Après l'accouchement, le corps de la femme subit une série de changements hormonaux et physiologiques, notamment les lochies, l'aménorrhée et le retour de couches. L'allaitement peut retarder le retour de couches en raison de l'hormone prolactine, qui supprime l'ovulation. Cependant, chaque femme est différente et le retour de couches peut varier considérablement.
Retour de couches après l’accouchement : comment ça marche ?
Après la naissance de bébé, votre corps entame une phase de transition hormonale et physiologique, avec plusieurs étapes :
- Les lochies : ce sont des saignements post-partum qui peuvent durer de 2 à 6 semaines. Ils sont tout à fait normaux et permettent à l’utérus de se nettoyer et de retrouver progressivement sa taille d’avant grossesse.
- L’aménorrhée : c’est une période sans règles, dont la durée varie d’une femme à l’autre.
- Le retour de couches : c’est le retour des règles après l’accouchement, même si vos cycles ne sont pas forcément comme avant. Certaines femmes retrouvent des règles régulières, d’autres constatent des changements.
En bref, votre corps prend son temps pour se réadapter.
Pourquoi l’allaitement retarde-t-il le retour de couches ?
Si vous allaitez, votre cycle peut rester en pause un bon moment, et ce n’est pas un hasard ! La prolactine, l’hormone qui stimule la production de lait, joue aussi un rôle clé dans l’ovulation. À chaque tétée, son taux grimpe en flèche : elle envoie un signal au corps pour mettre l’ovulation en veille. Le retour de couches varie ainsi énormément d’une femme à l’autre… et même d’une grossesse à l’autre. Et plus bébé tète souvent, plus l’effet est marqué ! C’est pourquoi le retour de couches avec l’allaitement peut durer plusieurs mois, parfois même jusqu’à l’arrêt total de l’allaitement et le sevrage de votre bébé. Mais là encore, chaque corps réagit différemment : chez certaines, le simple fait que le bébé allonge ses nuits ou commence la diversification alimentaire suffit à déclencher le retour des règles.
Quels signes annoncent le retour de couches en allaitement ? Retour de couches ou lochies : comment les distinguer ?
Après l’accouchement, les saignements (locchies) sont donc un passage obligé, mais tous ne signifient pas le retour des règles. Alors, comment faire la différence entre lochies et retour de couches en allaitement ? Les lochies apparaissent juste après l’accouchement et durent entre 2 et 6 semaines. Cette perte de sang pendant l’allaitement est liée à l’expulsion des derniers résidus de grossesse et à la cicatrisation de l’utérus. Leur couleur évolue progressivement : rouge vif les premiers jours, puis rosée, brunâtre et enfin jaunâtre/blanchâtre avant de disparaître. Le retour de couches, lui, marque la reprise du cycle menstruel et peut survenir plusieurs semaines ou mois après la naissance, selon que vous allaitez ou non.
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Des cycles irréguliers après l’accouchement : est-ce normal ?
Oui, totalement ! Avec le retour de couches et l’allaitement, ne soyez pas surprise si votre cycle met du temps à retrouver son rythme habituel après l’accouchement.
Retour de couches et allaitement : quel impact ?
Lors du retour de couches après l’allaitement, certaines mamans remarquent une diminution passagère de leur production de lait. C’est un effet temporaire (mais normal) dû aux fluctuations hormonales, notamment à la baisse des œstrogènes et de la prolactine. Cette baisse de lactation peut durer quelques jours à une semaine, le temps que l’équilibre se rétablisse naturellement.
Une baisse de lactation temporaire : comment la compenser ?
La production de lait maternel fonctionne selon un principe simple mais puissant : plus bébé tète, plus le corps produit. C’est ce qu’on appelle la loi de l’offre et de la demande.
Comment entretenir une bonne lactation ?
- Allaiter à la demande, le meilleur réflexe : chaque tétée envoie un signal au corps “on a besoin de lait !” Plus les seins sont stimulés (et donc bien vidés), plus la production s’adapte.
- Boire suffisamment d’eau : le lait maternel est composé à environ 87 % d’eau. Si votre corps est déshydraté, il peut peiner à en produire en quantité suffisante. Visez au moins 2 litres par jour, en variant les plaisirs (eau, tisanes d’allaitement, bouillons…).
- Adopter une alimentation riche et équilibrée : produire du lait demande de l’énergie ! Les acides gras essentiels (oméga-3), le fer, le calcium, les vitamines sont indispensables pour nourrir votre tout-petit tout en préservant vos propres réserves.
