L'Hôpital Diaconesses Croix Saint-Simon, situé au cœur de Paris, s'est distingué depuis des décennies par son engagement envers ses patients, offrant des soins de pointe et une attention personnalisée dans des moments cruciaux. Parmi ses nombreuses spécialités, deux domaines se démarquent particulièrement : la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et la prise en charge des victimes d'accidents de la route.
Un Centre de Fertilité de Renom
Le groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon a créé dès 1986 un centre de fertilité qui réalise un millier de FIV par an. C’est avec un grand intérêt et enthousiasme que le monde protestant avait accueilli dans les années 80, l’apparition des premières méthodes d’assistance médicale à la procréation. Et dès 1986, le groupe hospitalier des Diaconesses Croix Saint-Simon à Paris crée un centre de fertilité qui réalise aujourd’hui un millier de FIV par an. Aujourd’hui, celui-ci jouit d’une bonne réputation dans la capitale. L’équipe est constituée d’une dizaine de médecins exerçant des vacations, de deux biologistes, d’une psychologue ainsi que d’infirmières et des techniciens de laboratoire.
Au premier étage d’un bâtiment situé en face de celui de la maternité, une vingtaine de couples et de femmes patientent dans l’attente d’une ponction d’ovocytes, d’une insémination artificielle, d’un transfert d’embryon ou simplement d’un premier rendez-vous. Les visages sont empreints d’inquiétude devant les examens à venir, une inquiétude mêlée d’espoirs réfrénés.
L'Expertise en Procréation Médicalement Assistée (PMA)
Les Diaconesses proposent une prise en charge intégrale en matière de Procréation Médicalement Assistée (PMA), offrant des solutions individualisées aux couples rencontrant des difficultés pour concevoir. La PMA comprend diverses techniques médicales destinées à aider à la conception, comme l’insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro (FIV), l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) et le don d’ovocytes ou de sperme. Ces approches sont envisagées après une évaluation approfondie du couple pour identifier la cause de l’infertilité et proposer la solution la plus appropriée.
L’infertilité pouvant avoir des origines variées, masculines, féminines ou inexpliquées, l’Hôpital Diaconesses s’engage à fournir un accompagnement respectueux et sur mesure à chaque couple. L’équipe de PMA de l’Hôpital Diaconesses, un centre de référence pour le traitement de l’infertilité, est composée de gynécologues spécialisés, de biologistes de la reproduction, de psychologues et d’infirmières. Cette équipe pluridisciplinaire collabore étroitement pour offrir un accompagnement complet aux couples, de la première consultation au suivi de grossesse.
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Techniques de PMA Proposées
L’hôpital propose un large éventail de techniques de PMA, incluant l’insémination artificielle (IA), la fécondation in vitro (FIV) et l’injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI).
- Insémination artificielle (IA) : Technique simple consistant à introduire les spermatozoïdes directement dans l’utérus.
- Fécondation in vitro (FIV) : Technique consistant à féconder l’ovocyte par le spermatozoïde en laboratoire, puis à transférer l’embryon dans l’utérus.
- Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) : Variante de la FIV où un seul spermatozoïde est injecté directement dans l’ovocyte.
Un Accompagnement Personnalisé et Chaleureux
Les Diaconesses privilégient une prise en charge individualisée et chaleureuse durant tout le processus de PMA. Le bilan d’infertilité est réalisé avec soin, afin d’identifier les causes précises des difficultés de conception. Chaque couple bénéficie d’un parcours de soin personnalisé, comprenant des consultations régulières, des examens complémentaires, un traitement adapté et un soutien psychologique.
Le soutien psychologique est fondamental dans le parcours de PMA, car les traitements peuvent être longs et émotionnellement éprouvants. L’équipe de l’Hôpital Diaconesses est à l’écoute et offre un espace de parole et de soutien tout au long du parcours.
