Tous les bébés sont uniques et viennent au monde avec des besoins spécifiques. Certains bébés, cependant, semblent avoir des besoins plus intenses que d'autres. Le terme "BABI" (Bébés Aux Besoins Intenses) a été introduit par le Dr Sears, un pédiatre américain, pour décrire ces bébés qui requièrent une attention parentale particulièrement soutenue. Cet article explore la signification de "rester cool bébé" face aux défis posés par un BABI, en offrant des perspectives et des conseils pour les parents.
Qu'est-ce qu'un BABI ?
Les bébés dits à besoins intenses sont ceux qui ont besoin de beaucoup d’attention de la part de leurs parents. Les bébés naissent tous avec un caractère différent. Certains trouvent rapidement un rythme, d’autres pleurent énormément, dorment moins. Ils sont tous uniques ! La sensibilité élevée des enfants aux besoins intenses les rend plus exigeants. Connus sous le nom de « bébés compliqués », « bébé difficiles » ou encore « bébés Koala », les BABI (Bébés Aux Besoins Intenses) sont des nourrissons qui ont toujours besoin de leur parent.
Caractéristiques communes des BABI
Bien qu'il n'existe pas de définition médicale formelle des BABI, ils présentent généralement plusieurs caractéristiques communes :
- Besoin de contact constant : Un BABI va vivre toutes ses émotions intensément. Pleurer et rire fort, protester de façon intense, sursauter au moindre bruit, avoir un sommeil difficile la nuit. Il peut également ne pas supporter d’être porter par une tierce personne qui n’est pas son père ou sa mère. Difficile de poser un BABI ne serait-ce que quelques minutes. Les bébés aux besoins intenses ont besoin d’être porté par leurs parents en continu.
- Sommeil agité : Dans l’idée, on pourrait penser que le BABI a besoin de plus de sommeil, tant ses besoins sont intenses, mais il n’en est rien : le BABI a au contraire un sommeil très agité et perturbé.
- Difficulté de séparation : Difficile de faire garder un BABI, puisqu’il supporte très mal la séparation. D’ailleurs, le BABI pleure dès que vous sortez de la pièce dans laquelle il se trouve.
- Réactivité intense : Les bébés ayant cette caractéristique ont tendance à pleurer et à rire bruyamment, ainsi qu’à sursauter facilement. Ils sont particulièrement sensibles tant sur le plan physique qu’émotionnel, réagissant fortement aux frustrations et aux personnes inconnues. La réactivité fait référence à la façon dont un enfant réagit aux changements, aux choses qui le perturbent. Ces enfants peuvent être très sensibles aux bruits, à la faim et aux odeurs. Leur émotion est facilement perceptible et leur donne des réactions instantanées, imprévisibles et souvent exprimées de manière intense.
- Exigence élevée : Les BABI sont souvent très exigeants et font de nombreuses demandes à leurs parents. Cela peut vite devenir épuisant pour leur entourage, qui doit constamment répondre à leurs besoins. Ces bébés ont souvent l’air capricieux, mais en réalité, ils sont anxieux.
- Imprévisibilité : C’est frustrant de se rendre compte que ce qui a fonctionné hier ne fonctionne plus aujourd’hui. Le BABI s’apaise de manière incohérente. La routine ? Elle ne fonctionne malheureusement pas pour le BABI, pour qui tous les jours sont différents. Si un soir il s’est endormi dans vos bras, en se laissant bercer, le lendemain, cette action peut ne pas l’apaiser le moins du monde.
Les besoins fondamentaux du bébé
Tous les bébés ont des besoins importants dès la naissance. Les nouveau-nés ont par exemple besoin de contact physique pour se sentir en sécurité et évoluer dans ce nouveau monde. Bébé a besoin de se sentir aimé et en sécurité pour se développer au mieux. Ce sentiment se développe tout naturellement, quand on s’occupe de lui et dans les moments partagés au quotidien. Pour son bon développement psychique et affectif, un bébé a besoin d’un lien d’attachement sécurisant avec au moins un adulte. Et pour nous, parents, le lien d’attachement avec notre bébé a aussi des bienfaits. Bébé forme un lien d’attachement avec un ou plusieurs adultes aimants, attentifs et sensibles à ses besoins, qui sont très souvent avec lui. On parle souvent du lien mère-enfant mais tout ne repose pas sur la mère. Créer un lien d’attachement se fait naturellement, lorsque l’on répond de façon adaptée, affectueuse et régulière aux signaux que nous envoie notre bébé. Quand on agit en réponse aux signaux de notre bébé, cela le rassure, le stimule, l’encourage à communiquer avec nous.
