Le désir d'enfant est une aspiration profonde, mais le parcours de l'infertilité peut être complexe et déroutant. Face à l'incertitude et au jargon médical, il est facile de se sentir perdu et isolé. La procréation médicale assistée (PMA) offre une lueur d'espoir, permettant à de nombreuses femmes déclarées stériles ou infertiles d'accéder à la maternité. Cependant, cette révolution impose une vigilance accrue en termes d'accompagnement. Dans ce contexte, les médecines complémentaires gagnent en popularité, offrant un soutien additionnel pour le corps, le couple et la famille.

Comprendre le Parcours de la PMA

Le Dr. Depondt-Gadet démystifie le parcours complexe de l'infertilité. Son guide essentiel offre des réponses claires, explore les causes, les bilans médicaux et les traitements disponibles (PMA). Ce livre n'est pas seulement un recueil d'informations, c'est une main tendue pour accompagner les couples dans cette épreuve.

Les Techniques de PMA

L'auteur fait le point sur les techniques de PMA, telles que l'insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro (FIV), l'injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) et le transfert d'embryons congelés (TEC), en réponse aux différentes causes d'infertilité. La PMA permet à de nombreuses femmes déclarées stériles ou infertiles d'accéder à la maternité. La procréation médicale assistée (PMA) permet à de nombreuses femmes déclarées stériles ou infertiles d'accéder à la maternité.

La Méthode Bébé Azur : Une Prise en Charge Complémentaire

Martine Depondt-Gadet propose une prise en charge complémentaire avant, pendant et après la PMA : la méthode Bébé Azur. L'objectif est de soutenir les couples dans cette démarche, de lever certains verrous psychologiques pour permettre le dépassement des fractures émotionnelles.

L'Essor des Médecines Complémentaires dans le Parcours de PMA

Fertility yoga, sophrologie, médecine chinoise, naturopathie, acupuncture, pierre de lune, réflexologie, coach PMA… Les pratiques complémentaires trouvent de plus en plus de place dans le quotidien des personnes en parcours de PMA. Mais comment faire le tri dans toutes les offres disponibles ? Comment trouver ce qui permettra de mieux vivre son parcours d’AMP ? Est-il possible d'augmenter ses chances de grossesse avec ces pratiques ?

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Un Marché en Expansion

Selon le dernier rapport du Conseil National de l’Ordre des Médecins, il existe plus de 400 pratiques différentes, également appelées « médecines traditionnelles », « médecines alternatives », « médecines complémentaires », « médecines naturelles » ou encore « médecines douces ». Virginie Rio, directrice générale de l’association BAMP, et Emelyne Heluin, vice-présidente de l’association SOPK Europe, constatent une explosion du marché des pratiques de soins non conventionnelles depuis une dizaine d’années.

Emelyne Heluin explique qu’aujourd’hui, on se renseigne avant tout sur Internet et sur les réseaux sociaux. « On se retrouve alors face à un nombre exponentiel de personnes qui proposent des solutions, des témoignages de patients ou d’individus qui s’autoproclament professionnels de la santé, des soins et du bien-être, à qui on va accorder sa confiance. » Ces options ont pour objectif commun d’améliorer les chances de concevoir, d’atténuer le risque de fausse couche ou d’accélérer le temps nécessaire pour parvenir à une grossesse.

Pourquoi ce Recours Croissant ?

Il existe de nombreuses raisons expliquant le recours croissant aux médecines alternatives. Pour Virginie Rio et Emelyne Heluin, ces pratiques sont symptomatiques d’une prise en charge médicale qui ne répond pas aux attentes. Les parcours sont longs et difficiles, et les résultats parfois peu satisfaisants. Le Dr Gwenola Keromnes, cheffe de service du Centre de Fertilité du GH Diaconesses Croix Saint Simon à Paris, reconnaît que les résultats sont peu satisfaisants : seulement 20 % de naissances vivantes par ponction et 10 % par insémination artificielle.

De plus, il y a parfois un manque d’écoute et de considération. Face au sentiment d’impuissance et de soumission aux traitements médicaux, les pratiques non conventionnelles permettent de reprendre le contrôle, de jouer un rôle actif dans son parcours. Emelyne Helluin constate également une défiance vis-à-vis de la médecine, probablement accentuée par la période COVID-19.

Enfin, la question du bien-être et de la qualité de vie est primordiale. Les soins de support sont là pour atténuer l'impact psychosocial des traitements de PMA, qui peuvent impacter le corps, l’humeur, les relations, le travail, le quotidien, bref, toutes les sphères de la vie.

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Les Risques et les Dérives Potentielles

Les investigations de la DGCCRF menées en 2018 ont révélé que plus des deux tiers des 675 praticiens en médecines complémentaires contrôlés présentaient au moins un manquement, principalement des défauts d’information, mais aussi, dans certains cas, des pratiques commerciales trompeuses, voire présentant des risques pour les patients.

Manque de Preuves Scientifiques et Confusion des Rôles

La disponibilité de preuves scientifiques concernant la sécurité et l’efficacité des options complémentaires est souvent limitée, voire inexistante. Il peut être difficile de distinguer les professionnels de santé de ceux du bien-être. Certains praticiens s’installent à proximité ou au sein même de lieux de santé, créant une confusion.

Certains professionnels prétendent qu’ils « soulagent la douleur », « traitent l’endométriose ou le SOPK », « conseillent sur la prise en charge médicale », ou utilisent abusivement des termes médicaux tels que « consultations » ou « patients », frôlant ainsi la pratique médicale illégale.

