Le rôle du médecin traitant chez l'enfant est un sujet d'importance capitale dans le système de santé français. Il s'agit d'un pilier central du parcours de soins coordonnés, assurant un suivi médical personnalisé et adapté à chaque enfant. Cet article explore en profondeur les responsabilités du médecin traitant de l'enfant, les aspects légaux encadrant sa pratique, ainsi que les interactions avec les autres professionnels de santé impliqués dans le bien-être de l'enfant.

Le Médecin Généraliste : Un Acteur Central de la Santé de l'Enfant

Les Français ont, depuis 2004, désigné leur médecin traitant. Ce dernier est, pour 98 % des assurés sociaux, le médecin généraliste, qui est clairement celui auquel les patients confient leur santé. "Ce choix est devenu une normalité, une évidence pour chacun dans notre système de santé", a expliqué Jacques Battistoni, secrétaire général de MG France et médecin généraliste à Ifs, près de Caen.

Le colloque organisé par le syndicat des généralistes à Paris autour du thème "le médecin généraliste pour la santé de l'enfant" a permis de revenir sur la place des généralistes dans la prise en charge des enfants, une place souvent sous-estimée par les médias grand public comme par les pouvoirs publics. Car les enfants sont suivis et soignés par un médecin généraliste dès leur premier âge, et le généraliste peut être le médecin traitant des parents, sans qu'il le soit pour autant du ou des enfants de la même famille.

Selon l'assurance-maladie, avant l'âge de 16 ans, 79 % des enfants consultent uniquement, à la demande de leurs parents, un médecin généraliste. Ils ne sont que 5 % à consulter uniquement un pédiatre et 16 % à voir les deux. Par ailleurs, toujours selon l'assurance-maladie, les médecins généralistes effectuent 61 % des consultations et visites délivrées aux enfants de moins d'un an par les médecins du premier recours (généralistes et pédiatres). Ce pourcentage monte à 83 % pour les enfants de 3 ans, puis à 93 % pour ceux de 10 ans et enfin à 97 % pour les adolescents de 15 ans.

"Les enfants rencontrent sur leur parcours de soins deux acteurs de santé principaux - le généraliste et le pédiatre - jusqu'à l'âge de deux ans. Au delà de cet âge, ils connaissent une diversification des recours", explique Jean-Luc Gallais, spécialiste en médecine générale et en santé publique et directeur du conseil scientifique de la Société française de médecine générale (SFMG). Selon cette dernière, les généralistes consacrent un quart de leur activité aux enfants et jeunes adultes et les plus petits (de 0 à 2 ans) représentent 7 % de leur activité.

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Contrairement aux pédiatres, qui sont majoritairement installés dans les grandes agglomérations, les médecins généralistes, au nombre de 49197 dans l'Hexagone, sont disséminés en ville comme à la campagne.

La Désignation du Médecin Traitant chez l'Enfant

La désignation d’un médecin traitant concerne également les enfants de moins de 16 ans. L’un au moins des deux parents ou le titulaire de l’autorité parentale choisit le médecin traitant et le déclare à la caisse d’Assurance maladie de l’enfant. Au cœur du parcours de soins coordonnés, le médecin traitant joue un rôle central dans le suivi médical personnalisé et coordonné du patient.

En revanche, si le médecin traitant est absent ou indisponible, ou en cas d’éloignement géographique de l’assuré, ce dernier peut consulter un autre praticien sans être pénalisé dans le remboursement de ses soins. En effet, dans ces cas, le patient respecte le parcours de soins, on parle d’exception au parcours de soins coordonnés. Le médecin choisi par l’assuré, est désigné nominativement lors de la déclaration de médecin traitant. En outre, le choix du médecin traitant est individuel, il ne peut y avoir de déclaration commune. Aucune obligation n’oriente le choix du médecin traitant. Il est recommandé de choisir le médecin traitant qui connait le mieux l’assuré (médecin de famille). Cependant, les membres d’une même famille n’ont pas obligatoirement le même médecin traitant.