L'attachement : une base de sécurité
De la naissance jusqu’à la fin du deuxième mois, l’enfant montre un intérêt envers les humains mais ne montre aucune discrimination entre ces différents humains qui gravitent autour de lui. Parmi celles-ci, le bébé commence à identifier et choisir la personne qui dispense des soins de façon constante et continue. Généralement c’est la mère qui va être progressivement fixée et suivie du regard et c’est avec elle que le bébé maintient le contact à travers les signaux tels que les pleurs, les babils, l’agrippement ou le sourire (ce qui est défini comme effet maintien du contact). Cependant, pendant cette phase, il n’y a pas encore ce que les psychologues appellent « la protestation à la séparation » (et ce que le langage commun appelle “caprice”). Le bébé pleure parce qu’il est laissé seul, pas parce qu’il anticipe la douleur de la séparation.
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Pendant la troisième phase, entre six/huit mois et le début de la deuxième année, le bébé cherche le maintien du contact préférentiel avec sa mère par la locomotion (quatre pattes puis marche) ou l’utilisation d’autres signaux à défaut de la marche. C’est à ce moment-là que les adultes disent que les enfants “se méconnaissent” et qu’il n’y en a plus que pour la mère (voire que c’est la faute de la mère sur-protectrice). L’enfant autour de 8/ 9 mois est sur le point d’apprendre à marcher : il a besoin de s’attacher à une “base de sécurité” avant le début de la locomotion, parce que la marche lui donne la possibilité de s’éloigner et donc de rencontrer des dangers (éventuellement mortels). L’évolution ayant bien fait son travail, l’organisation du cerveau des petits humains possède les prérequis pour que cela soit possible (s’aventurer sans risquer de mourir en sachant qu’on s’est attaché les services d’une base de repli et de sécurité totalement disponible). Il s’aventure à explorer l’environnement immédiat, commence à utiliser la mère comme base sécure alors que la peur de l’étranger apparaît. Pendant cette phase les comportements d’attachement s’organisent autour d’un adulte spécifique - qui, à partir de ce moment, sera la véritable figure d’attachement - et se structurent en véritable lien d’attachement. Source : Attachement et théorie de l’esprit de Grazia Attili (éditions Fabert).
Comment rester cool face aux défis d'un BABI
S'occuper d'un BABI peut être épuisant et frustrant pour les parents. Voici quelques conseils pour aider à gérer les défis et à "rester cool" :
- Faites-vous confiance : Il n’y a pas de recette magique pour s’occuper d’un enfant. Parfois, la situation dépasse l’entendement de tout conseil. Oui, il arrivera que vous vous sentiez désespéré. Et, oui, votre entourage essayera de vous aider mais, maladroitement, risquera de vous faire culpabiliser sur votre façon d’élever votre enfant. Néanmoins, vous devez vous faire confiance. Vous n’êtes pas fautif, votre bébé non plus. Autorisez-vous à expérimenter des choses, autorisez-vous à tâtonner quand vous ne savez pas trop comment gérer une crise. Le véritable conseil que nous pourrions vous donner serait de vous faire confiance et d’écouter les personnes bienveillantes qui vous entourent. Pas celles qui semblent vouloir changer votre enfant. Car c’est un fait, vous ne pourrez pas changer votre bébé. Cependant, vous allez pouvoir trouver des solutions pour l’accompagner, le rassurer et l’amener à développer son autonomie.
- Tenez un carnet de bord : Pour avancer dans votre relation avec un BABI, et la gestion de ses crises, n’hésitez pas à tenir un carnet dans lequel annoter ses habitudes et leurs horaires. Cela peut vous aider à comprendre quels éléments peuvent déclencher une crise de larmes, ce qui le calme, etc.
