La ménopause est une étape naturelle de la vie d'une femme, caractérisée par l'arrêt des menstruations et une diminution de la production d'hormones par les ovaires. Cette transition hormonale peut entraîner divers symptômes et fluctuations des taux d'hormones, notamment la TSH (hormone thyréostimulante) et la bêta-HCG (hormone chorionique gonadotrope). Comprendre ces variations est essentiel pour une prise en charge médicale appropriée.

Qu'est-ce que la TSH ?

La TSH, ou thyréostimuline, est une hormone sécrétée par l'hypophyse, une petite glande située à la base du cerveau. Elle est la principale hormone de régulation de la thyroïde et joue donc un rôle capital dans l’organisme. En cas de suspicion de règlement de la thyroïde, le médecin va demander en premier lieu un dosage de la TSH (thyroid-stimulating hormone). Ce dosage permet de diagnostiquer la plupart des hypothyroïdies et des hyperthyroïdies mais il peut être suivi d’autres examens, par exemple une échographie de la thyroïde et un dosage des hormones thyroïdiennes, T3 et T4. Elle stimule la thyroïde à produire les hormones thyroïdiennes (T3 et T4), qui régulent le métabolisme, la croissance et le développement. Un dosage de la TSH est souvent prescrit pour contrôler le fonctionnement de la thyroïde et détecter d'éventuelles anomalies.

Taux normal de TSH

Chez l’adulte en bonne santé, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, le taux normal de TSH est compris entre environ 0,15 et 4 mUI/l. Ce taux peut être beaucoup plus élevé chez le nouveau-né et au contraire plus bas chez la femme enceinte au cours du premier trimestre de la grossesse sous l’action de l’hormone bêta-HCG. Il est important de noter que ces valeurs peuvent varier légèrement d'un laboratoire à l'autre.

TSH et ménopause

On sait que la TSH augmente légèrement de manière physiologique avec l’âge, mais le taux attendu à la ménopause est le même que chez la femme en âge de procréer. Une TSH trop élevée appelle à d’autres investigations. Il n’est pas rare d’observer une augmentation de la TSH à la ménopause, en raison des différents bouleversements hormonaux dont elle s’accompagne. Les symptômes de l’hypothyroïdie peuvent justement être confondus avec ceux de la ménopause, il convient donc de ne pas hésiter à consulter le médecin pour évoquer avec lui ces symptômes.

Pathologie fréquente de la thyroïde, l’hypothyroïdie est plus fréquente chez les femmes et le risque augmente à partir de 60 ans. Lorsque la TSH est élevée, on parle d’hypothyroïdie. La thyroïde ne sécrète pas assez d'hormones et cela induit de nombreux symptômes : fatigue persistante, constipation, frilosité, prise de poids, perte d'appétit, crampes, voix rauque etc. Si au contraire elle est trop basse, il s’agit d’une hyperthyroïdie. Un déséquilibre qui peut provoquer une perte de poids, de la diarrhée, des nausées, une difficulté à supporter la chaleur, des palpitations, des insomnies.

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Hyperthyroïdie et TSH basse

Lorsque le taux de TSH est anormalement bas, on parle d’hyperthyroïdie. Quand le taux de TSH est bas, cela signifie en général que la glande thyroïdienne produit d’elle-même trop d’hormones. Plusieurs éléments peuvent être mis en cause lors d’une hyperthyroïdie. Selon l’Assurance maladie, en Europe, cette maladie touche 2% des femmes et 0,4% d’hommes. Un pic de fréquence est observé entre 20 et 40 ans.

Plusieurs éléments peuvent être mis en cause lors d’une hyperthyroïdie :

  • Maladie de Basedow : Au cours du premier trimestre, le placenta produit de grandes quantités de bêta-hCG (l’hormone de la grossesse). La thyrotoxicose gestationnelle transitoire concerne entre 2 et 3% des grossesses. À noter : dans certains cas rares (0,2% des grossesses), la thyrotoxicose transitoire s’avère en fait être la maladie de Basedow, où l’hyperthyroïdie ne régresse pas spontanément.
  • Nodule toxique : Il s’agit d’un seul nodule toxique qui sécrète des hormones thyroïdiennes.

