L'échographie pelvienne joue un rôle crucial dans les centres de Procréation Médicalement Assistée (PMA). Cet examen d'imagerie permet d'évaluer l'état des organes reproducteurs féminins et de suivre l'évolution des traitements de fertilité. Cet article explore en détail l'importance de l'échographie pelvienne dans le parcours de PMA, les différentes étapes de sa réalisation et les informations qu'elle fournit aux professionnels de la santé.
Importance de l'Échographie Pelvienne en PMA
L'échographie pelvienne est un outil diagnostique essentiel dans le domaine de la PMA. Elle permet de :
- Évaluer la morphologie utérine : L'échographie permet de visualiser la forme et la taille de l'utérus, de détecter d'éventuelles anomalies (fibromes, polypes, malformations) qui pourraient affecter l'implantation de l'embryon.
- Analyser l'endomètre : L'épaisseur et l'aspect de l'endomètre, la muqueuse qui tapisse l'intérieur de l'utérus, sont des facteurs importants pour la réussite de l'implantation embryonnaire. L'échographie permet de les évaluer.
- Observer les ovaires : L'échographie permet de visualiser les ovaires, de compter le nombre de follicules antraux (échographie de comptage des follicules antraux) et de détecter d'éventuels kystes ou tumeurs.
- Surveiller la stimulation ovarienne : Dans le cadre d'une FIV (Fécondation In Vitro), l'échographie est utilisée pour suivre la croissance des follicules ovariens pendant la stimulation hormonale.
- Guider la ponction folliculaire : L'échographie est utilisée pour guider la ponction ovarienne, une étape clé de la FIV qui consiste à prélever les ovocytes matures dans les follicules.
- Confirmer la grossesse : L'échographie permet de confirmer la grossesse après le transfert d'embryon et de s'assurer de son bon développement.
Déroulement d'une Échographie Pelvienne en Centre de PMA
L'échographie pelvienne en centre de PMA se déroule généralement en plusieurs étapes :
- Première consultation : Pour une première consultation, il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un gynécologue du centre. Votre médecin ou votre sage-femme vous a peut-être déjà prescrit des examens. D’autres examens plus spécifiques peuvent être proposés en fonction de votre histoire médicale.
- Échographie de comptage des follicules antraux : Pour cela, il est conseillé de contacter votre gynécologue référent du centre au premier jour de votre cycle pour une échographie entre le deuxième et le quatrième jour.
- Prise de sang : Une prise de sang est souvent réalisée pour compléter le bilan initial. Ce bilan peut être complété d’autres examens (exploration des trompes, de la cavité utérine,…). Ces prescriptions ne sont pas systématiques. Ces examens sont sur rendez-vous. Pour chacun des membres du couple ou de la femme célibataire, des examens sont obligatoires et ont une durée de validité (sérologies, spermoculture).
- Séance d'information : Vous pourrez ensuite assister à une séance d’information sur la FIV, l’ICSI et toutes les autres techniques proposées. Celle-ci est obligatoire pour tous les couples ou la femme célibataire avant leur première tentative d’AMP.
- Réalisation de la tentative d'AMP : Une fois votre dossier complet, nous pouvons ainsi procéder à la première tentative d’AMP. La première tentative peut être réalisée dès que votre dossier est complet et les examens réalisés.
Stimulation Ovarienne et Monitorage Échographique
En effet, en temps normal, une femme ovule d’un seul ovocyte mature à chaque cycle menstruel. Ce n’est pas le cas grâce à la stimulation, réalisée à l’aide d’hormones. Elle permet d’augmenter le nombre de follicules contenant des ovocytes susceptibles d’être recueillis lors d’une ponction ovarienne.
La stimulation est réalisée à partir d’hormones qui miment l’action physiologique de la FSH, grâce à des injections sous-cutanées. Les formes galéniques peuvent être des stylos ou des solutions à reconstituer. Ce traitement hormonal prend généralement une dizaine de jours.
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Une échographie et une prise de sang sont alors à faire tous les deux à trois jours en moyenne (2 à 3 contrôles) pour suivre les taux hormonaux et la croissance folliculaire. Le clinicien et le biologiste, grâce à ce monitorage, peuvent ainsi déterminer le moment précis pour déclencher l’ovulation et donc la maturation ovocytaire.
Ponction Ovarienne Guidée par Échographie
Pour cela, vous devrez vous présenter au premier étage, en ambulatoire. La ponction a lieu au bloc opératoire dans des conditions d’asepsie strictes. Le recueil se fait par voie vaginale sous contrôle échographique par les gynécologues habilités du centre. Elle se fait sous MEOPA ou tout autre traitement anesthésiant, selon vos antécédents. Corinne, une de nos infirmières, pratique l’hypnose pendant la ponction.
Transfert d'Embryon et Suivi Post-Transfert
S’il est possible, le transfert d’embryon a lieu deux à six jours après la ponction. Le choix du ou des embryons pour le transfert est réalisé par un des biologistes spécialisés du centre. Il est adapté à chaque couple ou la femme célibataire. Toutefois, le consentement des deux membres du couple est nécessaire pour la réalisation de l’acte dans le cas d’une prise en charge en couple.
