Les archives sont une mine d'informations permettant de retrouver un ancêtre, de retracer l'histoire d'une maison, d'étudier la vie d'un personnage célèbre ou le déroulement d'événements passés. Les possibilités de recherches sont vastes et enrichissantes. Pour valoriser les 4 000 km linéaires d'archives conservées en France, les archivistes mettent en œuvre diverses initiatives, notamment des publications, des expositions et d'autres activités culturelles et éducatives. Parallèlement, les historiens exploitent ces documents précieux pour leurs travaux de recherche.

L'Organisation des Services d'Archives Publiques

Les services d'archives publiques sont répartis sur l’ensemble du territoire, comprenant les Archives nationales, départementales, régionales, communales et intercommunales, ainsi que les Archives du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, du ministère des Armées et de nombreux autres organismes publics. Ces archives publiques, qu'elles soient produites par des organismes publics ou privés chargés d'une mission de service public, sont soumises à des règles spécifiques de collecte, de traitement, de conservation et d'accès. Les questions professionnelles liées à la gestion des archives, de leur création au sein des organismes producteurs jusqu'à leur communication au public, leur diffusion sur Internet et leur réutilisation, sont des aspects essentiels de ce domaine.

Permanences du Monde Rural dans le Boulonnais

Le monde rural du Boulonnais a connu des permanences notables au XIXe siècle. Entre 1851 et 1911, la population rurale de la région a augmenté de 9 %, passant de 36 685 à 40 051 habitants, tandis que celle du Montreuillois, du Ternois et du Haut-Pays diminuait. Les fabriques de ciment et les carrières de la région de Marquise ont contribué à freiner le dépeuplement rural.

Le paysan boulonnais de la fin du XIXe siècle était souvent perçu comme peu ouvert. Rude et vigoureux, il se nourrissait frugalement de pommes de terre et de pain, et consommait du cidre comme boisson habituelle. En raison de son isolement, le cultivateur se sentait plus à l'aise dans son environnement habituel. Ayant peu fréquenté l'école, il parlait patois. Dans les zones d'élevage, l'importance économique de la femme était considérable, mais les habitudes de soumission féminine, surtout en société, restaient présentes.

Jules Huret décrivait en 1897 le village de Maninghen, près de Boulogne, comme un monde immobile. La vie y était répétitive, avec peu de contacts avec l'extérieur, hormis la réception gratuite du journal La Croix et de quelques feuilles de pays rapportées du marché par la fermière le samedi. Les luttes politiques et les changements sociaux restaient inconnus dans ce lieu isolé. L'agriculture était fertile, permettant aux paysans de subvenir à leurs besoins sans modifier leurs méthodes séculaires.

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L'importance de la propriété noble était un autre signe de la permanence du monde rural boulonnais. Au milieu du siècle, 75 % des cotes à Samer et 66 % à Desvres étaient des cotes nobiliaires, contre seulement 35 % à Boulogne et 25 % à Marquise. Au début du XXe siècle, la puissance foncière de la noblesse n'avait pas diminué, ce qui contrastait avec les mutations rapides de la société urbaine.

Essor Démographique Urbain à Boulogne

L'évolution de la population boulonnaise peut être suivie grâce aux recensements quinquennaux. Entre 1816 et 1841, puis entre 1851 et 1866, la ville a connu de fortes augmentations de population, séparées par une décennie de stagnation démographique due à un ralentissement de la croissance économique. En 50 ans, la population est passée de 16 607 à 40 251 habitants, avec un accroissement moyen de 1,78 % par an. En 1911, elle atteignait 52 946 habitants, mais l'augmentation moyenne avait ralenti à 0,61 % par an dans les 45 dernières années.

Boulogne était le centre d'une agglomération comprenant des villes comme Le Portel, Outreau et Saint-Martin. En 1866, cette agglomération comptait près de 50 000 habitants, dont 82 % résidaient à Boulogne. En 1913, l'ensemble comptait 74 800 habitants, et la part de Boulogne était tombée à 74 %. Outreau a connu l'augmentation la plus spectaculaire, passant de 3 137 habitants en 1886 à 6 818 habitants en 1913, devenant ainsi l'un des pôles industriels de l'agglomération.

