La pharmacie pédiatrique exige une attention particulière, car l'équipe officinale est souvent le premier point de contact pour les parents inquiets qui recherchent des conseils adaptés. Cet article vise à fournir des informations claires et concises pour aider l'ensemble de l'équipe officinale (étudiants, préparateurs et pharmaciens) à prodiguer des conseils éclairés, basés sur les recommandations les plus récentes de la Haute Autorité de Santé et les normes des sociétés savantes pédiatriques.
L'importance du rôle du pharmacien en pédiatrie
Le pharmacien d'officine joue un rôle important en tant que professionnel de santé de proximité. Il est essentiel d'être à l'écoute des parents, de les accompagner et de les rassurer, en les aidant à différencier les situations normales des situations pathologiques. Il est également important de pouvoir évaluer la gravité d'une situation et de savoir détecter celles qui nécessitent une consultation médicale.
Pathologies pédiatriques courantes à l'officine
Afin d'appréhender efficacement les principales pathologies de l'enfant auxquelles l'équipe officinale est confrontée, il est important d'avoir des connaissances solides dans divers domaines, tels que :
- Éruptions et dermatoses
- Pathologies ORL et respiratoires
- Pathologies digestives
- Pathologies génito-urinaires
Conseils pratiques pour accompagner les jeunes patients et leurs parents
Le conseil pédiatrique à l'officine englobe de nombreux domaines, notamment :
- L'alimentation
- La prévention des risques infectieux
- Le suivi des examens médicaux et des vaccinations
- Les médicaments à administrer
L'équipe officinale doit être en mesure de fournir des conseils simples et clairs pour aider les parents à prendre soin de leurs enfants.
Lire aussi: Soulagement rapide de la mycose vaginale
Médicaments en pédiatrie : Ce n'est pas un jeu d'enfant
Administrer un médicament à un enfant est un acte courant, mais qui ne doit pas être pris à la légère. Il est important de bien comprendre les différents types de médicaments, leur dosage et leur mode d'administration.
Comprendre la composition d'un médicament
Un médicament est composé de deux éléments principaux :
- Le principe actif : c'est la substance qui a un effet thérapeutique.
- Les excipients : ce sont des substances qui donnent au médicament une forme, un goût et une stabilité. Ils influencent également la manière dont le médicament est diffusé dans le corps.
Différents types de médicaments
- Médicaments originaux (princeps) : ce sont les premiers médicaments à être commercialisés pour une pathologie donnée.
- Médicaments génériques : ce sont des copies de médicaments originaux, qui ont la même composition en principe(s) actif(s) et la même présentation. Ils sont généralement moins chers que les médicaments originaux.
Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
En France, tous les médicaments sont soumis à une autorisation de mise sur le marché (AMM), après la réalisation d’études cliniques chez des personnes malades.
Formes galéniques adaptées à l'enfant
Il existe des présentations de médicaments conçues spécialement pour les enfants, selon leur âge. Il faut retenir que les enfants ne sont pas des adultes en miniature. Certains médicaments utilisés pour soigner les enfants n’existent pas sous forme adaptée aux enfants.
Le rôle du pharmacien dans la délivrance des médicaments
Les médicaments ne peuvent être vendus que par des pharmaciens ou des préparateurs en pharmacie supervisés par un pharmacien. Votre pharmacien doit vous procurer des médicaments sous une forme prête à l'emploi adaptée à votre enfant. Si le médicament n'existe pas sous une forme pédiatrique, le pharmacien réalise ou commande une préparation.
Lire aussi: Couches lavables adultes : le guide
Pharmacovigilance
La pharmacovigilance est la surveillance des médicaments tout au long de leur "vie". Tous les médicaments réservés à l'Homme sont concernés. Cela permet de repérer les risques et réviser le cadre dans lequel les médicaments sont utilisés : modifier si besoin leur notice, leur dosage… En France, c'est l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui centralise et pilote la surveillance.
Prix des médicaments
Lorsqu’un médicament n’est pas remboursé par l’Assurance Maladie, chaque pharmacien décide librement de son prix de vente.
