La perte de poids chez un enfant de 3 ans est une source d'inquiétude légitime pour les parents. Bien qu'une variation normale du poids puisse être observée, une perte de poids visible et persistante nécessite une attention particulière. Il est crucial de distinguer une fluctuation normale d'une perte de poids pathologique, et d'identifier les causes sous-jacentes pour mettre en place des solutions adaptées.
Variation Normale vs. Perte de Poids Pathologique : Comment les Distinguer ?
Avant de paniquer, il est essentiel de comprendre que le poids d'un enfant fluctue naturellement. Le véritable indicateur est la courbe de croissance, que votre pédiatre utilise pour évaluer si le poids de votre enfant suit une trajectoire normale grâce aux percentiles. Une cassure ou un infléchissement significatif de cette courbe doit alerter.
Besoins Caloriques d'un Enfant de 3 Ans
À 3 ans, un enfant a besoin d'environ 1400 à 1600 calories par jour. Ces besoins peuvent varier selon le niveau d'activité et la morphologie de l'enfant. Il faut savoir que certains enfants sont, de nature, plutôt minces, avec souvent des gens minces dans la famille. Par ailleurs on sait que les nourrissons sont plutôt potelés, puis les enfants sont plus minces jusqu’à 6 ans avant de « s’enrober » de nouveau ensuite.
Astuce pratique : Un enfant de 3 ans mange l’équivalent de 3-4 repas adultes répartis sur la journée.
Causes Possibles de la Perte de Poids
Dans 70 % des cas, la perte de poids chez un enfant de 3 ans provient d’un apport calorique insuffisant par rapport aux besoins de croissance. Cependant, d'autres facteurs peuvent être en cause :
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- Apport calorique insuffisant : C’est la cause la plus fréquente.
- Problèmes de répartition de l'alimentation : Un enfant qui boit du lait ou des boissons sucrées, ou qui grignote entre les repas, a un apport calorique élevé par ailleurs qui lui “coupe l’appétit” aux repas.
- Enfant "difficile" ou "sélectif" : Après 6 ans, cela résulte généralement d’une mauvaise gestion de la phase de néophobie (un refus de tout nouvel aliment par peur). La néophobie s’observe, en moyenne, entre 18 mois et 6 ans.
- Pathologie organique : La perte d’appétit peut être pathologique, qu’elle soit brutale ou progressive. Elle est progressive dans beaucoup de maladies chroniques débutantes.
- Troubles alimentaires : Dans certains cas, la perte d'appétit peut être un signe d'anorexie.
Le Rôle du Grignotage et des Boissons Sucrées
Le grignotage est un piège fréquent qui coupe l’appétit aux repas principaux. Il est important de limiter les grignotages entre les repas. De même, attention aux boissons : Les sodas et jus de fruits contiennent jusqu’à 20 morceaux de sucre par litre ! Boire du lait n’est pas boire mais manger. Posez-vous aussi la question du grignotage et des boissons. Mange-t-il entre les repas ? Quoi ? A -t-il accès au placard à biscuits, aux bonbons, à des sirops ?
L'Impact des Changements et des Refus Alimentaires
Un enfant de 3 ans ressent intensément les changements, ce qui peut affecter son appétit. Un refus alimentaire passager est fréquent à cet âge. Certains parents ayant peur que l’enfant ne mange pas assez et que cela ait des conséquences sur sa santé, feraient tout pour qu’il mange. Certains parents aimeraient que leur enfant mange plus.
Quand Consulter un Pédiatre ?
Prenez rendez-vous avec votre pédiatre si la perte de poids persiste au-delà de 2 semaines. Les études épidémiologiques montrent que le fait d’être obèse dans l’enfance ou à l’adolescence augmente les risques de morbidité et d’obésité à l’âge adulte. Ce constat démontre bien l’importance du dépistage et de la prise en charge précoce de l’obésité infantile.
Solutions et Conseils pour Gérer la Perte de Poids
Voici quelques pistes pour aider votre enfant à retrouver un poids stable et sain :
1. Créer un Environnement Serein et Positif
Bannissez le chantage alimentaire qui aggrave souvent la situation. Créez plutôt un environnement serein où manger reste un plaisir. Ne forcez jamais votre enfant à manger.
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2. Suivi Alimentaire et Identification des Manques
Tenez un carnet alimentaire simple pendant une semaine pour identifier les manques. Cela peut vous aider à mieux comprendre les habitudes alimentaires de votre enfant et à repérer d'éventuelles carences.
