Tout au long du XXe siècle, Hayange a connu de nombreuses transformations. La Lorraine possède des ressources naturelles de minerai de fer exceptionnelles, dont l’exploitation précoce lui ont permis de devenir la première région française concernant la production de métallurgie. Cet article explore l'histoire de Hayange, de ses racines minières et industrielles à son développement urbain et culturel.

Les origines minières et industrielles de Hayange

Dès l’époque romaine, le fer est exploité sur le territoire hayangeois dans ses limites actuelles. Les premières traces écrites de l’existence d’une mine datent du XIIe siècle lorsque Thierry de Hayange concède l’exploitation de la mine de Hayange à Thibaut, comte de Bar. La première forge de Hayange date de 1323 et sa création fut rapidement suivie par de nouvelles exploitations, mais après la guerre de Trente ans il ne reste que deux forges à Hayange : la Rodolphe et la Marolles.

En 1704, avec l’installation de Jean-Martin Wendel à Hayange, l’exploitation du minerai de fer passe du stade artisanal à celui de l’industrie sidérurgique. Son petit-fils, Ignace de Wendel, expérimente la première coulée de fonte en utilisant le coke au lieu du charbon de bois.

Pendant la Révolution française, les forges sont revendues à Louis Gandthil. Ce n’est qu’en 1803, que François de Wendel peut racheter l’entreprise familiale. Après un voyage en Ecosse, il introduit les procédés anglais : affinage de la fonte à la houille, four à puddler, machines à vapeur et laminoirs mécaniques. En 1881 la Société de Wendel achète l’exclusivité du brevet Thomas Gilchrist pour une durée de 15 ans, puis fit construire les deux aciéries de Hayange et de Moyeuvre.

L'essor urbain et commercial de Hayange

Cette période particulièrement riche sur le plan historique est essentielle dans l’évolution urbaine de Hayange. En effet Hayange, petit bourg enclavé dans la vallée, devient une véritable ville commerçante et industrielle. Dès le début du siècle, Hayange se dote d’équipements qui améliorent le confort et la vie de ses 8 500 habitants : l’eau courante arrive dans toutes les habitations, le gaz permet l’éclairage des rues, le téléphone fait son apparition. De nouvelles écoles, un hôpital et un tribunal sortent de terre pour répondre aux besoins de la population qui ne cesse de s’accroître.

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Mais c’est l’arrivée de l’automobile qui contribue fortement à transformer le paysage urbain hayangeois. Ensuite, la circulation s’intensifiait rapidement, notamment pendant l’entre deux guerres, rendant ainsi nécessaire la réfection du réseau routier. Très vite Hayange affirme sa réputation de pôle commercial. Les boutiques avec leurs superbes devantures, attirent une nombreuse clientèle venant de toute la vallée et même du bassin de Longwy. Les pâtisseries et surtout les nombreux cafés, permettent aux badauds de se restaurer et se désaltérer. La foule était encore plus importante les jours de marché. Le marché se tient aux abords de l’église et s’étend sur une bonne partie de la rue Foch.

Les défis de l'urbanisation et la diversification de Hayange

En 1930, la ville commence alors une timide extension le long de la route de Ranguevaux grâce à la création d’un premier lotissement communal. Après la seconde guerre mondiale Hayange est classée en zone de fumée par le Préfet de l’époque, limitant ainsi fortement les possibilités de construction. Seules quelques constructions sont autorisées. En 1959, quelques villas sont bâties dans le quartier de la Mine Victor. Puis, en 1962, c’est le lotissement Saint-Martin dans la rue Théophile Maire qui voit le jour. Enfin, en 1967, deux nouvelles résidences nommées Alexandra et Victoria, sont érigées sur la côte de Ranguevaux.

Le classement en « zone de fumée » est levé en 1971. Hayange s’est enrichie dans les années 70 de trois nouveaux quartiers afin de mieux lutter contre la crise économique qui menace. La physionomie et les limites de la ville s’en trouvent largement modifiées. Les temps changent et des besoins nouveaux apparaissent notamment dans le domaine scolaire. On modifie le réseau routier en créant deux voies nouvelles en 1956, l’une reliant la rue Molitor à la rue de Gaulle, l’autre la rue Foch à l’actuel Hôtel de Ville. Hayange commence à ressembler à la ville que nous connaissons aujourd’hui.