Compétences et Formation du Médecin Généraliste pour l'Enfant

La compétence du généraliste pour prendre en charge un enfant, quel que soit son âge, de 0 à 16 ans peut-elle être mise en cause ? Serait-il insuffisamment formé à cet effet, au regard d'autres spécialités, comme la pédiatrie qui revendique régulièrement la prééminence sur le généraliste en matière de soins dispensés aux enfants ?

Le colloque a permis de rappeler aux médecins qu’on ne s’improvise pas médecin de l’enfant. Il s’agit d’une démarche protocolée, qui nécessite un suivi régulier, avec un respect des échéances et des examens à réaliser, avec du matériel pour le faire.

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"Il est toujours très important d’avoir le choix, mais ce dernier n’est rien sans être accompagné et sans avoir un mode d’emploi, explique Thomas Bourez, généraliste à Val-de-Rueil (27). A l’heure actuelle, par rapport à nos enfants, il y a du choix, mais avoir ans forcément le mode d’emploi qui va avec ! Donner un médecin traitant aux enfants, c’est ni plus ni moins que de leur donner les mêmes droits qu’aux adultes. Ce droit, à l’heure actuelle n’est pas respecté".

Rôle du Médecin Traitant dans la Prévention et le Dépistage

Le colloque de MG France a également mis l'accent sur l'intérêt du dépistage et de la prévention de maladies auprès des populations d'enfants. "Dépister des maladies avant l'âge de 6 ans permet de prévenir certains handicaps et maladies à l'âge adulte", note Pierre Popowski, pédiatre libéral à Montgeron (91). Cette organisation de la surveillance médicale est encadrée par des textes précis et est assurée par un médecin librement choisi par les parents. Ce dernier peut être un médecin de PMI, un généraliste ou un pédiatre. Pierre Popowski confie qu'il préfère à cet égard "réclamer le libre choix des familles et ne pas s'enfermer dans un statut". "Tous ces médecins doivent avoir été formés à cet effet et disposer des compétences nécessaires à cette mission", précise de son coté Jacques Baranger, généraliste à Clermont-Ferrand. "Car pas moins de 20 examens de surveillance sont dispensés à l'enfant de sa naissance à l'âge de 6 ans, et c'est le rôle du généraliste de réintégrer les dépistages de troubles de l'audition ou de la vision dans le suivi de l'enfant". "Un repérage et un dépistage précoces d'une amblyopie ou d'un trouble de la réfraction permettront de réduire un handicap postérieur possible et le carnet de santé constitue à cet égard un outil formidable", ajoute Jacques Baranger.

Le Médecin Traitant Face aux Situations d'Urgence

Les généralistes se retrouvent souvent à gérer des situations d'urgences et de prise en charge de soins non programmés. " Les visites d'urgence ou ressenties comme telles, constituent une part importante de notre activité", précise Anne Sophie Jacquetin, médecin généraliste à Saint Pourçain sur Sioule (03). Une récente étude lyonnaise (de 2004) a ainsi démontré que les consultations pédiatriques non programmées sont dans 82 % des cas prises en charge le samedi par la médecine libérale, et à 70 % par les généralistes et 12 % par les pédiatres. En semaine, les mêmes urgences sont effectuées par la médecine libérale dans 93 % des cas, à 75 % par les généralistes et 18 % par les pédiatres. Une autre enquête, publiée en 2004 par la DREES, démontre que les consultations non programmées (CNP) couvrent 11 % de l’activité totale des médecins généralistes libéraux. Parmi elles, 33 % étaient des CNP pédiatriques. Paradoxe de cette situation relative aux CNP : " —Les urgences pédiatriques représentent environ 30 % des passages aux urgences (selon une thèse de M. Dautrey de 2009), ajoute la généraliste. —Ces mêmes urgences augmentent de 5 % par an dans les structures hospitalières. Mais 50 à 70 % de ces urgences hospitalières pédiatriques auraient pu être prises en charge en ambulatoire ". Les solutions à cette situation existent : elles passent par la mise en place d'une permanence des soins ambulatoires sur certains territoires de l'Hexagone. "L’optimisation de ce système passe par la mise en réseau des acteurs de l’urgence et par une information-éducation des familles sur les parcours de soins pour améliorer la qualité des réponses et optimiser les ressources du système de soins ", précise Dorothée Gruet Danset, médecin généraliste à Val de Reuil (27). "La diminution de la démographie médicale de premier recours et l’augmentation constante des soins non programmés nécessitent un développement de la régulation médicale afin de permettre un accès aux soins équitable et ce sans diminuer la qualité des soins. "