Le transfert a lieu en unité d’AMP par un médecin de l’équipe. Il n’y a pas de contrôle échographique en systématique. Après la ponction ovocytaire, un support hormonal de progestérone intravaginal permet de préparer l’endomètre à la grossesse et de faciliter l’implantation de l’embryon. Il se poursuit au moins jusqu’au test de grossesse réalisé par le dosage sanguin des béta-HCG .
Expertise Médicale et Équipe Pluridisciplinaire
Chaque semaine l’ensemble de l’équipe se réunit pour discuter de tous les dossiers AMP en cours de traitement ainsi que les dossiers en attente de traitement. En plus de la réunion hebdomadaire, plusieurs réunions mensuelles ont lieu dédiées spécifiquement à l’endométriose, aux problèmes endocrinologiques, aux pathologies de l’infertilité masculine.
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Une fois que le feu vert a été donné par la réunion pluridisciplinaire pour démarrer une tentative (insémination intra-utérine, fécondation in vitro ou préservation de la fertilité), il vous sera demandé de prendre les « 3 rendez-vous », c’est-à-dire les 3 consultations nécessaires pour démarrer la tentative. Tant que possible nos secrétaires vous proposerons de réaliser ces 3 consultations le même jour.
La consultation sage-femme sera dédiée à l’explication de votre traitement, apprendre à faire les injections nécessaires et bien vous expliquer le déroulement de votre tentative d’insémination, de fécondation in vitro ou de préservation des ovocytes. La consultation anesthésie est essentielle et a pour objectif de vous préparer à l’acte opératoire et de vous informer des différentes techniques d’anesthésie. La consultation avec le biologiste arrive en dernier lieu. Elle permet de synthétiser tout ce qui a été vu avec les autres praticiens. Le biologiste valide la technique d’AMP choisit par la réunion pluridisciplinaire et vous explique le déroulé de celle-ci. L’ensemble du personnel répondra à toutes vos questions et se tiendra disponible en cas de besoin d’informations complémentaires.
Focus sur l'Endométriose et les Centres Spécialisés
Maladie gynécologique chronique qui se caractérise par le développement d'une muqueuse utérine (l'endomètre) en dehors de l'utérus, l'endométriose concernerait 10 à 20 % des femmes en âge de procréer. L’Hôpital Privé de Provence accueille, depuis avril 2024, un centre LUNA.
« L’endométriose est une maladie complexe. À l’origine de nombreux symptômes douloureux, elle détériore la qualité de vie et peut engendrer de l’infertilité. Elle requiert une prise en charge graduée, adaptée au degré de la pathologie, avec une approche globale, au plus près des patientes. C’est la stratégie développée par les centres LUNA », explique le Dr Jean-Philippe Estrade, chirurgien gynécologique à l’HPP, à l’origine de l’application LUNA for Health.
« Disponible sur Smarphone, Luna permet aux femmes de bénéficier d’un diagnostic en cinq étapes. Tout commence par un test de bien-être mensuel et une évaluation du risque d’endométriose. Si une endométriose est suspectée, les patientes peuvent prendre rendez-vous au centre LUNA depuis l’application. Elles rejoignent alors tout un parcours de soins dédié et bénéficient d’une consultation avec un médecin ou une sage-femme qualifiée et d’une échographie.
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Et le centre LUNA ne s’arrête pas au diagnostic. « C’est tout un parcours de soins, cohérent et pertinent, qui est mis en œuvre. En fonction de la situation de chaque femme, nous mettons en place des traitements médicamenteux ou programmons une intervention chirurgicale. Ce n’est pas un hasard si le centre LUNA s’est implanté à l’HPP. « L’HPP permet de s’appuyer sur l’expertise de nombreux médecins et dispose d’un plateau technique complet, d’une structure d’hospitalisation et d’une imagerie moderne. L’HPP a dédié deux parcours à la prise en charge des femmes atteintes d’endométriose : le parcours diagnostic et pré-chirurgical et le parcours douleur et endométriose. Des parcours orchestrés par Delphine Richard, infirmière coordinatrice. « Les femmes qui souffrent d’endométriose ont souvent connu des retards de diagnostic et une errance thérapeutique.
Pour le Dr Jean-Philippe Estrade, le projet LUNA est une belle illustration des avancées rendues possibles par le digital. « LUNA démontre qu’il est possible de concevoir autrement la prise en charge de l’endométriose. L’application favorise le pré-diagnostic et l’adressage. Le centre LUNA permet une mise en place rapide des traitements. L’HPP est en attente de la labellisation de niveau 3 par l’Agence régionale de santé. Une labellisation qui témoigne de son engagement en tant que centre de référence, avec un rayonnement régional. « Avec l’ARS et le réseau Endosud, nous participons au développement des réunions de concertation pluridisciplinaires, à l’élaboration de fiches de parcours régionales communes aux établissements et à la mise en place d’ateliers d’éducation thérapeutique », indique Delphine Richard. En deux ans, l’application Luna a permis la prise en charge environ 4 000 femmes atteintes d’endométriose.
