La fécondation in vitro (FIV) est une lueur d'espoir pour de nombreux couples confrontés à l'infertilité. Cependant, ce parcours médicalisé peut être source d'appréhension et de stress. Comprendre les causes de ces peurs et explorer les solutions possibles est essentiel pour aborder la FIV avec sérénité.
Les Raisons de la Peur
La peur de la FIV est une réaction normale face à l'inconnu et aux défis qu'implique ce type de traitement. Plusieurs facteurs peuvent alimenter ces craintes.
- La complexité et l'invasivité des traitements: La PMA peut impliquer de nombreux traitements invasifs. Les injections d'hormones, les prélèvements d'ovules et les transferts d’embryons sont vécus pour certaines femmes comme stressant, l'idée de subir ces interventions peut être très anxiogène et même mal vécu. Il est important de comprendre que les traitements de PMA sont généralement très sûrs et qu'ils ont aidé de nombreux couples à concevoir un enfant.
- La peur de l'échec: La PMA n'est pas une science exacte. Elle n'est pas garantie de réussir, et il peut y avoir plusieurs tentatives nécessaires avant d'obtenir une grossesse. Pour certaines femmes, l'idée de subir des traitements coûteux et invasifs sans résultats peut être très décourageante. Cependant, il est important de se rappeler que la plupart des couples qui cherchent à concevoir un enfant via la PMA finissent par réussir.
- La stigmatisation sociale: Pour certaines femmes, recourir à la PMA peut être source de gêne ou de honte. Elles peuvent craindre les réactions négatives de leur entourage. Il est important de comprendre que la PMA est devenue un traitement courant pour les couples qui cherchent à avoir un enfant et qu'il n'y a rien de honteux à le faire.
- L'impact sur la relation de couple: La PMA peut transformer la sexualité en une activité programmée et médicalisée. Faire l'amour sur commande, au petit matin, dans un objectif médical, n'a rien de très excitant. L'intervention d'un tiers, le médecin, qui programme et analyse votre sexualité est mal vécue par le couple. Ces rapports programmés ont tendance à détruire le coté "érotisme", "jeu" et "sensualité" de la sexualité.
- La peur de ne pas établir un lien maternel: Certaines femmes peuvent se demander si elles seront en mesure de se sentir proches de l'enfant qui résulte de ces traitements. Il est important de comprendre que les mères qui ont conçu un enfant via PMA peuvent établir une relation forte et aimante avec leur enfant, tout comme les mères qui ont conçu naturellement.
- Les effets secondaires des traitements hormonaux : Ce qu’on ne sait pas toujours en commençant le parcours du combattant, c’est que les hormones prescrites lors d’une tentative de FIV ne sont pas dépourvues d’inconvénients. Des effets secondaires incontestables passés sous silence dans le huis-clos de la consultation médicale, que je découvre au fur et à mesure et à mes dépens. Dès la première FIV, mon corps me rappelle à l’ordre. Les hormones qui bloquent l’ovulation provoquent un repos des ovaires, proche de la ménopause. L’irritabilité est aussi un effet secondaire reconnu de ces hormones qui paralysent l’ovulation.
Solutions et Stratégies d'Adaptation
Face à ces peurs, il existe des stratégies pour mieux vivre le parcours de FIV et augmenter ses chances de succès.
- L'accompagnement psychologique: Il est crucial de prendre en compte l'importance de l'accompagnement psychologique lors du processus de PMA. L'accompagnement psychologique et les TCC, peuvent aider les femmes à gérer leurs peurs et les anxiétés associées à la PMA. Gérer également leurs échecs et les soutenir pour leur donner envie de continuer et recommencer. Les thérapies telles que la thérapie cognitives-comportementales (TCC) peuvent aider les femmes à changer les pensées négatives en pensées positives, ce qui peut contribuer à réduire l'anxiété et le stress associés à la PMA.
- Les groupes de soutien: Le soutien peut offrir un espace sûr et accueillant où les femmes peuvent partager leurs peurs et leurs préoccupations avec d'autres femmes qui vivent les mêmes expériences en groupe de soutien. Les groupes de soutien peuvent également fournir un soutien émotionnel continu, ce qui peut aider les femmes à traverser les hauts et les bas du processus de PMA.
- La communication au sein du couple: La PMA est une épreuve pour le ou la partenaire de vie. Parfois, les femmes ont l’impression que leurs conjoints ne comprennent pas ce qu’elles vivent, car ils voient les choses différemment. Il est primordial de communiquer, tout comme garder des instants de complicité, sans que le désir d'enfant soit toujours en cœur du sujet.
- L'hypnothérapie: Avec une hypnothérapie, il est possible d’apprendre l’auto-hypnose afin d’être complètement autonome. Avec des visualisations positives, vous pouvez vous projeter vers celle que vous voulez être. Et inconsciemment, vous adopterez cette réalité comme une éventualité. Les choses seront plus facilement accessibles dès lors que vous leur donnerez la possibilité d’exister.
