Introduction

La Protection Maternelle et Infantile (PMI) joue un rôle crucial dans la protection de l'enfance, notamment dans les situations complexes d'enlèvement et de garde d'enfant. Cet article explore en profondeur le rôle de la PMI, les procédures d'évaluation, les mesures de protection possibles, ainsi que les recours disponibles pour les familles. Il aborde également les problématiques liées à l'autorité parentale dans les établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE) et les obligations de ces structures.

L'Information Préoccupante : Point de Départ de l'Intervention

Définition et Objectifs

L'information préoccupante est un signalement de situation de danger concernant un mineur. Elle vise à alerter les autorités compétentes sur une situation potentiellement préjudiciable au bien-être de l'enfant.

Déroulement de l'Évaluation

Suite à une information préoccupante, une évaluation est menée. En fonction de son âge et de son degré de maturité, une rencontre est organisée avec le mineur, idéalement avec l'accord des parents. Seul le conseil départemental a connaissance de l'identité de la personne à l'origine de l'information préoccupante.

Secret Professionnel et Obligation de Signalement

Les professionnels, y compris les médecins, sont soumis au secret professionnel, mais ils ont l'obligation de signaler les violences commises sur mineur et les violences exercées au sein du couple, conformément aux articles 226-13 et 226-14 du Code pénal.

Suites de l'Évaluation

À l'issue de l'évaluation, deux issues sont possibles :

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  • Classement sans suite : Si la situation ne présente pas de danger avéré.
  • Procédure judiciaire : Devant un juge des enfants ou un juge pénal, si le danger est confirmé.

Le Placement d'Enfant : Une Mesure Exceptionnelle

Conditions de Mise en Œuvre

Le placement d'un enfant est une mesure exceptionnelle de protection prise par le juge des enfants lorsqu'il estime que le maintien de l'enfant dans son milieu familial l'expose à un danger. Cette décision intervient uniquement lorsque les autres solutions d'accompagnement et de soutien à la famille ne sont pas suffisantes pour garantir la sécurité et le bien-être de l'enfant.

Mesures Alternatives au Placement

Avant de décider du placement d’un enfant, le juge doit privilégier d’autres mesures qui visent à soutenir la famille et éviter une séparation avec l'enfant. Ces mesures peuvent être les suivantes :

  • Aide éducative à domicile (AED) : Mise en place par l'aide sociale à l'enfance (ASE) d’un suivi régulier pour prévenir les situations de danger.
  • Placement ponctuel : En accueil de jour ou en hébergement temporaire.
  • Assistance éducative en milieu ouvert (AEMO) : Suivi obligatoire par un éducateur mandaté par le juge pour travailler avec la famille sur les difficultés rencontrées.
  • Retrait temporaire : De l'enfant chez un proche (membre de la famille ou tiers de confiance).

Situations Justifiant un Placement

Le juge peut décider de placer un enfant lorsqu'il estime qu'un risque trop important pèse sur un ou plusieurs aspects de sa vie, notamment :

  • Santé physique : Manque de soins médicaux, malnutrition.
  • Santé mentale ou psychologique : Troubles du comportement, absence de suivi.
  • Sécurité physique : Maltraitance, négligence.
  • Sécurité matérielle : Logement insalubre.
  • Moralité : Exposition à la délinquance.
  • Éducation : Déscolarisation, absentéisme scolaire.
  • Développement physique, affectif, intellectuel et social : Carence affective, isolement social.

Fratrie et Placement

La mesure de placement peut être prise en même temps pour plusieurs enfants de la même famille. Dans ce cas, le juge cherche autant que possible à les maintenir ensemble. Cependant, si cela va à l'encontre de l'intérêt de l'un des enfants (par exemple en cas de conflits ou d’influence négative entre eux), il peut décider de les placer séparément.

Nature de l'Assistance Éducative

La mesure de placement s'inscrit dans ce que l'on appelle l'assistance éducative. Elle vise à protéger l'enfant tout en accompagnant les parents dans l'amélioration de la situation familiale. L'objectif est de permettre à l'enfant de retourner dans sa famille dès que possible et ce, sous certaines conditions. Un bilan de santé et de prévention est obligatoirement réalisé à l'entrée du mineur dans le dispositif de protection de l'enfance.

