La sexualité est une composante essentielle de la vie humaine, influençant le bien-être physique et émotionnel. Comprendre les aspects fondamentaux de la santé sexuelle, de la contraception aux infections sexuellement transmissibles (IST), est crucial pour une vie épanouie et responsable. Cet article vise à fournir des informations claires et complètes sur divers aspects de la sexualité, en mettant l'accent sur le consentement, la contraception, les menstruations, et les ressources disponibles pour les jeunes.

La Première Expérience Sexuelle : Un Pas Important

La première expérience sexuelle représente un moment significatif, souvent teinté d'incertitude, que l'on soit timide ou confiant. Il est tout à fait normal d'avoir de nombreuses interrogations. La décision d'entamer une vie sexuelle est personnelle et ne doit pas être prise à la légère. Se sentir prêt est primordial, quel que soit l'âge. Le consentement est essentiel : personne ne doit se sentir forcé de franchir cette étape. Si le désir est présent, il est important de communiquer ouvertement avec son partenaire, d'exprimer ses désirs, ses doutes et ses limites.

Pour une première expérience réussie, la préparation est indispensable. L'utilisation de préservatifs est fortement recommandée, car ils constituent la seule protection efficace contre les infections sexuellement transmissibles (IST) et les grossesses non désirées. Il est préférable de se familiariser avec leur utilisation avant le rapport. Le cadre dans lequel se déroule la première fois est également important : intimité, sécurité et confort sont de mise. Si la première fois ne correspond pas aux attentes, il ne faut pas se décourager. La sexualité est une découverte progressive, et les expériences suivantes seront probablement plus satisfaisantes.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous adresser à votre médecin ou à divers organismes comme les centres de santé sexuelle (CSS - ex centres de planification ou d’éducation familiale).

Comprendre le Consentement, la Majorité Sexuelle et l'Orientation Sexuelle

Pour vivre une sexualité épanouie, il est essentiel de maîtriser les notions de consentement, de majorité sexuelle et d'orientation sexuelle. En France, bien qu'il n'existe pas d'âge légal pour les relations sexuelles, l'âge du consentement est fixé à 15 ans. Cela signifie qu'à partir de cet âge, une personne est considérée comme capable d'exprimer son accord libre et éclairé pour un acte sexuel. Le consentement peut être retiré à tout moment, et le silence ne vaut pas approbation. Le consentement doit être donné personnellement, en toute conscience et sans influence extérieure. Il est impossible de consentir sous l'emprise de l'alcool, de drogues, ou dans un état d'inconscience. De plus, des restrictions existent concernant les partenaires sexuels des mineurs.

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L'orientation sexuelle désigne l'attirance d'une personne envers d'autres personnes, que ce soit sur le plan affectif, émotionnel ou sexuel. Elle peut varier considérablement, allant de l'attirance exclusive pour le sexe opposé (hétérosexualité) à l'attirance exclusive pour le même sexe (homosexualité), en passant par l'attirance pour les deux sexes (bisexualité), l'attirance indépendante du genre (pansexualité) ou l'absence d'attirance sexuelle (asexualité). Toute forme de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle est inacceptable.

Il est essentiel de distinguer l'orientation sexuelle de l'identité de genre. L'identité de genre est le sentiment profond et personnel d'être un homme, une femme, les deux, ni l'un ni l'autre, ou quelque part entre les deux. Elle ne correspond pas toujours au sexe assigné à la naissance en fonction des organes génitaux. Une personne peut être cisgenre (son identité de genre correspond au sexe assigné à la naissance) ou transgenre (son identité de genre diffère du sexe assigné à la naissance). Les personnes non binaires, par exemple, ne se reconnaissent ni comme hommes ni comme femmes, ou se reconnaissent comme les deux à la fois.

L'Impact de la Pornographie et de la Banalisation de la Violence

Une étude récente de l'Arcom révèle qu'une majorité de garçons dès l'âge de 12 ans consacrent en moyenne une heure par mois à la consultation de sites pornographiques. Cette pratique est nettement moins répandue chez les adolescentes, et l'écart entre les deux sexes se creuse avec l'âge. Ces visionnages ne sont pas sans conséquences et peuvent avoir un impact négatif sur la perception de la sexualité chez les jeunes. Ils peuvent engendrer des complexes, fausser la représentation de la réalité des relations sexuelles et conduire à des comportements inappropriés, voire violents. Or, ces contenus sont loin de refléter la diversité et la réalité des relations sexuelles. Il n'existe pas de norme en matière de sexualité, et le consentement mutuel est essentiel. Au-delà de la pornographie, la banalisation de la violence dans les séries, romans ou films peut également avoir une influence néfaste. Pour contrer ces idées reçues, il est essentiel de dialoguer avec des professionnels ou des interlocuteurs de confiance.