La Collaboration avec les Autres Professionnels de Santé

"Les besoins de coordination entre professionnels de santé sont importants, ajoute Martine Langlois, en évoquant les nombreuses pathologies de l'enfant (bonchiolites, otites, troubles de l'apprentissage scolaire) qui n'ont pas toujours des réponses adaptées. "Quelle est par ailleurs l'utilité des actes de prévention répétés par des acteurs différents", interroge la généraliste. Cette évidence s'impose d'autant plus les généralistes se retrouvent souvent à gérer des situations d'urgences et de prise en charge de soins non programmés.

"Nous souhaitons travailler en collaboration plus étroite avec nos collègues pédiatres de ville. Nous avons besoin qu’ils se positionnent en tant qu’experts en ambulatoire pour les enfants. Aujourd’hui nous sommes considérés à tort comme des concurrents. Nous souhaitons donc que cette situation soit entérinée dans le texte de la future loi dite de Santé.

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Le plus souvent, c’est le médecin qui fait le suivi médical de votre enfant (généraliste, pédiatre, médecin en centre de PMI - Protection Maternelle et Infantile…) qui vous oriente vers ces professionnels. Cela peut être pour une consultation de prévention, parce qu’il a repéré un problème de santé chez votre enfant ou pour avoir un avis (par exemple chez un médecin ORL en cas d’otites chroniques, chez un pneumologue si votre enfant a de l’asthme, chez un ou une psychologue s’il a des soucis…). D’autres fois, c’est vous qui faites la démarche, par exemple pour consulter un dentiste ou un ophtalmologiste pour votre enfant. Dans ce cas, vous pouvez choisir le professionnel que vous consultez vous-même et qui pourra accueillir votre enfant.

Les Spécialistes de l'Enfant : Un Panorama

Les professionnels qui prennent soin de la santé de votre enfant sont très nombreux et il n’est pas toujours facile de connaitre leur spécialité et leur rôle. Quand on parle de professionnels de santé, on regroupe en fait sous ce terme à la fois les professions médicales (médecin généraliste, médecin spécialiste, dentiste, sage-femme…), les professions pharmaceutiques et les professions paramédicales (infirmière, kinésithérapeute…).

Voici une liste non exhaustive des spécialistes pouvant intervenir dans le parcours de soins de l'enfant :

