Il est difficile de déterminer la date de naissance exacte de Penny Balfour avec les données fournies. Cependant, nous pouvons explorer des contextes historiques et sociopolitiques plus larges qui pourraient éclairer sa vie et son héritage potentiels.

Le rôle des associations palestiniennes dans un contexte de conflit et de changement

Les informations fournies se concentrent sur l'évolution des associations palestiniennes, en particulier des organisations non gouvernementales (ONG), dans un contexte de conflit israélo-palestinien et de changements politiques internes. Bien que cela ne nous donne pas directement la date de naissance de Penny Balfour, cela nous permet de comprendre le contexte dans lequel elle aurait pu vivre et travailler.

Premières formes associatives et contexte politique (fin du XIXe siècle - mandat britannique)

Les premières formes associatives en Palestine ont émergé à la fin du XIXe siècle sous forme de sociétés de bienfaisance et de coopératives, souvent basées sur des structures familiales ou claniques. La Constitution ottomane de 1908 a officiellement reconnu le droit d'exister aux associations, conduisant à l'adoption de la première loi ottomane sur les associations en 1909. Avant le mandat britannique, il existait environ 15 associations palestiniennes, principalement à vocation caritative et littéraire, en majorité chrétiennes.

Cependant, l'importance du contexte régional et des enjeux politiques a transformé ces associations. Les provinces éloignées de la Sublime Porte ont commencé à exprimer leur volonté d'indépendance vis-à-vis de l'Empire ottoman, tandis que la colonisation sioniste débutait en Terre sainte. La jeunesse éduquée a alors fondé des clubs et des associations comme couverture à l'activité politique, et des sociétés secrètes ont vu le jour pour combattre le sionisme et sensibiliser la société palestinienne aux dangers futurs.

Des associations islamo-chrétiennes se sont développées en réaction à l'expansion des associations sionistes, revendiquant des droits arabes en Palestine et luttant contre la déclaration Balfour (1917) et l'immigration sioniste qui en a résulté.

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Associations pendant le mandat britannique (1920-1948)

La nature des associations pendant le mandat britannique était un mélange de religieux, de familial et de politique. Dirigées par les élites bourgeoises, elles pratiquaient une bienfaisance entre l'évergétisme athénien et la charité chrétienne, distribuant des secours à une population nécessiteuse ou organisant des manifestations culturelles. Un certain engagement politique a commencé à apparaître et s'est développé tout au long du conflit israélo-palestinien, avec une mobilisation féminine importante aux côtés des hommes qui s'engageaient dans la lutte contre l'occupation britannique.

Après les soulèvements de 1936, le code des ‘uqûbât (sanctions) a été mis en place, définissant comme association non légale toute association enregistrée ou non qui était mal intentionnée, permettant ainsi une répression plus facile.

Associations sous administration égyptienne à Gaza et annexion jordanienne de la Cisjordanie (1948-1967)

Une administration égyptienne s'est mise en place à Gaza entre 1948 et 1967, tandis que la Cisjordanie a été annexée à la Transjordanie en 1950. La Constitution jordanienne de 1952 a été appliquée à la partie annexée, permettant l'établissement de syndicats professionnels et la formation de nouvelles associations de bienfaisance enregistrées comme jordaniennes. Une loi jordanienne sur les associations a été promulguée en 1956, amendée par la loi de 1966 pour les associations et comités sociaux.

Le conflit de 1948 a radicalement changé la donne des associations palestiniennes, en particulier leurs activités liées aux services en raison de la création de l'État d'Israël et du problème des réfugiés qui en a résulté.

Associations pendant l'occupation israélienne (à partir de 1967)

Après l'occupation de 1967, les associations de Cisjordanie sont restées affiliées à l'Union générale des sociétés caritatives à Amman en Jordanie, recevant des financements en provenance de Jordanie.

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Le développement des associations s'est accéléré lorsque l'OLP, reconnue en 1974 comme seule représentante du peuple palestinien, a commencé à créer dans les Territoires le cadre et les structures d'un État. L'OLP, installée en dehors des Territoires occupés, payait alors des salaires, assurait des services sociaux et subvenait aux besoins de la population. Plusieurs réseaux de syndicats, groupes étudiants, groupes de femmes et « comités » ont été mis en place, constituant dans les Territoires des relais pour les différentes factions de l'OLP.

Ces associations étaient de deux types : les officielles enregistrées auprès des Jordaniens ou des autorités israéliennes, concentrées principalement sur les activités sociales, et les groupements populaires qui répondaient à des demandes sociales, mais ne s'étaient pas enregistrés auprès des forces d'occupation dans un souci de résistance.

Devant le danger que représente l'émergence de ce pouvoir, les Israéliens ont dissous les municipalités en 1982, avec l'accord tacite du comité conjoint jordano-palestinien. Le mouvement Fatah s'est alors lancé dans une course à la création d'associations de tous genres, en particulier pour contrer l'enracinement des partis politiques de gauche dans les syndicats et autres instances de représentation professionnelle.

La fin des années soixante-dix a également vu l'apparition des premières organisations de développement et des associations de défense des droits de l'homme comme al-Haqq (la vérité) fondée en 1979.

Les autorités militaires israéliennes ont réagi pour essayer de contenir cette forme de contestation de l'occupation. L'ordre militaire 686 émis en 1981 à Gaza a amendé l'article 2 de la loi ottomane, introduisant la nécessité d'un permis précisant l'identité des fondateurs pour former une association.

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Le secteur des associations a été entravé par l'occupation militaire, mais les ONG de développement ont réussi à fonctionner d'une manière semi-clandestine, développant une expertise que ne connaissent pas leurs consœurs arabes.

Associations et Autorité palestinienne (depuis 1994)

Avec l'instauration de l'Autorité palestinienne, les ONG, qui avaient contribué à maintenir un tissu économique et social pendant l'occupation, ont vu s'installer des ministères chargés de dispenser les services qu'elles ont assurés pendant plusieurs années. Cela a posé un problème de représentation et d'établissement de priorités sur l'agenda politique, les ONG ayant du mal à se situer entre l'espace politique et la substitution au service public.

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