- Recherchez le soutien : Par ailleurs, vous ne devez pas être embarrassé à l’idée de demander du soutien à vos proches. Si les parents éprouvent des difficultés à gérer la demande constante de présence de leur bébé, il est recommandé de faire appel à une professionnelle de la petite enfance ou à un psychiatre spécialiste de la maternité. Il est important de ne pas hésiter à se faire aider et conseiller pour gérer le quotidien avec un BABI. N’hésitez pas à vous consacrer à ce bébé si votre contact le calme : portage, peau-à-peau, allaitement prolongé, maternage. Si vous vous sentez particulièrement désemparés, épuisés, il est très important de ne pas rester seuls et de consulter le pédiatre ou médecin de l’enfant, le service de PMI, votre médecin traitant.
- Créez du lien : Créez des liens avec votre BABI, câlinez-le, bercez-le, essayer de lui chanter une berceuse ou de lui parler avec une voix douce. Tout comme votre contact physique, votre voix est l’un des éléments qui le soulageront. Parlez-lui, expliquez-lui posément que vous ne l’abandonnez pas quand vous le couchez, faites-lui savoir que vous êtes là pour lui, dites-lui que vous l’aimez.
- Utilisez le portage : Les bébés aux besoins intenses ont besoin d’être porté par leurs parents en continu. Le portage est donc totalement approprié que ce soit en porte bébé ou en écharpe.
- Soyez patient : Enfin, soyez patients, cette période ne dure généralement pas !
Ne pas confondre BABI et problèmes de santé
Avant d’envisager le fait que votre bébé soit un BABI, il va falloir s’assurer que ses crises de pleure, son besoin d’être porté, sa difficulté à s’endormir, ne soit pas directement lié à une pathologie comme un reflux, de la constipation, l’arrivée d’une dent, une poussée de croissance ou une allergie par exemple. N’oublions pas que les pleurs du bébé sont le seul moyen de communication qu’il a.
L'importance de l'environnement
Epigénétique : à partir des années 80’s un nouveau concept de développement a été mis à jour : l’épigénétique. On sait aujourd’hui que l’environnement (et donc les évènements de vie), dès la conception de l’enfant peut influencer son développement y compris psychique, par exemple, un choc affectif pendant la grossesse (comme un deuil, une anxiété maternelle, des difficultés de vie de la famille).
Bébé cool deviendra-t-il un enfant difficile ?
Beaucoup me disent "tu vas bientot déchanter!!! " Alors chez vous, comment sont vos enfants qui étaient des bébés très cool? Rassure toi, tu vas déchanter Ma grande (4 ans passés) a été un vrai petit ange jusqu'à ses 2 ans, vraiment sage, cool. Depuis, le terrible two est passé par là et c'est une vraie pile électrique qui a du mal à se poser Ma 2ème (20 mois) est beaucoup plus speed, mais sait ce qu'elle veut et ce qu'elle ne veut pas. Non, non, non définitivement non Je sais pas si c du fait d'être a la clinique et donc de ne pas l'avoir tjrs ds mes pattes, mais j'ai l'impression de fiston est surexcité, il crie, parle fort, court, saute, fait vraiment trop de bruits et nargue tout le monde… C'est quoi "cool" parce que chacun son appréciation de la "cool attitude" je pense mon ainé était un bébé cool et c'est un enfant cool … j'ai des soucis bien sûr, comme avec "tous les enfants" mais dans l'ensemble et avec tout ce qu'il a vécu, je suis plutôt bénie et mon second, bébé "pas cool" et enfant cool … pour moi cool = attentif, pas colérique, curieux… Ici, y'a eu du changement jusque 14 mois, il était a-do-rable… il n'avait jamais bcp pleuré, s'endormait tout seul, dormait bien, y'a juste pour manger que c'était pas facile (pas gourmand du tout). Et puis, quand il a eu 14 mois, on est parti en vacances…. et il est devenu terrible: hyper nerveux, bouge tout le temps, crie (hurle même), ne veut plus s'endormir qu'en tenant ma main, pousse des hurlements quand qq'un qu'il ne connaît pas lui parle, fait des colères impressionnantes, etc. à chaque fois que l'on me dit "qu'est ce qu'elle est gentille! Bb4une créme y compris pendant la grossesse. Pas pleurnichard, souriant, bon dormeur et bon mangeur.Il a 2 ans, il n'a pas changé, un adorable petit coquin de garçon…. Mais punaise, qu'est-ce qu'il fait comme bétises !!!!! Hummmmmnon, rien, je ne vais pas te déprimer tout de suite. Ici, j'ai déchantée….bébé 1 surper calme, et depuis 12/15 mois, une diablesse !