3. Diversification Alimentaire et Néophilie
Il faut savoir que le nourrisson, à partir de l’âge de 4 mois, va découvrir avec plaisir, progressivement, tous les nouveaux aliments. C’est ce qu’on appelle la diversification alimentaire. A partir de cet âge, il est conseillé d’introduire progressivement un maximum de goûts, puis de textures, en profitant de cette période que l’on appelle « néophilie ». Pour familiariser votre enfant avec ces aliments et l’aider à dépasser sa peur, vous pouvez les lui présenter de façon répétée au fil du temps (sans le forcer à les manger, mais sans substituer systématiquement en cas de refus) et sous des formes différentes (choux fleurs au gratin, en purée, à la vinaigrette, au beurre…).
4. Répartition des Aliments et Gestion du Grignotage
Posez-vous la question de la répartition des aliments dans la journée. Assurez une répartition harmonieuse des apports énergétiques sur les trois repas principaux. Une aide à la prise de conscience et à la motivation peut être fournie par la tenue d’un carnet alimentaire. Les objectifs de cet accompagnement, retenus en accord avec le patient et sa famille, doit tenir compte de ses goûts et des représentations familiales de l’alimentation, liées au contexte social ou culturel. Aucun aliment ne doit être interdit.
5. Activité Physique et Bien-être
Obtenir un amaigrissement par la seule pratique d’un sport ludique (football) est illusoire. Mais toute activité physique permet à l´enfant de favoriser sa socialisation, d´éviter la solitude et l´enfermement et d´améliorer son image corporelle. Chez l’enfant à partir de 6 ans, il est recommandé de parvenir à cumuler plus de 60 minutes d’activité physique quotidienne modérée à intense. Conseiller une activité physique dans le cadre des loisirs, en tenant compte des goûts de l’enfant : natation, vélo, foot, roller, bowling, patinoire… Un sport demande un engagement personnel de l’enfant. Il est donc nécessaire que, même s’il est encouragé par les parents, il soit librement choisi par l’enfant. La pratique régulière et prolongée d’une activité sportive imposée est un objectif rarement atteint.
6. Prise en Charge Psychologique
Négligées, les difficultés psychologiques sont souvent des causes d’échec ou d’abandon d’un régime long et contraignant. Comme chez l’adulte, il est impossible de définir un profil psychologique particulier de l’enfant obèse. Il ne faut pas hésiter à demander un avis spécialisé, face à un trouble de la personnalité, ou une structure déficitaire.
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7. Compléments Nutritionnels
Les compléments nutritionnels ne doivent être utilisés que sur conseil médical.
8. Implication des Parents
Il est indispensable que les parents ou adultes responsables de l’enfant soient impliqués dans les interventions.
Troubles Alimentaires : Signes d'Alerte et Prise en Charge
Vous avez remarqué que votre enfant entretient un rapport complexe avec la nourriture ? Les repas deviennent une source de conflits ? Votre enfant a peut-être des troubles alimentaires. Ceux-ci peuvent provoquer des répercussions importantes sur sa croissance, son poids et son développement en règle générale. En cas de troubles alimentaires, votre enfant peut présenter un ou plusieurs signes qui doivent vous alerter. Certains vous aideront à déterminer si la croissance de votre enfant est correcte ou non.
Types de Troubles Alimentaires
Les troubles alimentaires chez les enfants peuvent être d’ordre comportemental. C’est ce que l’on appelle des troubles du comportement alimentaire (TCA). Ils peuvent apparaître dès les premiers jours de la vie de votre enfant et jusqu’à l’adolescence. Les troubles alimentaires chez les enfants peuvent être d’origine organique notamment le trouble de l’oralité alimentaire, appelé également trouble alimentaire pédiatrique. Ce terme est utilisé pour désigner des difficultés de l’alimentation par voie orale. Les enfants avec un trouble de l’oralité alimentaire ne sont donc pas en mesure d’avoir une alimentation adaptée à leur âge et leur permettant de se développer.
Que Faire en Cas de Troubles Alimentaires ?
Si votre enfant présente des troubles alimentaires, commencez dans tous les cas par consulter votre médecin traitant. Celui-ci sera à même de vous dire si les troubles détectés impactent sa santé ou son développement. Si tel est le cas, il pourra vous apporter son aide avec de premiers conseils diététiques pour régulariser le poids de votre enfant. Si ce dernier présente des troubles sensoriels associés, votre médecin pourra également l’orienter vers un spécialiste (kinésithérapeute, ergothérapeute…) qui pourra notamment l’aider à désensibiliser sa sphère orale. Vous devez également explorer les causes qui sont à l’origine des troubles alimentaires de votre enfant. Faire appel à un psychologue vous apportera une aide précieuse pour mieux comprendre ce qui se passe lors des repas.
