Naïma Moutchou, figure montante de la politique française, a connu une ascension remarquable, la menant jusqu'au sein du gouvernement. Son parcours, ses engagements et ses prises de position suscitent l'intérêt, notamment en ce qui concerne son rôle actuel et les enjeux liés à la fonction publique. Cet article se propose d'explorer en détail le parcours de Naïma Moutchou, son engagement politique et son rôle au sein du gouvernement, en abordant les questions qui entourent sa nomination et son action.

Parcours et Origines

Née le 4 novembre 1980 à Ermont (Val-d'Oise), Naïma Moutchou est issue d'une famille d'origine marocaine arrivée en France en 1961. Benjamine d'une famille de six enfants, elle grandit à Eaubonne. Son parcours scolaire l'amène à étudier le droit à l'université de Cergy-Pontoise, puis à Assas. De 2010 à 2017, elle exerce la profession d'avocate au sein du cabinet Christian Charrière-Bournazel.

Engagement et Ascension Politique

L'engagement de Naïma Moutchou se manifeste dès 2008 au sein de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme), où elle œuvre bénévolement jusqu'en 2017. Elle se dit fière d'avoir contribué à faire condamner « l'un des premiers cas de racisme anti-blanc ». Son entrée en politique se concrétise en 2017, lorsqu'elle est élue députée du Val-d'Oise. Elle gravit rapidement les échelons : première vice-présidente du groupe La République En Marche (LREM) en 2019, puis vice-présidente de l'Assemblée en juin 2022. Elle est réélue à ce poste après la dissolution et sa réélection, ne le délaissant que début octobre, à quelques jours de la composition du gouvernement de Sébastien Lecornu.

Au fil des années, Naïma Moutchou s'est rapprochée de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et a pris la tête du pôle Idées d'Horizons.

Prises de Position et Orientations Politiques

Naïma Moutchou se distingue par des positions considérées comme étant à droite au sein du camp présidentiel, et même de son propre parti. Lors de l'examen du projet de loi Immigration fin 2023, elle se dit « favorable à l'idée de transformer […] l'aide médicale d'État (AME) en aide médicale d'urgence (AMU) » dans une interview au Figaro. Elle estime également qu'une mesure visant à régulariser les sans-papiers travaillant dans les métiers en tension serait « une forme d'encouragement à l'immigration clandestine ». Elle défend depuis plusieurs années des propositions de loi sur les peines planchers, qui sont rejetées par les alliés au centre, mais soutenues par la droite et l'extrême droite.

Lire aussi: Naïma Rodric : un portrait

Nomination au Gouvernement et Portefeuille Ministériel

A 44 ans, Naïma Moutchou a été nommée ministre de la Fonction publique au sein du gouvernement Lecornu. Elle succède à Laurent Marcangeli (Horizons) pour la Fonction publique et à Clara Chappaz (Renaissance) pour le Numérique. Ce portefeuille élargi englobe la Fonction publique, l'Intelligence artificielle et le Numérique.

Réactions et Perceptions

Le vice-président Rassemblement National (RN) de l'Assemblée, Sébastien Chenu, loue en novembre 2023 une parlementaire « courageuse, impartiale, quelque peu dissonante dans cette majorité ». En mars 2024, Naïma Moutchou ouvre à la signature des élus RN une proposition de loi sur les nuisances aériennes, dans la droite ligne des préconisations de Laurent Marcangeli, alors président des députés Horizons. Lors des législatives de 2024, la gauche dénonce le retrait à son profit entre les deux tours du candidat ciottiste Sébastien Meurant. Ce dernier affirme à plusieurs médias avoir été appelé par cette dernière, ce qu'elle dément.

La question de la grossesse et la maternité

Avec depuis 2017 le rajeunissement et la féminisation de l'Assemblée (37% de députées), de plus en plus d'élues sont enceintes, et davantage de députés devenant pères souhaitent passer du temps auprès de leur nouveau-né. Or il n'y a pas de reconnaissance pour eux d'un congé maternité ou paternité, le mandat n'étant pas un emploi. A l'origine de la proposition de loi, l'insoumise Mathilde Hignet, qui doit accoucher dans un mois, déplore d'être «contrainte, comme beaucoup d'autres avant (elle), de laisser (s)on siège vide à l'Assemblée». Dans le quotidien Libération de jeudi, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet (Renaissance) a expliqué que «ce n'était pas nécessairement cette voie qu'il fallait emprunter». Car «un suppléant peut occuper un emploi, gérer une entreprise, être profession libérale… Congés maternité, garde d’enfant… La patronne du groupe majoritaire Renaissance, Aurore Bergé, doit elle-même accoucher fin octobre, et compte prendre l'équivalent d'un congé maternité mais «pas jusqu'au bout». «Il faut que les femmes aient le choix, qu'aucune ne soit contrainte de ne pas exercer son droit à un congé maternité».

Actions Parlementaires et Votes

Naïma Moutchou a été élue à plusieurs reprises, notamment lors de la 15ème, 16ème et 17ème législature. Son activité parlementaire est marquée par sa participation aux débats et aux votes à l'Assemblée nationale. Lors de l'examen de la proposition de loi visant à favoriser l'accompagnement des couples confrontés à une interruption spontanée de grossesse dite fausse couche, elle a voté conformément à la position de son groupe politique.

Lire aussi: Amplificateurs multiples sur une seule paire d'enceintes

Lire aussi: DIU cuivre et conception

tags: #naima #moutchou #grossesse

Articles populaires: