L'assistance médicale à la procréation (PMA) est une démarche émotionnellement et physiquement exigeante pour les couples en quête de concevoir. Lisez n’importe quel article sur les « conseils pour augmenter votre fertilité » et vous trouverez obligatoirement quelque chose sur l’importance du mode de vie, généralement l’alimentation et le sport. Cependant, le sport et la FIV, c’est un sujet plus délicat. Cet article explore comment adapter sa pratique sportive pendant un parcours de PMA, en mettant l'accent sur la puissance maximale aérobie (PMA) et les activités physiques recommandées.

L'Importance de l'Activité Physique Modérée en PMA

L'exercice physique modéré peut être bénéfique durant un parcours PMA. Il aide à réduire le stress et l'anxiété, améliorant ainsi l'état psychologique global des patients. Pour beaucoup de femmes, l’exercice régulier c’est autant un moyen de déstresser grâce aux endorphines que de perdre du poids ou de rester en bonne santé. Si c’est le cas pour vous, commencez à apprendre de nouvelles façons de réduire ou d’éliminer votre stress. Quelles sont les choses que vous avez toujours voulu essayer mais n’avez jamais fait ? Le yoga, la méditation, passer plus de temps en plein air, suivre un cours d’art ou de travail manuel, tous ces livres que vous avez voulu lire mais n’avez pas eu le temps de vous y mettre ?

L'activité physique favorise également une meilleure circulation sanguine et peut contribuer à maintenir un poids santé, ce qui est important pour l'optimisation des chances de succès en PMA. Il est recommandé d’avoir une hygiène de vie la plus saine possible. Votre alimentation doit être équilibrée et vous devez pratiquer une activité physique régulière. Le surpoids ou l’obésité diminuent les chances de réponse aux traitements et les chances de grossesse. Ils entrainent une augmentation du risque de fausses couches et d’autres complications durant la grossesse.

Toutefois, il est crucial d'adopter une approche équilibrée. Un exercice intense peut nuire à la fertilité, notamment en perturbant l'ovulation chez les femmes ou en affectant la qualité du sperme chez les hommes. C’est le conseil le plus important et le plus général que nous pouvons donner aux femmes qui font une FIV. Nous nous rendons compte qu’y aller doucement est un défi majeur pour les femmes qui sont habituées à pratiquer un sport intense. Cependant, plus vous lisez d’études, plus vous pouvez voir une corrélation entre une activité physique intense et une diminution des taux de conception.

Qu’est-ce que ça veut dire « y aller doucement » ? Une étude de 2006, publiée dans Obstétrique et Gynécologie, a examiné les résultats des FIV de plus de 2200 femmes sur une période de neuf ans. Ces observations vous encourageront peut être à réduire votre pratique sportive un peu pendant les mois avant, pendant et après votre cycle de FIV afin de donner à vous et votre bébé les meilleures chances de réussite.

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Activités Recommandées et Celles à Éviter

Il est donc recommandé de privilégier des activités modérées, comme la marche, le yoga, la natation ou le vélo à faible intensité. Continuez à marcher, à faire du vélo, à pratiquer de la gym douce ! Évitez aussi le yoga qui exercent une trop forte pression sur la zone intra-abdominale et ventrale.

Si votre sport de choix est à impact élevé, il est temps de le mettre de côté pendant un moment. Ce n’est pas parce que vous ne devriez pas (bien que vous devriez considérer y aller doucement), mais plutôt parce que vous vous ne sentirez probablement pas assez en forme. Les médicaments pour la FIV, que vous prendrez, combinés à certains de leurs effets indésirables potentiels (comme les ballonnements, la fatigue et un léger inconfort) vous feront vous sentir plus d’humeur à faire une sieste que d’aller dehors pour courir quelques kilomètres. Ce n’est pas grave, et nous vous recommandons de toujours écouter votre corps et de ne pas vous forcer à quoi que ce soit.