La reconquête des friches industrielles et le développement des quartiers

Fortement marquée par l’activité industrielle, Hayange évolue au gré des changements intervenant dans la sidérurgie : constructions de « cités » pour accueillir les ouvriers au début du siècle, puis reconquête des friches industrielles en plein cœur de la ville après 1975. A cette époque, le cœur de la ville est envahi par les installations sidérurgiques. Près de 25 années seront nécessaires pour redonner un nouveau visage au centre hayangeois. Peu à peu, les installations désaffectées laissent la place à des zones commerciales et industrielles dynamiques : espace Foch derrière La Poste, puis, zones Saint-Jacques 1 et 2, et aménagement de la Cartoucherie…

Des parkings se créent afin de permettre un meilleur accès au centre-ville : rue de la Marne, et derrière l’ancienne école Molitor. Les quartiers ne sont pas oubliés et sont dotés de nouvelles structures destinées à améliorer la vie quotidienne des habitants. Avec l’arrivée massive des émigrants italiens, polonais, espagnols, Hayange, ville active et en expansion, s’est enrichie dans les années 1970 de plusieurs quartiers : St Nicolas, Marspich et Konacker. Grâce aux efforts de la commune pour créer des passerelles entre les quartiers existants et le centre-ville, Hayange forme aujourd’hui une ville à part entière, riche d’une population variée et solidaire, et de quartiers qui mettent à profit leur spécificité pour faire ensemble de leur ville, une ville unie et unique.

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Hayange aujourd'hui : centre commercial, vie culturelle et patrimoine architectural

Centre commercial de la vallée de la Fensch, Hayange possède un centre-ville particulièrement attractif. Par ailleurs, Hayange connaît aussi une vie culturelle et sportive intense. Durant toute l’année, elle est le théâtre de manifestations et d’animations diverses parmi lesquelles la traditionnelle fête du mouton.

Mais Hayange, c’est aussi un patrimoine architectural varié. Le château De Wendel au style romantique germanique, la chapelle De Wendel au style néo-gothique, la maison natale du maréchal Molitor qui abrite aujourd’hui la bibliothèque municipale, ou encore l’église St Martin au style de la renaissance italienne sont autant d’atouts architecturaux à découvrir ou à redécouvrir.

Enfin, depuis de nombreuses années Hayange favorise les échanges culturels et économiques avec d’autres villes européennes. Ainsi, des échanges ont eu lieu avec Diekirch (Luxembourg), Arlon (Belgique), Bitburg (Allemagne).

Les armoiries de Hayange

Ces nouvelles armoiries ont été adoptées par la commune de Hayange sur proposition de la Commisson héraldique départementale, le 13 avril 1950. Les marteaux symbolisent l’activité minière et industrielle très ancienne de cette contrée. Cet écusson comprend essentiellement et se faisant face en diagonale les armes du Duché de Luxembourg (lion) et les armes du Duché de Bar (poissons), duchés entre lesquels était partagée HAYANGE au Moyen Âge.

Personnalités liées à Hayange

Gabriel Jean Joseph Molitor

Gabriel, Jean, Joseph Molitor est né le 7 mars 1770 à Hayange au 105 rue de Wendel. En 1791, il quitte le toit paternel pour Metz où il commence une carrière militaire. En juin 1795, il devient Chef de brigade. Il a servi successivement sous Custine, Jourdan et Hoche. Il est gravement blessé en 1794. En 1800, il est nommé Général de division alors que Napoléon est premier consul. Il est nommé Gouverneur de la 7ème division à Grenoble. Il soumet en 1807 la Poméranie, et enlève le mois suivant Stralsund au roi de Suède. De 1810 à 1813, il devient Gouverneur des îles Hanséatiques, et de la Hollande. Au retour de Napoléon, il est nommé Pair de France, Commandant des gardes nationales de la 5ème division en Alsace. En octobre 1847, il sera nommé Gouverneur des Invalides.

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Membre d’une vieille famille Hayangeoise

Membre d’une vieille famille Hayangeoise, il est né le 25 mars 1807. Trois de ses ancêtres ont été successivement Maires de HAYANGE de 1766 à 1792. Il accepte un emploi de commis aux forges. Pendant ses loisirs il récolte et observe les plantes et les animaux. Après le décès de sa mère en 1827, il poursuit ses études de médecine à Strasbourg. Brillant étudiant, il obtient son doctorat en médecine.

Le colonel Edward S. Hamilton

En 1944 le colonel Edward S. Après une intense préparation d’artillerie, depuis les hauteurs de Neufchef, il entraîna ses hommes vers le tunnel du chemin de fer à Hayange au pied de la côte des vignes. C’est à cet endroit que le colonel américain ordonna par radio à toute son unité de se lancer à l’assaut et qu’il fut très grièvement blessé par un éclat d’obus. A l’occasion du 60ème anniversaire de la libération de Hayange fêté le 12 septembre 2004, la municipalité a décidé de rendre hommage au Colonel Hamilton en lui décernant le titre de Citoyen d’Honneur de la ville et en attribuant son nom à la place du parking de la Marne. Décédé en 2006, le colonel souhaitait dans ses dernières volontés que ses cendres reposent à Hayange.