L’élévation des taux d’hormones thyroïdiennes liées à la TSH basse peut entraîner toutes sortes de symptômes, qui varient selon les personnes. Bon à savoir : une hyperthyroïdie en lien avec une TSH basse n’entraîne généralement pas de prise de poids, plutôt une perte.

Examens pour repérer une hyperthyroïdie

  1. L’examen médical : Primordial dans la détection des maladies thyroïdiennes, c’est la raison pour laquelle votre médecin palpe régulièrement votre thyroïde.
  2. Le dosage sanguin : En cas de doute, le médecin va doser le taux de TSH sanguin.

Qu'est-ce que la bêta-HCG ?

L'hormone chorionique gonadotrope (HCG) est produite par les cellules embryonnaires dès le 7e jour après la fécondation de l'ovule. Au cours des 6 premières semaines de grossesse, le taux d'hCG augmente de façon exponentielle et double tous les 2 jours environ. Elle est souvent appelée "hormone de grossesse" car elle est principalement produite pendant la grossesse.

En pratique courante le dosage d’HCG sérique est habituellement demandé pour le diagnostic biologique de grossesse. La valeur seuil de positivité est le plus souvent fixée à 5 UI/l. Cependant, elle peut varier en fonction des trousses, d’autant plus que certaines proposent des limites de détection très basses (1 UI/l). Si ce gain de sensibilité peut être utile dans le diagnostic et le suivi de tumeurs trophoblastiques, il peut induire des fausses positivités dans le cadre du diagnostic de grossesse si la valeur seuil n’est pas ajustée à l’âge de la patiente. En effet, une étude récente a démontré que les taux d’HCG sériques avaient tendance à augmenter avec l’âge.

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Pendant la grossesse, ce dosage permet aussi de détecter les très rares tumeurs du placenta et actuellement, il est aussi prescrit pour le dépistage de la trisomie 21 entre la 15e et la 18e semaine de grossesse. En France, la réglementation prévoit le dosage d'au moins marqueurs afin de limiter les risques de mauvaise interprétation. Les résultats sont intégrés à une formule de calcul complexe qui prend aussi en compte l'âge de la mère, le poids, la consommation de cigarettes et les antécédents d'anomalies chromosomiques. En choisissant par exemple un seuil de risque de 1/300, on dépiste environ 80% des enfants trisomiques lorsqu'un examen d'amniocentèse est effectué. Chez l'homme, l'hCG constitue l'un des marqueurs des tumeurs testiculaires.

Bêta-HCG et ménopause

Une cohorte de 720 femmes non enceintes a été étudiée et divisée en 3 groupes d’égale importance : préménopausiques (18-40 ans), périménopausiques (41-55 ans) et postménopausiques (> 55 ans). Dans le premier groupe, aucune valeur > 5 n’a été retrouvée (valeur max = 4,6) contre 1,3% dans le groupe péri-ménopausique (valeur max = 7,7) et 6,7% chez les femmes ménopausées (valeur max = 13,1).

Le problème diagnostique se pose donc chez les femmes en péri-ménopause, auxquelles 2 tests peuvent être proposés : soit un contrôle du taux d’HCG à 48 heures, qui exclut une grossesse évolutive s’il reste stable (doublement toutes les 48 h au minimum en cas de grossesse). Soit un dosage de FSH, un taux > 20 UI/l rendant l’hypothèse d’une grossesse très improbable dans ce groupe. L’origine de cette sécrétion non placentaire est hypophysaire. Elle peut être confirmée par un traitement progestatif de type contraceptif durant 3 semaines qui doit négativer le taux.

La persistance d’un taux détectable doit faire évoquer une cause tumorale, sachant que les tumeurs trophoblastiques secrètent de l’HCG intacte alors que les autres types de tumeurs produisent surtout des chaînes béta libres.

