Nicolas Kim Coppola, mondialement connu sous le nom de Nicolas Cage, est un acteur, producteur et réalisateur américain né le 7 janvier 1964 à Long Beach, en Californie. Issu d'une famille d'artistes, il a su se forger un nom propre dans l'industrie cinématographique, enchaînant les rôles éclectiques et les performances remarquées.

Une famille d'artistes

Nicolas Cage baigne dans un milieu artistique dès sa plus tendre enfance. Sa famille, d'origine italienne, venue de la province de Matera, et allemande est essentiellement composée d'artistes. Il est le petit-fils du compositeur Carmine Coppola, le neveu du réalisateur Francis Ford Coppola et de l'actrice Talia Shire, et le cousin germain de la réalisatrice Sofia Coppola. Sa mère, Joy Vogelsang, est chorégraphe de danse et son père, Auguste Coppola, professeur de littérature comparée. Parmi ses frères, on retrouve, Christopher, qui est quant à lui, réalisateur et producteur de films indépendants. Très rapidement, Nicolas Cage se retrouve initié par son père aux arts : la littérature, le cinéma et l'art.

Des débuts prometteurs

Nicolas Cage termine ses études secondaires et se lance dans le septième art. Il décroche un rôle dans la série "Best of Times" et réussit à obtenir un petit rôle au cinéma dans la comédie américaine d'Amy Heckerling, "Fast Times At Ridgement High" en 1982. Il enchaîne avec d'autres films tels que "Rusty James" en 1983 réalisé par son oncle Francis Ford Coppola. Sa carrière commence alors à prendre son envol lorsque Nicolas Cage joue dans "Valley Girl" de Martha Coolidge, en 1983. S'en suit le long métrage "Birdy" d'Alan Parker qui obtient par ailleurs le prix spécial du Festival de Cannes lors de l'année 1985. Mais la performance qui le propulse sur le devant de la scène n'est autre que celle qu'il effectue dans un autre film de son oncle, baptisé "Peggy Sue s'est mariée" (1986). Nicolas Cage réussit même à séduire la chanteuse et actrice Cher qui exige que ce dernier soit à ses côtés pour jouer dans "Éclair de lune" (1987), réalisé par Norman Jewison. Les projets se suivent mais ne ressemblent pas pour l'acteur : il tourne avec les frères Coen pour une comédie intitulée "Arizona Junior" (1987), avec David Lynch pour un thriller romantique intitulé "Sailor et Lula" avant d’enchaîner avec pas moins de trois films : "Fire Birds" en 1989, "Zandalee" en 1991 et "Lune de miel à Las Vegas" en 1992.

L'ascension vers la gloire

Dès lors, la notoriété de Nicolas Cage n'est plus à faire. L'acteur réussit à séduire les plus grands réalisateurs et ce, grâce à son jeu d'acteur. 1995 est l'année de la consécration pour Nicolas Cage qui obtient l'Oscar du meilleur acteur pour sa performance dans le film "Leaving Las Vegas". Film pour lequel il interprète le rôle d'un alcoolique suicidaire décidé à mettre fin à ses jours dans la ville de Las Vegas. Fort de ce succès, Nicolas Cage prend la décision de se pencher vers les films d'actions en enchaîne les blockbusters. On le voit dans "Rock" en 1996, "Volte/face" en 1997 ou encore "Les Ailes de l'enfer" la même année. Nicolas Cage entre alors dans le club très fermé des acteurs qui gagnent 20 millions de dollars par films, notamment pour sa prestation dans "60 secondes chrono" en 1999. Nicolas Cage continue d'entretenir sa réputation d'acteur bosseur. Pour ses rôles Nicolas Cage se prépare du mieux qu'il peut, en témoigne son rôle dans "Capitaine Corelli" (2001) pour lequel il apprend à chanter des airs d'opéra ou encore pour "Lord of War" (2005), où il apprend à démonter et remonter une mitraillette les yeux fermés.