Anorexie Mentale Précoce : Dépistage et Prise en Charge
C’est une maladie rare qui touche entre 1 et 3 enfants pour 100 000. L’enfant qui souffre d’anorexie refuse de maintenir un poids minimum normal pour son âge et sa taille, a une peur intense de prendre du poids et souvent une perturbation de son image corporelle. Parfois le tableau est plus trompeur au début de la maladie avec, des maux de ventre et une réduction qualitative (l’enfant supprime des aliments) et quantitative (diminution de la quantité de nourriture) des apports alimentaires sans que l’enfant exprime des pensées anorexiques. Les pensées anorexiques sont des pensées qui viennent toutes seules et qui sont le reflet du mal-être que ressent l’enfant (exemple : « je suis trop gros(se) ; mon ventre est énorme ; j’ai peur de grossir »). La maladie débute avant l’adolescence et avant les premières règles chez les filles. C’est une maladie grave avec un impact physique et psychologique sur le fonctionnement des enfants. L’anorexie mentale à début précoce a des effets potentiellement irréversibles sur la croissance, la puberté, la minéralisation osseuse et le développement cérébral. Il est essentiel de prendre en charge les patients atteints le plus tôt possible mais souvent le diagnostic est retardé. L’anorexie mentale peut menacer le pronostic vital du patient ou de la patiente. Cependant la plupart des enfants en guérira ou verra son état de santé s’améliorer en grande partie. Cette maladie n’est pas constitutionnelle, ni une fatalité.
Signes d'Alerte de l'Anorexie Mentale
Un enfant est un être en développement donc en croissance. Un enfant en bonne santé doit toujours prendre du poids et grandir au fil des trimestres, toute stagnation du poids et a fortiori de la taille doit alerter. Le fait de sauter des repas ou de supprimer des aliments « gras » ou « sucrés » ou trop « riches », un enfant qui réduit progressivement ses apports alimentaires, qui ne finit plus son assiette, qui ne prend plus ni dessert ni entrée… tous ces éléments isolés ou non doivent alerter lorsqu’ils se reproduisent régulièrement pendant plus de deux semaines. Parfois, ce sont des maux de ventre chroniques ou d’autres plaintes douloureuses qui sont au premier plan et entraînent initialement la réduction des apports alimentaires. L’amaigrissement n’est souvent remarqué que secondairement. Enfin, la pratique sportive de plus en plus intensive doit inciter à une vigilance notamment sur les apports alimentaires et sur l’objectif poursuivi au travers de cette hyperactivité. L’enfant cherche-t-il à maigrir, à être très musclé, à ne plus avoir de gras ? Vous pouvez aider votre enfant !
Prise en Charge de l'Anorexie Mentale
La prise en charge habituelle d’un enfant souffrant d’anorexie mentale fait intervenir plusieurs professionnels qui se coordonnent entre eux, d’où de nombreux rendez-vous et déplacements. La prise en charge d’un enfant souffrant d’anorexie mentale doit rester pluridisciplinaire dans l’intérêt de l’enfant.
- Planifier des menus à l’avance : Planifier des menus à l’avance (sur une semaine par exemple) et les présenter à votre enfant afin d’anticiper au mieux d’éventuelles difficultés.
- Gérer la durée des repas : Faire attention à la durée du repas (en moyenne 45 minutes pour le déjeuner et le dîner et 30 minutes pour le petit-déjeuner et le goûter) : si votre enfant prend trop de temps, n’hésitez pas à le stimuler avec bienveillance régulièrement. Au contraire s’il se précipite trop, l’inviter à ralentir.
- Gérer les comportements alimentaires liés à la maladie : Gérer les comportements alimentaires liés à la maladie (petites bouchées, tri alimentaire, …) en le stimulant à faire autrement au cours du repas.
Anxiété et Anorexie Mentale
De plus, dans certaines situations/périodes de stress, votre enfant est plus à risque de développer et surtout de majorer des symptômes anxieux et/ou des symptômes obsessionnels compulsifs voire un Trouble Obsessionnel Compulsif (TOC). Troubles anxieux et TOC sont en effet des maladies souvent associées à l’anorexie mentale. A la différence de la peur qui est là pour nous avertir d’un danger, l’anxiété est une tendance à se faire du souci de façon excessive à propos de quelque chose. C’est une sensation pénible que l’enfant va, par certains comportements, chercher à éviter (évitement de certains aliments, des situations de repas, d’inactivité) ou à apaiser (hyperactivité, restriction alimentaire).