- La méditation: La méditation : il est prouvé médicalement qu’elle est efficace. En quelques rendez-vous, la méditation et la sophrologie aident les patientes, ayant entamé un parcours de PMA ou non, à mieux gérer leur stress de manière autonome au quotidien, mais aussi à réduire la charge mentale.
- La sexualité ludique: Selon le degré d'attraction entre les partenaires, le sexologue pourra proposer un travail sur l'estime de soi, sur le sentiment de culpabilité et d'anormalité. Il saura parler au couple de sexualité ludique qu'il a souvent oublié, du rôle bénéfique des fantasmes nécessaires pour une sexualité heureuse.
- Maintenir un équilibre de vie: Essayer d’avoir une vie relativement normale en continuant le sport, en gardant ses habitudes quotidiennes, continuer de voir ses amis.
- Se donner des perspectives: L’entrée en PMA en elle-même peut déjà être vécue comme un échec. Le deuil d’une grossesse naturelle doit être mené. On ne peut pas dire que c’est un deuil, mais plutôt une acceptation à mener. Je conseille de lutter et de garder en tête que beaucoup de couples infertiles réussissent et ont des enfants grâce à la PMA.
- Lâcher prise: Pour se défaire des blocages psychologiques, il est conseillé d'en parler afin de lâcher-prise. En pratique, l'idée est d'éviter de se focaliser sur les causes psychologiques, mais plutôt de faire des activités de loisirs, des sorties permettant de se libérer l'esprit.
Facteurs à Considérer en Cas d'Échec
En cas d'échec d'une FIV, il est important d'analyser les facteurs qui pourraient avoir contribué à ce résultat.
- Âge maternel: L’effet de l’âge avancé entraîne une baisse du nombre et de la qualité des ovocytes.
- Indice de masse corporelle (IMC): Chez la femme, l’IMC idéal se situe entre 19 et 30. Leurs écarts, en particulier l’IMC> 30, peuvent conduire à un faible taux de fécondation et de grossesse.
- Cause d’infertilité: S’il est unique ou multiple. Vous souffrez d’endométriose.
- Comptage des follicules antraux (RFA): Elle est directement liée à l’âge maternel et aux valeurs de l’hormone antimullerienne (AMH).
- Facteurs toxiques: Les habitudes de consommation de substances nocives, telles que le tabac et l’alcool, ainsi que l’environnement, nuisent aux résultats du traitement.
- Facteur ovarien: Selon la façon dont la réponse ovarienne a été dans un cycle précédent, nous pouvons modifier et / ou personnaliser une nouvelle tentative en fonction de certains niveaux d’hormones.
- Facteur endométrial: Anomalies dans la cavité intra-utérine, endomètre peu proliféré, endométrite, facteurs immunologiques et thrombophilies; sont les causes d’échecs répétés d’implantation.
- Qualité séminale: Bien que l’on puisse réaliser une ICSI avec un faible nombre de spermatozoïdes, il existe certains paramètres qui pourraient principalement influencer les taux de fécondation et qui doivent être pris en compte dans une nouvelle tentative.
- Qualité embryonnaire: Les embryons qui atteignent le stade blastocyste sont classés selon leur degré d’expansion et la qualité de leurs cellules. Par conséquent, un embryon de bonne qualité aura un taux de prédiction de grossesse plus élevé.
Que Faire Après une FIV Négative ?
Après une FIV négative, une multitude d’émotions parcourent notre corps. Donnez-vous le temps de digérer la situation, tout le monde a besoin d’un rythme différent. Laissez les émotions émerger au fur et à mesure qu’elles viennent, sans les juger, sans attendre de ressentir d’une manière spécifique, laissez-les couler et que votre énergie s’ajuste progressivement. Prenez soin de vous en écoutant ce que votre corps vous demande.
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Observez vos sentiments, vos émotions et réalisez des activités génératrices de tranquillité. Essayez de ne pas recréer le temps dans des pensées de ce type: « Qu’est-ce que j’aurais pu faire de mal? », « Si je n’avais pas fait une telle chose … » parce qu’elles s’accompagnent de culpabilité, et elles peuvent générer de l’inconfort.
Après un b-hcg négatif, il n’est pas nécessaire de prendre des décisions, ni de se poser de futures questions en termes absolus comme «et si je ne deviens jamais mère?» Au contraire, il est temps de bien canaliser votre énergie en fonction du jour pour jour, réorientez votre réflexion vers « aujourd’hui j’ai des possibilités, je vais continuer à essayer … »
Analysez si vous êtes prête pour le prochain transfert. Vérifiez vos habitudes alimentaires, exercice physique, sommeil, hygiène mentale … pour les améliorer si nécessaire. Ils vous aideront à vous sentir mieux.
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