…..un caractère de cochon, la période du 2 ans, n'en parlons même pas….elle a 5 ans et n'a pas changée !bon, elle a un coté super calin et très gentille, mais qu'est qu'elle est chiante quand elle s'y met ! Qu'est-ce que j'ai pu l'entendre ça Le "Tu verras, ça va pas durer…"Mon fils a fait ses nuits à 6 semaines, mangeait super bien, hyper facile, une crême…Il a eu 3 ans le mois dernier et il est toujours égal à lui même : bon dormeur, bon mangeur, pas de "terrible two", c'est un petit bonhomme zen, au caractère calme et doux… Il lui arrive d'être un peu boudeur ou d'avoir son petit caractère de temps en temps, mais franchement c'est tout à fait gérable. Euh non malheureusement Ici, mon fils aîné est le bébé le plus cool, le plus adorable, le plus zen, le plus sage, … que je n'ai jamais vuA 3 semaines, il faisait ses nuits (alors qu'il est né en avance avec un poids de 2kg300), je devais le réveiller pour le nourrir, il ne pleurait jamais ou presque, a été propre très tôt, très débrouillard, a parlé très vite aussi, il souriait en quasi permanence.Et puis, il est rentré en maternel et là l'horreur a commencé, dès les premiers jours son comportements s'est radicalement modifié, il est devenu insolent, menteur, voleur, grossier, rien n'avait de prise sur lui, que se soit la discussion, les punitions, les privations, les fessées, … rien, il se fichait de tout.Je ne te parlerai même pas de l'adolescenceIl a aujourd'hui 21 ans et ben euh … sans commentaires.Mon second a été le bébé le plus terrible que je n'ai jamais vu sérieusement, il hurlait 23h/24, il a aujourd'hui 18 ans, et tout le monde s'en souvient encore, même les commerçants en ville, c'est pour dire. Non! Ma fille, ce bébé de rêve, et bien maintenant, le petit mostre me fait bien courir! Chez moij'ai 3 filles dont une qui a toujours été super cool. Bébé très très sagejamais de pleurs, même malade on ne l'entendait pas !!!! Aujourd'hui elle à 6 ans 1/2 et c'est une petite fille qui ne tient pas en place, toujours en train de se mêler de la conversation des adultes, elle fait déjà ses choix vestimentaires, chaussures, coiffures etc et n'en démord pas !! Et quand elle est avec d'autres enfants c'est elle la chef, elle donne des ordres elle commande etc… (je pense que plus tard elle bossera dans l'armée)Enfin bref elle à bien changée, depuis 17 jours elle a une petite soeur et son caractère c'est un peu adouci, elle est moins autoritaire et égoïste et je sens que ça va aller de mieux en mieux !! Moi c'est l'inverse! Mon fils était un bébé qui ne restait jamais posé sur un tapis ou dans un transat sans pleurer, il fallait toujours l'avoir dans les bras et s'en occuper. Il ne dormait quasiment pas en journée, ou s'endormait dans les bras et se réveillait dès qu'on le posait! Le soir, deux heures de hurlements sans parvenir à s'endormir, puis de multiples réveils…Depuis qu'il se déplace, le bonheur! Vers 8-10 mois, il a commencé à ramper puis marcher à 4 pattes et du coup à s'occuper paisiblement de plus en plus longtemps! Il a aussi commencé à se mettre tout seul sur le ventre dans son lit, et miracle, il dort sur le ventre! Donc a réussi progressivement à s'endormir seul (entre 8 et 10 mois aussi), avec un seul réveil pour téter, et à 14 mois a fait ses nuits et s'est sevré du même coup! Il a bientôt 3 ans, est très facile et agréable, pas casse-cou ni colérique. Il dort des nuits parfaites + une sieste de 3 heures chaque jour! Bien sûr, ça ne durera peut-être pas, et je connaîtrai peut-être bientôt un "terrible three" à défaut du "terrible two"! Pour ta fille, bien sûr c'est imprévisible! Ceux qui te prédisent le pire sont de vilains jaloux! Elle gardera peut-être son tempérament calme et paisible… ou alors deviendra une tornade hurlante! De toute façon, c'est trop tard pour la rapporter au service après-vente!