Taux de Réussite et Recherche
L’Hôpital Diaconesses affiche des taux de réussite en PMA comparables aux moyennes des centres parisiens de PMA, avec un taux de succès de 28% pour la FIV et 32% pour l’ICSI, ces taux étant calculés par tentative. L’établissement s’engage dans une démarche d’amélioration continue, investissant dans la recherche et le développement de nouvelles techniques. Les axes de recherche actuels portent notamment sur l’amélioration de la sélection embryonnaire, l’optimisation des protocoles de stimulation ovarienne et la prise en charge des infertilités masculines.
L’Hôpital Diaconesses reste également attentif aux évolutions futures de la PMA, comme les techniques de maturation in vitro des ovocytes et la cryoconservation des ovaires, afin de proposer les traitements les plus innovants.
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Parcours de PMA : L'Expérience de Margarita
"Je suis un peu stressée", avoue Margarita avant d’entrer dans le bloc opératoire. A 33 ans, elle s’apprête à procéder à sa première ponction ovocytaire dans le cadre du démarrage de son parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Suite à "cinq ans d’essais de manière naturelle" avec son mari, elle s’est résolue à demander de l’aide au corps médical pour tomber enceinte. Après deux semaines d’injections hormonales pour stimuler sa production d’ovules, elle a "mal au ventre" mais elle est "prête".
Dans la salle d’opération, Audrey Fleury, gynécologue au centre de fertilité du groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, à Paris, entame la procédure. Avec pédagogie, elle explique ses gestes à la patiente. "Je vais vous faire une anesthésie au niveau des parois du vagin puis je vais aspirer le liquide folliculaire qui va venir remplir les tubes à côté", détaille-t-elle. Au bout d’une vingtaine de minutes, la ponction prend fin. "La récolte a été bonne", rassure Audrey Fleury. Margarita est un peu sonnée mais soulagée. Elle reprend petit à petit ses esprits avant d’aller retrouver son mari qui l’attend dans une salle attenante.
Les Causes du Recours à la PMA et l'Importance de l'Âge
Le centre de fertilité des Diaconesses prend en charge chaque année près de 3.000 couples ou femmes en désir d’enfant. L’infertilité est la principale cause de recours d’aide à la procréation, à laquelle s’ajoutent désormais les couples de femmes et les femmes seules depuis la nouvelle loi de bioéthique d’août 2021. En hausse depuis plusieurs années, selon un rapport gouvernemental, l’infertilité est multifactorielle "mais la principale cause est le recul de l’âge des femmes", insiste Gwénola Keromnès, la cheffe de service du centre. "Plus une femme avance en âge, plus la qualité de ses ovocytes se détériore."
"Il faut bien comprendre que la PMA n’est pas une solution miracle car passés 37 ou 38 ans, les probabilités de tomber enceinte diminuent fortement", prévient-elle. Les chances d’accouchement grâce à un transfert d’embryon avoisine les 20%.
Le Rôle Crucial des Biologistes et le "Casting Sévère" des Spermatozoïdes
Dans le laboratoire du centre, les biologistes s’activent. Elles reçoivent les prélèvements de gamètes -ovules ou échantillons de sperme- et procèdent à la fécondation in vitro (FIV). Grâce notamment à la méthode de l’injection intra-cytoplasmique (Icsi), qui produit de très bons résultats. Au terme d’un "casting sévère" qui consiste à prélever une dizaine de spermatozoïdes de fière allure -il faut que la tête ne soit pas trop ronde et que le flagelle "ait un beau mouvement elliptique"-, explique Dominique Bouret, la responsable du laboratoire, on les injecte un par un dans le cytoplasme de l’ovule. En agrandissant 6.000 fois, on assiste à "la rencontre de l’ovule et de son prince charmant". Le nouvel embryon est ensuite placé dans un incubateur maintenu à 37 degrés. Il sera vérifié au bout de trois jours et, s’il est viable, pourra continuer sa croissance deux ou trois jours supplémentaires dans sa boîte en verre avant d’être implanté dans l’utérus d’une patiente.
