Les fibromes utérins, également appelés léiomyomes, sont des tumeurs bénignes qui se développent dans la cavité utérine, soit dans le muscle, soit à l’extérieur de l’utérus. Ils sont constitués de tissu dur, blanc et tendineux, et leur taille varie considérablement, de microscopique à la taille d'un ballon. Bien que souvent asymptomatiques, ils peuvent entraîner des complications telles que des ménorragies (saignements menstruels abondants), des douleurs pelviennes et, dans certains cas, l'infertilité. Cet article explore les différentes options de traitement disponibles pour les fibromes utérins, en mettant l'accent sur l'utilisation des ovules et d'autres approches médicales et chirurgicales.
Prévalence et caractéristiques des fibromes utérins
Les fibromes utérins sont les anomalies structurelles les plus courantes de l'utérus, touchant environ 20 à 30 % des femmes entre 35 et 50 ans. Ils rétrécissent généralement après la ménopause. La forme des fibromes est habituellement sphérique et leur taille variable, souvent comparée à des fruits comme une mandarine, une orange, un pamplemousse, voire un melon. Plusieurs fibromes peuvent cohabiter sur un même utérus, déformant ses contours, ce qui est appelé un utérus polymyomateux.
Diagnostic des fibromes utérins
Les fibromes sont souvent détectés lors d’un examen génital de routine. S’ils croissent dans l’utérus, le diagnostic peut être confirmé par une échographie.
Traitement médical des fibromes utérins
RYEQO (Rélugolix)
RYEQO est un médicament contenant du rélugolix, un antagoniste non peptidique des récepteurs de la GnRH (hormone de libération des gonadotrophines). Il est indiqué dans le traitement des fibromes utérins et est remboursable à 65 % en France. La prescription de RYEQO est réservée aux gynécologues (gynécologie médicale ou gynécologie-obstétrique).
- Mode d'action : Le rélugolix agit en bloquant les récepteurs de la GnRH, ce qui réduit la production d'œstrogènes et de progestérone, les hormones qui stimulent la croissance des fibromes.
- Posologie : RYEQO peut être pris sans interruption.
- Contraception : RYEQO présente des propriétés contraceptives. Après au moins un mois d'utilisation, il inhibe l'ovulation et permet une contraception adéquate.
- Effets secondaires potentiels : Comme tout médicament hormonal, RYEQO peut entraîner des effets secondaires, qui doivent être discutés avec un médecin.
Ulipristal acétate (Esmya®)
Esmya®, sous la forme de comprimés de 5 mg d’ulipristal acétate, est indiqué pour le traitement médical des myomes utérins. L’administration d’Esmya® tarit le plus souvent les éventuelles ménorragies dès la première semaine d’administration, et la majorité des patientes resteront en aménorrhée jusqu’à la fin de la séquence de traitement.
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- Modifications endométriales : Il est important de connaître les aspects spécifiques de l’endomètre chez les patientes sous ulipristal acétate, aussi bien en échographie qu’en histologie. Ces changements histologiques sont désignés comme « Changements endométriaux associés au modulateur du récepteur de la progestérone » (Progesterone Receptor Modulator Associated Endometrial Changes - PAEC) et ne doivent pas être confondus avec une hyperplasie endométriale. Chez environ 60 % des femmes, on constate les modifications spécifiques des PAEC : en histologie, l’endomètre est modérément épais (non hyperplasique) et présente des kystes glandulaires de faible index mitotique. Ces aspects sont réversibles à l’arrêt du traitement.
- Efficacité : Une étude a montré que 73,4 % des femmes sont en aménorrhée (score PBAC ≤ 2 sur 28 jours) à la semaine 13, contre 6,3 % dans le groupe placebo. La diminution du volume des myomes mesurée par IRM est de -21,2 % versus +3 % chez les placebos (p=0,002) à la semaine 13.
- Effets secondaires : Les céphalées et les bouffées de chaleur sont les effets indésirables les plus fréquents, mais ils n’excèdent pas 10 % des femmes. Environ 6 % des femmes présentent une augmentation transitoire de l’épaisseur endométriale moyenne > 16 mm.
- Surveillance : En cas de traitements séquentiels répétés, une surveillance régulière de l’endomètre est recommandée, incluant une échographie annuelle. Si un épaississement de l’endomètre est observé, des examens comprenant une biopsie de l’endomètre doivent être réalisés afin d’exclure d’autres pathologies sous-jacentes.
Selective Progesterone Receptor Modulators (SPRM)
Ces modulateurs sélectifs des récepteurs de la progestérone sont des molécules spécifiques qui se fixent sur les récepteurs de la progestérone et qui, selon les cas, induisent ou bloquent (agonistes ou antagonistes) la transcription de gènes spécifiques. Ils provoquent un antagonisme partiel de la progestérone au sein des myomes et de l’endomètre ainsi qu’une inhibition de la prolifération cellulaire au niveau des myomes.