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Les signes de bonheur chez un bébé
En tant que maman ou papa d’un nouveau-né, rien ne vous tient plus à cœur que le bien-être de votre bébé. Mais comme votre petit bout ne peut pas encore exprimer ses émotions avec des mots, il se peut que vous soyez parfois incertain(e) de ce qu’il ressent réellement. Heureusement, il existe certains signes clairs qui vous permettent de savoir que votre bébé est heureux et satisfait :
- Il vous sourit souvent
- Il est curieux et s'intéresse à son environnement.
- Il a un rythme de sommeil et de repas régulier.
- Il cherche ta proximité et se réjouit des caresses.
- Il est détendu et pleure peu.
- Il développe ses expressions faciales et ses gestes.
- Il montre de la joie en jouant
Bébé trop calme : faut-il s'inquiéter ?
Oui, une maman qui trouve son bébé trop calme, ça existe. Bien évidemment, les parents qui n’arrivent plus à dormir à cause des pleurs de bébé sont plus nombreux, comme le confirme la pédiatre Catherine Salinier. "En consultations ou sur le site mpdedia.fr, j’ai beaucoup plus de questions de mamans qui s’inquiètent car leur bébé ne fait pas ses nuits et crie beaucoup le jour que l’inverse", affirme-t-elle. Cependant, la pédiatre se veut rassurante : "Beaucoup de bébés sont calmes, heureusement ! Et des bébés qui ne pleurent absolument jamais, ça n’existe pas je crois. Du moins, je n’en ai encore jamais rencontré." Elle comprend tout de même que les parents s’interrogent. Le plus souvent, un bébé qui ne pleure pas, c’est simplement un bébé qui est comblé. "Un nouveau-né bien entouré par ses parents, notamment sa mère dans les premiers mois, totalement disponibles pour répondre à ses besoins et respecter ses rythmes, n’aura pas de raison de pleurer. En effet, les cris et les pleurs interviennent en cas de désir d’être câliné, pris dans les bras, de téter, de sommeil ou de petits maux, en fait, quand le nourrisson a besoin d’appeler ses parents. Mais un bébé trop calme peut aussi présenter des troubles. "Cela peut avoir une origine organique. Cela peut ainsi permettre de détecter certains troubles, notamment neurologique", avance la spécialiste. Dans ces cas, l’enfant va avoir peu d’interaction avec son entourage. Un bébé qui n’interagit pas avec son monde peut aussi avoir un problème psychologique. "Par exemple, dans certains cas, on va évoquer une dépression du nourrisson. C’est rare, du moins, c’est difficile à détecter, mais cela existe. A quel moment alors faire la différence avec un bébé anormalement calme ? "C’est la notion de retrait vis-à-vis de son entourage qui va déterminer s’il s’agit d’un bébé qui peut présenter des troubles. De toute manière, si le parent se rend compte de ce manque de réactions du bébé avec son entourage, c’est déjà un très bon début. "Toute l’attention que vous lui portez ne pourra être que bénéfique pour repérer de potentiels troubles", rassure la pédiatre. "C’est également tout l’intérêt des visites mensuelles chez le pédiatre, qui sont l’occasion, outre les contrôles de routine ou les vaccinations, d’exprimer ses inquiétudes quant au comportement de son bébé", rappelle-t-elle. Lors de ces rendez-vous, le pédiatre va en effet vérifier les réactions de l’enfant et son attitude vis à vis de ses parents et d’eux envers lui au cours d’une observation plus globale. Les parents ne devront donc pas hésiter à parler de leurs interrogations.
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