Lundi, mardi, mercredi… Ces mots, nous les apprenons dès notre plus jeune âge, les utilisant quotidiennement sans nous interroger sur leur origine. Pourtant, derrière ces noms familiers se cache une histoire riche et complexe, un voyage à travers les civilisations et les croyances. Savez-vous qui a imposé la semaine de 7 jours ou d'où vient le mot mercredi ? Il est temps de le découvrir.
D'où vient la semaine de 7 jours ?
L'origine de la semaine de sept jours est un sujet débattu, mais plusieurs pistes se dessinent. Pour certains historiens, elle remonterait aux Hébreux, dont la bible hébraïque relate la création du monde en six jours, suivie d'un septième jour de repos. Ce qui est certain, c’est que la semaine telle qu’on la connaît aujourd’hui commence à apparaître dans des écrits romains qui datent du Ier siècle. Le mot "semaine" vient d’ailleurs du mot romain "septimana ", qui signifie "sept jours". Avant ça, le calendrier romain était utilisé dans une partie de l’Europe. Ce calendrier était divisé en plusieurs mois de 28 à 31 jours. Chaque mois était à son tour divisé en 3 périodes de durées inégales. Les semaines ne duraient donc jamais le même nombre de jours.
L'empreinte romaine sur les jours de la semaine
Les Romains ont joué un rôle essentiel dans la nomination des jours de la semaine. Les premiers astronomes avaient identifié sept astres errants dans le ciel : le soleil, Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, Mercure et la Lune. Dans la civilisation romaine, les noms des cinq planètes du système solaire étaient aussi les noms de dieux importants. Les Romains ont décidé de nommer chaque jour à partir d’un astre errant. L’origine des jours de la semaine en France est donc romaine.
Que signifie le nom de chaque jour ?
Chaque jour de la semaine porte un nom qui reflète une influence astrale ou divine, héritée de la Rome antique.
Lundi, le jour de la Lune
Le nom du premier jour de la semaine, le lundi, vient du latin "Lunis dies ", signifiant "Le jour de la Lune". La semaine commence par le lundi depuis le IIIᵉ siècle. Les chrétiens ont alors adopté le dimanche comme jour de repos, faisant du lundi le premier jour du retour au travail.
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Mardi, le jour de Mars
Le mardi a hérité son nom de la planète Mars, qui est également le nom du dieu de la guerre chez les Romains. Le nom du deuxième jour de la semaine vient de "Mars dies ", qui signifie le " jour de Mars".
Mercredi, le jour de Mercure
Le nom « Mercredi » vient du latin "Mercuri dies " signifiant " jour de Mercure". Mercure est le nom de l’une des planètes du système solaire. C’est aussi le patronyme du dieu romain du commerce et des voleurs, aussi connu sous le nom grec d’Hermès.
Jeudi, le jour de Jupiter
« Jeudi » vient des deux mots "Jovis dies ". Jovis est le génitif (c’est-à-dire qu’il exprime l’appartenance) du nom Jupiter. La traduction littérale de "Jovis dies " est donc "le jour de Jupiter". Si Jupiter est l’une des quatre planètes géantes gazeuses, ce nom désigne aussi le roi des Dieux, également connu sous le nom de Zeus.
Vendredi, le jour de Vénus
Le vendredi est le jour de la déesse de l’amour, Vénus, mais aussi de la planète du même nom, parfois appelée "petite sœur de la Terre" à cause de leurs similitudes. Son nom vient en effet du latin "Veneris dies", qui signifie " jour de Vénus".
Samedi, le jour de Saturne puis jour du sabbat
Pendant l’Antiquité, le samedi était le jour de Saturne, "Saturni dies". Par la suite, le samedi est devenu "Sabbatum dies ". Cela signifie le « jour du sabbat », c’est-à-dire le jour du repos.
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Dimanche, le jour du Seigneur
Le mot dimanche fait exception, car il ne fait aujourd’hui référence à aucune planète. Il vient du latin "Dominicus dies ", qui signifie le "jour du Seigneur".
Dimanche ou lundi : quel est le 1er jour de la semaine ?