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Intervention du Juge des Enfants : Procédure et Décisions

Demande d'Intervention

Le juge des enfants peut intervenir à la demande des personnes suivantes :

  • Procureur de la République.
  • Parents (séparément ou ensemble) ou tuteur (s'ils estiment qu'ils ne peuvent plus assurer la sécurité de l'enfant).
  • Personne ou institution à qui l'enfant avait été confié provisoirement par l'aide sociale à l'enfance (ASE).
  • Enfant lui-même : Selon son âge et sa capacité de discernement, il peut s'adresser au juge soit par l'intermédiaire d'un avocat, d'un éducateur spécialisé, d'un assistant social, soit par écrit, soit en étant entendu directement par le juge.

Le juge des enfants peut également décider d'intervenir de lui-même.

Procédure de Saisine

La demande se fait par l'intermédiaire d'une requête, c'est-à-dire un document écrit formalisé permettant de saisir un tribunal en expliquant les faits. La requête est à adresser au juge des enfants du tribunal du domicile de la personne chez qui l'enfant réside.

Information des Parties

Dès l'ouverture de la procédure, le juge doit informer les personnes suivantes :

  • Procureur de la République.
  • Parents, personne ou institution à qui l'enfant a été confié (s'ils ne sont pas à l'origine de la demande).

Convocation à l'Audience

Au cours de la procédure, le juge doit convoquer les personnes suivantes :

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  • Parents.
  • Personne ou l'institution à qui l'enfant a été confié provisoirement.
  • Enfant (s'il est capable de discernement).

Évaluation de la Situation

Le juge ordonne toute mesure d'information sur la personnalité et les conditions de vie de l'enfant et de ses parents (enquête sociale, examens médicaux…). On parle de mesures d'investigation judiciaires éducatives. L’objectif est de recueillir le plus grand nombre d’informations pour évaluer la gravité du danger et les capacités des parents à assurer la protection de leur enfant.

Déroulement de l'Audience

Le juge doit recevoir les parents (ou le tuteur), la personne ou le représentant du service à qui l'enfant a été confié, et le mineur avant toute décision. Lors de l'audience, si l'enfant est capable de discernement, le juge effectue un entretien individuel avec lui. Dans ce cas, si c'est dans son intérêt, le juge peut demander que l'enfant soit assisté d'un avocat. Si l'enfant n'est pas en mesure de s'exprimer seul, le juge peut demander la désignation d'un administrateur ad hoc. Le juge peut également entendre toute personne qui pourrait apporter des éléments utiles à la compréhension de la situation familiale. Le but est de comprendre la situation familiale de l'enfant et d'identifier les mesures qui lui seraient les plus adaptées.

Décisions Possibles

Cas Général

Le juge doit toujours s'efforcer de recueillir l'adhésion de la famille à la mesure envisagée et se prononcer uniquement dans l'intérêt de l'enfant. Chaque fois qu'il est possible, le mineur doit être maintenu dans son milieu actuel. À l'issue de l'audience, le juge peut décider de mettre en place une ou plusieurs mesures éducatives. Il peut décider de confier l'enfant à l'une des personnes ou institutions suivantes :

  • Autre parent (si l'enfant n'avait pas sa résidence habituelle chez lui et ne court pas de danger).
  • Membre de la famille autre que les parents (un voisin, un ami connu ou à un tiers digne de confiance).
  • Service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase), qui place l'enfant en famille d'accueil ou dans un établissement spécialisé.
  • Service ou établissement habilité pour l'accueil séquentiel de mineurs (par exemple : à la journée, 2 fois par semaine).
  • Service ou établissement sanitaire ou d'éducation (par exemple, maison d'enfants à caractère sanitaire et social, hôpital).

Le juge peut également décider de classer le dossier sans suite s'il estime qu'il n'y a pas lieu de placer l'enfant. La décision doit être argumentée et notifiée aux parties dans les 8 jours.

En Cas d'Urgence

En cas d'urgence et sans attendre la fin de la procédure, le juge des enfants peut prononcer une mesure de protection provisoire. Il peut décider de confier l'enfant à l'une des personnes ou institutions suivantes :

  • Service départemental de l'aide sociale à l'enfance (Ase), qui place l'enfant en famille d'accueil ou dans un établissement spécialisé.
  • Structure appelée lieu de vie (petite structure spécialisée pour recevoir des adolescents en danger).
  • Autre parent (si l'enfant n'avait pas sa résidence habituelle chez lui et ne court pas de danger).
  • Membre de la famille autre que les parents (à un voisin, à un ami connu ou à un tiers digne de confiance tel que les grands-parents).