Absence d'Encadrement et de Contrôle

La majorité des pratiques complémentaires ne nécessitent aucun cursus ou diplôme. Les formations sont généralement délivrées au sein d’organismes privés, sans contrôle des institutions publiques quant à leur contenu, et sans reconnaissance par l’État. À ce jour, aucun encadrement ni organisme de suivi et de contrôle n’existe.

Les Risques pour les Patients

Pour Virginie Rio, ces dérives comportent plusieurs risques. Ces options peuvent faire perdre du temps, de l’argent et des chances. Proposer des pratiques non conventionnelles en remplacement ou en complément, surtout si elles ne sont pas prouvées scientifiquement, constitue une perte de chance d’être pris en charge à temps pour une infertilité « médicale ». Sur le plan financier, Emelyne Heluin souligne que cela crée une prise en charge à deux vitesses : « Tout le monde n’a pas les moyens de faire deux séances par semaine de soins de support non remboursés. »

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Ensuite, le risque est de culpabiliser : « Si tu n’as pas interrogé ta lignée de femmes pour comprendre ton infertilité, tu es responsable de ton échec. En plus, on s’adresse quasi exclusivement aux femmes ! », raconte Virginie Rio. Pour certains, les soins de support peuvent parfois donner l’espoir ou l’illusion qu’en mettant des choses en place, ils peuvent réussir. Mais, même après cela, quand cela ne fonctionne toujours pas, que reste-t-il ? Le désespoir, la culpabilité.

Comment Choisir la Bonne Option ?

Les pratiques complémentaires, ou soins de support, ne sont ni obligatoires, ni secondaires, ni optionnelles. Ces soins sont un soutien qui peut être mis à votre disposition pour vous assurer une meilleure qualité de vie sur les plans physique, psychologique et social. Ils prennent en compte la diversité des besoins individuels et s’organisent en complément des traitements spécifiques de fertilité.

Au-delà des promesses miracles, ces pratiques peuvent agir sur la prise en charge de la douleur, de la fatigue et du stress, offrir un soutien psychologique, améliorer l’image de soi et aider à gérer les effets secondaires des traitements.

Le "Prendre Soin" en Complément du "Soigner"

Sabine, patiente experte dans une unité d’oncologie, explique que les soins de support font déjà partie de la prise en charge globale des patients atteints de cancer depuis de nombreuses années. Pour elle, ces pratiques relèvent du « prendre soin » qui vient en complément du « soigner » des équipes médicales. Choisir de consulter un ostéopathe ou un réflexologue, participer à un atelier d’art-thérapie, ou méditer renforce votre propre capacité à prendre soin de vous et de votre santé, ce que Sabine appelle « le pouvoir d’agir des patients ».

L'Importance de se Sentir Mieux

« Aucun des traitements non conventionnels n’a prouvé qu’il améliorerait les chances de grossesse. Le but est de se sentir mieux », rappelle le Dr Gwenola Keromnes. Un message partagé par les associations de patients et repris par Estelle Dautry : « Il n’y a pas de solution miracle. Il vaut mieux se dire ». Contrairement à la médecine, les pratiques non conventionnelles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques reconnues démontrant leur efficacité et leur innocuité, mais un bon massage peut vous faire du bien !

Parler et Échanger

Le point primordial en matière de soins de support, c’est d’en parler, martèlent en chœur Virginie Rio, Emelyne Heluin et le Dr Keromnes. En parler à votre équipe médicale, même si tous les médecins ne sont pas ouverts à ces pratiques ; en parler à votre partenaire, à vos proches, à d’autres patients. Peut-être auront-ils de « bonnes adresses » ; peut-être existe-t-il des interactions néfastes avec votre traitement d’AMP, mais surtout, plus vous serez seul et isolé, plus vous risquez d’être abusé. Le recours aux options non conventionnelles ne doit pas être tabou. L’échange avec celles et ceux qui vivent ce parcours peut également être d’un grand soutien.

Par ailleurs, certains centres, comme le Centre de Fertilité du GH Diaconesses à Paris, intègrent les soins de support à la prise en charge des patients. « Améliorer l’accompagnement des patients est une des directives politiques du centre. Depuis 6 ans, nous proposons donc des options complémentaires en fonction des opportunités comme l’art-thérapie, le chant, l’acupuncture, l’ostéopathie, la danse, etc. », raconte le Dr Keromnes.

Cultiver son Libre Arbitre

Estelle Dautry met en garde : « Si vous ne le sentez pas, si vous n’êtes pas à l’aise avec un praticien - ou même un médecin -, que vous vous sentez mal en sortant, reprenez votre argent et partez, n’y retournez pas ». Certaines pratiques sont discutables. Virginie Rio ajoute : « C’est pareil pour les réseaux sociaux, ne faites pas confiance aveuglément ! Évidemment, tous ne sont pas de mauvaise foi, et on ne leur reproche pas d’être impliqués, juste parfois de vendre du rêve et de profiter de la vulnérabilité des personnes en parcours d’AMP.

La Médecine Traditionnelle Chinoise : Un Soutien Précieux

La médecine traditionnelle chinoise se révèle d'un précieux secours. Par le biais de disciplines qui en sont issues (acupuncture, Qi Gong) et d'autres qui viennent les compléter (EFT, hypnose), Martine Depondt-Gadet donne les moyens de construire ce Lien sécurisant avec l'enfant et l'équilibre affectif indispensable à son futur épanouissement. Elle s'appuie sur son expérience clinique et sur les nombreux témoignages de femmes reçues en consultation. Le psychisme a un pouvoir considérable sur le corps, bloquant parfois une grossesse ou libérant des verrous qui empêchaient toute conception. Des techniques ancestrales comme l'acupuncture ou le Qi Gong révèlent toute leur efficacité.

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