Cette question peut sembler idiote au premier abord : il est évident que le premier jour de la semaine est le lundi, non ? Après tout, on dit bien que le dimanche est le "jour du Seigneur", synonyme de repos après une longue semaine de travail ? On dit aussi que le dimanche fait partie de ce que l'on appelle familièrement le "week-end", qui veut littéralement dire "fin de la semaine" en français, non ? Et bien ce n'est pas si évident que ça.
Historiquement, le dimanche était considéré comme le premier jour de la semaine, et ce, en raison de son importance religieuse, marquant la commémoration de la résurrection du Christ. Néanmoins, depuis le 20e siècle et pour des raisons d'organisation et de coordination internationale, notamment avec la norme ISO 8601 (qui définit un format reconnu à l'international pour la représentation de la date et de l'heure depuis 1978), le lundi est maintenant considéré comme le premier jour de la semaine dans de nombreux pays. Cette évolution reflète des changements culturels et pratiques.
Les jours de la semaine dans d'autres langues : l'exemple anglais
En anglais, les jours de la semaine sont écrits de la façon suivante : Monday, Tuesday, Wednesday, Thursday, Friday, Saturday et Sunday. Ces mots trouvent leur origine dans les langues germaniques et romaines, et font référence à des divinités et des planètes, comme c'est le cas pour les noms des jours de la semaine français.
Voici la signification de chacun des jours de la semaine en anglais :
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- Monday vient de "Moon's day", qui signifie "jour de la Lune" en français.
- Tuesday, lui, vient de "Tiw's day", "le jour de Tiw", qui n'est autre que le dieu de la guerre dans la mythologie germanique.
- Wednesday trouve son origine dans "Woden's day" : "le jour de Woden ou Odin", dieu principal dans la mythologie nordique.
- Thursday est lié à "Thor's day", "le jour de Thor", dieu du tonnerre dans la mythologie nordique.
- Friday provient de "Frigg's day", le jour de Frigg, qui n'est autre que la déesse de l'amour et de la fertilité dans la mythologie nordique.
- Saturday représente "Saturn's day" le jour de Saturne, une planète associée au dieu romain du même nom.
- Sunday vient de "Sun's day", qui signifie "jour du Soleil" en français.
Quel jour de la semaine sommes-nous le plus en forme et le moins en forme ?
Quand sommes-nous le plus énergique ? La réponse à cette question peut différer d'une personne à l'autre, en raison du rythme de vie, de travail ou du niveau de fatigue de chaque individu. Certaines personnes seront plus en forme le dimanche après une grosse nuit de sommeil, quand d'autres seront plus énergiques le lundi au travail, voire en milieu de semaine. Cependant, une enquête menée en 2010 par des chercheurs de la London School of Economics a déterminé quel était le pire jour de la semaine, et il s'agirait du mardi ! "Il est probable que le lundi, l'esprit du week-end ne nous a pas encore complètement quittés" mais "à partir du mardi, nous sommes en plein dans la semaine de travail et le week-end suivant n'est pas encore en vue", expliquent les scientifiques dont les propos ont été relayés par Slate. Le mardi serait donc la journée la plus "déprimante" de la semaine, et par extension, la plus fatigante moralement.
Les calendriers à travers l'histoire
Le calendrier que nous utilisons quotidiennement est le fruit de siècles de réflexion et d'évolution. Entre les premières tentatives de mesurer le temps et aujourd'hui, les humains ont imaginé de nombreuses façons de bâtir un calendrier : basé sur le rythme des saisons, de la Lune, du Soleil… Utilitaire pour repérer les fêtes religieuses ou les cycles de l'agriculture.
L'évolution vers le calendrier grégorien
Nous utilisons aujourd'hui le calendrier dit grégorien, qui est entré en vigueur à une date précise : le 15 octobre 1582. Il a été créé par le pape Grégoire XIII pour corriger le précédent, le calendrier julien, lui-même mis en place en 45 avant Jésus-Christ par Jules César. Ce calendrier réformé dérivait du calendrier romain, dont l'origine est située en 753 avant Jésus-Christ, la fondation de Rome.
