L’auxiliaire de puériculture joue un rôle essentiel auprès des enfants qu’il ou elle accompagne, étant un véritable repère pour les enfants et les parents. Ce métier, centré sur le soin et l’accompagnement du jeune enfant, offre de nombreuses opportunités et requiert des compétences spécifiques. Cet article explore en profondeur les missions, les compétences requises, les possibilités d’évolution, ainsi que les défis et les avantages de cette profession.
Les Missions de l'Auxiliaire de Puériculture
L’auxiliaire de puériculture (AP) est un professionnel de la petite enfance dont les missions sont variées et essentielles au bien-être et au développement des enfants. Ses principales responsabilités incluent :
- Accompagnement quotidien des enfants : L'Auxiliaire de Puériculture, spécialisé(e) dans le soin et l’hygiène du tout-petit accompagne quotidiennement les enfants dont elle s’occupe.
- Soutien aux parents : L’auxiliaire de puériculture a un rôle particulier au sein de la crèche, il établit le lien avec les parents et les familles. Il donne des informations sur les journées de leurs enfants en crèche et devient ainsi un référent pour les familles. Accompagner un jeune enfant dans la réalisation de ses activités quotidiennes et les parents dans leur rôle éducatif.
- Activités d’éveil et de loisirs : Réaliser des activités d’éveil et de loisirs éducatifs favorisant le développement de l’enfant.
- Soins adaptés : Apprécier l’état de santé des enfants et réaliser les soins adaptés.
- Communication adaptée : Développer une communication adaptée aux enfants en bas âge et à leurs parents.
- Accueil et orientation : Accueillir et orienter les parents.
- Gestion du matériel : Choisir le matériel adapté à l’exercice de son activité et appliquer les techniques d’entretien dans les établissements médico-sociaux.
- Transmission d’informations : Transmettre les informations clés pour la continuité des soins et des activités.
- Travail en équipe : Organiser son travail dans une équipe pluridisciplinaire.
- Renforcement de la qualité d’accueil : Le professionnel, grâce à ses connaissances et son savoir-faire, participe activement à renforcer la qualité d’accueil des enfants en crèche. Ainsi, le métier d’Auxiliaire de Puériculture demande de porter des valeurs telles que la bienveillance et l’engagement.
Les Compétences Requises
Pour exercer le métier d’auxiliaire de puériculture, plusieurs compétences sont indispensables. Ces compétences peuvent être acquises par la formation initiale, la formation continue, ou par la VAE. Les compétences essentielles comprennent :
- Connaissance des besoins de l’enfant : Une connaissance approfondie des besoins des enfants, des pratiques éducatives et des enjeux spécifiques de la petite enfance.
- Capacité à accompagner : Accompagner un jeune enfant dans la réalisation de ses activités quotidiennes et les parents dans leur rôle éducatif.
- Aptitude à réaliser des activités d’éveil : Réaliser des activités d’éveil et de loisirs éducatifs favorisant le développement de l’enfant.
- Compétences en matière de soins : Apprécier l’état de santé des enfants et réaliser les soins adaptés.
- Communication : Développer une communication adaptée aux enfants en bas âge et à leurs parents.
- Sens de l’organisation : Organiser son travail dans une équipe pluridisciplinaire.
- Bienveillance et engagement : Le métier d’Auxiliaire de Puériculture demande de porter des valeurs telles que la bienveillance et l’engagement.
La Formation et le Diplôme d'État d'Auxiliaire de Puériculture (DEAP)
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il est nécessaire d’obtenir le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP). La formation se compose de modules théoriques (22 semaines) et pratiques (4 stages sur 22 semaines).