L'histoire démographique de Boulogne peut être divisée en deux périodes. La première, jusqu'à la fin du Second Empire, est marquée par un fort accroissement naturel et des pics de mortalité. Le taux de natalité est resté très élevé, se maintenant à 40 ‰ en moyenne de 1816 à 1830, puis se stabilisant à 34 ‰ de 1833 à 1853 et à 33 ‰ dans les dernières années du Second Empire. L'illégitimité était élevée, atteignant 18 % des naissances en 1831-1837, avant de diminuer puis de remonter à 16,5 % au milieu des années 1860. Par la suite, la natalité a commencé à baisser, mais elle restait à 29 ‰ dans les 20 ans précédant la guerre de 1914.

Le taux de nuptialité est resté stable, de l'ordre de 7 à 8 ‰ sur l'ensemble du siècle. Après 1884, la divortialité a augmenté, atteignant une moyenne de 27 divorces par an à la Belle Époque, soit près du double de la moyenne nationale.

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La mortalité est restée étonnamment stable tout au long du XIXe siècle, de l'ordre de 24 ‰ avant 1850 et encore à la Belle Époque. L'accroissement naturel a donc été très fort jusqu'en 1830 (16 ‰), assurant la totalité de l'augmentation de la population urbaine. Il était encore de 11 ‰ entre 1833 et 1853. Cependant, de fortes poussées de mortalité ont été enregistrées lors des épidémies de choléra (1832, 1849, 1854 et 1866) et lors de la guerre franco-allemande en 1871. Les années 1866-1871 ont marqué une période de crise démographique, avec une diminution de la population de Boulogne de 40 251 à 39 700 habitants. Cette période charnière a ouvert la voie à la IIIe République, caractérisée par un accroissement naturel sensiblement réduit, d'environ 5 ‰ dans les années 1870 et 1880 et de 5,66 ‰ en 1893-1913. Bien qu'il n'y ait pas eu de graves mortalités, l'augmentation des décès en 1890-1892 a montré la fragilité persistante de la population, en particulier des classes laborieuses. Dans la décennie 1887-1896, les principales causes de mortalité étaient la tuberculose (18 %), les maladies de l'appareil respiratoire (15 %) et celles de l'appareil digestif (11 %). En 1890, l'excédent des décès (1 375) sur les naissances (1 278) a été causé par une épidémie de rougeole qui a fait 117 victimes (8,5 % des décès au lieu de 3 % en moyenne de 1887 à 1896) et une augmentation sensible des ravages de la tuberculose et des autres affections de l'appareil respiratoire. En 1892, les responsables de la surmortalité (1 352 décès pour 1 314 naissances) ont été le choléra (43 victimes) et les maladies de l'appareil respiratoire et du tube digestif.

Conditions Sanitaires et Misère

L'état sanitaire de la ville est resté longtemps médiocre, et une partie importante de la population vivait dans la misère. Dans les années 1836-1840, le bureau de bienfaisance a secouru 2 700 personnes chaque année en moyenne. À la fin du Second Empire et au début de la IIIe République, de 1866 à 1874, 1 230 familles et 5 000 personnes ont été prises en charge, en totalité ou en partie, par le bureau de bienfaisance. La misère reconnue touchait 12 % de la population, qui vivait dans des conditions précaires. Le choléra a particulièrement frappé le quartier Saint-Pierre, celui des marins, où 47 % des secours ont été distribués après l'épidémie de 1866, ainsi que le quartier ouvrier de Capécure, qui a reçu 32 % des secours. Sous le Second Empire, la municipalité s'est efforcée de faire respecter quelques règles élémentaires d'hygiène, en interdisant aux bouchers de jeter des déchets de bestiaux et du sang dans la rue, aux industriels de se débarrasser des déchets sur la voie publique, en incitant les Boulonnais à balayer devant leur porte et à vidanger leurs fosses d'aisance, et en interdisant tout jet d'immondices par les fenêtres. Elle a également tenté de lutter contre l'élevage d'animaux de basse-cour, de porcs et de chèvres en pleine ville.

Bien que ces mesures aient eu des effets bénéfiques, les réseaux d'adduction d'eau et d'égouts sont restés insuffisants jusqu'en 1880. Grâce aux eaux de Tingry, la Compagnie des Eaux distribuait 3 000 m3/jour à la fin du XIXe siècle, dont 624 m3 aux particuliers et le reste alimentait 103 bornes fontaines et 180 bouches de lavage. Le réseau d'égouts, qui ne dépassait pas 2,5 km en 1880, a été porté à près de 20 km vers 1890, mais il ne couvrait alors que la moitié de la longueur totale des voies publiques. Si le quartier du Centre était bien pourvu en eau et si le tout-à-l'égoût se substituait rapidement aux fosses d'aisance, Saint-Pierre était mal approvisionné en eau dans sa partie haute, le réseau d'égouts y était incomplet et ne s'y déversaient que les détritus de la rue.

