Une maladie infantile est une pathologie qui touche particulièrement ou exclusivement les enfants. La lutte contre ces maladies est un enjeu majeur de santé publique, car elles peuvent entraîner des complications graves, voire le décès, chez les plus jeunes. Vaccination, hygiène et traitements médicamenteux sont des gestes simples pour sauver la vie des enfants et lutter contre les maladies infantiles. Pourtant, dans les pays en situation de conflit ou disposant de peu de moyens sanitaires, des millions d’enfants n’ont pas accès à la santé, un droit fondamental universel.

L'importance de la vaccination et de l'hygiène

La vaccination est un outil essentiel pour protéger les enfants contre de nombreuses maladies infectieuses. Elle sauve chaque année 2 à 3 millions d’enfants en les protégeant contre plusieurs pathologies mortelles. Concrètement, ce chiffre se traduit par plus de 5 vies sauvées par minute. En faisant un don à l’UNICEF, vous contribuez au financement des commandes et des livraisons de vaccins et de médicaments partout dans le monde.

Avoir accès à l’eau potable et se laver les mains à l’eau et au savon permet de réduire de plus de 40 % les décès liés aux maladies diarrhéiques. Des campagnes de sensibilisation, de prévention et de traitement de l’eau sont mises en place par l’UNICEF pour limiter les risques sanitaires.

Les principales maladies infantiles et leurs symptômes

Voici quelques-unes des maladies infantiles les plus courantes et les plus dangereuses :

  • Varicelle : Maladie d’origine virale très contagieuse, la varicelle est fréquente chez les enfants de moins de 10 ans. Fièvre et éruptions cutanées qui démangent en sont les symptômes typiques. La prise en charge médicale n’est pas toujours nécessaire chez les enfants en bonne santé. Toutefois, dans le cas d’enfants au système immunitaire affaibli ou souffrant de dénutrition, des complications peuvent survenir.
  • Rougeole : Elle aussi virale, la rougeole est une maladie très contagieuse pouvant donner lieu à des complications neurologiques (cécité, œdème cérébral). Elle peut cependant être facilement évitée dès l’âge d’un an grâce au vaccin ROR (Rougeole Oreillons Rubéole).
  • Oreillons : Maux de tête, fièvre, inflammation des glandes salivaires et douleurs au niveau des oreilles sont les symptômes fréquents des oreillons.
  • Rubéole : Infection infantile aiguë et contagieuse qui se développe entre 5 et 9 ans, la rubéole entraîne fièvre et éruptions cutanées.
  • Coqueluche : La coqueluche est une maladie respiratoire d’origine bactérienne qui affecte les voies respiratoires et entraîne une toux convulsive pouvant durer plusieurs semaines. Elle peut se dégrader en pneumonie et entraîner la mort chez les jeunes enfants, s’ils ne sont pas traités à temps.
  • Rotavirus : Les rotavirus sont également une cause fréquente de diarrhées abondantes chez les enfants de moins de 2 ans, entraînant une déshydratation qui peut être mortelle, si elle n’est pas prise en charge. L’infection peut toucher les enfants plus âgés et les adultes, mais s’avère souvent bénigne pour eux.
  • Pneumonie : Encore très présente en Afrique subsaharienne et en Asie du sud, la pneumonie est la maladie infantile la plus mortelle chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde. D’origine virale ou bactérienne, elle se traduit par une infection des poumons qui entraîne toux, fièvre et difficultés respiratoires. En fonction de son origine, l’infection peut être traitée par des antibiotiques ou évitée grâce à la vaccination. En cas de pneumonie aiguë, un enfant aura besoin d’une assistance en oxygène, dispositif médical rare dans les pays les plus défavorisés.
  • Polio : Maladie infantile virale qui endommage le système nerveux, la polio peut entraîner une paralysie irréversible et devenir létale si elle atteint les muscles respiratoires. L’infection est incurable, mais peut être évitée grâce à la vaccination.
  • Tuberculose : En 2010, 6,2 millions de personnes ont été infectées par le bacille tuberculeux. Cette infection qui touche les poumons peut aussi atteindre le cerveau et d’autres organes chez les jeunes enfants. Le traitement contre la tuberculose ne s’est pas toujours efficace.
  • Hépatite B : Le virus de l’hépatite B provoque une inflammation du foie et cause près de 500 000 décès par an. Souvent, les enfants contaminés ne développent pas de formes graves de la maladie, mais ils présentent parfois des complications à l’âge adulte pouvant aller jusqu’à un cancer ou une cirrhose du foie. Le vaccin VHB permet de prévenir efficacement la maladie.
  • Tétanos : Chaque année, le tétanos tue 59 000 nouveau-nés et des milliers de mères dans les pays les plus défavorisés. Sans prise en charge hospitalière, cette maladie est mortelle et même avec un suivi médical adapté, la survie n’est pas garantie.
  • Diphtérie : Véritable fléau durant le siècle dernier, les cas de diphtérie ont fortement diminué grâce à la vaccination. Cette maladie infantile endommage les tissus de la gorge, empêchant la respiration ou la déglutition. Si elle n’est pas traitée, la bactérie finit par attaquer le cœur, les reins ou le système nerveux.

