Véritable connexion entre la maman et le bébé, le placenta est un organe unique qui joue un rôle essentiel durant la grossesse. Reliant l’embryon à la paroi utérine, le placenta permet d’alimenter le fœtus en oxygène, en hormones de croissance et en nutriments. Une fois sa mission terminée lors de la grossesse, il est considéré comme un déchet par le corps de la femme et doit être expulsé.

Qu’est-ce que le placenta ?

Le placenta est un organe unique temporaire chez la femme enceinte et une véritable unité d’échange entre le bébé et sa mère. Il se compose d’une partie embryonnaire, le trophoblaste, et d'une partie maternelle, l'endomètre. Le placenta est une poche d’à peine 500 grammes dans laquelle le fœtus grandit pendant la grossesse. Les villosités qui le constituent (réseau vasculaire formé d'artères et de veines) se regroupent au niveau du cordon ombilical.

Le placenta est un organe plat et circulaire qui se développe à partir du trophoblaste, une partie de l'embryon. Il mesure généralement entre 15 et 25 centimètres de diamètre et pèse environ 500 grammes à terme.

Le placenta en quelques chiffres :

  • mesure de 15 à 20 cm de diamètre,
  • contient une surface d’échange de 14 m2 environ,
  • est pourvu d’un réseau sanguin pouvant atteindre 40 à 50 km de long.

Quand et comment se forme le placenta ?

Le développement du placenta commence dès la fécondation. Dès les premiers jours de grossesse, lorsque la fécondation a eu lieu, l’œuf se divise et atteint une centaine de cellules, il devient ce que l’on appelle un blastocyste. Puis, on observe une séparation entre le futur embryon d’un côté et ses annexes de l’autre : le cordon, les membranes de la poche amniotique et le trophoblaste. C’est ce trophoblaste qui va se transformer en placenta. De l’œuf fécondé se dégage entre autres le futur embryon, mais également le trophoblaste, qui n’est autre que le futur placenta !

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L'embryon s'implante dans la paroi utérine, et les cellules trophoblastiques commencent à proliférer pour former cet organe. C’est à la fin du premier mois que la transformation entre trophoblaste et placenta a lieu. Appelé trophoblaste durant les trois premiers mois de la grossesse, le placenta est un organe dont le rôle est essentiel.

À quoi sert le placenta durant la grossesse ?

Le placenta est essentiel au bon déroulement de la grossesse. Il permet de maintenir le bébé en vie en assurant les échanges nutritifs et gazeux via le sang maternel. Il joue deux rôles principaux : maintenir la grossesse grâce à la sécrétion des hormones qui assurent le bon déroulement et le développement de la grossesse, et filtrer les agressions extérieures (bactéries, virus, …). Le placenta reproduit le fonctionnement de certains organes non développés chez le fœtus jusqu’à ce qu’ils soient opérationnels.

Le placenta est un organe d’échanges vitaux in utéro entre la mère et le bébé. Il transmet l’oxygène, les nutriments, les protéines, les lipides, l’eau et les hormones nécessaires à la croissance de l’enfant via le cordon ombilical. C’est pourquoi on recommande aux femmes enceintes de ne pas consommer d’alcool durant leur grossesse et de ne jamais prendre de médicaments sans l’avis d’un professionnel de santé.

Pour la mère, le placenta prend la forme d’une barrière immunologique pour éviter que son système immunitaire ne considère le fœtus comme un corps étranger à combattre. Il élimine également les déchets organiques produits par le bébé (urine, dioxyde de carbone, …). Le placenta produit de nombreuses hormones au cours de la grossesse, dont l’hormone de croissance placentaire et l'hormone lactogène placentaire, qui vise à préparer à la lactation. Il produit par ailleurs l'hormone chorionique gonadotrope, l’hormone placentaire qui permet de stopper les cycles menstruels de la femme enceinte. Enfin, le placenta va produire une quantité importante de progestérone pour éviter une naissance prématurée.

Le placenta intervient dans plusieurs fonctions pour assurer le développement et la survie du fœtus.