- Proposer les deux seins à chaque tétée : si votre enfant se contente d’un seul sein, l’autre peut moins être sollicité, et produire donc moins de lait. En alternant les seins à chaque tétée (ou même en cours de tétée), vous assurez une stimulation symétrique, ce qui peut favoriser une lactation équilibrée des deux côtés.
- Le repos, un facteur souvent sous-estimé : la fatigue chronique peut perturber la production hormonale, notamment la sécrétion de prolactine et d’ocytocine, deux hormones clés de l’allaitement.
Allaiter est aussi un vrai marathon émotionnel. Un jour tout roule, le lendemain on se demande si on a encore assez de lait, surtout quand bébé réclame non-stop ou que le retour de couches vient tout chambouler. C’est exactement là que Calmosine Allaitement entre en scène. Avec du fenugrec, du cynorrhodon et de la passiflore (trois alliés bien connus pour soutenir la production de lait et la détente) Calmosine Allaitement aide votre corps à suivre le rythme quand votre bébé envoie le signal « j’ai faim ! ». C’est un vrai bonus pour les mamans qui sentent que la lactation flanche un peu, sans jamais remplacer ce qui reste le plus important : les tétées à la demande. Ce complément apporte un coup de pouce aux mamans qui souhaitent poursuivre sereinement leur allaitement, même lorsque des défis se présentent (et cela même en début d’allaitement). Il peut être pris dès les premiers signes de baisse de lactation, pour vous accompagner en douceur dans cette étape.
Peut-on continuer d’allaiter après le retour de couches ? Allaitement et retour des règles, est-ce compatible ?
Oui, absolument ! Le retour de vos règles ne signifie en aucun cas la fin de l’allaitement. Votre lait reste tout aussi nourrissant et bénéfique pour votre bébé, même si certaines mamans remarquent de légers changements. Par exemple, il arrive que le goût du lait évolue un peu sous l’effet des hormones, ce qui peut surprendre certains enfants… mais la plupart continuent à téter sans problème. De même, une petite baisse temporaire de lactation peut survenir pendant quelques jours, le temps que votre corps s’adapte. Rien d’inquiétant : en maintenant les tétées à la demande, tout rentre rapidement dans l’ordre ! Vous pouvez allaiter aussi longtemps que vous et votre bébé le souhaitez, que vos règles soient revenues ou non.
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Allaitement et fertilité : comment ça marche ?
Vous avez envie de tomber enceinte tout en poursuivant l’allaitement ? Nous allons voir comment l’allaitement influence la fertilité en déchiffrant les mécanismes hormonaux en place et les interactions qui se jouent entre le processus de lactation et les cycles menstruels.
En moyenne, le cycle dure 28 jours. La phase folliculaire de J1 à J14. Pendant cette période, le corps est sous l’influence des oestrogènes qui vont permettre aux ovaires d’amener des follicules à maturation. Un pic de LH (hormone lutéinisante) provoque l’ovulation c’est-à-dire la délivrance de l’ovocyte de plus mature. La phase lutéale est la seconde partie du cycle qui débute après la libération de l’ovule. C’est maintenant la progestérone qui est sécrétée en quantité importante et qui agit pour préparer le corps à une éventuelle grossesse. Ainsi, le follicule évolue en corps jaune qui est les prémices du placenta. De plus, l’endomètre se développe pour la nidation.
L’hormone qui déclenche et soutient la lactation est la prolactine. La sécrétion en grande quantité de cette hormone lors de l’allaitement bloque l’ovulation et les cycles menstruels. Les règles sont absentes : on appelle cela l’aménorrhée. Pour les femmes qui n’allaitent pas, le retour de couches est beaucoup plus précoce, car le corps stoppe la production de prolactine. Avec l’installation pérenne d’un allaitement, la prolactine décroît un peu, ce qui permet aux ovaires de reprendre leurs fonctions. Au début, les cycles sont anovulatoires en raison de l’absence de pic de LH. Ainsi, la sélection de plusieurs follicules s’opère, mais sans libération d’ovule. Le retour de ce pic hormonal de LH n’est possible que si la prolactine baisse suffisamment. Cette involution est consécutive à une diminution de la fréquence des tétées. En effet, la progestérone est l’amie de la grossesse tandis que la prolactine est l’alliée de la lactation. Or les deux sont antagonistes.
