y a pas de petits gestes quand on est 100 000 à les faire. C’est grâce aux amis que l’on peut oublier ses soucis et la tristesse, que l’on peut aussi devenir solides. Tout le monde devrait avoir un ami avec qui jouer. Nous essayons d’accepter les autres comme ils sont et d’arrêter de les juger sans les connaître. A l’école, quand il y a des enfants qui sont à l’écart, nous allons vers eux s’ils ne viennent pas vers nous. Nous nous aidons aussi les uns des autres à l’école afin que nous puissions apprendre ensemble. Dans certains pays, les enfants Tapori qui vont à l’école partagent ce qu’ils ont appris à ceux qui n’y vont pas : des mots nouveaux, des chants, des poèmes… Certains de nos parents sont étouffés par la vie, alors nous leur apportons une bouffée d’oxygène en les aidant. Nous nous entraidons pour que le travail soit fait plus vite et qu’après on ait du temps pour discuter ou jouer ensemble. Nous pensons que toutes les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas seulement besoin d’une maison ou d’un emploi ; elles devraient être en mesure de profiter de la vie. Dans nos cœurs, il y a de l’espoir pour un monde de paix, d’amitié et d’amour. Mais seuls, nous ne pourrons pas réussir. Il faut mettre ensemble tous nos efforts et nos idées. Sans la solidarité, on ne pourra jamais lutter contre la misère. Mettons-nous ensemble pour que le monde devienne meilleur et il n’y ait plus d’injustice.

Écouter la Voix des Enfants

Il est impératif d'écouter la voix des enfants et de prendre en compte leurs opinions et leurs expériences dans les décisions qui les concernent. Les enfants sont les mieux placés pour identifier leurs besoins et leurs priorités, et leur participation peut contribuer à améliorer l'efficacité des politiques et des programmes qui leur sont destinés.

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