L'alcoolisme était un problème réel et difficile à appréhender. En 1913, Boulogne se classait au 4e rang des villes de plus de 30 000 habitants pour la consommation d'alcool, avec 11,53 litres par habitant, alors que la moyenne des villes de cette catégorie était de 5 litres.

Apport Extérieur et Structure Sociale

L'apport extérieur a été considérable entre 1876 et 1881 et en 1896-1901, assurant alors 86 % et 60 % de l'augmentation de la population. Cependant, entre 1886 et 1891, les départs ont été plus nombreux que les arrivées et l'accroissement naturel, et la ville a perdu un millier d'habitants. Après 1900 et jusqu'à la guerre, la croissance a été assurée uniquement par le solde naturel, une croissance relativement modeste comparée à celle des villes de l'agglomération.

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La société boulonnaise du XIXe siècle présentait une structure très originale, avec une bourgeoisie, des ouvriers, le monde de la marine et une importante communauté britannique. Au milieu du siècle, la ville comptait plus de 4 000 étrangers en sus de sa population municipale de 31 000 habitants. Le dénombrement de 1866 recensait 40 000 Boulonnais et 3 500 étrangers, dont 2 800 sujets britanniques. Par la suite, l'importance de la population étrangère s'est réduite, la communauté anglaise passant de 1 407 en 1886 à 916 en 1896. Présents dans le négoce et l'hôtellerie, les Britanniques ont eu un rôle limité dans l'économie locale. Ils constituaient une communauté spécifique avec leurs médecins, leurs écoles et leurs chapelles, mais participaient à la vie sociale de la cité.

Une Bourgeoisie Dynamique

La bourgeoisie d'affaires a fait preuve d'un dynamisme remarquable tout au long du XIXe siècle. Les négociants, tels que les Adam, les Fontaine, les Lonquéty et les Lebeau, étaient actifs dans le commerce maritime, la banque, l'armement à la pêche et la salaison. Une tendance à la spécialisation des activités s'est manifestée dès la première moitié du siècle et s'est confirmée sous le Second Empire. Certains de ces négociants se sont reconvertis dans l'industrie, comme Huret-Lagache, qui est devenu filateur à Pont-de-Briques à partir de 1854, ou P. Lonquéty, qui est devenu actionnaire de la fabrique de ciment Demarle-Lonquéty et Cie dès 1856. Les banquiers, négociants, armateurs de pêche et industriels les plus influents étaient présents à la Chambre de Commerce, la plus ancienne du département, fondée en 1819. Ils se sont ralliés au libre-échange dès 1834, ont accueilli favorablement le traité de 1860 et se sont résignés au retour du protectionnisme en 1881 et 1892.

Certaines dynasties bourgeoises ont traversé le siècle, comme les Adam, banquiers, et les Vidor, armateurs de pêche. D'autres, comme P. Blanzy, ont réussi grâce à leur propre mérite. Né à Paris en 1800, il est devenu professeur de mathématiques à Boulogne et a persuadé quelques négociants d'implanter une fabrique de plumes métalliques, ce qui a fait de lui un notable.

Pour ces hommes d'affaires, la Chambre de Commerce et le conseil municipal étaient les voies de la notabilité. La première moitié du siècle a été dominée par A. Adam, maire de Boulogne et président de la Chambre de Commerce et du Conseil général. Sous le Second Empire, Bertulphe Gosselin, avocat et banquier, a également été maire de Boulogne et président de la Chambre de Commerce.

Le mariage a été un moment crucial dans la vie de Ferdinand Farjon (1841-1916). Après avoir participé à la guerre de 1870-1871, il a épousé la fille de F. Lebeau et est devenu industriel. Il a dirigé la fabrique de plumes Baignol et Farjon avec son beau-frère C. Baignol. Élu à la Chambre de Commerce en 1886, il en a été président de 1900 à 1916. Conseiller municipal de 1878 à 1908 et député de Boulogne de 1906 à 1910, il disposait d'une influence sociale considérable. Il était administrateur de l'École pratique d'industrie et de commerce, président de la société de Géographie locale et actionnaire de la Société sportive de Boulogne. Puissance économique, notabilité sociale et engagement politique étaient les traits caractéristiques du monde des affaires boulonnais.

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