Des choix de carrière audacieux

Après ce succès, sa carrière s’oriente vers les films d’actions. Il enchaîne deux blockbusters de Jerry Bruckheimer : Rock (The Rock) (1996) et Les Ailes de l’enfer (Con Air) (1997). Néanmoins, sa prestation dans Volte/face (Face/Off) (1997) avec John Travolta, démontre que même dans un film d’action, il peut nuancer son jeu et passer aisément d’un registre impitoyable à un registre émotionnel. Il joue dans un film indépendant : La Cité des anges (1998) avec Meg Ryan, version américaine du classique de Wim Wenders, Les Ailes du désir (1987). Sort aussi la même année Snake Eyes (1998) de Brian De Palma. Le cinéaste souhaite le voir jouer aussi dans son adaptation de la vie d’Howard Hughes mais Cage ayant déjà quatre films à la suite de prévu, il ne peut en accepter un cinquième. L’acteur a en effet déjà accepté de porter deux projets particulièrement sombres : d’abord le thriller 8 millimètres (1999), de Joel Schumacher, puis le drame psychologique A tombeau ouvert (1999), réalisé par Martin Scorsese. L’acteur y campe un personnage d’ambulancier insomniaque et sous stupéfiants, jouant avec sa propre vie. Les deux films sortent en 1999. Cette même année, l’acteur produit L’Ombre du vampire (2000), un film sur les coulisses du tournage de la version muette du film Nosferatu (1922). Il débute avec des projets très hollywoodiens : tout d’abord la comédie fantastique Family Man (2000), de Brett Ratner, qui lui permet de jouer les pères de famille ordinaires. Puis il se lance dans le mélo en incarnant le rôle-titre de Capitaine Corelli (2001), sous la direction du récompensé John Madden. Puis, il retrouve John Woo pour le film de guerre Windtalkers : Les Messagers du vent (2002). Enfin, Spike Jonze lui offre le rôle de Charlie Kauffman, un scénariste dans le doute, pour sa comédie expérimentale et indépendante Adaptation (2002), le faisant côtoyer Meryl Streep et Chris Cooper. Ces deux longs-métrages sortent successivement en 2001 et 2002. Cette année le voit aussi défendre son premier film en tant que réalisateur, le drame indépendant Sonny (2002), pour lequel il dirige James Franco, qui reçoit des critiques désastreuses. Mais l’acteur s’apprête déjà à enchaîner les collaborations avec des grands cinéastes : il tient l’un des rôles principaux de la comédie dramatique Les Associés (2003), de Ridley Scott, puis il joue surtout le rôle-titre, celui du trafiquant d’armes Yuri Orlov, de l’acclamée satire d’Andrew Niccol, Lord of War (2005), un succès de l’année 2005.

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Préparation intense pour ses rôles

Cage passe beaucoup de temps à préparer ses rôles, collectant toutes les informations possibles sur l’univers de son personnage. Pour Capitaine Corelli (2001), il apprend à chanter des airs d’opéra, pour Lord of War (2005) il apprend à démonter et remonter une mitraillette les yeux fermés. Parallèlement, il accepte également de devenir Benjamin Gates, le héros d’une nouvelle franchise des studios Disney, en portant le blockbuster d’aventures Benjamin Gates et le Trésor des Templiers (2004), réalisé par Jon Turteltaub. Entre temps, l’acteur a accepté une autre franchise : il devient Ghost Rider (2007) pour la 20th Century Fox, et pour un blockbuster fantastique signé Mark Steven Johnson.