La Puissance Maximale Aérobie (PMA) : Définition et Intérêt

La PMA est la puissance maximale aérobie. En d’autres termes, c’est la puissance réalisée au maximum de la capacité aérobie de l’organisme, c’est à dire à VO2max(1). VO2max est le volume d’oxygène maximal utilisable par l’organisme en aérobie. On tient sa PMA pendant 5 à 7 min. Au-delà de cette allure, l’organisme fonctionne majoritairement dans la filière anaérobie(2) et l’acidose(3) devient de plus en plus importante au niveau musculaire jusqu’à l’arrêt de l’exercice. La filière anaérobie est la filière énergétique dans laquelle la majorité de l’énergie produite par l’organisme est fournie par la dégradation des substrats énergétiques sans oxygène. Cette filière permet de générer une intensité d’exercice haute mais limitée dans le temps, maximum 4 minutes. L’acidose musculaire est un état musculaire douloureux généré par la réalisation d’un effort physique avec un déficit d’oxygène. S’il est trop important, il entraine l’arrêt de l’exercice. On parle d’acide lactique. Sur le terrain, cette intensité est rencontrée lors des phases de courses importantes telles que dans les premières minutes d’une échappée ou encore lors d’un test chronométré en côte.

En vélo, l’idée est la même : réaliser un cycle de développement de la puissance maximale aérobie (PMA) avant de réaliser la base foncière. Cette méthode peut paraître saugrenue mais elle a fait ses preuves. Conventionnellement, on commence toujours par les faibles intensités pour aller vers les hautes intensités à l’approche des objectifs. Dans ce cas, c’est l’inverse. Le but recherché est de franchir rapidement un cap de forme, d’augmenter la taille de votre cylindrée dès la reprise, et par conséquent, de moins souffrir dans la réalisation des longues séances à venir ou des séances d’intensités intermédiaires, génératrices de fatigue. Mais attention, cette méthode est destinée à des pratiquants avec déjà quelques années d’expérience et surtout, elle doit rester restreinte dans le temps, pas plus de 2 à 3 semaines à raison de 2 séances par semaine. Pour les non-initiés aux intensités hautes, optez plutôt pour la réalisation d’un cycle de PMA au printemps ou dans l’été, dans les 2 semaines qui précèdent votre objectif.

Programmation et Précautions pour le Développement de la PMA

La réalisation d’un cycle de développement de la PMA est un processus qui va rapidement épuiser les réserves énergétiques en glycogènes. La réalisation des exercices à hautes intensités va provoquer une adaptation rapide au niveau de la consommation d’oxygène à l’effort, au niveau central (cardiovasculaire) et périphérique (système musculaire). Son impact au niveau de la fatigue centrale(4) sera mesuré, par contre il ne faut pas négliger l’impact au niveau psychologique. La fatigue centrale est la fatigue liée à une diminution de la commande centrale (le cerveau) au niveau de l’influx nerveux. En effet, il faut seulement 12 à 24h pour récupérer d’une séance de PMA, mais les séances d’intervalles demandent beaucoup de concentration et d’investissement pour se livrer à 100% de sa capacité afin de garantir la meilleure progression.

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Le développement de la PMA est généralement travaillé par la réalisation d’exercices intermittents avec une phase intensive haute (97-100% de la FCmax(5) / 85-100% PMA) suivie d’un contre-exercice à intensité basse (70% FCmax / 30 50% PMA). Au début, il convient de commencer par des séries d’efforts de 5 minutes maximum (exemple: 5 fois 30 secondes d’effort maximal et 30 secondes de récupération active), puis d’augmenter progressivement la durée d’effort autour des 10 à 12 minutes (exemple: 10 fois 30 secondes d’effort maximal et 30 secondes récupération active ou 5 à 6 fois 1 minute d’effort maximal et 1minute récupération active). Vous pourrez ainsi effectuer des sorties avec 2 puis 3 séries d’efforts en PMA, en récupérant entre ces séries au moins autant de temps qu’aura duré votre effort. Réalisez ces séances lors de sorties relativement courtes, entre 1h et 2h, afin de garantir un travail de qualité, sans l’impact d’une fatigue liée à la sortie en elle-même.

Les Pièges à Éviter

Le premier piège à éviter est de réaliser le cycle de développement de la PMA sans entretenir une base d’endurance fondamentale. La réalisation des séances d’intervalles entraîne un stress physiologique sur l’homéostasie(6). Etant en phase de reprise, l’organisme ne présente pas de fatigue importante, et donc le processus de surcompensation(7) prédomine ; le niveau de performance augmente. C’est l’effet recherché, mais dans ces conditions, il sera compliqué d’entretenir le niveau de forme, et vous allez générer un pic de forme restreint dans le temps. Pour palier cela, maintenez 2 à 3 séances en endurance de base, entre 2 à 3h, pour générer un fond de fatigue central et ainsi retenir mécaniquement le niveau de performance, tout en améliorant votre condition générale.