Chaque femme a un fonctionnement corporel et un contexte propre. Ainsi, la présence et la durée des étapes ne sont pas prévisibles. Au moment de l’ovulation, la température corporelle augmente soudainement de 0,3 à 0,5 degré et reste à ce palier jusqu’à la fin du cycle. Ainsi en utilisant un thermomètre précis, chaque matin dans des conditions identiques, vous aurez un indice sur la survenue de l’ovulation. On peut alors repérer des difficultés de fertilité même s’il y a ovulation. En effet, si elle est trop précoce, elle empêche une maturation complète des follicules. Elle est produite au niveau du col de l’utérus. Elle est soit facilitatrice du passage des spermatozoïdes dans la période de fécondité. Elle est alors collante et peut former un fil en étant étirée entre deux doigts.
La plupart des centres de PMA préconisent voire imposent l’arrêt de l’allaitement pour commencer le protocole. Ce dernier comporte des étapes avec des injections d’hormones adaptées à chaque situation. Or, la prolactine sécrétée pendant l’allaitement bloque naturellement ces hormones. En conséquence l’allaitement risque d’interférer avec le dispositif. De plus, à l’inverse, les scientifiques ne connaissant pas les effets néfastes des protocoles de PMA sur le lait et donc l’enfant.
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Cette idée reçue se fonde sur la sécrétion d’ocytocine pendant l’allaitement. Or cette hormone provoque les contractions qui aident l’utérus à retrouver sa taille initiale après l’accouchement. Dans un contexte normal, il n’y a pas de récepteur d’ocytocine donc il n’existe pas plus de risque de fausse couche en allaitant. Cependant, en cas d’antécédents de fausse couche, le principe de précaution déconseille l’allaitement.
En résumé, pas de recettes miracles pour tomber enceinte en allaitant ! Toutefois, la compréhension de vos cycles et des signes de votre corps est une aide précieuse pour concevoir le bébé suivant. J’attire aussi votre attention sur le fait que l’allaitement n’est pas le seul élément qui impacte la fertilité : c’est un facteur parmi d’autres qui concernent la femme, mais également l’homme.
Douleurs pendant l'allaitement et syndrome prémenstruel (SPM)
Depuis votre retour de couche, vous traversez des épisodes douloureux pendant les tétées qui entachent votre expérience de l’allaitement. Mais avez-vous fait le lien avec un SPM (syndrome prémenstruel) ? Le développement des seins commence dès la vie intra-utérine. Les prémices des futures glandes mammaires se mettent en place. Un blocage a lieu à la naissance et la croissance se fait pendant l’enfance sans évolution des glandes mammaires. L’adolescence et les premières règles réactivent le processus. À chaque cycle, une phase de développement et de différenciation prépare la poitrine à un allaitement. Les seins démarrent leur maturation finale avec la grossesse.
La première phase du cycle va du premier jour des règles jusqu’à l’ovulation. Pendant cette étape, ce sont les oestrogènes qui agissent et favorisent le développement de récepteurs à la progestérone sur les seins. Après l’ovulation, la phase lutéale débute. Sous l’influence de la progestérone, l’endomètre (paroi de l’utérus) croît pour permettre la nidation de l’œuf fécondé. Parmi les symptômes ressentis dans le cadre du syndrome prémenstruel (SPM), les douleurs aux seins touchent 7 femmes sur 10. Cette fréquence s’explique par le processus hormonal en jeu à ce moment. La hausse de la circulation sanguine pour augmenter la croissance des cellules. Par ailleurs, avoir moins de lait à l’approche des règles est normal, car la progestérone est une hormone antagoniste de la prolactine.
Les normes n’existent pas : les douleurs peuvent être stables, augmenter ou diminuer. En revanche, les douleurs du SPM sont souvent exacerbées lors du retour de couche après une grossesse. Elle se manifeste non seulement par de fortes douleurs, mais également un rejet soudain de l’allaitement. Son expression est à la fois physique et psychologique. Les diagnostics ne sont pas courants, car les femmes n’osent pas en parler. Des douleurs aux mamelons liées au taux de progestérone.
Un réflexe d’éjection dysphorique. L’ocytocine provoque le réflexe d’éjection du lait, mais également une chute du taux de dopamine. Ce défaut de l’hormone du bien être peut être responsable d’une sensation de tristesse, de dépression éclair, voire d’idées suicidaires très passagères. Une aversion avec agitation, grattage, démangeaisons, besoin de repousser son enfant de peur de lui faire mal, pensées négatives, bouffées de chaleur, tachycardie… La baisse du taux de dopamine apporte une explication. On parle souvent d’aversion à l’allaitement comme signe d’une nouvelle grossesse, car elle peut survenir dans cette situation. Si l’aversion est temporaire, les mamans peuvent essayer de se divertir au moment des tétées pour ne pas se focaliser sur la douleur ou les ressentis.