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Échanges de nutriments et d'oxygène

L'une des fonctions principales du placenta est de permettre les échanges de nutriments et d'oxygène entre la mère et le fœtus. Le sang maternel et le sang fœtal ne se mélangent pas directement. Au lieu de cela, les nutriments et l'oxygène passent à travers la barrière placentaire, fournissant au fœtus tout ce dont il a besoin pour grandir et se développer. Simultanément, les déchets métaboliques du fœtus, comme le dioxyde de carbone, sont transférés à la circulation maternelle pour être éliminés. Le fœtus se nourrit ainsi via l'alimentation de sa mère, de la même façon qu’il respire grâce à l'air inspiré par cette dernière.

Production d'hormones

Le placenta produit plusieurs hormones essentielles pour maintenir la grossesse et favoriser le développement fœtal. Parmi celles-ci, on trouve :

  • La gonadotrophine chorionique humaine (hCG) : cette hormone est responsable de la signalisation initiale de la grossesse et maintient la production de progestérone par le corps jaune au début de la grossesse.
  • La progestérone : elle joue un rôle clé dans le maintien de l'endomètre utérin, empêchant ainsi les contractions utérines précoces.
  • Les œstrogènes : ces hormones favorisent le développement des organes fœtaux et préparent le corps maternel pour l'allaitement.

Barrière immunologique

Le placenta agit également comme une barrière immunologique, protégeant le fœtus des infections et des substances potentiellement nocives présentes dans la circulation maternelle. Il permet également le transfert d'anticorps maternels au fœtus, conférant une immunité passive au nouveau-né pendant les premiers mois de vie.

Élimination des déchets

En plus des échanges de nutriments et d'oxygène, le placenta assure l'élimination des déchets métaboliques produits par le fœtus. Ces déchets, principalement le dioxyde de carbone et l'urée, sont transférés vers la circulation maternelle pour être éliminés par les reins et les poumons de la mère.

Protection contre les substances nocives

Bien que la barrière placentaire soit efficace, elle n'est pas imperméable à toutes les substances. Certains médicaments, toxines et virus peuvent traverser le placenta et affecter le développement fœtal. Le placenta permet de filtrer certaines substances mauvaises pour le fœtus, et de le protéger de certaines bactéries, parasites, maladies ou substances. Certaines, pas toutes. Le virus du sida ou l’hépatite B, par exemple, parviennent à franchir la barrière du placenta. C'est pourquoi il est très important pour les femmes enceintes de suivre les recommandations médicales concernant l'alimentation, les médicaments et les habitudes de vie.

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Quelles sont les complications possibles du placenta ?

Les complications du placenta sont peu fréquentes, mais peuvent mettre la santé du fœtus ou de la future mère en danger. Un suivi et des contrôles réguliers au cours de la grossesse sont nécessaires afin de dépister le risque de complications le plus tôt possible. Dans certaines situations, le placenta va mal se fabriquer, ne pas se développer suffisamment, vieillir trop vite, parfois se décoller trop tôt de l’utérus. Il peut alors entraîner un dysfonctionnement source de complications à la fois chez la mère mais aussi chez le bébé. Ces complications peuvent être rapides ou apparaître plus tardivement en fin de grossesse, modérées ou parfois très sévères.

Certaines situations cliniques sont reconnues comme étant plus à risque d’un mauvais développement du placenta et doivent faire l’objet d’une surveillance attentive chez une femme qui souhaite débuter une grossesse : facteurs de risque cardio-vasculaire (hypertension artérielle chronique, tabagisme actif, diabète, hypercholestérolémie, obésité importante, syndrome d’apnée du sommeil non appareillé ; insuffisance rénale chronique) ; grossesses gémellaires ; dons de gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes pour les conceptions médicalement assistées) ; certains troubles de la coagulation chez la maman ; âge tardif de la grossesse; maladie auto-immune ; antécédent personnel d’accident vasculaire au cours d’une grossesse antérieure.