La durée de l'année des saisons choisie par Jules César était de 365,25 jours exactement. Or, la durée de l'année des saisons réelle est de 365,2422 jours, donc une durée plus courte. À cause de cette inexactitude, la dérive du calendrier avait atteint 10 jours en 1582 et les fêtes se produisaient de plus en plus tôt dans la saison. Pour corriger cela, le pape a décidé de supprimer dix jours d'un coup : du jeudi 4 octobre 1582 dans le calendrier julien, nous sommes passés directement au vendredi 15 octobre 1582 dans le calendrier grégorien.
Pour éviter que cette dérive ne se produise à nouveau, Grégoire XIII a conservé les années bissextiles (un jour de plus tous les quatre ans) mais il a décidé que les années séculaires ne le seraient plus, sauf si elles sont divisibles par 400.
L'an zéro et l'ère chrétienne
Il faut d'abord rappeler qu'il n'y a pas d'an 0 dans notre calendrier : nous passons directement de l'an 1 avant Jésus-Christ à l'an 1 après Jésus-Christ. C'est pour cela que le troisième millénaire n'a commencé qu'en 2001.
L'origine de notre calendrier a été fixée par le moine Denys le Petit, qui a vécu au Ve et VIe siècle. Ce dernier a fixé la naissance du Christ de manière assez arbitraire au 25 décembre 753 AUC (Ab Urbe Condita, "à partir de la fondation de la ville" de Rome). À partir de là, il pensait être 535 ans après cette date mais il a choisi 532 à la place car ce chiffre était le produit de trois cycles très important dans le calendrier (4 pour les années bissextiles, 7 pour la semaine et 19 pour suivre la Lune afin de fixer la date de Pâques (cycle de Méton qui ramène les mêmes phases au bout de 19 ans)).
Les calendriers lunaires et solaires
Le cycle de la Lune était plus simple à mesurer et a été utilisé pour les premiers calendriers. On voit très bien à quel moment la Lune est pleine, à peu de choses près. Par contre, ce cycle est variable : deux lunaisons successives n'ont pas la même durée. Tout ceci a mené à tous les errements des calendriers lunaires qui, par ailleurs, sont inutilisables pour l'agriculture. La religion pouvait fonctionner dans le cadre d'un calendrier lunaire mais pas l'agriculture, basée sur l'évolution des saisons, qui est liée au Soleil.
Dans un premier temps, on a essayé de recaler l'année en ajoutant un treizième mois mais le résultat n'était pas très probant. En comptant douze lunaisons, on arrivait à une année d'environ 354 jours, soit 11 de moins par rapport à une année réelle. Au bout de trois années lunaires, on pouvait donc ajouter un mois supplémentaire pour combler à peu près… Mais l'ajout de ce 13e mois se faisait quand le besoin s'en faisant sentir, de façon non prédictible.
Diversité des calendriers à travers le monde
Le calendrier grégorien, pour sa composante solaire, a été adopté par tous les pays pour des raisons pratiques, car on se rend partout en avion désormais et qu'il faut un système universel. Cela n'empêche pas certains peuples de conserver leur calendrier traditionnel : c'est le cas des Juifs avec leur calendrier lunaire, des Orthodoxes avec le calendrier julien, des Chinois ou encore des musulmans avec là aussi un calendrier lunaire.
L'arbitraire du Nouvel An
Le 1er janvier pour nous mais le 25 janvier chez les Chinois cette année (il tombait le 5 février en 2019 et tombera le 12 février en 2021)… C'est tout à fait arbitraire car le cycle de l'année n'a pas de début : est-ce le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver ? Après la Révolution française, les Républicains l'avaient situé à l'automne, le jour de l'équinoxe (lorsque la durée du jour et de la nuit est égal). En fonction des époques et des civilisations, cette date a beaucoup changé. En Chine, le calendrier débute à la nouvelle Lune et on ajoute un 13e mois quand il le faut pour rattraper le Soleil, ce qui explique cette mobilité du nouvel an.
