Virginie Coupérie-Eiffel, descendante de Gustave Eiffel, incarne un héritage familial prestigieux, une passion dévorante pour le monde équestre et un esprit d'entreprise audacieux. Son parcours, marqué par des joies et des épreuves, la conduit à relancer le Paris Eiffel Jumping, un événement prestigieux au pied de la Dame de Fer.

Une Enfance Heureuse au Château Bacon

Née en Gironde, Virginie Coupérie-Eiffel grandit dans une famille de la grande bourgeoisie bordelaise. Son enfance se déroule au Château Bacon à Saint-Vincent-de-Paul, où son grand-père, Aurélien, se lance dans le vin et l'élevage de chevaux au début des années 1900. Cette passion pour les chevaux est transmise à son fils, Emeric, le père de Virginie, créateur du Jumping de Bordeaux, devenu une étape de la Coupe du Monde de CSO. Emeric épouse Florence Eiffel, une des plus riches héritières de France à l'époque. Le couple a quatre enfants, Philippe, Laure, Virginie et Coco, qui passent une enfance heureuse, libre et joyeuse au château. De la maxime de leur mère, « Notre seul devoir est d’être gaies », Virginie et Coco, les sœurs Coupérie-Eiffel, ont fait le credo de leur vie. Elles sont douées pour le bonheur comme les Brontë l’étaient pour l’écriture. La folle liberté dans laquelle elles ont été élevées au château Bacon, près de Saint-Vincent-de-Paul, en Gironde, n’est sans doute pas étrangère à leur belle nature.

L’épisode du coup de foudre entre leurs parents en dit long sur cette famille atypique. Bien avant que Vadim ait créé Bardot, Florence, leur mère, ravissante blonde, arrière-petite-fille de Gustave Eiffel et plus riche héritière de France, brossait ses longs cheveux enduits de pétrole dans la cour de la propriété de ses parents. Un remède qui, selon la jeune fille, devait réparer sa chevelure clairsemée à cause des privations de la guerre. Passant en voiture décapotable devant ce tableau, Emeric Coupérie, leur père, s’était arrêté et avait dit : « Je vais vous épouser. » Peu de temps après, au grand désespoir de ses parents, Florence quittait l’hôtel particulier parisien où elle vivait pour venir s’installer en Gironde. Tout est là. Très tôt, la vie de Virginie, de Coco et de leurs deux aînés, Philippe et Laure, a baigné dans un romanesque champêtre qui donnait aux 150 hectares de Bacon des airs de Tara, la plantation de Scarlett O’Hara. « J’aime ma terre, dit Virginie. La sentir, la toucher. J’aime les semis, le temps des récoltes, les arbres centenaires, la Dordogne. »

Intégrées à la vie de la propriété, les deux gamines travaillent à l’écurie. Aux champs, à 8 ans, elles conduisent déjà les tracteurs et utilisent la 2 CV parentale le plus normalement du monde. « Cela nous a donné une grande confiance en nous. » Hors de leur décor pastoral, les deux gamines n’ont aucune vie sociale. Mais leurs parents leur ont appris l’essentiel : ne regarder chez l’autre que ce qu’il a de bon, de positif. « Mes parents recevaient à leur table le type de passage venu déposer un cheval, avec les mêmes égards que pour les personnalités qui nous rendaient visite. Les qualités humaines primaient toujours sur le rang. » Chaque année, leur père, sorte de héros hugolien, prenait sous son aile un repris de justice, un handicapé, un laissé-pour-compte qu’il aidait à avancer dans la vie.

Une Passion Équestre Précoce

Virginie hérite de cette passion pour les chevaux. Elle débute sa vie de cavalière à l'âge de trois ans sur son poney Pompon, qu'elle ne quitte que pour manger et dormir. Dès qu’elle a 3 ans, leur père, éleveur de chevaux, met Virginie sur le dos d’un poney, Pompon. La fusion est immédiate. Totalement éprise de l’animal, elle ne le quitte que pour se nourrir ou dormir. « Je faisais tout avec lui : aller à l’école, au village, chercher des bonbons à l’épicerie. A cru, je prenais ma soeur en croupe et nous partions pour des balades interminables. Elle commence la compétition à l'âge de 12 ans.

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Une Carrière de Cavalière Couronnée de Succès

Après une première grande victoire en concours de saut international en 1984, elle remporte de nombreuses compétitions avec son cheval Orchestre, jusqu'à une troisième place au championnat de France en 1990. Elle vend Orchestre et poursuit la compétition sur plusieurs chevaux, jusqu'à être sacrée championne de France en 2005 sur sa jument Jolie de B'Neville.

Reconversion et Entrepreneuriat dans le Monde Équestre

Elle continue la compétition jusqu'en 2009, année où elle crée Coupérie Eiffel Consulting, une société de développement et de consulting pour le monde équestre. Elle lance une collection de livres destinés aux cavaliers, Rois et Rênes, et coécrit en 2008 Sur les traces de Gustave Eiffel avec l'acteur Charles Berling. Consultante pour la télévision, elle l'est aussi sur le tournage de Jappeloup, le film de Guillaume Canet retraçant la carrière du cavalier Pierre Durand. Elle y tient un petit rôle.

Le Paris Eiffel Jumping : Un Événement Prestigieux

En 2014, elle relance le Paris Eiffel Jumping, un concours de saut qui se dispute au pied de la tour Eiffel, devenu en 2015 le Longines Paris Eiffel Jumping et une étape du Longines Global Champions Tour. Elle en est toujours la présidente. Le cheval va rejoindre le champ-de-mars, un quartier longtemps foulé par des sabots.