Lors de vos rendez-vous médicaux, vous risquez d'être submergée d'un grand nombre de termes pas toujours rassurants. Placenta fundique, placenta calcifié, placenta épaissi ou encore placenta antérieur… Rassurez-vous, ces derniers ne sont pas systématiquement synonymes de dangers.

Le décollement placentaire ou trophoblastique

Le décollement placentaire est la complication la plus fréquente chez la femme enceinte. Il concerne 15 à 20 % des grossesses. Le décollement du placenta, également appelé hématome rétro placentaire, peut s'avérer très dangereux pendant la grossesse. Comme son nom l’indique, une partie du placenta rencontre une perte d’adhésion créant un hématome. On parle de décollement placentaire à partir du 2ᵉ trimestre. S’il survient avant, on parle de décollement trophoblastique. Le décollement placentaire est une complication grave où le placenta se sépare prématurément de la paroi utérine. Cela peut entraîner des saignements abondants et compromettre l'apport d'oxygène au fœtus, nécessitant une intervention médicale urgente. L’hématome rétro placentaire (ou HRP de grossesse) est une complication grave de la grossesse. Il nécessite une prise en charge rapide.

Le placenta praevia

Phénomène relativement rare, le placenta praevia se caractérise par une mauvaise implantation totale ou partielle du placenta dans l’utérus. Le placenta praevia désigne une mauvaise position du placenta dans l'utérus. Le placenta se développe alors au niveau du col de l’utérus au lieu de s’insérer sur le fond et sur une face de l’utérus. Les risques liés au placenta praevia sont des complications au moment de la sortie du bébé et un risque d’hémorragie important. Un accouchement par césarienne peut être envisagé. Le placenta prævia est lorsque le placenta se situe anormalement bas dans l'utérus, couvrant partiellement ou complètement le col de l'utérus. Bien que courant en début de grossesse, ce trouble peut s'avérer très dangereux pour la femme et son futur bébé dès le troisième trimestre de grossesse. Cela peut provoquer des saignements importants pendant la grossesse et nécessiter une césarienne pour l'accouchement.

Le placenta accreta

Autre complication pouvant survenir durant la grossesse : le placenta accreta. Cette complication désigne la fusion ferme du placenta avec le muscle utérin. Le placenta accreta désigne une mauvaise insertion du placenta dans l'utérus. placenta accreta lorsque l’utérus a été opéré et présente des lésions (lorsque la femme a subi un curetage ou plusieurs césariennes). Le placenta risque alors de s’insérer dans l’utérus, s’enchâsser, de faire corps avec la paroi utérine. Si cela n’a le plus souvent aucun impact sur la grossesse, le principal risque est que la femme souffre d’une hémorragie vaginale au moment de la délivrance.

Anomalies placentaires

Au cours de votre grossesse, vous serez amenée à passer trois échographies obligatoires ainsi que de nombreux examens. Cet ensemble de tests assure que votre placenta est bien situé et accroché sur la paroi utérine. Ils ont également pour vocation de vérifier que vous n'êtes pas sujette à un décollement du placenta ou ne présentez pas un placenta praevia.

Quand parle-t-on d’anomalie placentaire ? S’agit-il d’une question de forme, de taille, de place dans l’utérus ? Et quelles sont les répercussions possibles pour le bébé, voire même, pour la maman ?

Les anomalies : le placenta a le même patrimoine génétique que le bébé, il permet de savoir s’il y a des anomalies chromosomiques ou génétiques. Pour ce faire, il faut avoir recours, autour des deux mois de grossesse, à une biopsie du trophoblaste. Face à des antécédents familiaux de maladie génétique ou certaines anomalies détectées aux examens du premier trimestre de grossesse, une biopsie de trophoblaste peut être proposée. En quoi consiste cet examen ?

Vous êtes enceinte et vous avez un placenta bipartita ? Quelles sont les conséquences et les précautions à prendre pour que la grossesse se passe bien ? Notre maman s'inquiète car, enceinte de 18 semaines, elle présente un placenta "bas". Cette situation comporte-t-elle des risques pour bébé ?

