L'identification des oiseaux peut être une activité enrichissante, que ce soit dans votre propre jardin ou lors d'une promenade en forêt. Cet article se concentre sur l'identification d'oiseaux présentant une combinaison spécifique de couleurs : un corps jaune et des ailes vertes. Nous explorerons des espèces potentielles, leurs caractéristiques distinctives et leurs habitats préférés.

Identification des oiseaux de jardin

L'observation des oiseaux commence souvent dans les jardins, les squares et les parcs. Il est possible d'observer davantage d’espèces d’oiseaux dans son jardin en hiver qu’au printemps, car les oiseaux sédentaires sont rejoints par d’autres venus de contrées plus nordiques, chassés par le gel et/ou l’absence de nourriture. Si vous mettez à leur disposition de la nourriture et de l’eau, la variété et les effectifs des espèces augmenteront considérablement.

Les oiseaux communs des jardins

Voici quelques oiseaux fréquemment observés dans les jardins :

  • Le Rougegorge familier (Erithacus rubecula) : Facile à reconnaître avec son plastron orange.
  • La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) : Petite, avec un dessous jaune et une calotte bleue.
  • La Mésange charbonnière (Parus major) : Ressemble à la Mésange bleue, mais plus grande, avec une tête noire et des joues blanches.
  • Le Moineau domestique (Passer domesticus) : Brun et gris, souvent vu en groupes.
  • L’Étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) : Ressemble au Merle noir, mais plus élancé et moucheté de blanc en hiver.
  • Le Merle noir (Turdus merula) : Le mâle est noir avec un bec jaune, la femelle est brunâtre.
  • La Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) : Gris-beige clair avec un fin demi-collier.
  • Le Pigeon ramier (Columba palumbus) : Un pigeon gris-bleu.

Comportements des oiseaux

Les comportements des oiseaux dans le jardin constituent un premier repère pour les identifier : certains restent plutôt dans les arbres, d’autres se nourrissent volontiers dans les mangeoires, d’autres restent près des buissons, et d’autres enfin se nourrissent au sol.

Le Loriot d'Europe : Un exemple d'oiseau jaune et vert

Le Loriot d’Europe (Oriolus oriolus) est un superbe oiseau migrateur forestier et discret qui fréquente certains grands parcs. Le mâle est jaune vif avec des ailes noires. La femelle et le jeune mâle ont le dessus vert-jaune et le dessous blanchâtre strié. Le cri typique est un « viehh » rêche, rappelant un chat énervé.

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Description physique détaillée du Loriot d'Europe

Chez cette espèce de la taille d’une grive, les sexes présentent des plumages bien différents.

  • Le mâle : possède une livrée d’un jaune d’or à jaune orangé intense sur tout le corps, de la tête au croupion. Les ailes noires, marquées d’une tache jaune un peu plus pâle, contrastent fortement. Les rectrices sont noires marginées à leur extrémité de jaune. De près, une tache noire sur les lores relie le bec, fort et d’un beau rose rouge, à l’œil rouge. Les mâles sont sans équivalent en Europe.
  • La femelle : aux couleurs plus discrètes, a un manteau vert olive, le croupion et les flancs jaunâtres, les rectrices brun verdâtre marginées plus étroitement de jaune que chez le mâle. Les ailes sont brun olivâtre marquées d’une tache blanchâtre. Le dessous est gris très pâle finement strié de brun foncé, à l’exception des sous-caudales uniformément jaune citron. Le bec est d’un rose moins soutenu que chez le mâle. Certaines femelles présentent, avec l’âge suppose-t-on, un plumage plus contrasté se rapprochant de celui du mâle. Jeunes et femelles ressemblent un peu aux jeunes étourneaux (Sturnus vulgaris) dont la taille est toutefois plus petite et la teinte, sur le ventre notamment, beaucoup plus sombre. Chez ces derniers, le front est aussi plus fuyant, le bec moins fort et le comportement très grégaire.
  • Les deux sexes : possèdent des pattes bleu gris.
  • Les jeunes : sont encore plus ternes que les femelles avec le dessus brun vert olive et le dessous blanc à stries noirâtres. Leur bec est ardoise, leurs pattes gris bleu et leurs iris bruns.

Les adultes effectuent une mue complète dès la fin du mois de juillet, les jeunes une mue partielle durant le premier hiver qui conduit à un plumage prénuptial parfois porté plus d’un an.

Vocalisations

L’un des cris, miaulant, éraillé et disgracieux poussé par les deux sexes, contraste fortement avec le chant du mâle, sur trois syllabes en général, particulièrement flûté et mélodieux.

Taille

Longueur totale du corps : 24 cm.

Distribution géographique

Cette espèce niche dans la zone paléarctique, du Maroc à l’Asie centrale, schématiquement entre les latitudes 30° et 60°N. On ne distingue avec certitude que deux sous-espèces.