Ces derniers mois, cette route s’appelle le Paris Eiffel Jumping, qui aura lieu les 4, 5 et 6 juillet prochain. Pour faire face à l’événement initié avec la mairie de Paris, Virginie a fait appel à celle qui la connaît le mieux, sa soeur, et à son associé, Christophe Bonnat. « L’esplanade du Champ-de-Mars accueillera les 40 meilleurs cavaliers du monde et des dizaines d’amateurs de renom, explique-t-elle. Je rêvais de voir le cheval regagner le coeur de la ville et celui des Parisiens ! » La première parisienne du Paris-Eiffel jumping, présenté par Gucci et Longines, va faire de la capitale une étape clé de la compétition internationale. « Cet événement, gratuit pour tous, participe à la promotion de notre pays, ajoute Coco, il va permettre de découvrir l’art de vivre à la française. » Une folie grandiose qui réunira Alain Ducasse et Frédéric Vardon, pour la gastronomie, et le nec plus ultra des artisans du secteur équestre.

Vie Privée et Relations

Côté vie privée, elle a été l'épouse de 1985 à 2007 du chanteur Julien Clerc, rencontré alors qu'il venait acheter un cheval à son père. Un jour, un chanteur, Julien Clerc, vient à Bacon acheter un cheval. Virginie et Coco, sur leur monture, passent en gloussant, sans le regarder. « J’avais 12 ans, dit Virginie. Je ne l’avais même pas remarqué. Peu à peu, il est revenu. J’avais 18 ans quand il m’a invitée pour la première fois à un de ses concerts, à Bordeaux. Quelques années plus tard, il demandait ma main à mon père. » Le couple a deux enfants, Vanille, née en 1988, aujourd'hui chanteuse, et Barnabé, né en 1995. Puis le couple se sépare après dix-neuf ans de relation. « J’étais mariée à Julien, il est devenu tout naturellement l’homme de la famille… et la nôtre était envahissante », raconte Virginie. Leur couple a fonctionné vingt-deux ans, sur le respect mutuel de leurs activités respectives. « Julien a été un époux formidable. Nous avons eu deux enfants, Vanille et Barnabé. Et, malgré notre divorce, nous gardons des rapports chaleureux. »

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Aujourd’hui, Virginie a refait sa vie avec l’acteur Charles Berling. Elle lui a communiqué sa passion pour les chevaux ; lui, celle du cinéma et de l’art contemporain. « Finalement, la culture me sera venue des hommes, souligne Virginie. Charles est un feu d’artifice. Il est très indépendant, moi aussi. Il faut qu’il soit fort car je taille ma route quoi qu’il arrive. »

L'Héritage Eiffel et la Tour Eiffel

La grande Dame de Fer a été inaugurée le 31 mars 1889. Plus de cent ans après son ouverture, la tour Eiffel fascine toujours autant. Dans le long-métrage, Gustave Eiffel s'est inspiré de son amour de jeunesse, Adrienne Bourgès, pour réaliser l'une de ses plus célèbres créations. Si cette romance a fasciné le public, Martin Bourboulon a expliqué qu'il s'était bel et bien inspiré de la liaison entre Gustave Eiffel et Adrienne Bourgès, mais qu'il y avait apporté quelques modifications romancées pour les besoins de son film. "Adrienne Bourgès et Gustave Eiffel se sont connus en 1860, dans leur jeunesse. C’est une histoire d’amour qui était assez forte. Ils devaient se marier, et c’est un mariage contrarié qui n’a pas pu avoir lieu. On a retrouvé des écrits entre Gustave Eiffel et sa propre mère, parce qu’il ne faisait pas bon d’avoir un jeune homme qui n’était pas marié à cette époque. Finalement, Gustave Eiffel a épousé une jeune femme avec laquelle il a eu cinq enfants. Cette dernière s'est éteinte en 1877 des suites d'une tuberculose. En ce qui concerne Adrienne Bourgès, la muse de l'artiste n'a jamais eu d'enfants. "Donc nous, avec ce film, on vient proposer l’hypothèse de ce qu’il a pu se passer de mystérieux pour que cet homme qui ne voulait pas de la tour Eiffel, se retrouve à le faire en engageant toute sa fortune. Si le long-métrage a reçu de bons retours, l'arrière-arrière-petit-fils de l'inventeur n'a pas vraiment apprécié Eiffel. Philippe Coupérie-Eiffel a fait part de sa colère au micro de Ouest-France et s'est désolé que l'œuvre de son aïeul ne soit réduite qu'à "une simple amoureuse".

Destin oblige, le Café de l’homme, au Trocadéro (réouverture en 2015), où travaille sa sœur Coco, donne directement sur la tour Eiffel.

Maxime Gasteuil : Une Rencontre Médiatisée

Maxime Gasteuil est un humoriste français en vogue. Sa vie amoureuse, bien que discrète, intrigue. En juillet 2018, Maxime a été aperçu en compagnie de Philippine lors d’un événement public, où ils posaient ensemble. Cette apparition a suscité des rumeurs sur une relation amoureuse. Malgré ces brèves incursions dans le monde des relations publiques, Maxime Gasteuil semble apprécier la discrétion. Il a souligné à plusieurs reprises l’importance de ne pas mélanger sa vie personnelle et professionnelle.

Épreuves et Résilience

La tragédie frappe, par deux fois. Leur père est foudroyé par une crise cardiaque, dans ses écuries. Virginie et Coco sont absentes ce jour-là. Laure, la soeur aînée, disparaît quelques années après, emportée par une méchante maladie. « C’était la plus originale d’entre nous, une très jolie blonde aux cheveux longs, comme ma mère. Elle nous fascinait. » Un temps, Bacon s’est recroquevillé sur la douleur.

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