De nombreux facteurs interviennent dans l’allaitement et parmi eux, les mécanismes hormonaux ont une place centrale. Ainsi tout changement dans l’équilibre hormonal peut avoir des conséquences et les douleurs du SPM en sont une. Cependant, d’une part, elles ne sont pas une fatalité.
Allaiter pendant la grossesse : est-ce possible ?
Tomber enceinte lorsqu'on allaite est tout à fait possible ! Et poursuivre son allaitement pendant la grossesse, jusqu'à l'accouchement, est possible également.
Quel est l'impact de l'allaitement sur l'ovulation ?
"L'allaitement a un impact sur l'ovulation et la fertilité de manière générale", explique Mélanie Landru, consultante en lactation IBCLC. On entend souvent que l'allaitement évite de manière naturelle de tomber enceinte. Mais on entend également beaucoup de témoignages de femmes tombées enceintes alors qu'elles allaitaient ! Alors qu'en est-il ? L'allaitement a un impact sur l'ovulation et la fertilité, mais cela ne suffit pas. "Il existe une méthode contraceptive appelée la MAMA, pour Méthode de l'Allaitement Maternel et de l'Aménorrhée. Très efficace, il faut toutefois remplir certaines conditions pour qu'elle fonctionne", explique la consultante en lactation. L'allaitement doit être exclusif et le bébé allaité à la demande jour et nuit. "Si on ne remplit pas toutes ces conditions, il est tout à fait possible de tomber enceinte lorsqu'on allaite", prévient la spécialiste.
Le retour de couches est évidemment un indicateur important du retour de fécondité d'une femme. Pendant l'allaitement maternel, une femme est certes moins susceptible d'avoir une ovulation, mais il n'est pas exceptionnel qu'une femme découvre sa grossesse alors qu'elle n'allaite pas ou n'a pas encore eu son retour de couches.
Allaitement serein pendant la grossesse
Il est légitime pour une femme qui vient d'apprendre sa grossesse de se poser des questions quant à la poursuite de son allaitement. "Une femme enceinte peut continuer à allaiter son bébé pendant toute sa grossesse et jusqu'à l'accouchement", explique la consultante en lactation. Mais allaiter pendant la grossesse n'est pas sans conséquence et les femmes peuvent faire face à des difficultés qu'elles ne soupçonnaient pas. "Elles peuvent ressentir un inconfort physique bien réel. Outre la difficulté de trouver une bonne position d'allaitement à mesure que le ventre grossit, les mamelons peuvent être très sensibles voire même douloureux. Des douleurs que ne soulagent pas les antalgiques. Cette dernière insiste également sur l'inconfort émotionnel que peuvent expérimenter ces femmes, souvent sans oser en parler. "L'allaitement est très sollicitant, tout comme la grossesse, et la femme enceinte peut être irritable, agacée. Elle peut avoir l'impression de rejeter son enfant et éprouve un grand sentiment de culpabilité. Mais il n'y a aucune culpabilité à avoir ! Chaque femme doit faire ce dont elle a envie et se faire accompagner dans son projet par une association de soutien ou une consultante en lactation si elle en éprouve le besoin" observe Mélanie Landru. Certaines mamans arrivent à poursuivre l'allaitement pendant un temps et puis arrêtent.
"La grossesse a un impact sur l'allaitement, à plusieurs niveaux", annonce d'emblée la consultante. On peut notamment observer une baisse de la production de lait, particulièrement au deuxième trimestre. "Si le bébé est diversifié cela peut passer inaperçu, mais si le lait maternel est son alimentation principale, il peut être nécessaire de chercher des solutions pour relancer la lactation", conseille-t-elle. On observe également un changement au niveau de la composition du lait. "La teneur en protéines, en chlore et en sodium augmente, alors qu'on observe une baisse du glucose, du potassium est du lactose", explique Mélanie Landru. Des changements qui ont un impact sur le goût du lait qui devient légèrement plus salé et ce, dès le début de la grossesse. "Le goût peut déplaire au bébé qui peut se désintéresser du sein, il grimace, le repousse. Un rejet qui peut entrainer un sevrage prématuré", observe la consultante.