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Le Parcours Émotionnel et Physique de la PMA : L'Expérience d'Angélique
Angélique Setbon, 37 ans, est justement venue ce matin pour recevoir un embryon. Elle a commencé les démarches de PMA il y a deux ans, après plusieurs fausses couches, et a déjà bénéficié d’une FIV qui a échoué. "Ce parcours est très dur à vivre, aussi bien physiquement que moralement", confie-t-elle. "Avec mon mari, il nous a fallu du temps pour admettre que l’on avait besoin d’aide", ajoute la patiente. Pour Marine Guiet, sage-femme échographiste, le stress d’un parcours PMA est comparable "à celui généré dans le cadre d’une maladie chronique" et nécessite "un accompagnement continu".
Constitution du Dossier Médical pour la PMA
C’est dans vos mains que votre dossier complet sera le plus en sécurité gardez le précieusement. Le dossier médical contient les informations médicales et biologiques. Il doit être rempli et donné par votre médecin référent au cabinet. L’AMP est réglementée par les lois de bioéthique. Rien n’est possible si le dossier réglementaire n’est pas conforme. Il comprend :
- Pièces d’identité de Madame et de Monsieur, en cours de validité
- Attestation de prise en charge S.S à 100% ou CMU + attestation de carte vitale (Mme/Mr)
- Certificat de vie commune
- Livret de famille si vous êtes marié, le PACS ou une attestation de vie commune (sur papier libre). La clause de 2 ans de vie commune a été retirée de la loi.
- Demande d'AMP+ consentement pour une AMP La demande d’AMP et les consentements à l’AMP (pour chaque tentative).
- Ordonnance de l'acte d’AMP C’est une ordonnance remplie par votre médecin référent qui indique le type de traitement (FIV, ICSI…) Elle est destinée au laboratoire.
- Ordonnance de traitement rédigée par votre médecin L’ordonnance de traitement est l’ordonnance qui vous permettra de vous procurer les médicaments à la pharmacie (gardez donc l'original).
- Résultats des sérologies de Madame Les sérologies HIV, Hépatites B et C, Syphilis doivent être réalisés à la fois pour Mme et Mr. Pour la première tentative d’AMP elles doivent dater de moins de 6 mois le jour de l’acte. Par la suite, ces sérologies seront valables pendant 1 an. Ces examens doivent être réalisés au laboratoire Drouot.
- Fiche d'information FIV A lire et à retourner signée avant chaque ponction Original du questionnaire anesthésique (uniquement pour les tentatives ultérieures) La consultation d’anesthésie est valable 1 an. Si plusieurs actes nécessitant une anesthésie sont réalisés pendant cette année, un questionnaire doit être rempli et signé pour chacun. Si un évènement important de santé (une anesthésie pour une autre raison par exemple) survient pendant cette année, une nouvelle consultation est obligatoire.
- Résultats des sérologies de Monsieur Les sérologies HIV, Hépatites B et C, Syphilis doivent être réalisés à la fois pour Mme et Mr. Pour la première tentative d’AMP elles doivent dater de moins de 6 mois le jour de l’acte. Par la suite, ces sérologies seront valables pendant 1 an. Ces examens doivent être réalisés au laboratoire Drouot.
- Spermogramme + test de migration + spermoculture De moins de 6 mois avant toute tentative d’IAC, FIV, ICSI ou IMSI (exception faite, pour une deuxième tentative d'ICSI ou d'IMSI, doit alors dater de moins d'un an). Ces examens doivent être réalisés au laboratoire Drouot.
- Fiche de renseignement ZIKA à remplir obligatoirement avant chaque tentative
Constituez un dossier comprenant les photocopies de l’ensemble des pièces ci-dessus que vous remettrez au laboratoire Drouot pour les FIV, ICSI, TEC ; au secrétariat du centre de fertilité pour les IAC. Un n° d’autorisation vous sera donné pour chaque tentative. Conservez l’original de votre dossier, ce sont les photocopies que vous donnerez.