L'Accès à la Formation
La démarche classique, pour exercer le métier d’Auxiliaire de puériculture, est d'obtenir le DEAP (Diplôme d’Etat d’Auxiliaire de Puériculture). Avant, il fallait passer le concours d’auxiliaire de puériculture. Aujourd’hui, vous devez vous inscrire dans des instituts de formation adéquats. La sélection se passe en deux temps. En premier lieu, pour intégrer une école d’auxiliaire de puériculture, vous constituez un dossier écrit que vous leur transmettez. Dans un second temps, vous effectuez un entretien individuel avec un jury afin qu’ils étudient votre profil et observent vos motivations à faire ce métier. La formation d'auxiliaire de puériculture prend entre 9 et 11 mois selon si vous possédez déjà un CAP AEPE ou non.
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La Validation des Acquis de l'Expérience (VAE)
La VAE permet d’obtenir un nouveau diplôme, comme le diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP), qui certifie l’aptitude du professionnel à réaliser des soins aux nouveau-nés et aux enfants en bas âge. La VAE est une « Validation des Acquis de l’Expérience » est un dispositif permettant de valoriser les compétences acquises au cours d’expériences professionnelles ou bénévoles. Cette certification repose sur la reconnaissance des apprentissages réalisés en dehors du cadre scolaire. La VAE est organisée par les instituts de formation d’auxiliaire de puériculture (IFAP). C’est la loi de modernisation sociale, faisant partie du Code du Travail, qui établit le principe fondamental du droit individuel à la VAE.
La validation des acquis de l’expérience permet d’obtenir un diplôme professionnel, sans avoir à passer le concours et les formations diplômantes correspondantes. Pour acquérir le diplôme d’Auxiliaire de Puériculture, le ou la candidate doit justifier d’expériences en lien direct avec le métier et le secteur de la petite enfance, et faisant foi de l’expertise de cette profession.
Les Étapes de la VAE
La procédure se compose de plusieurs étapes, à commencer par la phase de recevabilité. Lors de cette première étape, le candidat doit prouver qu'il possède l'expérience nécessaire pour prétendre à la certification. Ensuite, il constitue le livret 2, un document détaillant ses activités et les compétences acquises pour ensuite le soumettre à une étude approfondie par un jury.
Le processus aboutit à un oral de validation devant un jury qui évalue les capacités du candidat à travers une situation d’exercice décrite dans le livret 2 et discutée lors de l'entretien. Pour préparer cet oral, il est conseillé de s’entraîner avec des cas concrets et des mises en situation.
À noter que la VAE peut bénéficier d’un financement partiel ou total par différents dispositifs tels que le CPF (Compte Personnel de Formation) ou les aides régionales. Ce soutien facilite l'accès à cette opportunité professionnelle.
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Conditions pour Passer une VAE
Le candidat doit avoir exercé une activité professionnelle en lien avec le secteur de la petite enfance pendant au moins un an. Cette expérience permet aux candidats d'acquérir une connaissance approfondie des besoins des enfants, des pratiques éducatives et des enjeux spécifiques de la petite enfance. Depuis la loi El Khomri de 2016, le candidat à une VAE d’auxiliaire de puériculture doit justifier d’un an d’expérience dans le secteur demandé. Pour la valider, il doit avoir développé un ensemble de compétences mentionnées dans le référentiel d’activité de la profession d’auxiliaire de puériculture.
Durée et Coût de la VAE
La VAE d’auxiliaire de puériculture demande 6 à 12 mois. Si on doit comparer avec une formation complète au DEAP qui dure 9 à 11 mois, la durée est sensiblement équivalente. Une VAE coûte en moyenne entre 700 € et 1 500 €. Pour connaître le tarif applicable, renseignez-vous auprès de l’organisme certificateur choisi.
Les Instituts de Formation
La VAE est organisée par les instituts de formation d’auxiliaire de puériculture (IFAP). Il est important de bien choisir son institut de formation pour bénéficier d'un accompagnement de qualité tout au long de la VAE.