Comment Gérer l'Anxiété ?
- Reconnaître et mesurer l'anxiété : Lorsque votre enfant recommence à faire quelque chose qu’il ne faisait plus (par exemple lorsqu’il réintroduit un aliment qu’il ne mangeait plus) vous pouvez lui rappeler comment fonctionne son anxiété afin de l’encourager. Il peut par exemple mesurer son niveau d’anxiété sur 10 à chaque fois et remarquer si avec le temps et les répétitions, ce niveau baisse petit à petit.
- Identifier les pensées négatives : On parle souvent aux enfants souffrant d’anorexie mentale prépubère de « la petite voix de l’anorexie » pour mettre à distance des pensées qui parlent des craintes sur leur poids, sur leur silhouette, de la peur de grossir, d’être imparfait, de grandir. Ce sont des pensées automatiques, qui viennent toutes seules et qui sont le reflet du mal-être que ressent l’enfant.
Hyperactivité et Anorexie Mentale
Dans l’anorexie mentale prépubère, lorsqu’on parle d’hyperactivité, nous faisons référence au fait de réaliser une activité physique de manière fréquente, intensive et excessive. Cet usage problématique de l’activité physique vise à dépenser de l’énergie, à brûler des calories mais il est aussi en partie compulsif (involontaire). D’un point de vue hormonal, au début de la restriction alimentaire, l’organisme adopte un réflexe de défense contre la dénutrition et favorise une recherche active de nourriture qui donne l’illusion d’un surplus d’énergie. L’hyperactivité provoque un apaisement physiologique et permet aussi à l’enfant de lutter contre les pensées liées à l’inquiétude de prendre du poids, à l’image corporelle et contre les symptôme anxieux et dépressifs.
Comment Repérer et Gérer l'Hyperactivité ?
- Repérer les situations déclencheuses : Repérer dans quelles situations votre enfant y a le plus souvent recours (cela peut être un indicateur des moments qui sont difficiles pour lui, après le repas par exemple).
- Exposition au repos : Programmer des temps de calme, en définissant un temps donné à l’aide d’un minuteur par exemple. Accompagner votre enfant dans la pratique de la relaxation, assis ou allongé.
- Réduction progressive de l’activité : Fixer de petits objectifs : « cette semaine je résiste à telle activité », inviter son enfant à noter chaque jour à quel point il a réussi à résister à cette activité (par exemple : 0 je n’ai pas du tout réalisé cette activité - 10 aujourd’hui j’ai énormément réalisé cette activité). Cela permet à votre enfant de visualiser ses progrès.
Dysmorphophobie et Estime de Soi
La dysmorphophobie est une préoccupation excessive pour certaines parties du corps considérées comme imparfaites. Il y a un décalage entre la silhouette réelle de l’enfant et l’idée qu’il s’en fait. L’enfant va alors se focaliser principalement sur ces parties du corps. Cette attention exagérée va prendre beaucoup de place dans l’esprit de l’enfant et est généralement un déclencheur de pensées anorexiques, de pensées négatives sur lui-même. L’anorexie mentale s’accompagne généralement d’une faible estime de soi, d’une vision négative sur soi-même et d’une anxiété quant au regard des autres.
Comment Améliorer l'Estime de Soi ?
- Renforcer une vision plus globale du corps : Renforcer une vision plus globale du corps, qui dépasse les critères esthétiques : qu’est-ce que mon corps me permet de faire ?
- Dire à son enfant ce qu’on aime chez lui : Dire à son enfant ce qu’on aime chez lui (dans son caractère, ses comportements). Il est préférable de s’intéresser aux actes (« j’aime tes dessins », « c’est gentil de jouer avec ta petite sœur », « tu me fais rire ») plutôt qu’à la personne plus globalement (éviter les phrases commençant par « tu ES drôle/gentil ».
- Intéressez-vous à ses goûts, à ses passions, à ses loisirs afin de lui témoigner combien il est digne d’intérêt.
- Confiez-lui des tâches, demandez-lui de l’aide au quotidien, afin qu’il puisse être fier de lui.