Traitement chirurgical des fibromes utérins
Hystéroscopie opératoire
Les nouvelles techniques d’hystéroscopie opératoire permettent désormais d’enlever la plupart des fibromes sous-muqueux intracavitaires et des polypes par les voies naturelles, sous hystéroscopie. Réalisée sous anesthésie générale, l’intervention consiste à abraser, raboter, sous contrôle de la vue, le fibrome, fragment par fragment ; ces fragments sont ensuite retirés par le col. Sans douleurs, sans cicatrice utérine ou abdominale, cette intervention épargne l’utérus et ne nécessite qu’une hospitalisation très courte, souvent réalisée en ambulatoire avec admission et sortie le même jour. Il est possible de reprendre une activité socioprofessionnelle quelques jours après l’intervention.
Myomectomie
La myomectomie est l'ablation chirurgicale des fibromes, souvent réalisée par hystéroscopie ou en pratiquant une incision dans l’abdomen. Cette intervention permet de conserver l'utérus, ce qui est important pour les femmes qui souhaitent avoir des enfants.
Embolisation artérielle utérine
Une autre façon de traiter les fibromes est l’embolisation artérielle utérine, qui consiste à bloquer l’apport de sang au fibrome, entraînant ainsi sa réduction.
Hystérectomie
Dans les cas les plus graves, une hystérectomie (ablation de l'utérus) peut être nécessaire.
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Autres approches
Médecines douces
Plusieurs thérapies, seules ou en combinaison, peuvent aider les femmes en soulageant les symptômes de saignements excessifs et en réduisant la taille des fibromes pour rendre une myomectomie praticable.
Alimentation
Les fibromes étant sensibles aux œstrogènes, une alimentation riche en graisses et protéines et pauvre en fibres accroît le risque d’en développer un ou de l’exacerber, car vous aurez plus d’œstrogènes dans le sang.
Fibromes et fertilité
Certains fibromes se développent hors de l’utérus, mais s’ils font plus de 6 cm de diamètre, ils peuvent gêner la trompe au moment où elle tente d’aspirer un œuf après l’ovulation et cela peut affecter votre capacité à concevoir. Cependant, une fois enceinte, de petits fibromes ne gêneront pas le bébé. Les fibromes utérins situés sur la paroi externe de l’utérus (sous-séreux) ne semblent pas altérer significativement avec la fertilité et leur excision ne devrait être réalisée que s’ils sont symptomatiques. Pour les fibromes situés dans le muscle (intramuraux), bien qu’ils soient associés à une diminution de la fertilité et à une augmentation de fausses couches, les données scientifiques disponibles n’ont pas permis de confirmer l’utilité d’une résection (myomectomie) pour améliorer les taux de succès en procréation assistée.
Physiogine 0,5 mg, ovule : une option pour les symptômes post-ménopausiques
Indications et composition
Physiogine 0,5 mg, ovule contient de l’œstriol, une hormone féminine naturelle. Il est utilisé pour traiter les symptômes de la ménopause en compensant la perte de production d'œstrogènes.
Posologie et administration
La dose habituelle est d'une application vaginale de 1 g de crème par jour (jusqu'au trait rouge) et une application en couche mince sur la vulve, pendant 1 semaine, puis 1 application tous les 2 jours jusqu'à la disparition des symptômes (en moyenne au bout de 3 semaines).
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Effets secondaires et précautions
- Risque de cancer de l'utérus et d'accidents cardiovasculaires : La prise d'un traitement prolongé des symptômes de la ménopause sous forme de comprimé peut augmenter le risque de survenue de cancer de l'utérus et d'accidents cardiovasculaires par formation d'un caillot sanguin. Le risque est plus faible avec un traitement par voie vaginale, mais ne peut être exclu.
- Grossesse : Ce médicament n'a pas d'indication chez la femme enceinte. Si une grossesse survient sous traitement, consultez votre médecin et arrêtez le traitement.
- Maux de tête et troubles de la vision : En cas de maux de tête importants ou inhabituels, de troubles de la vision, d'élévation franche de la tension artérielle, arrêtez le traitement et consultez rapidement votre médecin.
Interactions médicamenteuses
Du fait de l'administration par voie vaginale et de l'absorption systémique minimale, des interactions médicamenteuses cliniquement pertinentes avec Physiogine 0,5 mg, ovule sont peu probables.
Contre-indications
- Affections thrombophiliques connues
- Maladie thromboembolique artérielle en évolution ou récente
Mises en garde spéciales
- Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable de recueillir les antécédents médicaux personnels et familiaux de la patiente.
- Un examen clinique et gynécologique complet doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente ainsi que des contre-indications et des mises en garde concernant le traitement.
- Il est recommandé d'effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme.
Risques associés aux THS systémiques
Bien que les risques soient moindres avec les produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale, il est important de noter les risques associés aux THS systémiques :
- Cancer du sein : Les données épidémiologiques suggèrent l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant aucun antécédent de cancer du sein et prenant des oestrogènes par voie vaginale à faible dose.
- Accidents thromboemboliques veineux (TEV) : Les THS systémiques sont associés à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé de TEV.
- Maladie coronarienne et AVC ischémique : Les traitements systémiques exclusivement à base d'œstrogènes sont associés à un risque d'accident ischémique pouvant être multiplié par 1,5.
Surdosage
La toxicité aiguë de l'œstriol chez l'animal est très faible. La survenue de symptômes toxiques n'est donc pas attendue, même si plusieurs comprimés ont été pris simultanément.
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