Le deuxième piège à éviter est de faire un cycle trop long avec pour but le développement de la PMA. En effet, comme nous l’avons expliqué précédemment, les séances par intervalles demandent beaucoup d’investissement et de motivation. Les séances sont douloureuses et elles se révèlent bénéfiques seulement si elles sont effectuées dans les conditions optimales (à la bonne intensité d’exercice, avec un niveau de fatigue adéquat). Pour ces raisons, optez pour un cycle de 4 semaines, à raison de 2 séances à visée PMA par semaine. Gardez une progressivité dans les séances pour que la charge de travail progresse avec votre niveau de forme.

Alternatives Ludiques : Fartlek en VTT ou Cyclo-cross

« Faire des séries de 30″30″ au moins de janvier, bise dans le nez » n’est pas forcément le reprise la plus agréable et motivante qu’il soit, je le comprends. Une solution existe pour rendre plus ludique cette thématique : le fartlek. Le principe est de réaliser les intervalles directement en lien avec le terrain et c’est celui-ci qui dicte le rythme de la difficulté de l’exercice. C’est une méthode qui nous vient des pays nordiques dans les années 60 où le but des coureurs à pied était de réaliser des jeux de vitesse, en fonction du terrain qui se présentait à eux. Il s’agit en quelque sorte de l’interval training en milieu naturel. Cette approche s’adapte bien à la pratique du VTT ou du cyclo-cross, car les résistances liées au terrain ou à la topographie permettent d’atteindre des intensités élevées et de rendre la difficulté plus ludique.

Exemple de séance : tracez autour de votre site d’entraînement en vtt, un circuit d’environ 5 à 6 minutes, puis sectionnez-le en 5 à 6 parties (une côte, un sentier, une partie roulante…). L’exercice consiste à réaliser 6 tours de circuit, soit 30 minutes de travail en alternant un secteur sur deux à vitesse maximale, donc à PMA. Le reste du circuit se fait en endurance de base.

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Le Home Trainer : Une Solution Pratique

Inconvénient du travail de PMA : son niveau d’intensité est très haut. Pour réaliser les séances, il est donc nécessaire d’avoir sur place une portion de route d’au moins 5 minutes avec un niveau de difficulté élevé pour s’assurer de travailler au dessus des 85% de PMA. Malheureusement, tout le monde n’a pas une côte régulière d’au moins 5 minutes autour de son domicile. C’est ainsi que l’usage d’un home trainer prend tout son sens, car grâce au frein magnétique, vous pouvez régler la résistance nécessaire afin de réaliser les intervalles à la bonne intensité de travail.

Conseils Généraux et Précautions Supplémentaires

Avant de commencer ou de poursuivre une activité sportive pendant un parcours PMA, il est conseillé de consulter un médecin ou un spécialiste de la fertilité. Il est important de respecter les modalités de conservation et d’utilisation des produits (certains doivent être conservés au réfrigérateur, d’autres à moins de 25 degrés).

Attention aux pays où la circulation des virus Zika et Chikungunya active. Une liste actualisée des pays concernés vous sera communiquée lors de votre prise en charge. Qu’il s’agisse d’un traitement de FIV, d’insémination, de stimulation de l’ovulation, il n’y a pas de contre-indication à la baignade au cours du traitement.

Risques et Précautions Médicales en PMA

Comme tout geste médical à visée diagnostique ou thérapeutique, la tentative de FIV/ICSI comporte certains risques ; notre rôle est de vous en informer et de les contrôler.

Les Risques Liés à la Femme

L’âge, le tabac et l’excès pondéral sont reconnus comme étant des facteurs défavorables. Ils gênent avant tout la stimulation ovarienne et l’anesthésie. Ces facteurs augmentent aussi les risques pour une grossesse évolutive. Le surpoids rend la ponction folliculaire plus délicate à pratiquer et augmente le risque de fausses couches. Certaines situations nécessitent une consultation avec un endocrinologue ou une consultation en diététique en vue d’un amaigrissement préalable.