Les Lieux d'Exercice
L’auxiliaire de puériculture peut exercer dans tous lieux d’accueil des jeunes enfants. Le diplôme d’Auxiliaire de Puériculture donne accès à des évolutions de carrière dans le milieu médical et social. Le titulaire de ce diplôme peut exercer dans un établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE), dans un centre de PMI (Protection Maternelle et Infantile) ou encore dans un service hospitalier. Parmi les lieux d'exercice courants, on retrouve :
- Crèches et haltes-garderies : Chez Babilou, l’Auxiliaire de Puériculture aura l’opportunité d’élaborer avec l’ensemble de son équipe, un projet pédagogique pensé pour le développement et le bien-être des enfants. L’exercice du métier d’Auxiliaire de Puériculture en crèche permet au professionnel de bénéficier de jours de travail en semaine du lundi au vendredi.
- Maternités et services de pédiatrie : Des établissements hospitaliers dans lesquels les jours et horaires de travail sont plus amples et souvent moins avantageux.
- Centres de Protection Maternelle et Infantile (PMI) : Les centres de PMI (Protection Maternelle et Infantile).
- Structures d’accueil spécialisées : Les structures d’accueil spécialisées pour enfants en situation de handicap ou présentant des troubles du développement.
Le Salaire de l'Auxiliaire de Puériculture
Le salaire d’un·e auxiliaire de puériculture est souvent compris entre 1 500 et 2 000 euros nets par mois. Le salaire d'un auxiliaire médical peut varier en fonction de plusieurs facteurs tels que le pays, la région, le secteur d'activité, son niveau d’expérience professionnelle, les qualifications et les responsabilités spécifiques de la profession exercée. Cela dépend aussi de si le professionnel effectue son activité en tant que salarié ou en tant que libéral. Par exemple, un auxiliaire de puériculture qui travaille en crèche peut gagner en moyenne entre 1 680 € et 1 840 € par mois.
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Le fonctionnement du salaire pour les auxiliaires médicaux exerçant en tant que professionnels libéraux diffère de celui des salariés, puisqu’ils perçoivent des honoraires plutôt qu'un salaire fixe mensuel. Les honoraires dépendent également des mêmes facteurs cités précédemment.
Les auxiliaires médicaux libéraux sont souvent affiliés à la Sécurité sociale en tant que professionnels de santé. Les patients reçoivent donc en partie des remboursements par l'assurance maladie selon le montant du ticket modérateur.
Les Avantages et les Défis du Métier
Les Avantages
- Évolution de carrière : Le diplôme d’Auxiliaire de Puériculture donne accès à des évolutions de carrière dans le milieu médical et social.
- Impact positif : La satisfaction de contribuer au bien-être et au développement des enfants.
- Diversité des missions : L’absence de routine, avec des journées variées et enrichissantes.
- Mobilité géographique : Chez Babilou, qui possède des crèches sur l’ensemble du territoire, l’Auxiliaire de Puériculture pourra bénéficier d’une mobilité géographique. Ce dispositif permet au professionnel que vous êtes d’améliorer votre équilibre de vie professionnelle et personnelle.
Les Défis
- Turnover : Dans la crise actuelle, le recrutement est une chose mais le turn over en est une autre, tout aussi préoccupante, car il met en jeu la qualité de l’accueil proposé.
- Conditions de travail : Les conditions de travail (22,4%), le salaire (18,5%) et le management (16,2%). En affinant ces chiffres, il apparait que les auxiliaires de puériculture et les auxiliaires petite enfance bougent plus fréquemment pour des questions liées au management et au salaire, et moins fréquemment pour des questions de conditions de travail.
- Pénibilité physique : Un métier qui est assez fatiguant au niveau physique.
- Manque de reconnaissance : Simple AP sur le terrain, je trouve que ce métier et le diplôme ne sont pas reconnus. Beaucoup de responsabilités et peu de reconnaissance de la part de la hiérarchie qui nous confond très souvent avec des CAP petite enfance, qui sont beaucoup mieux reconnus et moins diplômés.