  • L’allergologue est le médecin spécialiste des allergies (alimentaires, cutanées, respiratoires, médicamenteuses…).
  • L’anesthésiste-réanimateur est le médecin spécialiste qui endort les patients et veille à leur réveil lors d’une opération chirurgicale.
  • Le biologiste médical est un médecin ou un pharmacien qui s’est spécialisé dans l’analyse médicale.
  • Le cancérologue (ou oncologue) est le médecin spécialiste qui étudie, diagnostique et traite les cancers.
  • Le cardiologue est le médecin spécialiste du cœur et des vaisseaux sanguins (artères, veines).
  • Le chirurgien est le médecin spécialiste qui opère les malades ou les blessés.
  • Le chirurgien orthopédique est le spécialiste qui traite les pathologies atteignant les os et les articulations.
  • Le dentiste (ou chirurgien-dentiste) est le spécialiste des dents, des gencives et de la mâchoire.
  • L’orthodontiste est un chirurgien-dentiste qui a fait une spécialisation en orthopédie dento-maxillo-faciale.
  • Le pédodontiste c’est un chirurgien-dentiste qui a choisi de s’occuper exclusivement d’enfants.
  • Le stomatologue est un chirurgien spécialiste du visage de la bouche et des dents (chirurgie maxillo-faciale).
  • Le dermatologue est le médecin spécialiste de la peau, des muqueuses (l’intérieur de la bouche, du nez…), du cuir chevelu, des cheveux, des poils et des ongles.
  • L’échographiste est un professionnel de santé spécialisé dans la réalisation et l’analyse des échographies.
  • L’endocrinologue est le médecin spécialiste des glandes endocrines (thyroïde, pancréas,…) qui sécrètent les hormones nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme et à la croissance.
  • Le gastroentérologue est le médecin spécialiste du système digestif.
  • Le généticien ou la généticienne est un médecin spécialisé en génétique.
  • Le gynécologue est le médecin spécialiste de la santé des femmes. En pédiatrie, les gynécopédiatres prennent en charge les enfants et les adolescentes en cas de troubles de développements pubertaires, de problèmes infectieux, de troubles des règles.
  • L’hépatologue est le médecin spécialiste des maladies du foie, des voies biliaires et de la rate.
  • L’interne en médecine est un étudiant de troisième cycle des études médicales qui travaille à l’hôpital, en cabinet ou en clinique sous la responsabilité d’un médecin senior.
  • Le médecin de la douleur (ou algologue) est le spécialiste du traitement des douleurs.
  • Le médecin en médecine nucléaire est spécialisé dans un domaine médical qui utilise des molécules faiblement radioactives dans le but de diagnostiquer ou de soigner.
  • Le médecin généraliste est le spécialiste qui accueille les patients de tous âges, prend en charge leur santé dans sa globalité et les suit le plus souvent sur une longue période.
  • Le médecin nutritionniste est le médecin spécialiste de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des maladies liées à la nutrition.
  • Le médecin rééducateur est spécialisé en médecine physique et de réadaptation (MPR).
  • Le médecin scolaire a un rôle de prévention et d'éducation au sein des établissements scolaires.
  • Le médecin urgentiste est le médecin spécialiste des situations d’urgence.
  • Le néonatologiste est un pédiatre spécialisé en néonatalogie.
  • Le neurologue est le médecin spécialiste du système nerveux (le cerveau, la moelle épinière, les nerfs…).
  • L’ophtalmologiste (ou ophtalmologue) est le médecin spécialiste des yeux.
  • L’oto-rhino-laryngologiste (ORL) est le médecin spécialiste des oreilles, du nez et de la gorge.
  • Le pédiatre est le médecin spécialiste de la santé du bébé, de l’enfant et de l’adolescent.
  • Le pneumologue est le médecin spécialiste des poumons.
  • Le psychiatre est le médecin spécialiste des troubles psychiques.
  • Le radiologue est le médecin spécialiste de l’imagerie médicale.
  • Le rhumatologue est le médecin spécialiste des os, des articulations.

Cadre Légal et Consentement aux Soins

Les décisions médicales qui concernent l’état de santé d’un patient mineur sont prises par les titulaires de l’autorité parentale. Le mineur, en particulier l’adolescent, a le droit de recevoir une information selon son degré de maturité. Sauf dans les cas où le mineur a demandé le secret des soins, le médecin doit recueillir le consentement des représentants légaux (parents ou tuteur) du mineur pour tout acte médical (quelle que soit leur situation conjugale).

Lorsque les parents sont absents et ne peuvent être prévenus et si la situation est grave et urgente, le médecin donne les soins nécessaires dans l’intérêt de l’enfant sous sa seule responsabilité. Par contre, dans le cas où le refus d'un traitement par la personne titulaire de l'autorité parentale risque d'entraîner des conséquences graves pour la santé du mineur, le médecin délivre les soins indispensables (article L.1111-4 du code de la santé publique).