Les Risques Liés aux Traitements Hormonaux

Le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) léger à moyen est la complication la plus fréquemment rencontrée en FIV. Le SHO correspond à une réponse ovarienne importante à la stimulation, dont l’ampleur est parfois imprévisible. Les manifestations sont :

  • Pesanteur abdominale ;
  • Douleurs ovariennes et/ou gastriques ;
  • Augmentation du volume de l’abdomen.

Dans les formes plus sévères, on peut voir des difficultés à uriner ou à respirer. Ce diagnostic peut nous inciter à interrompre la stimulation avant ou après la ponction : dans ce dernier cas, les embryons, s’il y en a, sont congelés et le transfert aura lieu au cours d’un cycle ultérieur. Outre le risque de frustration, le syndrome d’hyperstimulation ovarienne peut s’accompagner d’un risque vital lié aux désordres métaboliques ou de thromboses (caillots) veineuses ou artérielles. Dans de rares cas (< 1 %), une hospitalisation peut être rendue obligatoire pour surveillance et traitement par perfusion. Les cas d’hospitalisation en service de réanimation et le décès sont tout à fait exceptionnels, mais ce risque est à connaitre. Le médecin qui vous suit connait bien cette pathologie. Il saura la diagnostiquer et prendre les mesures nécessaires. Il vous appartient de le tenir informé des symptômes anormaux qui peuvent survenir au cours du traitement, après la ponction ou le transfert d’embryons.

Les alternatives en FIV pour éviter ce risque sont :

  • La maturation in vitro ;
  • La FIV en cycle spontané.

Les résultats en termes de taux de grossesse de ces deux techniques sont très inférieurs aux techniques de FIV classique et d’ICSI. C’est pourquoi ces alternatives ne vous seront pas proposées dans notre centre. Vous devez cependant en être informée afin de faire votre choix en connaissance de cause.

Autres Risques Potentiels

  • Le risque de fausse couche : Il est légèrement augmenté en raison de l’âge biologique plus élevé des femmes en AMP (par rapport à la population générale des femmes enceintes). Il l’est également du fait des diagnostics de grossesse très précoces. Il est estimé à 15 % des grossesses.
  • Le risque de grossesse extra-utérine (GEU) : La GEU se produit lorsque la grossesse s’implante en dehors de l’utérus. Ce type de grossesse est une des plus compliquées et concerne 1 à 5 % des grossesses obtenues après FIV. Bien que les embryons soient replacés à l’intérieur de la cavité utérine, ils peuvent migrer dans la trompe utérine. Le diagnostic de la GEU est généralement fait par l’échographie réalisée 4 à 6 semaines après le transfert, mais des douleurs abdominales anormales ou des saignements survenant avant cette date doivent vous pousser à consulter. En urgence. Le traitement est habituellement chirurgical (cœlioscopie), mais le traitement médical est possible dans certains cas.
  • Les risques de grossesse multiple : Les grossesses multiples sont des grossesses plus « à risque ». Elles peuvent être responsables de complications hypertensives, de prématurité (naissance avant 8 mois dans 50 % des cas) et de faible poids à la naissance (souvent moins de 2500 g). C’est pourquoi, dans la grande majorité de cas, l’équipe médicale conseille le transfert de 1 ou 2 embryons, ce qui permet de limiter fortement le risque de grossesse multiple (20 % de grossesses gémellaires et moins de 1 % de grossesses triples).

Risques Potentiels pour l'Enfant

  • Le risque de prématurité : Il est statistiquement plus élevé chez les femmes présentant des facteurs de risques personnels : Fumeuses, Agées de plus de 38 ans et Présentant une grossesse à risque (grossesse gémellaire, hypertension, prééclampsie). Sur certaines études, il apparait que l’infertilité féminine (et dans une moindre mesure l’infertilité masculine) pourrait être des facteurs de risque indépendants de prématurité.
  • Les risques d’anomalies génétiques: Anomalies chromosomiques et Anomalies génétiques.
  • Les risques de malformations: Le fait de manipuler les gamètes et les embryons in vitro entraine un stress cellulaire et des modifications épigénétiques sur l’ADN. À ce jour, ce phénomène n’a été corrélé à aucun sur-risque. Plusieurs études sur le risque de cancer chez les enfants conçus avec AMP affichent des résultats plutôt rassurants. Les experts étudient néanmoins de près l’incidence des maladies épigénétiques chez les enfants issus d’AMP, comme le syndrome de Beckwith-Wiedemann ou celui d’Angelman qui se manifeste entre autres par un déficit mental.