Des critiques mitigées et une remise en question

Les critiques sont catastrophiques. Il enchaîne avec un thriller fantastique - Next (2007), mis en boîte par le néo-zélandais Lee Tamahori. Il poursuit dans cette veine avec le film d’action Bangkok Dangerous (2008), réalisé par les frères Oxide et Danny Pang, qui lui vaut les pires critiques de sa carrière. Cage reconnait avoir fait ces films moins exigeants artistiquement, qu’il ira jusqu’à qualifier par la suite de « merdes », pour soutenir son coûteux train de vie. L’acteur conclut cependant cette décennie avec deux projets salués : d’abord avec le drame Bad Lieutenant : Escale à La Nouvelle-Orléans (2009), où il est dirigé par Werner Herzog. Le film lui vaut ses premières nominations en cinq ans. Il s’agira aussi des dernières. Il évolue ensuite dans la satire de film de superhéros Kick-Ass (2010). Deux ans plus tard, Cage cite clairement ces films comme ses plus mauvais. Il estime néanmoins avoir travaillé aussi dur sur les mauvais films que sur les bons, déclarant : « Faire le clown à ce point, amasser tout ce fatras ne bouleversait pas entièrement mon éthique de travail. Je suis un mec qui travaille dur. On peut dire que j’ai fait n’importe quoi. En 2012 sortent la suite inattendue Ghost Rider 2 : L’Esprit de vengeance (2012), dont la mise en scène a été confiée aux débutants Mark Neveldine et Brian Taylor, et le film d’action 12 heures (2012), mis en images par Simon West. Il semble marquer enfin une pause créative : il traque un tueur en série pour le thriller Suspect (2013), premier long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, de Scott Walker, qui reçoit de bonnes critiques. Et surtout, l’acteur connait une véritable résurgence artistique en incarnant un ancien taulard protégeant un jeune garçon, dans le drame indépendant Joe (2013), de David Gordon Green. Si le box-office est négatif, le film est acclamé et reçoit plusieurs récompenses. L’année suivante sera beaucoup plus riche : d’abord avec le film de braquage Le Casse (2016), d’Alex et Benjamin Brewer ; puis le film de guerre à moyen budget USS Indianapolis : Men of Courage (2016), de Mario Van Peebles, également raillé par la critique.

Vie privée et engagements

À 18 ans, il fréquente l’actrice Elizabeth Daily pendant deux ans, puis il rencontre l’actrice Uma Thurman. En 1990, il a un fils, Weston, avec l’actrice américaine Kristina Fulton. En 1995, il épouse l’actrice Patricia Arquette, dont il divorce en 2001. À la suite de cela, il partage sa vie pendant quelques mois avec Penelope Cruz. Puis, il est brièvement marié avec la chanteuse et célèbre héritière Lisa Marie Presley, d’août à décembre 2002. En juillet 2004, il épouse Alice Kim, une serveuse de restaurant coréen qui avait 20 ans quand ils se sont rencontrés et finalement divorce une troisième fois en juin 2016. Avec elle, il a un fils né le 3 octobre 2005 : Kal-El (Kal-El étant le nom kryptonien de Superman). Nicolas Cage est de confession catholique et affilié au parti démocrate. Il vit entre son appartement du centre-ville de Los Angeles, sa résidence victorienne de San Francisco et son château d’Hollywood Hills. En 2009, le fisc américain lui réclame 14 millions de dollars, la banque de l’acteur a saisi sa villa de Bel Air et ses deux villas de Malibu. Sa propriété de Bel Air, à Los Angeles, qu’il avait achetée en 1998 pour 6,5 millions de dollars, a été vendue en 2009. Il voulait initialement la vendre pour 35 millions de dollars, mais il a dû baisser le prix car le montant était beaucoup trop élevé. Sa maison de Bath Regency qu’il avait acquise pour 6,2 millions de dollars, a été vendue en mars 2009 pour 5,8 millions de dollars.

Retour en grâce et projets récents

Nicolas renoue avec le succès grâce au long-métrage Mandy, en 2018. La même année, il prête sa voix aux films d’animation Teen Titans Go! to the Movies et Spider-Man: New Generation, qui sont des triomphes. De retour sous le feu des projecteurs, l’acteur baisse sa cadence de tournages et privilégie des films plus aboutis comme Pig (2021) ou Renfield (2023). Après un passage fructueux dans Dream Scenario (2023), en 2024, Nicolas Cage est à l’affiche de Arcadian et The Surfer. Le 26 mai 2021, sa mère, Joy Vogelsang, meurt à l'âge de 85 ans.

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