Chaque seconde, le monde enregistre environ 4,66 naissances, ce qui équivaut à 280 naissances par minute. En 2017, cela représentait un peu plus de 147 millions de naissances par an. Ce chiffre impressionnant se traduit par environ 403 200 nouveaux-nés chaque jour. Cependant, il est crucial de noter que le taux d'accroissement naturel de la population mondiale est en baisse constante, passant de 2,04 % à la fin des années 1960 à environ 1,12 % aujourd'hui.
Tendances mondiales en matière de natalité
Les Nations Unies prévoient un pic de population d'environ 9 milliards d'individus en 2050, avant une stabilisation potentielle. Toutefois, Hervé Le Bras, du laboratoire de démographie historique à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), anticipe un plafonnement de la population mondiale avant 2050, suggérant qu'il est peu probable d'atteindre les 9 milliards.
Après un pic de 80 millions d'habitants supplémentaires chaque année au milieu des années 1990, la croissance démographique a ralenti à 76 millions. Cette décélération devrait se poursuivre, car le nombre moyen d'enfants par femme a chuté de 6 en 1960 à environ 3 aujourd'hui. Il est prévu que le taux de fécondité continue de baisser, se rapprochant ainsi du niveau de remplacement.
L'Afrique, qui affiche actuellement les taux de fécondité les plus élevés, est également le continent le moins densément peuplé. Contrairement à la tendance mondiale, les 49 pays les moins avancés devraient voir leur population tripler, tandis que les populations de l'Europe et du Japon sont déjà en déclin.
Répartition de la fécondité dans le monde
Le classement mondial des pays selon leur indice de fécondité révèle qu'en 2011, sur les 203 pays suivis par le Population Reference Bureau, 27 avaient un indice de fécondité supérieur à 5, 72 un indice supérieur à 3, et 123 un indice supérieur à 2,1. Ce dernier chiffre représente le nombre moyen d'enfants par femme en âge de procréer nécessaire pour stabiliser la population mondiale.
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La fécondité a connu une légère augmentation en France et dans d'autres pays européens, mais elle diminue dans la plupart des régions du monde, tombant en dessous du seuil de remplacement des générations.
Évolution démographique et espérance de vie
La pyramide des âges de 2010 reflète une situation de transition démographique, caractérisée par une natalité supérieure à 2,1 et une mortalité affectant régulièrement les individus dès l'âge de 25 ans. La plupart des continents devraient voir leur population plafonner d'ici 2100.
L'espérance de vie à la naissance est de 71,4 ans dans le monde, selon un rapport publié par l'OMS en 2016. Entre 2000 et 2015, l'espérance de vie a augmenté de 5 ans, soit la progression la plus rapide depuis les années 1960. L'Afrique connaît actuellement une hausse de l'espérance de vie, avec une augmentation de 9,4 années au cours des 60 dernières années. Les femmes japonaises ont l'espérance de vie la plus longue, avec une moyenne de 86,8 ans, tandis que les hommes suisses peuvent espérer vivre en moyenne 81,3 ans.
Le rapport de l'OMS met en évidence des disparités considérables entre les pays. En Europe, l'espérance de vie moyenne est de 81 ans pour les femmes et de 75 ans pour les hommes, ce qui constitue les chiffres les plus élevés au monde.
Défis et perspectives
La démographie et l'urbanisation galopantes continuent de poser un problème de développement à long terme. La population mondiale a atteint 7,63 milliards en janvier 2018, avec un accroissement quotidien de 244 000 personnes, soit +2,7 par seconde. Ainsi, la population mondiale augmente d'environ 89 millions d'habitants chaque année, grâce à un nombre de naissances (150 millions) supérieur à celui des décès (61 millions). Selon l'ONU, la population mondiale atteindra 9,8 milliards d'habitants en 2050.
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Le taux de croissance de la population mondiale est en baisse après avoir connu plusieurs pics à 2,1 % entre 1963 et 1971, une tendance qui touche désormais tous les continents. Cependant, même si la croissance ralentit, elle reste significative en termes de chiffres absolus.
La population humaine connaît une explosion démographique en raison d'une période de « transition démographique », caractérisée par une chute brutale de la mortalité suivie d'une baisse, avec retard, de la natalité. Les pays industrialisés ont achevé cette transition et ont retrouvé une situation plus ou moins stable, avec des femmes ayant de moins en moins d'enfants.
Les Nations unies ont publié de nouvelles projections démographiques, estimant la population mondiale en 2100 à 15,8 milliards (scénario de fertilité haute), 10,1 milliards (scénario moyen) et 6,2 milliards (scénario bas).
Focus sur la France
Au 1er janvier 2025, la France comptait 68,6 millions d'habitants, soit une légère augmentation par rapport à l'année précédente. Cette faible progression (+169 000 habitants) est principalement due à l'arrivée de personnes de l'étranger, car le solde naturel a enregistré un recul historique.
En 2024, le nombre de naissances enregistrées en France a été inférieur au nombre de décès en France métropolitaine, un phénomène qui se produit « pour la première fois depuis plus d’un siècle hors périodes de guerre », selon l’Institut national d’études démographiques (Ined). Bien que la différence soit minime (629 000 naissances pour 630 000 décès), la tendance pourrait se poursuivre.
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Le solde naturel est resté légèrement positif (+170 000) grâce aux départements d’Outre-mer, où le nombre de naissances est plus élevé. On observe également un taux de natalité légèrement supérieur en ville qu’à la campagne. Toutefois, la diminution du nombre de naissances concerne « tous les types de territoires » et il est « vraisemblable » qu’elle se poursuive dans les années à venir, selon l’Ined.
Cette tendance conduira inévitablement à un vieillissement de la population, qui touche déjà la plupart des départements, en particulier les plus ruraux. Si la France continue de gagner des habitants, c’est uniquement grâce à l’immigration.
En 2022, 726 000 bébés sont nés en France, soit 2,2 % de moins qu’en 2021. C’est le nombre de naissances le plus faible depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, souligne l'Insee. La tendance s'est poursuivie au premier semestre 2023, avec une chute de près de 7 % par rapport à la même période de l'année précédente.
Depuis 2011, les naissances reculent chaque année, à l'exception de l'année 2021, qui a suivi les confinements liés à la pandémie de Covid-19. Entre 2010 et 2022, le recul atteint 12,8 %. Seules les naissances de mères âgées de 40 ans ou plus ne sont pas concernées par cette baisse, cette tranche d’âge étant même la seule pour laquelle les naissances sont plus nombreuses en 2022. La baisse est la plus forte pour les mères de 25 à 34 ans, âges auxquels les femmes sont les plus fécondes.
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