Joseph Barba

Joseph Barba, né à Hayange le 16 juillet 1840, est un personnage totalement oublié aujourd’hui. Il fit ses études au lycée de Metz de 1847 à 1858 et fut admis à l’Ecole Polytechnique en 1858. Joseph Barba donna sa démission en 1875 et entra au Creusot comme ingénieur principal. En 1873, Joseph Barba est chargé de la construction du premier navire en acier : « Le Tonnerre ». Il était Chevalier de la Légion d’Honneur et du Daneborg.

Nicolas Schneider

Nicolas Schneider était un capitaine d’artillerie à pied, décédé le 24 juin 1841 à Hayange où il était né le 9 janvier 1774, fils d’un boulanger de la ville. Il était célibataire et la déclaration de son décès a été faite (comme on peut toujours le lire sur les registres de l’Etat Civil) par deux voisins, l’un maréchal ferrant, l’autre instituteur. Il avait quitté le service en 1815 à la chute de Napoleon I. On a dit du Capitaine Schneider comme du Commandant Lallier, sous les ordres duquel il se trouvait à Huningue à la frontière franco-suisse, qu’il tira le dernier coup de canon contre l’ennemi de l’Empire. L’Archiduc Jean, bien qu’il eût été renseigné par un espion, ne put ajouter foi aux paroles de Schneider qui lui apprit la pauvreté et la misère de l’effectif réduit à une cinquantaine par les suites du siège. « Nous verrons cela demain » lui répondit l’Archiduc d’un air de doute. Effectivement, le lendemain, 50 hommes blessés pour la plupart, sortirent enseignes déployées, au milieu des ruines fumantes amoncelées par le feu de 20 batteries. Le Capitaine Nicolas Schneider avait terminé sa carrière à Huningue. Réduit au rang de demi-solde par la Restauration, comme tant d’autres, le capitaine revint dans sa ville natale.

Jean Kobs

Jean Kobs est né le 12 avril 1912 à Hayange, en Moselle, de parents belges émigrés. Durant la guerre de 1914-1918, il séjourne en Belgique, à Houffalize d’où est originaire sa famille maternelle. En février 1919, Jean Kobs et sa mère rejoignent Hayange où le père, Léon Kobs, arrêté puis incarcéré en Bavière durant 9 mois, a été sous surveillance, remis au travail par les autorités allemandes. Ordonné prêtre en 1936, c’est à Erzange qu’il célébrera sa première messe solennelle. Désigné successivement comme vicaire à Barvaux-sur-Ourthe puis comme curé à Dinez-Houffalize, il terminera son ministère pastoral à Dave-sur-Meuse où il séjournait depuis 19 ans. En 1949, son premier recueil de poèmes : « Le Parfum du Silence » annonce d’emblée «un talent sûr, une sensibilité délicate» (Frenay-Cid-La Wallonie). En 1953 « Roses de la Nuit », œuvre s’avérant déjà comme celle d’un maître : « Il donnait aux choses un sens qui dépasse la perception sensible que seules découvrent les âmes intérieures » (A. Biots.S.J. Au fil de ces sonnets, on découvre un lyrisme et une philosophie à la forme orientale qui le fait ressembler aux Mystiques de l’Inde, mais il reste lui-même apportant à leur pensée une note chrétienne. En 1977, à sa demande, il est déchargé de son ministère pastoral. Alors il reprend la plume et il écrit avec bonheur. Il ne lui reste plus que quatre ans à vivre … Le pressent-ils ? Il se hâte mais … sa dernière œuvre ne sera pas entièrement composée.

Casimir de Balthasar

Casimir de Balthasar, Compte de Gachéo, naquit au château de Hayange le 04 novembre 1811. Il appartenait à une famille d’origine hongroise, alliée aux de Wendel et de Gargan, ayant droit de bourgeoisie à Berne depuis 1631. Le jeune hayangeois subit fortement l’influence de l’école romantique dont Delacroix, ce puissant coloriste, était le chef de file. On voit par cette brève énumération d’une œuvre considérable que de Balthazar aimait particulièrement les sujets bibliques et historiques dans lesquels il trouvait l’inspiration. Les portraits des membres de sa famille sont nombreux. Sa production très remarquée lui valut des médailles lui apportant la consécration officielle. Il était aussi Chevalier de la Légion d’Honneur. On lui doit aussi de nombreuse études et aquarelles. Pendant les dernières années de sa vie, il s’occupa avec succès de la peinture sur verre et voulut doter de nombreux vitraux la cathédrale de Toul, ville dont il avait épousé une habitante. Il en fit deux seulement. Sans laisser de postérité, il mourut le 08 février 1875 à Paris, sans avoir pu terminer l’œuvre entreprise à la cathédrale. Trois de ses tableaux ont orné l’église qui se trouvait sur la place Saint Martin. Lors de la construction de l’église actuelle, deux d’entre eux ont été placés dans le transep où ils se trouvent toujours dans un parfait état de conservation, les coloris ayant peu souffert du temps au-dessus des deux portes latérales. Ce sont des œuvres très pures dans leur conception, d’une grande simplicité et d’une belle harmonie de lignes. L’un représente Jésus et la Samaritaine. Il s’agit de ce même tableau exposé à Paris, en 1855 sous le titre « Le Christ et la Samaritaine ». L’autre « Jésus et Madeleine après la résurrection » montre Madeleine au tombeau rencontrant le Christ qu’elle prend pour le jardinier. Une troisième toile avait été offerte par le peintre à sa paroisse natale. Elle fut placée derrière l’autel et s’intitulait : « L’Assomption ».