On recense un grand nombre d'idées reçues autour de l'allaitement pendant la grossesse. "On entend notamment que comme l'allaitement demande beaucoup d'énergie, il pourrait avoir un impact négatif sur le développement du foetus et son poids de naissance", explique Mélanie Landru. En réalité il n'en est rien ! Une femme qui a une alimentation saine et équilibrée n'a aucun souci à se faire à ce sujet. Il arrive qu'on conseille aux femmes enceintes de stimuler leurs mamelons en fin de grossesse pour provoquer l'accouchement. De là à imaginer que l'allaitement pendant la grossesse peut être responsable de fausses couches… il n 'y a qu'un pas. Mais si l'ocytocine est responsable de l'éjection du lait et des contractions de l'utérus, elle est sécrétée dans des quantités beaucoup moins importantes pendant l'allaitement que lors de l'accouchement. Selon une étude menée sur plus de 10.000 femmes entre 2002 et 2015 et publiée en 2019 dans Perspectives on Sexual Reproductive Health (Molitoris, J., Breastfeeding During Pregnancy and the Risk of Miscarriage), l'allaitement maternel exclusif pendant la grossesse peut augmenter le risque de fausse couche à un degré similaire à celui de concevoir après 40 ans.
Retour de couches : ce qu'il faut savoir
Le retour de couches est la réapparition des règles quelques temps après l’accouchement (à ne pas confondre avec les lochies qui sont des pertes de sang normales apparaissant juste après l’accouchement). Après l’accouchement, la majorité des femmes ont des pertes de sang, plus ou moins abondantes avec parfois des caillots, appelées les lochies. Ces pertes de sang durent plusieurs jours (généralement entre 2 et 6 semaines) et sont tout à fait normales puisqu’elles permettent d’expulser les derniers résidus de la grossesse présents dans l’utérus.
Une fois ces saignements passés, on observe la plupart du temps une période d’aménorrhée (absence de règles). Puis, dans les jours ou semaines qui suivent, votre corps va peu à peu retrouver ses cycles menstruels et hormonaux, marqués par le retour des règles, même si celles-ci peuvent différer d’avant la grossesse (en termes de durée, symptômes, flux, ou douleurs…). Elles peuvent ainsi être plus ou moins abondantes, d’une durée plus courte ou au contraire plus longue, s’accompagner (ou pas) de crampes, douleurs abdominales.. etc. En cas d’allaitement, celles-ci sont retardées et le retour de couche intervient plus tard, parfois au moment de l’arrêt de l’allaitement, mais cela diffère d’une femme à l’autre. Ainsi certaines jeunes mamans ont leurs règles alors qu’elles allaitent encore.
Allaitement et contraception
En cas d’allaitement maternel, le corps produit une hormone, la prolactine, qui déclenche et maintient la production de lait maternel après l’accouchement. Néanmoins, ce mode de contraception est intimement lié au nombre de tétées, à leur durée et leur fréquence. Dans ce cas uniquement, il semblerait que l’allaitement ait effectivement un effet contraceptif équivalent à celui d’une pilule ou d’un stérilet. En revanche, après le cycle de retour de couches, ou si les conditions relatives à cette méthode ne sont pas toutes remplies avant le retour de couches, une ovulation est possible. En principe, il n’y a pas de reprise de l’ovulation avant le 21ème jour du post-partum (que vous allaitiez ou non). Vous n’avez donc pas besoin de contraception si vous reprenez une vie sexuelle avant ce délai.
Méthodes de contraception compatibles avec l'allaitement
- Contraception progestative (pilule, implant sous-cutané, injection intramusculaire) : les progestatifs peuvent être utilisés à partir de 21 jours après l’accouchement, en l’absence de contre-indications. La pilule contraceptive microdosée peut être prise quatre à six semaines après l’accouchement, le temps de bien mettre en place l’allaitement, et idéalement sept jours avant la reprise des rapports sexuels. Contraception oestroprogestative (pilule, anneau vaginal, patch transdermique). Les oestroprogestatifs ne sont pas recommandés chez les femmes qui allaitent dans les 6 mois suivant l’accouchement.
- Diaphragme, cape cervicale, ou spermicides sont utilisables 6 semaines (42 jours) après l’accouchement. L’efficacité du diaphragme ou de la cape est améliorée par l’association à un spermicide. Il convient néanmoins de vérifier au préalable la compatibilité des gels spermicides avec l’allaitement. Cette méthode ne protège pas des IST.
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