Le juge doit auditionner les parties au plus tard 15 jours après sa décision. Le juge peut aussi demander l'intervention d'un éducateur dans la famille ou dans le service ou chez la personne à qui l'enfant a été confié. Le procureur de la République peut prendre les mêmes mesures provisoires que le juge. Dans ce cas, il doit saisir le juge des enfants dans les 8 jours suivant le placement provisoire. Le juge des enfants doit alors tenir une audience dans les 15 jours suivant la demande d'intervention qui lui a été faite. La décision du juge doit être argumentée et notifiée aux parties dans les 8 jours.

Mesures Cumulatives

Le juge peut prononcer cumulativement le placement d'un mineur à l'aide sociale à l'enfance (Ase) et une mesure d'assistance éducative en milieu ouvert. Dans ce cas, l'enfant n'est pas placé dans un centre, il est suivi par un éducateur ou par une famille d'accueil. Toutefois, il peut le faire uniquement lorsque la situation et l'intérêt de l'enfant le justifient, et ce sur réquisitions écrites du ministère public.

Recours : L'Appel

Qui Peut Faire Appel ?

Cet appel peut être formé par les personnes suivantes :

  • Parent(s) ou avocat.
  • Tuteur de l'enfant (s'il en a été nommé un).
  • Enfant lui-même.
  • Personne ou service à qui l'enfant a été confié.
  • Procureur de la République.

Délai d'Appel

La décision du juge des enfants peut faire l'objet d'un appel dans les 15 jours qui suivent sa notification. L'appel doit être présenté devant la chambre des mineurs de la cour d'appel compétente.

Durée du Placement et Modifications

La mesure de placement dure 2 ans maximum. Elle peut être renouvelée plusieurs fois par décision argumentée. Exceptionnellement, si les parents présentent des difficultés éducatives graves, sévères et continues, le placement dans un service ou une institution peut être prononcé pour une durée plus longue. Lorsque le service de l'Ase envisage de modifier le lieu de placement de l'enfant, il doit en informer le juge au moins 1 mois avant. En cas d'urgence, le lieu du placement peut être modifié par le service de l'Ase, qui doit alors en informer le juge dans les 48 heures.

Évolution de la Notion d'Enfant en Danger

La notion d’enfant « maltraité » qui existait avant dans le code civil a fait place à la notion d’enfant « en danger ». Cependant, l'interprétation de cette notion peut varier d'un juge à l'autre, ce qui peut conduire à des situations controversées.

Critiques du Système d'Assistance Éducative

Le système d'assistance éducative fait l'objet de critiques, notamment concernant le nombre de dossiers qui ne devraient pas exister et le manque de transparence des procédures. Certains dénoncent un système lucratif où les services sociaux sont la cheville ouvrière, avec des conflits d'intérêts potentiels. Les familles accusées se retrouvent souvent dans une situation de déséquilibre face à des accusations parfois sans fondement. Le placement abusif est considéré comme une atteinte à la liberté familiale.

L'Agrément des Assistantes Maternelles

Obtention de l'Agrément

Pour pouvoir exercer sa profession, l’assistante maternelle doit obligatoirement être titulaire d’un agrément délivré par le Président du conseil départemental de son lieu de résidence. Depuis 2012, c’est le référentiel national d’agrément des assistants maternels, qui définit les critères d’obtention. Lors d’une demande d’agrément d’assistante maternelle, les motivations sont évaluées par le service de la Protection maternelle et infantile (PMI). Pour obtenir un agrément d’assistante maternelle, une attention particulière est portée aux caractéristiques du logement. La PMI s’assure également des compétences pour exercer le métier d’assistante maternelle. Exercer le métier d’assistante maternelle implique de connaître ses droits, ses devoirs et tous les éléments qui gravitent autour de ce métier. L’obtention de l’agrément n’est pas automatique. Dans certains cas, une personne peut se voir refuser l’agrément d’assistante maternelle si certains critères d’obtention ne sont pas toujours en adéquation avec l’exercice du métier et peuvent contraindre la PMI à rejeter la demande.