L'origine des noms des mois
Les noms des mois remontent à la fondation de Rome. À l'origine, ils étaient numérotés 1, 2, 3, 4, 5, etc. Le cinquième mois s'appelait Quintilis, le sixième Sextilis puis September, October, November et December. Et December était le dixième mois de l'année, qui ne comptait que dix mois. Mais comme cette année était beaucoup trop courte, on a été obligé d'ajouter deux mois : Januarius et Februarius. Ces deux mois ont été placés au début de l'année et ont donc décalé la série. Ce qui fait que December, dont l'étymologie signifie "dixième", a été décalé en douzième position maintenant. Mais par la suite, afin d'honorer Jules César pour la création du calendrier, l'Empereur Auguste a décidé de remplacer Quintilis en Julius, qui a donné juillet. Puis quelques années plus tard, le Sénat a voulu honorer Auguste pour avoir rétabli les années bissextiles tous les quatre ans, au lieu de trois. Les sénateurs ont remplacé Sextilis par Augustus, qui a donné août. Quant à janvier, février, mars, avril, mai et juin, on n'a pas de consensus parfait sur cette question car on manque de documents, mais il s'agit de mois dédiés à des divinités.
Janvier : Le mois de Janus
C’est aux jours les plus courts de l’hiver que démarre la nouvelle année. Cependant, le mois de janvier n’a pas toujours marqué le début de l’année. Avant l’émergence du calendrier moderne, les mois d’hiver n’avaient pas de nom dans les calendriers qui ont donné naissance au plus populaire système de division du temps.
Nommé en l’honneur de Janus, le dieu du temps, des fins et des commencements, le mois de janvier est une invention des Romains de l’Antiquité. Janvier vient du latin januarius (lui-même issu de Janus, donc).
Février : Le mois de la purification
Le latin februarius (encore à l’origine de l’anglais February) signifie « mois de la purification », lui-même issu de februum, « moyen de purifier ». Il faut dire qu’il fait si froid ! Et pour, décidément, ne rien faire comme les autres, février ne compte que 28 jours avec, tous les quatre ans, un 29e jour (nommé bissexte, d’où « l’année bissextile »).
Mars : Le mois de Mars, dieu de la guerre
C’est parce qu’il était le premier mois du calendrier julien. Un mois plein d’espoir puisqu’il annonçait le retour du printemps, des beaux jours, et de ressources alimentaires abondantes, des conditions idéales pour… faire la guerre. Il était donc tout naturel que ce mois prenne le nom de Mars, dieu romain de la guerre. En latin, pourtant, on écrivait martius, racine qui a servi à former l’adjectif littéraire martial (relatif à la guerre). Le saviez-vous ? Mars est lié au nom d’un jour de la semaine : mardi ! En effet, mardi, qui s’écrivait jadis marsdi, vient du martis dies, qui signifie « jour de Mars ».
Avril : Un nom mystérieux
En effet, on ne connaît pas précisément l’étymologie du nom avril. Certes, on connaît la racine latine aprilis, qui, une fois encore, a servi à former l’anglais April, mais son sens reste obscur. S’agit-il de la transcription d’un mot grec signifiant « écume », d’où Vénus, déesse romaine de l’amour, serait née ? Une autre piste lie le mot à Aphrodite, qui est son équivalente grecque. La déesse de l’amour reviendrait donc par deux fois… Moins crédible, enfin, le lien entre aprilis et le verbe latin aperire, « ouvrir », que l’on retrouve d’ailleurs dans « apéritif » (« qui ouvre les voies d’élimination », eh oui !).
Mai : Le mois de Maia
Ne vous fiez pas à la petitesse de son nom : étymologiquement, il en dit long ! Le mois de mai est le mois de Maia, déesse romaine de la fertilité et du printemps. En effet, le latin maius, dont sont issus les deux noms (Maia et mai), signifie « plus grand ». Ils sont de la même famille étymologique que « maître ». Mai symbolise la belle saison, la jeunesse, l’insouciance, avec son fameux proverbe : « En mai, fais ce qu’il te plaît !
Juin : Le mois de Junon ou de Junius Brutus
L’étymologie la plus répandue relie le nom de ce mois à celui de Lucius Junius Brutus, LE fondateur légendaire de la République romaine, excusez du peu ! Une autre piste, non moins majestueuse, l’associe à la déesse romaine Junon, reine des dieux et protectrice du mariage.