Le Turnover et les Stratégies des Gestionnaires
Le turn over, à égalité avec les difficultés de recrutement, est donc devenu le problème numéro 1 des gestionnaires qui déploient des stratégies pour améliorer les conditions de travail, préparer les futurs directeurs à leur rôle de managers, tenter par des avantages divers de retenir leurs salariés, « qui parfois partent pour un euro de pus ! » ironise l’un d’eux. « Le gros du turn over c’est l’été, juste avant la rentrée scolaire. Dès mars-avril nous sommes obligés de mettre en œuvre un plan d’action pour que nos salariés n’aient pas envie d’aller voir ailleurs, » confirme Édouard Carle.
Les Causes du Turnover
Nous avons demandé aux professionnels les raisons qui les poussaient ou les pousseraient à quitter leur emploi. Et leurs réponses (tous métiers confondus) donnent ce trio de tête : les conditions de travail (22,4%), le salaire (18,5%) et le management (16,2%). Des raisons qui ne peuvent qu’interpeller les gestionnaires. En affinant ces chiffres, il apparait que les auxiliaires de puériculture et les auxiliaires petite enfance bougent plus fréquemment pour des questions liées au management et au salaire, et moins fréquemment pour des questions de conditions de travail.
Les Stratégies des Gestionnaires
- Amélioration des conditions de travail : Enjeux d’Enfance et Crescendo par exemple ont mis en place un pôle de remplaçants volants communs à toutes leurs structures. « 5 personnes qui tournent sur 5 établissements, soit 400 places » précise Magalie Bachelier, tandis qu’Anne Cunaud évoque « une dizaine de salariés (la plupart du temps des auxiliaires de puériculture) qui tournent dans 40 établissements. »
- Formation et accompagnement des managers : A crescendo aussi, nous sommes très vigilants sur le management. Chaque structure est comme une petite PME, on forme le personnel pour le faire monter en compétence. Et nous enregistrons très peu de départs liés au management.
- Politique sociale ouverte : Chez Babilou, on essaie d’aller plus loin avec une politique sociale ouverte, car si les conditions matérielles ne sont pas citées en tête des raisons de départ, elles participent de l’ambiance de travail et constituent ce petit ou gros « plus » qui peut faire la différence.
Témoignages et Perspectives
Après les médecins, les infirmiers ou encore les sages-femmes, de plus en plus de travailleurs sociaux prennent la parole sur les réseaux sociaux. L’objectif ? On s’axe autour de 3 publics. Les enfants, d’abord, pour les aider à se développer au mieux. Dans leur développement global, de la motricité, de se faire une place dans un groupe, au niveau social. Au niveau des familles, j’ai comme mission aussi d’être une personne ressource. Le côté non répétitif, où chaque matin, je me lève sans vraiment savoir comment va se passer ma journée. Même s’il y a des routines et que la journée est assez cadrée, avec des temps forts, chaque jour est différent, chaque enfant aussi. Ça peut être perçu comme un métier facile, où on est des enfants, où on joue. Alors, certes, on joue et on fait des legos mais on ne fait jamais juste ça pour jouer, il y a un intérêt pédagogique derrière. Et c’est aussi un métier qui est assez fatiguant au niveau physique. Avec l’équipe, on a fait un travail sur les émotions, sur le fait de dire aux enfants « tu as le droit d’être en colère, tu peux t’exprimer. » Ce jour-là, j’avais une grosse émotion, j’étais en colère pour quelque chose, qui n’était pas lié aux enfants. Un des enfants a sursauté, je lui ai dit « Pardon, ce n’est pas toi, je suis en colère ». Pendant la période du Covid, j’écrivais déjà dans mon coin des petits réflexions que je me faisais sur telle ou telle pratique professionnelle. Je me suis dit pourquoi pas le partager à un plus large public, discuter et échanger. Donc là est venue l’idée du blog « Une chouette à la crèche ». Je me suis ensuite lancée sur instagram pour donner plus de visibilité à mes articles et qu’on puisse aussi échanger avec des professionnels. Si c’est ce que vous aimez, si c’est quelque chose qui vous anime, allez-y, foncez !
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