Les Menstruations : Un Processus Naturel

Les menstruations, communément appelées les "règles", désignent le saignement mensuel qui survient chez les femmes et les personnes ayant un utérus, généralement de la puberté à la ménopause. C'est une partie normale et naturelle du cycle menstruel. En moyenne, elles arrivent vers l'âge de 13 ans. Chaque mois, le corps d'une personne menstruée se prépare à une éventuelle grossesse. Si la grossesse n'a pas lieu (c'est-à-dire si l'ovule n'est pas fécondé ou ne s'implante pas), cette paroi utérine n'est plus nécessaire. Le corps l'élimine alors par le vagin.

Le cycle menstruel dure en moyenne 28 jours, mais peut varier de 21 à 35 jours. Les règles en elles-mêmes surviennent généralement une fois par mois. Les saignements durent généralement de 3 à 7 jours. La douleur pendant les règles varie considérablement d'une personne à l'autre. Quelques jours avant les saignements, certaines personnes peuvent ressentir des maux de tête, des douleurs aux seins, des ballonnements ou de l'irritabilité. C'est ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel (SPM). Dans 5 à 10 % des cas, le SPM est plus sévère et peut entraîner des troubles émotionnels importants comme une humeur dépressive ou une forte anxiété, on parle alors de trouble dysphorique prémenstruel.

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Durant les menstruations, l'utérus se contracte pour expulser l'endomètre, ce qui peut provoquer un inconfort, des crampes dans le bas-ventre, et parfois des douleurs dans le dos et les cuisses. Ces douleurs durent généralement un à deux jours. Elles sont fréquentes chez les adolescentes et ont tendance à diminuer après 18 ans. En plus des douleurs, les règles peuvent s'accompagner de fatigue et de troubles digestifs comme des diarrhées, ou plus rarement, des nausées et vomissements. Dans notre région, 11 centres offrant une prise en charge globale et adaptée aux femmes souffrant d’endométriose sont labellisés par l'ARS.

Pour gérer les saignements menstruels, il existe différentes protections périodiques, chacune avec ses spécificités. Les plus courantes sont les serviettes hygiéniques (internes ou externes), pratiques et faciles d'utilisation. Les tampons, à insérer dans le vagin, sont discrets et adaptés aux activités sportives. De plus en plus populaires, la coupe menstruelle (ou cup) est une option réutilisable, économique et écologique, qui se place également dans le vagin.

Pour lutter contre la précarité menstruelle (notamment l'incapacité à se procurer et à accéder aux produits menstruels), de nombreuses associations (comme Règles Élémentaires, la Croix-Rouge française, Dons Solidaires, ou la FAGE pour les étudiant·es) organisent des collectes et distribuent des serviettes, tampons, coupes menstruelles, et même des culottes menstruelles réutilisables. À savoir : Reglà géolocalise les protections périodiques disponibles gratuitement en France.

Accès aux Soins Gynécologiques et à la Contraception

Pour les jeunes de 12 à 25 ans, l'Assurance Maladie prend en charge une première consultation gynécologique, ainsi qu'une consultation annuelle, sans avance de frais (sauf dépassements). Les consultations dans les centres de santé sexuelle sont gratuites et anonymes pour les mineures. L'examen gynécologique n'est pas obligatoire lors de la première consultation, sauf en cas de problème ou à la demande de la patiente. Il est possible de choisir son professionnel de santé et d'en changer. L'accompagnement par un proche est possible, et l'autorisation parentale n'est pas requise, même pour les mineures. Le secret médical garantit la confidentialité des échanges. En cas de retard de règles ou de douleurs abdominales intenses, une consultation urgente est recommandée.