Retrait d'Agrément

Le retrait d’agrément d’une assistante maternelle a lieu, si les conditions d’accueil des enfants ne garantissent plus leur sécurité, leur santé ou leur épanouissement. Le retrait est décidé par le Président du conseil départemental après avis d’une commission consultative paritaire départementale (CCPD).

Procédure de Retrait

Il est vivement conseillé de solliciter la transmission du dossier, par voie électronique ou par courrier de préférence, avant le passage en Commission. Lors de son passage devant la commission, l’assistante maternelle peut présenter des observations écrites et demander à être entendue. Elle peut se faire assister ou représenter par une personne de son choix. La commission délibère hors la présence de l’intéressée. L’avis de la commission est consultatif, ce qui signifie qu’elle ne prend pas de décision définitive. Si le Président du conseil départemental décide d’un retrait d’agrément d’une assistante maternelle, la décision est transmise sans délai à l’intéressée.

Autorité Parentale et Établissements d'Accueil du Jeune Enfant (EAJE)

Problématiques Rencontrées

Les problématiques en lien avec l’autorité parentale dans les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) concernent principalement l’inscription de l’enfant et les situations de conflit entre les deux parents.

Obligations des EAJE

Il faut se référer à la définition même de l’autorité parentale et replacer les parents dans leurs obligations vis-à-vis de l’enfant, bien remettre l’enfant au centre des préoccupations. La réforme des modes d’accueil a modifié les missions des EAJE. En cas de conflit, il faut avoir à l’esprit que L’EAJE n’est pas un lieu de médiation.

Actes Requérant Information et/ou Autorisation

Tout ce qui est prévu dans le règlement de fonctionnement de l’établissement ne requiert pas d’autorisation spécifique et va aussi s’imposer aux parents. A contrario, tout ce qui n’a pas été prévu dans le cadre du règlement devrait faire l’objet d’une autorisation.

Limites de l'Autorité Parentale

C’est le projet éducatif qui va définir les modalités d’accueil de l’enfant, pas les consignes des parents. La limite, c’est le risque encouru par l’enfant.

Recours en Cas de Conflit

En cas de conflit, le professionnel a l’obligation de mettre en place un dialogue qui revient sur les raisons du refus. Si les parents persistent, en cas d’injonction, il est possible de rompre le contrat d’accueil.

Séparation des Parents

La séparation est sans incidence sur la dévolution de l’autorité parentale. Les parents restent un couple parental et sont tenus aux mêmes obligations.

Rôle du Professionnel en Cas de Conflit

La place du professionnel sera de dire que l’intérêt de l’enfant doit primer, que cette obligation va perdurer jusqu’à la majorité de l’enfant, et même au-delà, jusqu’à son indépendance. On est dans le rôle d’accompagnant à la parentalité.

Évolution de l'Autorité Parentale

La manière d’aborder l’autorité parentale a évolué en même temps que la société. Aujourd’hui, il y a vraiment un distinguo entre le couple conjugal et le couple parental.

Jugement du JAF et Retrait de l'Autorité Parentale

La responsabilité de la structure est alors de transmettre l’information au professionnel. Que risque un professionnel de la petite enfance qui ferait fi d’un jugement ? (Si) la structure a mal organisé la transmission de l’information, elle est dans ce cas responsable. Soit on constate une faute du professionnel qui risque la sanction disciplinaire. Mais c’est une situation assez improbable.

Formation des Professionnels de la Petite Enfance

Dans les formations initiales EJE, une partie du programme de droit civil aborde l’autorité parentale. Mais la formation initiale doit être complétée continuellement avec les évolutions de la société. Il faut arriver à discuter avec les professionnels des situations qu’ils rencontrent. Dans le secteur de la petite enfance, il n’y a pas d’obligation quantifiée de se former. Chaque structure a un projet d’établissement qui décline le projet de formation continue des professionnels.