Insuffisance placentaire

L'insuffisance placentaire se produit lorsque le placenta ne fonctionne pas correctement, ce qui peut entraîner un retard de croissance intra-utérin, une naissance prématurée ou, dans les cas graves, la mort fœtale. Les causes peuvent être multiples comme des problèmes vasculaires, des infections ou des anomalies structurelles du placenta.

Que devient le placenta après la grossesse ?

Après l’accouchement, le placenta est expulsé dans les 30 minutes qui suivent. On appelle ce moment la délivrance. Après l’accouchement, le placenta est expulsé environ trente minutes après la naissance du bébé : il se détache de l’utérus. C’est ce que l’on appelle la délivrance ou l’extraction. L'expulsion du placenta, ou la délivrance, est la dernière étape de l'accouchement, qui survient après la naissance du bébé. Une fois votre bébé né, le placenta est expulsé dans la foulée par l'organisme sous l'action de contractions. C'est ce que l'on appelle la délivrance. Si la totalité du placenta n'est pas expulsée par le corps, on pratique alors une révision utérine.

Un examen est systématiquement réalisé à la fin de la grossesse par le médecin ou la sage-femme pour contrôler l’expulsion du placenta. Le placenta est alors incinéré ou détruit. Selon la loi du 29 juillet 1994, relative au respect du corps humain, aucune autorisation n'est donc requise concernant son utilisation. Cela permet donc, par exemple, sa vente, sans aucune autorisation de la mère. En effet, les récentes avancées scientifiques ont montré que cet organe pouvait avoir de nombreux bénéfices thérapeutiques. Le placenta bénéficie donc d'une vision plus positive depuis les années 1980. Cela implique donc qu'il soit parfois vendu à des laboratoires pharmaceutiques. Pour toutes ces raisons, le placenta est donc systématiquement retiré à la mère, sans son accord.

Placentophagie

Le saviez-vous ? Certaines femmes mangent leur placenta après l’accouchement. Cette pratique nommée placentophagie est tendance aux États-Unis. Essentiel durant la grossesse, le placenta aurait également de nombreuses vertus lorsqu’il est consommé post-accouchement. Pourquoi et comment manger son placenta ? La pratique de la placentophagie (l’acte de consommer le placenta) est-elle autorisée en France ?

Le placenta serait un organe riche en vitamines, hormones et minéraux. Parmi ses bienfaits, il permettrait de lutter contre la dépression postpartum, favoriserait la production de lait, soulagerait les douleurs liées à l’accouchement, améliorerait l’élasticité de la peau et renforcerait le lien entre la maman et son bébé. Toutefois, aucune étude scientifique n’a prouvé ses bienfaits. Manger son placenta, est une pratique qui se répand de plus en plus, notamment aux Etats-Unis. Ses nutriments seraient bénéfiques pour la maman à plusieurs niveaux, puisqu'ils l'aideraient à se remettre plus vite de l'accouchement, et auraient des vertus pour l'allaitement. Néanmoins, la placentophagie divise énormément, et les lois divergent selon les pays.

Le placenta est un organe éphémère qui permet de donner à l’enfant tous les nutriments et l’oxygène nécessaires à son bon développement. Le placenta est une sorte de plateforme d’échange entre la mère et le bébé, sans que jamais leurs sangs respectifs ne communiquent. C’est grâce à un cordon que le fœtus puise les nutriments et l’oxygène véhiculés par le sang maternel. Cet organe éphémère agit également comme une barrière protectrice en filtrant certaines bactéries, parasites ou médicaments (mais pas tous).

Dans de nombreuses cultures (Amérique du Sud, Asie…), le placenta est considéré comme un organe sacré constitué des mêmes cellules que celles du bébé. La placentophagie, qui est le faire de consommer le placenta après l’accouchement, cru, cuit en morceau (cuisiné vapeur par exemple) ou sous une forme déshydratée puis transformée et mise dans des capsules. Certains médecins alertent sur les dangers possibles de la placentophagie.