Autres hormones et ménopause

Outre la TSH et la bêta-HCG, d'autres hormones jouent un rôle important pendant la ménopause :

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  • Œstradiol : L'Oestradiol est une hormone oestrogénique, synthétisée par les ovaires et dont l'augmentation participe à l'ovulation. Les chiffres normaux dans le sang varient selon la phase du cycle menstruel : Première partie du cycle (phase folliculaire) : 13-228 pg/ml. Au moment de l'ovulation : 140-300 pg/ml. Deuxième partie du cycle (phase lutéale) : 50-210 pg/ml. Après la ménopause : 5-52 pg/ml. Chez l'homme : 10-40 pg/ml.
  • FSH (hormone folliculo-stimulante) : C'est une hormone secrétée par l'hypophyse qui stimule la maturation des follicules présents dans les ovaires, organes féminins chargés de la reproduction ainsi que la sécrétion d'estrogènes. Elle contribue à la régulation du cycle menstruel. Elle est constituée d'une glycoprotéine (d'une protéine et d'un sucre). Les taux normaux dans le sang varient également selon la phase du cycle : Première partie du cycle (phase folliculaire) : 1,3-5,9 mUI/ml. Au moment de l'ovulation : 6,4-9,2 mUI/ml. Deuxième partie du cycle (phase lutéale) : 1,1-2,8 mUI/ml. Après la ménopause : 10-37 mUI/ml. Chez l'homme : 1-5 mUI/ml.
  • LH (hormone lutéinisante) : La LH ou hormone lutéinisante est une hormone fabriquée par l'hypophyse (glande du cerveau) qui stimule les ovaires chez la femme pour provoquer l'ovulation. Elle a un rôle important dans le bon fonctionnement du cycle menstruel chez la femme. Les taux normaux dans le sang sont : Première partie du cycle (phase folliculaire) : 0,5-5,8 mUI/ml. Au moment de l'ovulation : 16 -40 mUI/ml. Deuxième partie du cycle (phase lutéale) : 0,5-5,8 mUI/ml. Après la ménopause : 5-27 mUI/ml. Chez l'homme : 0,8-4 mUI/ml.
  • Progestérone : La progestérone est une hormone stéroïde qui joue notamment un rôle important lors de l’installation puis l’évolution d’une grossesse. Elle est toutefois importante même en dehors des grossesses, pour le maintien de la fonction des organes génitaux. Elle est principalement produite par les ovaires et le placenta (dès le deuxième mois de grossesse, prenant le relais du corps jaune). Pendant la grossesse, elle permet la migration de l’œuf fécondé jusqu’à l’utérus, puis facilite sa nidation, entre autres. Le taux de progestérone dans le sang varie au cours du cycle menstruel. Il est bas pendant la phase folliculaire, augmente brusquement lors de la phase lutéale pour atteindre un maximum 5 à 10 jours après le pic de LH (l’hormone lutéinisante, qui déclenche l’ovulation). Les taux diminuent ensuite, sauf en cas de grossesse. À titre indicatif, les concentrations sanguines normales de progestérone en dehors de toute grossesse sont inférieures à 1,5 ng/mL pendant la phase folliculaire, comprises entre 0,7 et 4 ng/mL au moment du pic ovulatoire et entre 2 et 30 ng/mL pendant la phase lutéale (reflet de la présence du corps jaune).
  • Prolactine : La prolactine est une hormone fabriquée par l'hypophyse et dont le rôle est de stimuler la glande mammaire.
  • Cortisol : Le cortisol : appelée aussi l'hormone du stress, elle est dosée dans les cas d'hyperandrogénie, d'hirsutisme, de prise de poids, de présence de vergetures ou encore de perte de cheveux excessive.

Diagnostic de la ménopause

Le diagnostic de la ménopause repose en général sur une absence de menstruations depuis un an chez une femme d'environ cinquante ans. Toutefois, après 40 ans - et même parfois avant - certaines femmes se plaignent de cycles irréguliers ou de la disparition de leurs règles. Une fois le diagnostic de grossesse éliminé, se pose la question de savoir si cette période d’aménorrhée (absence de règle) est due à un simple dérèglement hormonal transitoire ou bien si c’est un début de ménopause.