Informations importantes sur l'ordonnance, la boîte et la notice
Posologie, dosage, contre-indications, effets indésirables… Pour bien utiliser un médicament, il est nécessaire de comprendre de nombreuses informations. Elles sont indiquées sur l’ordonnance du médecin, sur la boîte ou la notice du médicament et parfois écrites à la main par le pharmacien sur la boîte pour vous aider.
La dénomination du médicament
- Le nom commercial qui figure en gros sur la boîte.
- La dénomination commune internationale (DCI) qui est le nom du principe actif contenu dans le médicament. Ce nom, défini par l'Organisation mondiale de la santé, est conçu pour être utilisable dans un grand nombre de langues et pour limiter le risque d’erreurs.
Importance de la notice
Avec ou sans ordonnance, il est toujours utile de lire la notice. Cela peut sembler fastidieux mais elle est aujourd’hui plus simple à consulter et il est vraiment conseillé de le faire car elle apporte beaucoup d'informations importantes sur le bon usage du médicament.
La notice liste tous les effets secondaires qui sont connus, en précisant s’ils sont plutôt fréquents, rares, exceptionnels… La consulter peut être utile pour savoir à quoi s'attendre et reconnaître des effets indésirables s'ils surviennent.
Lire aussi: Tisanes d'allaitement en pharmacie
Quand donner un médicament à son enfant ?
Votre enfant est fiévreux, il se plaint, il s’est cogné, il a mal à la gorge… Dans quelles situations lui donner un médicament ou pas ? Dans des situations banales ou fréquentes, vous pouvez être amené à donner un médicament à votre enfant sans consulter un médecin.
*En cas de fièvre, même importante (supérieure à 39°C), si cela ne modifie pas le comportement de votre enfant (de plus de 3 mois), il n’est pas indispensable de lui donner tout de suite un médicament. En effet, la fièvre est une réaction naturelle du corps qui l’aide à lutter contre les microbes. La faire baisser c’est limiter ses défenses naturelles.
Quand consulter un médecin ?
- votre bébé a moins de 3 mois et a de la fièvre (plus de 38,5°C).
- votre enfant vomit et a la diarrhée.
Si votre enfant est fiévreux ou s’il a mal, vous pouvez lui donner un médicament (un antipyrétique ou un antidouleur, comme le paracétamol) pour le soulager avant d’aller chez le médecin.
Respecter la prescription médicale
Si le médecin a prescrit des médicaments à votre enfant, il est important de respecter les doses, le rythme des prises et la durée du traitement, même si votre enfant va mieux. Sachez que le médecin évalue toujours le bénéfice et le risque avant de donner un médicament à votre enfant.
Faciliter la prise de médicaments chez l'enfant
Demandez à votre médecin ou votre pharmacien ce qu’il est possible de faire pour faciliter la prise du médicament par votre enfant.
Votre enfant trouve son comprimé trop gros : comparez le comprimé à un aliment plus volumineux qu’il a déjà avalé ou proposez-lui de s’entrainer à avaler tout rond un aliment de même taille (boulette de pain…), ou encore de boire avant la prise du comprimé.
Erreurs à éviter
Par exemple, les médicaments « anti-rhume » décongestionnants (contenant de la pseudoéphédrine), qui sont vendus en pharmacie sans ordonnance, ne doivent pas être utilisés chez les enfants de moins de 15 ans car ils peuvent provoquer des effets indésirables graves.
Que faire en cas d'oubli d'une prise ?
Dans le cas d’un traitement antibiotique pour une infection grave, il est important de ne pas sauter de prise.
Signes d'alerte
Dans certains cas rares mais graves, des signes d’alerte doivent vous conduire à suspendre le traitement et à contacter immédiatement un médecin (appeler le 15). Par exemple : en cas d'éruption cutanée, de gonflement, de difficultés à respirer, de sensation de brûlure intense…
Troubles digestifs chez le nourrisson
Les troubles digestifs sont un motif de questionnement récurrent chez les jeunes parents, et les pharmaciens sont souvent les premiers professionnels de santé sollicités.