- Réalisez avec lui un « Sac à compliments » : tout au long de la journée, l’enfant pourra noter sur des petits papiers les compliments entendus, les actions dont il est fier, les bons moments et les placer dans ce petit sac.
- Notez toutes les petites victoires contre la maladie dans un carnet dédié : cela permet de voir le chemin parcouru, et les écrire dans un carnet permet une certaine discrétion.
- Pensez à encourager votre enfant lorsqu’il a essayé, même s’il n’a pas réussi.
L'Impact sur la Fratrie
La fratrie est impactée par la situation. L’ambiance à la maison s’est peut-être dégradée, les parents sont inquiets ou soucieux et les temps de repas sont devenus tendus ou parfois conflictuels. Il est important de pouvoir parler avec eux de ce qui se passe, de les questionner sur ce qu’ils ressentent (tristesse, colère, culpabilité ?). Les études scientifiques ont montré que ce qui aidait les frères et sœurs était de pouvoir maintenir leurs activités habituelles et d’avoir des relations avec des personnes extérieures. Encouragez-les à maintenir le lien avec leurs amis et à poursuivre leurs activités de loisir.
Le Poids Minimum de Bonne Santé (PMBS)
Le PMBS ou poids minimum de bonne santé correspond à l’objectif de poids fixé par le médecin de votre enfant. Ce PMBS est personnalisé, calculé par le médecin de votre enfant et dépend de la corpulence de votre enfant avant la maladie. Ce poids doit permettre notamment le redémarrage de la croissance et de la puberté. Il n’est pas gravé dans le marbre… Un enfant ou adolescent est en période de croissance et l’objectif principal des prises en charge est de stabiliser le poids et non de maigrir car la perte rapide de poids à ces âges, traduit une diminution drastique des apports alimentaires qui pourrait être dangereuse pour sa santé. Il n’y a pas de solutions miracles et les résultats durables passent par des changements définitifs des habitudes de vie.
Surpoids et Obésité Infantile : Prévention et Prise en Charge
On compte aujourd’hui en France 18 % d’enfants en surpoids, dont 5 % d’entre eux dépassent le seuil de l’obésité. Bien sûr une alimentation trop grasse et trop sucrée accompagnée d’un manque d’activité physique sont en partie responsables, mais d'autres facteurs viennent expliquer ce phénomène. Des problèmes de sommeil, de classe sociale ou encore des facteurs génétiques peuvent s’ajouter au tableau clinique de la prise de poids. Le Ministère de la Santé a montré que parmi les enfants âgés de 6 ans, ceux issus d’un milieu social défavorisé ont 4 fois plus de risques de souffrir d’obésité qu’un enfant de classe sociale supérieure, avec une proportionnalité supérieure chez les petites filles. La prévention commence par le suivi régulier des courbes de corpulence tout au long de l’enfance et de l’adolescence et le report des données recueillies dans le carnet de santé. Plus les problèmes de poids seront identifiés précocement, plus leur prise en charge sera rapide et efficace. L’adulte a un rôle primordial dans l’éducation alimentaire des enfants, il se doit de montrer l’exemple.
Conseils pour Éviter la Surcharge Pondérale
- Le bébé, le nourrisson : il faut conseiller l’allaitement maternel et un lait maternisé adapté et de ne pas donner de lait de vache avant l’âge de 1 an. Il faut lui apprendre à structurer sa journée sur les repas, et il ne faut pas le laisser manger tout au long de la journée. C’est à cet âge qu’il faut lui apprendre à ne pas grignoter entre les repas, car l’alternance entre repas et période de satiété est essentielle pour la régulation nutritionnelle et pour l’établissement de ses capacités à ajuster sa consommation alimentaire. Lors du repas, il faut lui apprendre à manger doucement et à mâcher ses aliments.
- L'enfant plus grand : Il faut l’encourager à bouger (vélo, roller, trottinette, piscine etc…) en plus des sports qu’il pratique et réglementer le nombre d’heures passées devant la télé et les jeux vidéo (moins de 2 h par jour).
- Le grand enfant et la période péripubertaire : c’est le moment où ils grandissent le plus, il faut donc ajuster les quantités aux besoins de la croissance et corriger les manques et les erreurs à l’extérieur. Mais à cet âge les différences interindividuelles sont parfois très grandes et sont marquées entre les garçons et les filles. Même s’ils deviennent plus autonomes il ne faut pas démissionner : il faut garder les mêmes conseils diététiques que pour les plus petits ! La pratique régulière d’un ou plusieurs sports est conseillée.
- L'adolescence : Continuez sans démissionner.
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