Une prise de sang pour réaliser des dosages hormonaux permettra alors de trancher. Il interrogera ensuite la femme pour savoir à quand remontent ses dernières règles, afin de savoir si la période d’aménorrhée est récente ou ancienne (plusieurs mois). Cela lui permettra de mieux interpréter les résultats hormonaux. Les hormones féminines sont composées par les œstrogènes et la progestérone, qui sont fabriqués par les ovaires. Les œstrogènes (œstradiol) interviennent pendant la première moitié du cycle (12-14e jour). La progestérone intervient depuis l’ovulation jusqu’aux règles suivantes.

Bilan hormonal

En cas de problèmes hormonaux, un spécialiste peut prescrire un bilan hormonal ou endocrinien. On fait faire un bilan hormonal uniquement s'il y a suspicion d'une anomalie. D'autres maladies peuvent entraîner ce genre de symptômes et le bilan hormonal est donc utile pour vérifier s'il s'agit bien d'un trouble hormonal.

Il est possible de demander l'analyse de certaines hormones au médecin biologiste en laboratoire sans présenter d'ordonnance mais l'examen sera alors payant et le biologiste pourra refuser de le faire car l'interprétation des résultats pourrait être faussée par la suite si le bilan n'est pas vérifié par un médecin. Il est donc préférable de s'y rendre avec une ordonnance. Les bilans standards sont réalisés par prise de sang ou analyse des urines des 24 heures. C'est l'association de plusieurs éléments qui permettent d'élaborer un diagnostic, pas uniquement un chiffre. D'autant plus que les normes écrites dans les laboratoires ne sont pas toujours adaptées. La plupart des examens sont effectués par prise de sang, à jeun le matin.

L'examen est prescrit par un médecin au cours d'une consultation ou à l'hôpital. Il est indispensable de vérifier que le laboratoire d'analyse médicale peut réaliser cet examen en téléphonant avant. Vous pouvez vous alimenter dès la sortie du laboratoire et vivre normalement, même si vous avez le sentiment que le nombre de tubes prélevés était important. Les résultats d'analyse sont remis sous forme d'un courrier dans les jours suivant la réalisation de l'examen. La plupart des analyses sont effectuées sur des échantillons de sang ou d'urine. Les médecins biologistes travaillent soit dans les laboratoires d'analyse médicale, soit au sein d'hôpitaux ou de cliniques. Consultation remboursable sous certaines conditions.

Test de ménopause

Le test instantané de la ménopause de la marque White Lab vérifie la concentration de l'hormone FSH dans l'urine. Un test de ménopause positif signifie que le taux de FSH est égal ou supérieur à 25 mIU/ml, ce qui signifie que la femme est entrée dans la ménopause. Ce changement biologique se produit progressivement et est signalé par la périménopause (la fin du cycle menstruel), de sorte que le test peut donner un résultat positif même en périménopause.

Pour réaliser le test :

  1. Retirez le capuchon et tenez le bâtonnet-test par le haut, l'embout absorbant tourné vers le bas.
  2. Dirigez-le directement vers le milieu du jet d'urine pendant 10 à 15 secondes jusqu'à ce qu'il soit complètement mouillé.
  3. Lisez le résultat après 3 minutes.

Interprétation des résultats :

  • Résultat positif : Deux lignes sont visibles, la ligne dans la zone de la ligne de test (T) est égale ou plus foncée que la ligne dans la zone de la ligne de contrôle (C).
  • Résultat négatif : Deux lignes sont visibles mais la ligne dans la zone de la ligne de test (T) est plus claire que la ligne dans la zone de la ligne de contrôle (C) ou il n'y a pas de ligne dans la zone de la ligne de test (T).
  • Résultat invalide : La ligne de contrôle (C) n'est pas affichée. La raison la plus probable d'un échec du test est une quantité insuffisante d'échantillon ou une procédure incorrecte.

Avertissement : Lire les instructions avant utilisation. Pour l'autodiagnostic dans le cadre du diagnostic in vitro. À usage unique. Ne pas utiliser si l'emballage du test est déchiré ou endommagé. Ne pas utiliser après la date de péremption imprimée sur le sachet. Tenir hors de portée des enfants. Achat autorisé jusqu'à 100 pièces.

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