Définitions importantes
« Le terme nouveau-né désigne l’enfant de 0 à 28 jours, tandis que le nourrisson correspond à la période qui s’étend du 29e jour jusqu’à l’acquisition de la marche, rappelle le Dr Bellaïche, pouvant aller jusqu’à 18 mois, voire 2 ans ».
« On retrouve notamment les régurgitations, le mérycisme, les vomissements cycliques, les coliques, la diarrhée fonctionnelle, la constipation ou encore la dyschésie », énumère le Dr Marc Bellaïche, spécialisé en gastro-entérologie et nutrition pédiatrique.
Régurgitations
Les régurgitations sont un phénomène extrêmement fréquent chez le nourrisson, et dans l’immense majorité des cas, elles sont bénignes. « Un bébé peut régurgiter jusqu’à 30 fois par jour sans que cela soit inquiétant, tant qu’il prend du poids et reste en bon état général », souligne le Dr Marc Bellaïche.
Ce phénomène s’explique d’abord par la taille réduite de l’estomac du nourrisson. « À un mois, l’estomac a la taille d’un œuf, soit environ 80-100 ml », explique le pédiatre. Or, les prises alimentaires sont souvent supérieures à cette capacité : « Si la quantité de lait ingéré dépasse la contenance de l’estomac, la vidange gastrique est ralentie et le lait peut remonter ».
Coliques
Les coliques se traduisent par des pleurs prolongés, sans cause médicale identifiable, survenant généralement à partir de 15 jours de vie et durant jusqu’à trois mois.
Constipation
La constipation fonctionnelle, quant à elle, ne peut être diagnostiquée qu’au-delà du premier mois de vie. « Aucun nouveau-né ne peut être étiqueté constipé. Il faut un trouble chronique du transit, présent depuis au moins un mois, pour parler de constipation fonctionnelle », insiste-t-il. Autre point à rappeler : la fréquence des selles ne suffit pas à poser le diagnostic. « Un bébé peut faire une selle par jour et être constipé si elle est dure, sèche, et si l’exonération est douloureuse.
Solutions proposées
- Calmosine Digestion : complément alimentaire développé il y a plus de 25 ans par un pédiatre et un pharmacien, composé d’extraits naturels de Fenouil (reconnu pour ses effets bénéfiques sur la digestion), de Tilleul et de Fleur d’oranger (connus pour leurs propriétés apaisantes).
- Calmosine CLQ : une solution à base de la souche probiotique B. lactis BB-12®, bien documentée pour ses effets bénéfiques sur les fonctions gastro-intestinales du nourrisson et de l’enfant.
- Calmosine Transit, enrichi en fibres naturelles (caroube, acacia, tamarin, inuline) et associé au probiotique B.
Quand consulter ?
Il est fondamental d’éliminer toute suspicion de pathologie plus grave. En présence de fièvre, vomissements, diarrhée, ventre très dur, ou d’une apathie inhabituelle, la consultation pédiatrique est impérative. En dehors de ces signes d’alerte, les pleurs inconsolables relèvent essentiellement de l’accompagnement et du soutien parental.
Allaitement
L’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois est vivement recommandé pour ses nombreux bienfaits, car « rien ne peut remplacer le lait maternel, qui est unique, tant par ses macro-nutriments que ses micro-nutriments », rappelle Carole Hervé, consultante en lactation IBCLC.
Au-delà de l’alimentation, le lait maternel renforce le système immunitaire du nourrisson et réduit les risques d’asthme, d’allergies, de troubles métaboliques et de mort subite du nourrisson. Le lait évolue au cours de chaque tétée pour s’adapter aux besoins de l’enfant.
Crevasses et engorgements
Pour prévenir ou soulager crevasses et engorgements, l’accompagnement est clé. « Les crevasses sont souvent liées à un mauvais positionnement ; la lanoline favorise une meilleure hydratation des couches supérieures de l’épiderme, l’élasticité de la peau et apaise les gerçures ou les pommades à base d’algue rouge peuvent accélérer la cicatrisation », précise-t-elle. En cas de lésions infectées, une pommade à base de miel stérilisé ou une crème antibiotique peuvent être prescrites.
Mastite
Face à une mastite, l’urgence est d’agir vite : « drainage, chaleur locale, tétées fréquentes sont essentiels et éventuellement associés à un antalgique type paracétamol », explique Carole Hervé. Si la fièvre persiste, des antibiotiques adaptés (Cloxacilline, Pyostacine®, …) seront prescrits, sans interrompre l’allaitement.
Tire-lait
Avant toute chose, il est essentiel de situer la maman dans son parcours d’allaitement. « Il faut savoir où en est la maman : est-ce un démarrage d’allaitement, une sortie de maternité, une reprise du travail, une baisse de lactation ou un bébé en néonatologie ? », explique Marion Ballangé, directrice des ventes de Lansinoh France.
Choix du tire-lait
« En fonction du contexte, on ne propose pas le même type d’appareil », souligne Marion Ballangé, directrice des ventes de Lansinoh France.
- Le simple pompage (un sein à la fois) : plutôt adapté à un usage ponctuel (reprise du travail à temps partiel, sortie sans bébé).
- Le double pompage (deux seins simultanément) : recommandé en cas d’extraction fréquente (reprise à temps plein, allaitement exclusif sans mise au sein, prématuré hospitalisé…). Ce mode permet un gain de temps, une meilleure stimulation de la lactation et une production de lait supérieure. Le double pompage peut aussi être utile en période de baisse de lactation ou en cas d’engorgement.
À rappeler : en règle générale, il est déconseillé de tirer son lait juste après une tétée.
Taille des téterelles
Un point clé : la taille des téterelles. « Il faut s’assurer de la taille du mamelon. Elle est soit notée sur l’ordonnance, soit elle est à mesurer directement », recommande Marion Ballangé. Pour choisir la taille de téterelle qui correspond, il faut mesurer le diamètre du mamelon.
La vigilance ne doit pas s’arrêter là : « La taille des téterelles peut évoluer au fil de l’allaitement, et une douleur ou une baisse de lactation peuvent être liées soit à l’appareil, soit à la fatigue ou au ressenti de la maman », insiste-t-elle.
Puissance d'aspiration
La puissance du tire-lait est un critère souvent méconnu. « Pour initier ou restimuler une lactation, il faut un appareil qui délivre au minimum 250 mmHg en double pompage », précise Marion Ballangé.
Entretien
« On conseille un premier lavage ou une stérilisation avant utilisation, puis un nettoyage soigneux à l’eau chaude savonneuse après chaque séance », explique-t-elle. Certaines pièces peuvent passer au lave-vaisselle selon les marques, mais un séchage à l’air libre reste préférable pour éviter toute contamination.
Laits infantiles
En l’absence d’allaitement maternel, un nourrisson reçoit un lait 1er âge de la naissance jusqu’à 6 mois, puis un lait 2e âge jusqu’à 1 an.
Les différents types de laits infantiles
- Les laits standards : ils conviennent à la majorité des nourrissons sans pathologie particulière. Tous respectent un cadre réglementaire strict, bien que leurs formules diffèrent légèrement. « Ils ne sont pas interchangeables comme des génériques.
- Les laits AR : pour les nourrissons sujets aux régurgitations fréquentes, les laits AR (anti-régurgitations) sont indiqués. Ils sont épaissis à l’amidon (Novalac Expert® AR), à la caroube (Gallia Bébé Expert AR®), ou avec un épaississant comme Gumilk® à ajouter au lait standard ou maternel. « L’efficacité entre amidon et caroube est similaire, mais la tolérance digestive varie d’un bébé à l’autre », souligne le Dr Bellaïche.
- Les laits hypoallergéniques (HA) : autrefois utilisés en prévention chez les nourrissons à risque atopique, ils ne sont aujourd’hui plus recommandés. « Ils n’ont jamais démontré de réelle efficacité.
- Les laits AC : en cas de coliques, ballonnements ou inconfort digestif, des formules spécifiques peuvent améliorer ces symptômes. C’est le cas de Novalac Novagest+, une nouvelle référence de la gamme Novalac Expert, indiquée en cas de troubles digestifs globaux. Ce lait, utilisable de 0 à 12 mois, agit à la fois sur les régurgitations, la constipation et les douleurs abdominales. Pour les coliques simples, certains laits AC (comme Guigoz Expert AC®) intègrent des protéines partiellement hydrolysées ou des probiotiques, avec une efficacité modérée.
- Les laits APLV : en cas d’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) - qui concerne environ 2 à 3 % des nourrissons - plusieurs alternatives existent : hydrolysats extensifs (Nutramigen LGG®, Pepti-Junior®), formules épaissies en cas de reflux associé (Allernova AR®), ou formules à base d’acides aminés (Néocate®, Amina®) si les précédentes sont mal tolérées.
Vigilance
Enfin, une vigilance particulière est nécessaire face à certains produits en vente libre. « Les laits d’amande, de coco ou d’avoine ne sont pas des formules infantiles. Ce sont des jus végétaux qui ne couvrent pas les besoins du nourrisson.
Diversification alimentaire
L’introduction progressive d’aliments solides ou semi-solides en complément du lait, doit commencer entre 4 et 6 mois chez les bébés en bonne santé nés à terme. « Les recommandations actuelles ont totalement changé ces dernières années, explique le Dr Marc Bellaïche. Il est conseillé d’introduire un aliment à la fois, en respectant le rythme de l’enfant, et de le proposer plusieurs jours de suite en petite quantité pour favoriser l’acceptation. « Plus on expose tôt l’enfant à ces aliments en petites quantités régulières, plus on favorise une tolérance immunitaire durable.
On débute généralement par des purées de légumes bien cuits, puis des compotes de fruits sans sucre ajouté. Vers 6 mois, de petites quantités de protéines animales peuvent être proposées (viande, poisson, œuf bien cuit - environ 10 g/jour). Les aliments allergènes peuvent être introduits dès cette phase, sauf en cas d’allergie avérée.
Dès que l’enfant consomme autre chose que du lait, il est recommandé de lui proposer de l’eau, à la tasse ou au biberon. « Il ne faut pas négliger le rôle fondamental du lait infantile pendant toute cette période, insiste le Dr Bellaïche.
Dermatologie du nourrisson
Érythème fessier
L’érythème fessier, inflammation cutanée liée au contact prolongé avec l’urine et les selles sous la couche, touche jusqu’à 80 % des nourrissons. « Lorsqu’un érythème est léger, une crème de change classique suffit : l’oxyde de zinc crée une barrière physique, purifie et apaise », précise Véronique Guibert-Barrois de Biolane. Conseillez également d’utiliser des couches jetables hautement absorbantes (éviter temporairement les couches lavables en cas d’érythème) et, si possible, de laisser le bébé un peu à l’air libre.
Peau sèche et eczéma atopique
La dermatite atopique est fréquente dès les premiers mois et se manifeste par des plaques sèches, rouges et prurigineuses, notamment au niveau des joues, des plis et des membres. Après le bain, appliquez immédiatement un émollient riche pour restaurer la barrière cutanée. Selon Véronique Guibert-Barrois, « les baumes nourrissants, plus riches en corps gras qu’une crème classique, offrent une protection renforcée en cas d’irritations sévères ». Préconisez des vêtements en coton doux, en évitant les fibres irritantes. En cas d’eczéma avéré, rappelez que l’hydratation quotidienne reste essentielle et qu’en période de poussée, l’utilisation d’un dermocorticoïde, sur prescription et en couche fine, est nécessaire.
Soins du cordon ombilical
Le cordon ombilical doit être gardé propre et sec jusqu’à sa chute (en environ 1 à 2 semaines). Conseiller aux parents de nettoyer le cordon une fois par jour soit avec de l’eau et un savon doux puis de sécher, soit à l’aide d’une compresse imbibée de chlorhexidine aqueuse (type Biseptine®) et toujours de bien se laver les mains avant. Il est recommandé de laisser le cordon à l’air (ne pas le recouvrir d’une couche ou d’un pansement) et de surveiller : si le pourtour du nombril est rouge, gonflé, chaud, s’il y a du pus ou une mauvaise odeur, consulter sans délai (risque d’omphalite).
tags: #pharmacie #pédiatrique #conseils