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  • La sous-espèce nominale, Oriolus oriolus oriolus : est présente dans le Paléarctique occidental, du Maroc jusqu’en Russie du Nord-Ouest incluant au passage l’Algérie, la Tunisie, la Turquie et les pays du Caucase, l’aire européenne étant limitée à l’Espagne, la France, le Benelux, l’Allemagne, la Pologne et les pays baltes puis la Mer Noire et les pays méditerranéens jusqu’à l’Italie. Cette sous espèce est très rare en Angleterre, au Danemark et en Suède ce qui est surprenant vu sa présence dans toute la moitié sud de la Finlande.
  • Une autre sous-espèce Oriolus oriolus kundoo : occupe l’Asie centrale (avec de nombreuses lacunes mais aussi des imprécisions sur les sous-espèces présentes) et méridionale où elle se reproduit jusque dans le nord de l’Inde.

En France, le Loriot niche sur l’ensemble du territoire excepté quelques régions insulaires ou péninsulaires (Bretagne occidentale, Cotentin, Corse) où son absence ou son extrême rareté sont difficilement explicables. Il évite aussi les hauteurs des Alpes, des Pyrénées, du Massif Central, n’y pénétrant qu’à la faveur de certaines vallées.

Habitat

L’habitat du Loriot associe deux composantes principales que la plupart des espèces du genre Oriolus trouvent en région tropicale. La première est un environnement chaud. Ce facteur explique d’une part l’abondance de l’espèce en Europe centrale où le climat estival est continental, d’autre part son absence dans toute l’Europe au-dessus de 600 m d’altitude. Les stations les plus élevées s’observent essentiellement en région méditerranéenne (1000 m sur le plateau d’Albion, Vaucluse, 1300 m dans les Pyrénées orientales). La seconde composante de l’habitat est un milieu forestier frais et humide, dans la plupart des cas feuillu, aux frondaisons luxuriantes, mais doté de clairières. L’espèce apprécie en effet un certain effet de lisière. Cette dernière exigence l’amène à s’installer préférentiellement dans les forêts riveraines des cours d’eau (vieilles ripisylves de bois durs et surtout de bois tendres), les alignements d’arbres bordant les eaux libres (étangs, canaux…). Les plantations de Peupliers noirs sont recherchées, de préférence celles du cultivar « robusta », en raison semble-t-il de son infestation particulièrement forte par les insectes. Bien que très recherchée, la proximité de l’eau n’est pas indispensable et l’espèce s’observe aussi dans les parcs arborés, les bosquets, les vergers, les allées de grands arbres. Les massifs forestiers sont fréquentés à condition qu’ils soient parsemés d’espaces ouverts. Dans les chênaies hêtraies, il occupe les stades où les arbres sont les plus clairsemés : premiers stades sans sous-bois du taillis sous futaie et surtout le stade de la régénération en futaie régulière, très nettement préféré. Le Loriot évite en général les conifères, sauf les pins.

Migration

Le Loriot passe l’hiver dans des paysages africains de savane ou de mosaïque savane-forêt, de ripisylves et de forêts galeries. L’habitat utilisé ressemble fortement à celui occupé au printemps. Le Loriot est une espèce totalement migratrice. Son départ de l’Europe s’effectue dès la fin du mois de juillet et en août. Au cours de la fin de l’été, les oiseaux se dirigent vers les pays de l’Est méditerranéen (Balkans, Egypte, Libye) où ils vont constituer des réserves avant de poursuivre au sud vers l’Afrique qu’ils atteignent en octobre. La migration de retour s’effectue sur un front bien plus large incluant toute la côte nord de l’Afrique. Elle débute à la mi-avril pour s’achever à la fin du mois de mai dans les régions septentrionales. La période de migration coïncide avec celle des pluies dans les pays traversés d’Afrique intertropicale c’est à dire avec la période du maximum de feuillaison et de ressources alimentaires.

Comportement

Le Loriot est belliqueux et poursuit vivement ses rivaux en période de reproduction mais aussi de nombreuses espèces d’oiseaux et même les mammifères, y compris l’homme à proximité du nid. Il sait se contenter de plantations de deux à trois hectares pour nicher. Les mâles se cantonnent dès la fin d’avril, rejoints quelques jours après par les femelles qui sont alors serrées de près, lors de vols frénétiques et bruyants à travers les frondaisons. La fidélité au lieu de reproduction semble à ce point étroite que certains sites sont occupés pendant des décennies et même certains arbres jusqu’à sept ou huit années consécutives.

Reproduction

Le nid est une sorte de hamac de six à sept centimètres de profondeur sur 8 à 10 cm de diamètre constitué de lanières de toutes sortes (feuilles, pailles, écorces) mêlées de crins, mousse, etc., le tout habilement tissé dans la fourche d’une branche, loin du tronc, à une hauteur de 10 à 20 m du sol (régulièrement sept mètres sous le toit de l’arbre en peupleraie). Les essences les plus fréquemment utilisées en Europe centrale et orientale sont le chêne, le peuplier, le pin et l’aulne. La ponte de trois à quatre œufs est déposée le plus souvent entre la dernière décade de mai et la première de juin en région tempérée, un peu plus tardivement au nord, et incubée durant 15 à 18 jours par la femelle seule sous la surveillance du mâle. Des pontes de remplacement sont observées jusqu’à la fin juin. Les jeunes sont nourris au nid durant 15 jours par les deux parents, équitablement d’abord puis surtout par la femelle. Des cas d’aide au nourrissage par d’autres individus de l’espèce ont été signalés. Les jeunes vagabondent ensuite avec leurs parents avant d’entreprendre leur première migration. Le succès de la reproduction de cette espèce tropicale est fortement affecté par les conditions climatiques.