La statue de Notre-Dame de Hayange

La statue de Notre-Dame de Hayange est la grande œuvre de M. l’Abbé RIFF, archiprêtre hayangeois, mais l’idée initiale revient à Mme JUNGER, née Catherine HUMBERT. Cette dernière, dans son testament, fit un legs de 15 000 Francs (2286,73€) au Conseil de Fabrique. L’Abbé RIFF prit ce projet à cœur et fît une quête dans toutes les maisons de la paroisse. Une fois les fonds réunis, il choisit un emplacement d’où la Vierge dominerait HAYANGE, la vallée, et la région ; puis accompagné du Père LEGLISE, il se rendit sur les collines de VAUDEMONT, à Notre-Dame de SION, dont il choisit la Vierge pour modèle. Les travaux commencèrent le 19 mai 1903 et furent achevés fin octobre de la même année. La statue seule coûta 12 000 Francs (1819,37€). L’abbé RIFF mourut le vendredi saint 1904 avant son achèvement. Les bombardements ont épargné la statue, mais le temps laissa son empreinte de rouille sur l’édifice. Pour le restaurer, une souscription publique fut lancée. Les dons affluèrent de partout, notamment celui de Jean-Paul BELMONDO, acteur principal du film l’Héritier dont…

Définition de "Leve Vache Berceau" et termes associés

Bien que l'expression exacte "leve vache berceau" ne soit pas directement définie dans les extraits fournis, on peut déduire de son contexte une signification liée à l'élevage et aux abris pour animaux. L'analyse des termes associés permet de mieux cerner cette notion :

  • Crèche: Ce terme revient fréquemment et désigne un "bâtiment pour le logement des bovins", des moutons (bergerie), des chevaux (écurie), ou des porcs (porcherie). Il peut également s'agir d'une "cage pour le logement des lapins" (clapier).
  • Étable: Synonyme de crèche pour les bovins.
  • Ferme: Lieu où se trouvent les crèches et où les animaux sont élevés.
  • Bâtiments agricoles: Ensemble des constructions liées à l'activité agricole, incluant les crèches, les écuries, les hangars, etc.

Ainsi, "leve vache berceau" pourrait désigner un type spécifique de crèche ou d'abri pour les vaches, peut-être un lieu surélevé ou aménagé pour faciliter les soins aux animaux, notamment aux jeunes veaux. Le terme "berceau" évoque l'idée d'un lieu sûr et protégé pour les animaux.

Éléments architecturaux et agricoles traditionnels

Les extraits fournissent également une richesse de vocabulaire concernant l'architecture rurale et les pratiques agricoles traditionnelles :

  • Allée de grange: Couloir ouvert dans une grange pour l'acheminement du fourrage.
  • Banchage: Recouvrement d'une maçonnerie pour la protéger des intempéries.
  • Bocage: Paysage rural caractérisé par des champs clos de haies.
  • Bouille: Bidon pour transporter le lait.
  • Cadastre: Document recensant les propriétés foncières.
  • Calcaire: Roche sédimentaire constituant une grande partie du sous-sol français.
  • Champ: Terrain cultivé.
  • Cheptel: Ensemble des animaux d'élevage.
  • Colombage: Construction de murs avec pans de bois apparents.
  • Combe: Vallon creusé dans une montagne.
  • Citerne: Réservoir pour recueillir l'eau de pluie.
  • Coya: Escarpement rocheux.
  • Croupe: Dépression entre deux anticlinaux.
  • Dolines: Dépressions circulaires dans les formations calcaires.
  • Ferme-manifacture: Ferme combinant agriculture et fabrication d'objets.
  • Fruitière: Coopérative de fabrication de fromages.
  • Gouille: Réserve d'eau dans une doline.
  • Grange à levée: Grange avec un accès surélevé.
  • Longère: Habitation rurale étroite et longue.
  • Métairie: Domaine rural exploité par un métayer.
  • Murger: Muret de pierres sèches séparant les pâtures.

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