Lorsqu'on débute sa vie sexuelle, le choix de la contraception est une étape cruciale. Pour faciliter l'accès à la contraception, toutes les femmes de moins de 26 ans peuvent bénéficier d'une contraception gratuite. Cela inclut les pilules hormonales de 1re ou 2e génération, l'implant contraceptif hormonal, le stérilet, le diaphragme, les progestatifs injectables, la contraception d'urgence hormonale et, depuis le 1er janvier 2023, certains préservatifs externes (masculins) et internes (féminins). La gratuité couvre également la consultation médicale ou avec une sage-femme, le bilan biologique et tous les soins liés à la contraception. Toutes les mineures, même celles de moins de 15 ans, ont accès à la contraception gratuite. Si une mineure souhaite rester anonyme, elle peut obtenir une ordonnance portant la mention « contraception mineure » auprès d'un médecin généraliste. Elle présente ensuite cette ordonnance à la pharmacie, sans avoir à avancer les frais. L'utilisation d'une contraception est essentielle pour éviter une grossesse non désirée, car les jeunes femmes peuvent être fertiles dès la puberté. Que votre vie sexuelle soit récente, régulière ou irrégulière, il existe une variété de méthodes contraceptives adaptées à vos besoins.

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Les Différentes Méthodes Contraceptives

Il existe une variété de méthodes contraceptives, chacune ayant ses avantages et ses inconvénients. Il est important de choisir une méthode adaptée à ses besoins et à son mode de vie, en consultant un professionnel de santé.

Le Préservatif

Le préservatif, qu'il soit masculin ou féminin, est une méthode contraceptive efficace pour prévenir les grossesses non désirées et se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST). Fabriqué en latex ou en polyuréthane, il existe une variété de modèles (lubrifiés, parfumés, texturés, colorés, ultrafins, retardants, stimulants) pour répondre aux préférences individuelles. Il est à usage unique et doit être mis en place avant toute pénétration ou fellation. Il est recommandé de s'entraîner à le mettre en place avant le rapport sexuel. Il faut le dérouler sur le pénis en érection, en pinçant l'extrémité pour chasser l'air. Si nécessaire, un gel lubrifiant à base d'eau ou de silicone peut être utilisé. Les préservatifs masculins sont disponibles en pharmacie, dans les distributeurs automatiques, les supermarchés et sur Internet. Certains préservatifs sont disponibles gratuitement en pharmacie pour les jeunes de moins de 26 ans. Les associations, les centres de santé sexuelle, les centres de dépistage et les infirmeries scolaires en distribuent également gratuitement. Il doit être inséré dans le vagin avant la pénétration. Comme pour le préservatif masculin, il est conseillé de s'entraîner à l'utiliser. Les préservatifs féminins sont disponibles en pharmacie, dans les supermarchés, les distributeurs automatiques et sur Internet. Certains préservatifs féminins sont disponibles gratuitement en pharmacie pour les jeunes de moins de 26 ans.

La Pilule Contraceptive

La pilule contraceptive est une méthode efficace pour prévenir les grossesses non désirées, à condition d'être prise correctement. Elle agit en empêchant l'ovulation, c'est-à-dire la libération d'un ovule par les ovaires. Elles contiennent deux hormones, un progestatif et un œstrogène. Elles doivent être prises tous les jours à la même heure. Ces pilules bloquent l'ovulation et peuvent, en prise continue, supprimer les règles. Un arrêt de sept jours entre deux plaquettes provoque des saignements. En cas d'oubli de plus de douze heures, la protection contraceptive n'est plus assurée. En dessous de ce délai, la pilule oubliée doit être prise dès que possible, et les suivantes à l'heure habituelle. Elles contiennent uniquement un progestatif. Elles sont minidosées et doivent également être prises tous les jours à la même heure. Certaines micropilules bloquent l'ovulation, d'autres non. Il est possible de ne plus avoir de règles avec ces pilules, sans que cela n'ait d'incidence sur la santé.

L'oubli de pilule contraceptive nécessite une réaction rapide et appropriée. La conduite à tenir varie en fonction du type de pilule et du délai écoulé depuis l'oubli. Si un rapport sexuel a eu lieu dans les trois à cinq jours précédant l'oubli, il est impératif de prendre une contraception d'urgence. En cas de doute ou d'inquiétude, un test de grossesse peut être effectué trois semaines après la date de l'oubli.