Plus de cinq millions d’enfants ont vu le jour grâce à une FIV ou une ICSI. Les données épidémiologiques sur la santé et le développement de ces enfants sont toutes rassurantes. Jusqu’à ce jour, le nombre de malformations congénitales observées chez les enfants issus d’une FIV ou d’une ICSI est légèrement supérieur (5,3 %) à celui observé dans la population générale (4%). Les malformations congénitales ne semblent pas directement imputables à la technique de PMA (FIV ou ICSI). L’origine des malformations est la plupart du temps imputable à des facteurs génétiques héréditaires ou maternels.

Risques à Long Terme

Depuis la première naissance d’un enfant obtenu par FIV (1978, Louise BROWN, RU) de nombreux enfants ont vu le jour grâce aux techniques d’AMP (plus de 25 000 bébés par an en France, soit 3,1 % des naissances).

Aspects Pratiques et Financiers de la PMA

Pour la FIV, les transferts d’embryons congelés (TEC), les inséminations intra-utérines (IIU), la préservation de la fertilité, la prise en charge est fixée à 100% par l’Assurance Maladie. Les traitements de stimulation d’AMP sont possibles jusqu’aux 43 ans de la femme (jour anniversaire). L’Assurance Maladie prend en charge 4 tentatives de fécondation in vitro quand elles sont indiquées par le centre d’AMP. L’assurance Maladie prend en charge 6 inséminations intra utérines quand elles sont indiquées par le centre d’AMP.

Habitudes de Vie et Préparation

La consommation de tabac dans le couple diminue le taux de réussite des traitements d’AMP mais entraîne également des échecs d’implantation et majore le risque de fausse couche. Il est donc important d’arrêter de fumer dès que possible et nous vous conseillons de le faire dès le début de votre prise en charge. Des solutions prises en charge par l’Assurance Maladie existent.

Le monitorage permet de surveiller les effets du traitement hormonal sur les ovaires. Cet examen est la plupart du temps indolore et dure une dizaine de minutes. Il est réalisé vessie vide, il n’est pas nécessaire d’être à jeun. Vous serez installée sur une table d’examen gynécologique.

La prise d’acide folique est à poursuivre tout le long de votre prise en charge et jusqu’à la fin du premier trimestre de grossesse. Vous pouvez acheter des vitamines en vente libre en pharmacie. Elles existent pour homme et femme. Les injections de stimulation ovarienne sont à réaliser quotidiennement en fin de journée entre 18h et 20h. L’ordonnance prévoit si nécessaire le passage d’une IDE (infirmière diplômée d’état) à domicile. Les stylos de PUREGON et OVALEAP se gardent. L’injection des traitements pour la fertilité est généralement sous-cutanée, dans le ventre ou la cuisse, après une désinfection cutanée.

Il n’est pas contre-indiqué de voyager pendant un traitement de stimulation de l’ovulation sauf si l’équipe médicale vous signifie le contraire (dans le cadre d’une hyper stimulation ovarienne notamment). Cependant, les vols longs courriers ne sont pas recommandés en raison du risque de phlébite. Il n’est pas indiqué de rester alité après le transfert embryon. Les vols long-courriers (6 heures et plus) sont contre-indiqués dans les 4 semaines qui suivent la FIV.

Après une FIV, un transfert d’embryon congelé ou une insémination intra utérine, vous pourrez réaliser un test de grossesse sanguin (dosage de béta HCG) 15 jours après le geste. Si vous n’êtes pas enceinte à l’issue du traitement de fertilité, contactez votre médecin référent. Si vous êtes enceinte à l’issue de votre traitement, contactez les sages-femmes du centre au 05 56 79 56 52 afin de communiquer le taux de béta HCG. En fonction de celui-ci, vous devrez refaire un dosage 2 à 7 jours plus tard. Dans tous les cas, le test de grossesse (bilan sanguin - BHCG) est à réaliser à la date indiquée par le centre. Il faut respecter un délai entre le retour de la zone à risque et la prise en charge : > 6 mois pour l’homme et > 2 mois pour la femme.

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