Rôle des Spécialistes et Collaboration
Le docteur Géraldine Porcu-Buisson est spécialisée dans l'endométriose, le bilan d'infertilité, l'infertilité et sa prévention. Elle vous reçoit à Marseille pour un bilan et un accompagnement personnalisé. Le docteur Eric Glowaczower, fait partie d'une association de chirurgiens gynécologues et obstétriciens "Gynéco-Marseille", exerçant au sein de l'institut de la médecine de la reproduction (IMR). L'endocrinologue est le spécialiste du fonctionnement des glandes endocrines et de leurs sécrétions : les hormones. Le docteur, gynécologue obstétricienne de formation, est spécialisée dans la médecine de la reproduction, la prise en charge de l'endométriose et les pathologies cervicales. Elle peut vous recevoir en consultation pour une difficulté à procréer, une prise ne charge d'une endométriose, et pour tous motifs de consultation gynécologique. Elle pratique la Médecine de la Reproduction et la prise en charge de l'infertilité, qui est son activité principale, au sein de l'Institut de Médecine de la Reproduction ainsi qu'à la clinique Bouchard. Le gynécologue vous reçoit en consultation afin de répondre à vos attentes (infertilité de couple, demande de renseignement sur la fertilité, préservation de la fertilité, projet de don,…).
Le service est animée par une équipe médicale pluridisciplinaire associant médecins cliniciens (gynécologues / endocrinologues) spécialisés en reproduction et biologistes de la Reproduction. - Une collaboration avec le Centre HYPO (Pr. Le CECOS du CHU de Marseille est un des 31 CECOS du territoire français. - La préservation de la fertilité féminine et masculine en permettant la conservation des gamètes de personnes (hommes, femmes, adolescents, enfants) qui, en raison d’un traitement, d’une maladie, ou de circonstances particulières présentent un risque d’infertilité à plus ou moins long terme. Les enseignants-chercheurs du centre sont membres de la Faculté des Sciences Médicales et Paramédicales d’ Aix-Marseille Université. Ils y délivrent des enseignements et mènent des activités de Recherche fondamentale en lien avec leur activité hospitalière. Actuellement, l’équipe participe au projet de soins et de Recherche « CREER » (Couple, Reproduction, Enfant, Environnement et Risque), coordonné par le Pr Florence Bretelle et le Dr Jeanne Perrin et financé par Aix-Marseille Université (A*MIDEX, ANR-11-IDEX-0001-02). Pr. Pr. Dr. Pr.
Autres Techniques d'Assistance Médicale à la Procréation
Elles sont proposées aux couples ou seule l’ovulation est absente ou irrégulière (syndrome des ovaires polykystiques, aménorrhée fonctionnelle) afin de cibler médicalement les rapports sexuels. Elles sont proposées pour les couples ou les rapports programmés n’ont pas fonctionné ou en cas de petites anomalies spermatiques ou d’anomalies cervicales. Il s’agit d’un cycle monitoré en cycle naturel ou stimulé par des injections quotidienne de traitement suivi d’une induction médicamenteuse de l’ovulation 36h avant le geste d’insémination. Elle est proposée après échec des inséminations, en cas d’anomalie des trompes utérine ou d’anomalies spermatiques sévères. Il s’agit d’un cycle d’hyperstimulation ovarienne d’une douzaine de jours comportant plusieurs types d’injections quotidiennes (stimulants et bloqueurs). Des monitorages échographiques et biologiques sont réalisés pendant tout le cycle (3 ou 4 fois). Le principe est de faire grandir un plus grand nombre de follicules sur les ovaires de façon maitrisée et dépendant de la réserve ovarienne de base. Une fois les follicules arrivés à bonne taille un déclenchement médicamenteux injectable est ensuite réalisé. La ponction des ovules a lieu 36h plus tard au bloc opératoire sous anesthésie générale en service de chirurgie ambulatoire. La ponction d’ovocyte se fait sous contrôle échoguidé par voie transvaginale. Ovocytes et spermatozoïdes sont alors confiés aux biologistes de la reproduction qui s’occupent de la mise en fécondation. Soit la fécondation se fait « naturellement » in vitro auquel cas il s’agit de la FIV classique soit un spermatozoïde est sélectionné au microscope et micro-injecté dans un ovocyte auquel cas il s’agit de l’ICSI. Les embryons ainsi créés seront alors cultivés pendant 5 jours jusqu’au stade blastocyste. Si un transfert d’embryon frais est possible c’est à ce moment-là qu’il sera transféré dans l’utérus. Le replacement d’un embryon se fait comme un examen gynécologique classique, au spéculum et sous contrôle échographique par voie abdominale. Cet examen est indolore. Il n’y a pas d’anesthésie.
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