Outre la pilule, il existe d'autres options hormonales telles que le patch, l'implant, l'anneau vaginal et les progestatifs injectables. La pilule combinée est généralement la plus prescrite aux jeunes filles. Il est important de noter que depuis le 1er janvier 2022, les pilules hormonales de première et deuxième génération sont gratuites pour les jeunes femmes de moins de 26 ans. Elles sont également gratuites pour les personnes non assurées sociales dans les centres de santé sexuelle. Les autres pilules sont vendues sur ordonnance, avec un coût variant de deux à quatorze euros par mois environ, et certaines sont remboursées à 65 %. La prescription de la pilule nécessite une consultation médicale auprès d'un médecin généraliste ou d'un gynécologue. Un suivi médical régulier est indispensable lors de la prise de la pilule, généralement une fois par an. Comme tout médicament, elle peut entraîner des effets secondaires tels que des douleurs mammaires, des nausées ou des saignements.

Autres Méthodes Hormonales

  • Le patch : Un timbre adhésif simple à utiliser, appliqué sur la peau sèche (à l'exception de la poitrine) et remplacé chaque semaine pendant trois semaines consécutives, suivies d'une semaine de pause. Il est efficace même sous la douche, dans le bain, à la piscine ou au hammam, et reste efficace jusqu'à 48 heures en cas d'oubli. Les effets secondaires sont similaires à ceux de la pilule, avec des irritations cutanées possibles. Une surveillance médicale est nécessaire. Le patch est prescrit en deuxième intention et est déconseillé aux femmes ne tolérant pas les pilules combinées.

  • L'implant : Un bâtonnet inséré sous la peau du bras sous anesthésie locale, libère un progestatif pendant trois ans, empêchant l'ovulation. Un contrôle est recommandé trois mois après la pose. Les effets secondaires possibles incluent des troubles menstruels, une prise de poids chez les personnes en surpoids et de l'acné. Il est prescrit en deuxième intention aux femmes présentant des contre-indications ou une intolérance aux contraceptifs œstroprogestatifs et aux stérilets, ou ayant des difficultés à prendre la pilule régulièrement. Il est nécessaire de vérifier sa position toutes les deux semaines.

  • L'anneau vaginal : Un anneau souple inséré dans le vagin, libère des hormones pendant trois semaines, suivies d'une semaine de retrait. Il provoque des saignements similaires aux règles. Il nécessite un suivi médical et est prescrit en cas de contre-indications à la pilule.

  • Les progestatifs injectables : Administré…

Vaccination et Santé

La vaccination est un aspect essentiel de la santé publique. La vaccination est entièrement prise en charge lorsqu'elle a été effectuée au collège ou pour les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire.

Depuis le début de la campagne de rappel, 39 170 713 personnes ont reçu une dose de rappel. À noter : les chiffres correspondant aux vaccinations frauduleuses (faux certificats de vaccination) sont progressivement déduits du cumul total d’injections. Avec l’ouverture de la vaccination aux 12-17 ans, le calcul du taux de vaccination de la population majeure évolue. Le nombre d’injections par classe d’âge n’étant disponible qu’à J+1, nous communiquerons désormais le taux de vaccination de la population majeure à J-1, de manière hebdomadaire chaque mardi. La vaccination peut être effectuée chez un pharmacien, un médecin de ville (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail), dans un cabinet infirmier ou chez une sage-femme, en centre de vaccination, chez votre chirurgien-dentiste, dans un laboratoire de biologie médicale.

Conformément aux différents avis scientifiques rendus depuis le mois d’avril 2021, le président de la République a annoncé, le 11 août 2021, le lancement d’une campagne de rappel de la vaccination anti-Covid-19 dès le mois de septembre 2021 pour certaines populations prioritaires particulièrement vulnérables. Concrètement, les personnes ayant été primo vaccinées selon un schéma à deux doses, recevront leur dose de rappel (ou troisième dose) dès trois mois après la deuxième dose. En cas d’infection survenue au moins 3 mois après le schéma vaccinal complet initial, il n’y a pas d’obligation de faire son rappel. Pour les patients immunodéprimés, un avis médical est recommandé. Les personnes ayant eu le Covid-19 plus de 3 mois après leur dose additionnelle n’ont pas besoin de faire leur dose de rappel sauf s’ils voyagent dans un pays où la dose de rappel est obligatoire. Le rappel doit être fait avec un vaccin à ARN messager (Pfizer ou Moderna) de manière indifférenciée quel que soit le vaccin utilisé pour la primovaccination.

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