Juillet : Le mois de Jules César
Lucius Junius Brutus peut aller se rhabiller, car voici le mois de Jules. Oui, Jules César en personne ! Du latin Julius, juillet rend en effet hommage au plus illustre des Romains. Pourquoi ? Parce que le grand Jules est né en juillet, pardi ! Plus exactement, le 12 ou le 13 juillet de l’an 100 av. J.-C. Décidément, on ne croise que du beau monde quand on s’intéresse aux noms de mois !
Août : Le mois d'Auguste
La preuve, une nouvelle fois, avec ce mois consacré au premier empereur romain, Auguste (Augustus). D’ailleurs, il y a longtemps, on ne disait pas août, mais auguste pour désigner le mois. Au XVIIIe siècle, Voltaire en personne s’est battu pour que l’on conservât auguste, proche de la racine latine. En vain !
Septembre, Octobre, Novembre, Décembre : Des noms numérotés
Dans « septembre », il y a « sept » (septem). Pourquoi sept ? Septembre est le neuvième mois de l’année, pas le septième, me direz-vous. Oui, mais dans le calendrier romain, qui faisait débuter l’année en mars, septembre était bien le septième mois.
Si septembre est, étymologiquement le septième mois de l’année, alors octobre (october en latin comme en anglais) est le… huitième, bravo ! Outre votre sens de la déduction, la racine latine octo, « huit », aurait pu vous mettre sur la voie.
Du latin novembris, de novem, « neuf », novembre est, étymologiquement, le neuvième mois de l’année.
Du latin decembris, de decem, « dix », décembre est le dixième mois de l’année (romaine, si vous prenez la lecture en route.). La racine decem, on la retrouve, par exemple, dans décade (dix jours) et décennie (dix ans), deux mots à ne pas confondre !
La semaine et le calendrier au Moyen Âge
À la fin de l'empire romain comme au début du Moyen Âge, en Occident, les calendriers varient en fonction des métiers, ainsi que le souligne l'historien Bruno Dumézil : « C’est le cas des métiers judiciaires : les tribunaux ferment pendant les moissons, les vendanges, ou les anniversaires des membres de la famille impériale. Du point de vue religieux, les calendriers chrétien et judaïque cohabitent. Mais, au sein même des communautés chrétiennes, les temps forts de l’année varient en fonction des saints que l’on célèbre. Enfin, n’oublions pas les calendriers agricoles, qui rythment l’année en fonction des saisons et des travaux des champs, et qui ont leurs propres fêtes comme celles de la Saint-Jean. ».
Dans la vie quotidienne, la semaine de sept jours prend le pas sur les douze mois de l'année. Le septième jour est consacré au repos et à la prière, conformément aux enseignements de la Genèse (« Dieu bénit le septième jour et le consacra »). C'est le dimanche (dies dominicus, « jour du Seigneur ») : ce jour de repos obligatoire est voué à la célébration de l'eucharistie (la messe). Sitôt que le christianisme est devenu religion officielle de l'Empire romain, le clergé a eu soin de christianiser les traditions païennes. C'est ainsi qu'en 354, le pape Libère établit au 25 décembre la fête de Noël, qui célèbre la naissance du Christ, en remplacement des Saturnales romaines et de la fête du soleil vainqueur (Sol invictus). Pour fixer la date de Pâques, principale fête chrétienne, qui célèbre la résurrection de Jésus-Christ trois jours après sa mort sur la croix, les premiers chrétiens s'en remettent à la tradition juive, fondée sur un calendrier lunaire.
Le calendrier révolutionnaire français
Pendant la Révolution française, on a inventé un nouveau calendrier : le calendrier révolutionnaire, appelé aussi « calendrier républicain ». Le mois était composé de trente jours, contrairement au nôtre qui dure entre 28 et 31 jours. La semaine était appelée « décade » et elle était composée de dix jours. On avait aussi donné de nouveaux noms aux jours de la semaine :
- 1er jour : primidi
- 2e jour : duodi
- 3e jour : tridi
- 4e jour : quartidi
- 5e jour : quintidi
- 6e jour : sectidi
- 7e jour : septidi
- 8e jour : octidi
- 9e jour : nonidi
- 10e jour : décadi
Le nombre de week-ends et de jours de repos dans le mois était donc réduit dans ce nouveau calendrier. L’empereur Napoléon Ier l’a retiré et il a rétablit l’ancien, à savoir le calendrier grégorien.
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