Motifs de Retrait de la Garde des Enfants

Maître Zubaroglu, avocat au barreau de Paris, présente les 5 principaux motifs en droit de la famille qui peuvent conduire à enlever la garde des enfants à un parent :

  1. Mauvaise conduite répétée : Une personne peut être sanctionnée en cas de mauvaise conduite répétée et reconnue, notamment si elle exerce des pressions, des violences physiques ou psychologiques.
  2. Consommation excessive d'alcools ou de drogues : La consommation habituelle et excessive d’alcools ou de drogues par un parent est susceptible de modifier son comportement et de mettre l'enfant en danger.
  3. Abandon d'enfant : L’enfant abandonné doit d’abord être mineur et non émancipé. L’abandon d’enfant est un délit passible de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Un parent qui ne paie pas la pension alimentaire, la contribution aux charges du mariage ou d’autres prestations pendant plus de deux mois commet un abandon de famille.
  4. Désintérêt pour l'enfant : L’autorité parentale peut aussi être retirée totalement en cas de désintérêt pour l’enfant.
  5. Mesure d'assistance éducative : Le retrait total de l’autorité parentale peut être prononcée dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative.

Procédure de Retrait de l'Autorité Parentale

Cette demande doit s’effectuer auprès du tribunal du lieu de résidence du parent contre lequel l’action est exercée. Le juge peut décider du retrait total ou partiel de l’autorité parentale. Enlever totalement la garde porte sur tous les droits concernés par l’autorité parentale. Le retrait partiel porte sur certains éléments seulement.

Conséquences du Retrait

Quand un parent est décédé ou a perdu ses droits, le juge peut retirer partiellement ou totalement l’autorité parentale à l’autre. Il peut alors confier l’enfant à un tiers - membre de la famille ou non - de façon provisoire. Ce tiers organise la tutelle. Si votre enfant est confié à l’Ase, dans le cadre d’un retrait total, il obtient le statut de pupille de l’Etat. Il est adoptable uniquement si le tuteur considère que cette mesure n’est pas conforme aux intérêts de votre enfant. Désormais, le juge qui décide le retrait total de l’autorité parentale peut également se prononcer sur le changement de nom de l’enfant.

Ordonnance de Placement Provisoire (OPP)

Une ordonnance de placement provisoire (OPP) est une mesure de protection prononcée par un juge des enfants. Une décision de placement est proclamée afin de protéger l’enfant. Ce dernier est retiré provisoirement de son milieu de vie habituel afin d’être placé au sein d’un établissement spécialisé (Village d’Enfants et d’Adolescents, foyers, MECS…) ou dans une famille d’accueil. Une ordonnance de placement provisoire est prononcée pour une durée maximale de 2 ans.

Déclenchement de l'OPP

Un signalement ou une information préoccupante peuvent être donnés pour informer qu’un mineur est en danger. Suite à ces entretiens et aux informations reçues, le juge décide de la mesure la plus adaptée à la situation de l’enfant. Le maintien du mineur en famille est privilégié, avec parfois des mesures d’assistance éducative en milieu ouvert.

Mise en Œuvre de l'OPP

Lorsqu’il prononce une ordonnance de placement provisoire, l’enfant est placé sous la responsabilité du président du Conseil départemental. L’OPP doit être justifiée par le juge du tribunal de grande instance, expliquant les raisons qui l’ont mené à prendre cette décision. Une fois l’Ordonnance de placement provisoire prononcée, le mineur est pris en charge par les services de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) du département. L’enfant est alors placé dans un foyer, un Village d’Enfants ou une famille d’accueil. Lors du placement, les parents continuent d’exercer leur autorité parentale. Ils bénéficient parfois d’un droit de visite ou d’hébergement permettant de maintenir le lien parent-enfant.

Dysfonctionnements Liés aux Assistantes Maternelles

Les affaires de dysfonctionnement liées à des assistantes maternelles se multiplient en France. En cas de plainte, la réactivité peut également varier d’un département à l’autre, selon un syndicat des médecins de PMI.

Rôle des Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI)

Les centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) sont des services de santé publique gérés par les départements. Lieux gratuits, ouverts à tous, ils accueillent les parents et les enfants de moins de 6 ans. On peut y faire suivre sa grossesse, et bénéficier de consultations après l’accouchement et du suivi médical de bébé. On peut aussi participer à des ateliers en groupe organisés à la PMI. On peut rencontrer un professionnel de la PMI pour se rassurer sur l'allaitement, le développement de bébé, sa croissance, son poids, son sommeil, ses pleurs…

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