Parvovirus B19 : une épidémie récente en France

Depuis un an, la France connaît une épidémie d'infections au parvovirus B 19, un virus la plupart du temps sans gravité mais pouvant occasionnellement donner lieu à de graves complications, et celle-ci s'est récemment accélérée, a signalé Santé publique France. Le Parvovirus B 19 se transmet par voie respiratoire. Il provoque le plus souvent des infections sans aucune gravité, voire asymptomatique. Chez l'enfant, il entraîne des symptômes généraux légers et des éruptions cutanées commençant sur les joues et s'étendant principalement aux mains et pieds. Elles peuvent ressembler à celles provoquées par la rougeole ou simplement donner les joues rouges.

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Ces infections peuvent néanmoins être dangereuses pour des personnes immunodéprimées ou anémiques (en particulier les enfants atteints de drépanocytose), ainsi que pour les femmes enceintes en raison de la vulnérabilité du fœtus. L’infection par ce virus entraîne un risque de fausses couches et de morts fœtales. Avant la pandémie de Covid-19, entre une et cinq personnes décédaient chaque année de cette infection, majoritairement des adultes. Mais depuis le début d'année, cinq décès ont été recensés, tous de nourrissons et, pour quatre d'entre eux, après une infection de leur mère en cours de grossesse. Ce nombre est «inhabituellement élevé», selon Santé publique France.

L’agence demande aux professionnels de santé d’informer les personnes fragiles sur les risques et sur la nécessité d’éviter tout contact avec une personne atteinte ou suspectée de l’être. Ce diagnostic doit être évoqué «devant un cas de rougeole non confirmé par les examens biologiques». Cette épidémie, également observée dans d'autres pays européens comme le Danemark, l’Irlande, la Norvège et les Pays-Bas, s'inscrit dans un contexte plus large de recrudescence de plusieurs infections. Ces recrudescences sont généralement expliquées comme une conséquence des restrictions sanitaires prises lors de la crise du Covid au début des années 2020, puis de leur levée.

Mortalité infantile : une situation préoccupante en France

En France, la mortalité infantile a cessé de diminuer depuis une quinzaine d’années. Depuis 2005, le taux de mortalité infantile fluctue entre 3,5 ‰ et 3,9 ‰. S’il est historiquement bas, il a cessé de baisser depuis une quinzaine d’années. En 2021, le taux de mortalité infantile était de moins d’un an décédés pour 1 000 enfants nés vivants.

Cette situation est d’autant plus préoccupante que la France se situe en dessous de la moyenne européenne (UE27) en matière de mortalité infantile. Si la mortalité infantile a continué de diminuer en moyenne dans l’UE27, bien qu’à un rythme très faible depuis 2012, la baisse est très forte dans les pays où le taux était le plus élevé.

Des disparités territoriales importantes existent également en France. En 2021, le taux de mortalité infantile variait de 2,6 ‰ en Bretagne et dans les Pays de la Loire à 5,7 ‰ en Martinique et 6,7 ‰ à La Réunion.

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Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette stagnation, voire cette augmentation, de la mortalité infantile en France :

  • Une augmentation de la part des naissances à risque.
  • Une dégradation de certains indicateurs de santé périnatale, notamment en Outre-mer.
  • Une augmentation de la prévalence de l’obésité et du surpoids, notamment chez les femmes enceintes.
  • Une augmentation de la prévalence du tabagisme maternel, notamment dans certains territoires.
  • Des inégalités sociales et territoriales en matière d’accès aux soins de santé.

Agir pour protéger la santé des enfants

Il est essentiel d’agir pour protéger la santé des enfants et lutter contre la mortalité infantile. Plusieurs actions peuvent être mises en œuvre :

  • Renforcer la vaccination des enfants, en particulier contre les maladies les plus dangereuses.
  • Améliorer l’accès à l’eau potable et à l’hygiène, en particulier dans les pays en développement.
  • Renforcer les systèmes de santé, en particulier dans les pays les plus défavorisés.
  • Lutter contre la malnutrition infantile.
  • Améliorer la santé des femmes enceintes et des jeunes enfants.
  • Réduire les inégalités sociales et territoriales en matière d’accès aux soins de santé.

En faisant un don à l’UNICEF, vous contribuez activement à la lutte contre les maladies infantiles et à l’amélioration de la santé des enfants dans le monde. Le saviez vous ? 75% de votre don est déductible de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 1000€ par an.

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