Afin de faciliter la vie courante des parents, la loi prévoit qu’à l’égard des tiers de bonne foi, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre, quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relatif à la personne de l’enfant (article 372-2 du code civil). Cela signifie qu’il existe à l’égard des tiers de bonne foi une présomption d’entente entre les parents et donc qu’un tiers (médecin ou hôpital) n’a pas à s’interroger sur l’étendue exacte des pouvoirs du parent qui se présente à lui pour accomplir un acte « usuel ». La notion « d’acte usuel » est une notion cadre.

Le Droit au Secret du Mineur

Un mineur peut s'opposer à la consultation de ses parents sur des décisions médicales le concernant pour garder le secret sur son état de santé. En effet, la loi autorise le médecin à se dispenser du consentement du ou des titulaires de l’autorité parentale lorsque le mineur a expressément demandé au médecin de garder le secret sur son état de santé vis-à-vis de ses parents et que l’action de prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement ou l’intervention s’impose pour sauvegarder sa santé (article L.1111-5 du code de la santé publique).

Le médecin doit s’efforcer d’obtenir le consentement du mineur à la consultation des titulaires de l’autorité parentale. Il garde à l’esprit la nécessité d’informer complètement le mineur sur la gravité de la décision prise d’écarter les titulaires de l’autorité parentale. Si le mineur maintient son refus, il est obligatoirement accompagné d’une personne majeure de son choix. Le médecin s’assure de l’identité et de la majorité de celle-ci et en fait mention dans le dossier médical. Ce droit du mineur au secret s’étend aussi au dossier constitué à l’occasion des soins dispensés sans l’accord des représentants légaux.

Le Médecin Traitant Face aux Conduites à Risque et à l'Obésité

D'autres sujets qui s'inscrivent dans l'actualité médicale des enfants ont également été évoqués au cours du colloque de MG France. Le premier concerne les conduites à risque chez les adolescents, dont les tentatives de suicides, qui augmentent chez les garçons (+ 4 %) et flambent chez les filles (+22 %). "Le médecin généraliste voit en moyenne un adolescent par jour. Il est le premier interlocuteur des jeunes et parfois le seul, explique Philippe Binder, généraliste à Lussant (17). Les adolescents se confient peu. Toute consultation doit être une occasion à saisir pour dépister le mal être des jeunes et établir une relation de confiance avec elle ou lui.

De la même manière, les médecins généralistes traitants prennent en charge et en équipe les enfants en surpoids ou qui souffrent d'obésité. En 2009, parmi les adolescents scolarisés en classe de troisième, 18 % sont en surpoids, dont 4 % en situation d’obésité, analyse la DREES en 2010. Le surpoids est passé de 14,4 % (dont 3,4 % d’obésité) en 1999-2000, à 12,1 % (dont 3,1 % d’obésité) en 2005-2006. Cette baisse a été moins forte pour les enfants scolarisés en ZEP que pour les autres, ce qui a conduit à un creusement des inégalités sociales. "L'exposition au surpoids et à l'obésité de 0 à 18 ans augmente le risque de mortalité, le risque de morbidité cardiométabolique et a des conséquences sur la mortalité prématurée et la morbidité physique à l'âge adulte", commente Margot Bayart, généraliste à Réalmont."L'obésité est une maladie "invisible" que les parents évaluent difficilement", poursuit la généraliste. Aussi la prise en charge pluri-professionnelle - généraliste, psychologue, diététicienne, kiné - permet d'accompagner dans la durée l'enfant et sa famille et peut aboutir à un changement de comportement alimentaire et d'habitudes de vie. Dans ce registre, le Réseau de Prévention et de Prise en charge de l'Obésité Infantile (Réppop) de Toulouse apporte des réponses intéressantes, en développant, parmi les professionnels de santé, une culture commune, par la formation professionnelle et les réunions de coordination, autour d'un thème commun. Pour Maïté Tauber, pédiatre à l'hôpital des enfants à Toulouse (31), "cette équipe ne peut parvenir à ses fins que par une réelle coordination et en confiant la responsabilité de l'accompagnement de l'enfant et sa famille à un acteur.

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