Manger son placenta quelques jours après l'accouchement ? De plus en plus de femmes américaines font ce choix. Simple tendance ou véritable mouvement ? Recycler son placenta ? C'est possible ! Dernièrement une nouvelle tendance défrayait la chronique : les mamans qui mangeaient leur placenta. Aujourd'hui cela va bien plus loin. Réalisation de jouets, art, ou même jardinage…

Quel goût a le placenta ? Saviez-vous qu'il est possible de le cuisiner ? Est-ce légal de manger son placenta en France ? Initiée aux Etats-Unis, cette "tendance" peut intriguée certains parents. Cuisiner son placenta ? C'est possible ! Dans les pays anglo-saxons, certaines mamans n'hésitent pas à récupérer et manger leur placenta après l'accouchement pour bénéficier de ses bienfaits énergétiques. Lasagnes, pâté, cocktail, spaghettis bolo….

Devenir du placenta en France

Enfin, dans certaines cultures, les familles enterrent le placenta et plantent un arbre au même endroit. La conservation du placenta est strictement interdite en France. En France, la collecte de produits du corps humain est encadrée par la loi de bioéthique de 1994, révisée en 2011. Si l’on ne souhaite pas garder son placenta, ni en faire don, il est considéré, à l’hôpital, comme un Déchet d’Activités de Soins à Risques Infectieux (DASRI) avec un protocole de stockage et de destruction très strict.

En France, jusqu'au milieu du XXe siècle, et notamment dans les campagnes, les femmes accouchaient hors milieu hospitalier. Le devenir du placenta était alors lié aux croyances autour de l'accouchement. À l'époque moderne, ce dernier, considéré comme le jumeau, le double symbolique du fœtus pendant la grossesse, était enterré par le père qui plantait ensuite un arbre à cet emplacement.

Depuis les années 1960-1970, on assiste à la volonté d'un retour vers la nature qui se manifeste dans les pratiques des femmes lors de leur accouchement. Le placenta change alors de statut. Simple déchet, il devient un élément important dans la suite de couches grâce à ses bienfaits thérapeutiques. De plus en plus de femmes souhaitent conserver leur placenta pour ensuite le consommer de différentes manières, la plupart du temps sous forme de poudre après avoir été séché, ou bien en gélule. De même, le placenta porte une dimension de plus en plus symbolique. Par exemple, le placenta représente, de par ses fonctions, le lien entre la mère et son enfant. Il joue donc un rôle central dans le lien de filiation. Il permet de construire son identité, que ce soit celle d'une femme qui devient mère ou celle d'un enfant qui devient fils ou fille.

Pourtant, le placenta reste un simple morceau de chair ; ce sont les pratiques et les croyances qui se développent autour de lui qui en font un objet identitaire. Cependant, malgré ces nouvelles attentes des parturientes, leur placenta leur est toujours retiré dès son expulsion, sans leur consentement. En effet, le corps médical ne prend pas toujours en compte cette nouvelle dimension identitaire du placenta ni même la volonté des patientes. Pour parer à cela, des réformes sont progressivement mises en place, notamment en ce qui concerne la volonté des patient.e.s au sujet de leur corps. Le 9 juillet 2011, l'article du Code de la Santé publique qui prévoyait le statut du placenta est modifié. Celui-ci n’est plus considéré comme un déchet et le personnel soignant doit donc attendre l'autorisation de la patiente pour qu’il soit utilisé. Cela passe notamment par « l'obligation de proposer » toutes les perspectives qui s'offrent aux patient.e.s à son sujet. Cela montre donc qu'il y a une meilleure prise en compte de la volonté de la mère, et du patient en général, concernant son propre corps. Au-delà de la chair, le corps devient donc, depuis quelques années, de plus en plus symbolique, il joue un rôle central dans la recherche identitaire.

Le sang de cordon ombilical

Alors que les vertus de la placentophagie (consommation du placenta) restent à prouver, le sang de cordon ombilical aurait de multiples bienfaits. En effet, les cellules souches qu’il contient peuvent se transformer en toutes les autres cellules de l’organisme. Cette technique pourrait permettre de traiter des maladies du sang comme les cancers, les leucémies ou les lymphomes.

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