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Densité de population

Les densités de populations sont généralement faibles, de l’ordre de 0,2 à 0,5 couple/km2 . Localement, elles s’élèvent à dix fois plus, atteignant 12 à 19 couples par km2 dans les grandes peupleraies de Hollande et d’Allemagne et davantage encore dans des milieux linéaires comme les ripisylves.

Alimentation

L’essentiel de la nourriture est prélevé dans les frondaisons, plus rarement au sol dans l’herbe. Le régime du Loriot traduit bien l’exploitation de ces strates. Au printemps, l’espèce consomme beaucoup d’insectes : chenilles de papillons diurnes et nocturnes, libellules, mouches et hyménoptères variés, punaises, mais aussi criquets et sauterelles. En Russie, diverses études montrent une prédilection particulière pour les Lépidoptères et les Coléoptères. Le Loriot ne dédaigne pas les autres invertébrés : araignées, vers, escargots. Il peut aussi consommer des Vertébrés comme les lézards voire des batraciens et même piller les œufs ou les poussins d’autres espèces d’oiseaux. A partir de la fin de l’été et sur les voies et les sites de migration, les baies sauvages sont préférées (celles d’aubépine, ronce, sorbier…) de même que les fruits selon les disponibilités régionales (cerises, figues, dattes).

Menaces et conservation

Cette espèce n’est guère menacée par les activités humaines. La principale menace réside sans doute dans la gestion des bords de rivière où les ripisylves, souvent très étroites, ont du mal à se maintenir car elles se trouvent prises entre divers enjeux :

  • Du côté de la rivière : la volonté de maîtriser les crues et l’écoulement des eaux conduit souvent à l’enlèvement des dépôts alluvionnaires où naissent les stades pionniers des futures ripisylves.
  • Sur la berge : les aménagements pour les loisirs (pêche en particulier) peuvent éclaircir les boisements riverains de certains parcours.
  • Du côté de la plaine alluviale : la céréaliculture est peu encline à concéder du terrain à la forêt ou aux bosquets sur des terres très fertiles et tend à façonner des paysages ouverts peu propices à l’espèce.

Aucune mesure spécifique de gestion ne semble nécessaire pour cette espèce abondante et largement répartie en France. A l’échelle locale, le Loriot peut profiter de mesures de conservation d’espèces menacées, cavernicoles notamment (torcol, chevêche, petit-duc, huppe…) pour lesquelles il est souhaitable de maintenir les parcs boisés, les grandes allées d’arbres, les vergers qui lui conviennent également. A l’échelle des écosystèmes, toutes les politiques de gestion des cours d’eau fondée sur la préservation d’un « espace de liberté » - c’est à dire la divagation du cours dans certaines limites - lui sont favorables car elles entretiennent les successions forestières des ripisylves. De même, les politiques de restauration et de protection de berges de cours d’eau à lit non mobile, ayant recours à la plantation d’essences ligneuses locales (bouturages sur fascines par exemple) peuvent à terme produire des habitats favorables à l’espèce. Ces actions pourront être menées prioritairement sur les surfaces où se développent des espèces invasives. Le maintien de bandes herbeuses à proximité de ripisylves, pratiquées ou préconisées pour de nombreuses espèces, gibier ou non, est aussi de nature à maintenir des ressources alimentaires exploitées par le Loriot.

Indicateur du réchauffement climatique

Dans le contexte actuel de réchauffement climatique et compte tenu des exigences de cette espèce d’origine tropicale, il pourrait être intéressant de suivre l’évolution de la distribution et de l’abondance aux limites altitudinales actuelles (600 m d’altitude) voire au-delà en région de montagne. Une expansion altitudinale viendrait corroborer l’hypothèse selon laquelle l’expansion latitudinale vers le nord-ouest de l’Europe serait liée à des températures printanières en moyenne plus chaudes. Il est très possible qu’à moyen terme, le Loriot soit un bon indicateur du réchauffement climatique dans notre pays sous réserve de pouvoir s’affranchir des variations d’abondance à court terme qui semblent habituelles chez cette espèce.

Autres oiseaux à considérer

Bien que le Loriot d'Europe soit un exemple frappant, d'autres oiseaux peuvent présenter des combinaisons de jaune et de vert, notamment chez les femelles ou les juvéniles. Il est important de consulter des guides d'identification d'oiseaux et d'utiliser des ressources en ligne pour comparer les caractéristiques physiques, les chants et les habitats afin d'arriver à une identification précise.

Participer au comptage des oiseaux

Si vous avez une mangeoire, vous pouvez participer au comptage de janvier. Cela contribue à la collecte de données importantes sur les populations d'oiseaux et leurs tendances.

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