Rendez-vous Nécessaires et Accès au Centre
Pas de RDV nécessaire pour les inséminations ni les TEC. Il est obligatoire pour les FIV, ICSI et IMSI de prendre rendez-vous (Doctolib) avant la première tentative avec un biologiste au Laboratoire Drouot pour un entretien.
- Laboratoire Drouot : 21, rue Drouot. 75009 Paris. Tel : 01 45 23 10 45 www.labodrouot.com/
- Le rendez-vous avec l’anesthésiste (Tel : 01-44-74-10-20) est obligatoire lorsque qu’une anesthésie générale ou locale est prévue (FIV, ICSI, IMSI). Ce rendez-vous doit avoir lieu au Groupe Hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon avant le geste chirurgical et est valable un an.
Une tentative d’AMP correspond à un cycle avec prise en charge en inséminations (IAC ou IAD) ou fécondation in vitro (FIV-ICSI-IMSI) ou un transfert d’embryon décongelé (TEC)
Début du Cycle et Protocoles de Traitement
Le premier jour du cycle est le premier jour où vous vous réveillez avec du sang, quelles qu’en soient la couleur et la quantité. C’est le point de repère du cycle naturel qui peut être différent du J1 de début de traitement.
Aujourd’hui, vous pouvez faire toutes les injections vous-mêmes et suivre les traitements à votre domicile. C’est en effet ce que nous vous conseillons : nous constatons tous les jours que cela se passe bien, les traitements sont bien suivis et c’est beaucoup plus confortable pour vous. Pour vous aider, vous pouvez prendre rdv auprès des secrétaires avec une sage-femme un vendredi matin, elle vous donnera les explications pratiques relatives à votre traitement. Pour les injections, il vous suffit de suivre correctement les consignes. Les injections doivent être pratiquées dans la partie basse du ventre (peu importe le côté), ou bien dans la partie externe de la cuisse. Les injections de stimulation nécessitent de respecter un horaire précis. Il vous revient de choisir une heure de la journée (le soir), toujours la même (dans un souci de confort, mais aussi pour ne pas risquer un oubli), vous avez UNE heure de marge. Exemple : si vous choisissez 19h, vous devez faire votre injection entre 18h et 20h.
En revanche, l’injection de déclenchement de l’ovulation (Ovitrelle®) doit impérativement être pratiquée à un horaire précis, qui vous sera communiqué par votre médecin référent ou le centre en temps voulu. Le livret "guide auto injections" vous apportera tout détail utile. Néanmoins, ces injections sont réalisables par une infirmière à domicile si vous en ressentez le besoin.
Selon ce que le médecin vous a prescrit, vous allez suivre un protocole particulier avec un planning spécifique. Ce planning vous sera fourni par votre médecin si vous êtes suivis en ville ou par le centre si vous êtes suivis à l’hôpital.
Effets Secondaires Possibles et Conseils
De manière générale, ces traitements sont tout à fait compatibles avec le suivi d’une vie normale, certaines personnes pouvant cependant y être plus sensibles que d’autres. Une prise de poids entre 500g et 1 kg peut être constatée pendant le traitement, elle est réversible à son arrêt. En cas de prise de poids inhabituelle, un suivi plus spécifique pourra vous être proposé, parlez-en à votre médecin référent. La prise de poids (due aux hormones) n’est pas du tout obligatoire. Une sensibilité du ventre ou des ovaires est possible, mais elle doit rester modérée. Si ce n’est pas le cas, parlez-en à votre médecin référent. Une fatigue inhabituelle est parfois signalée, elle est liée à la grande énergie que vous mobilisez pour cette démarche. Dans la mesure du possible, il est préférable de prévoir ces traitements à un moment où vous n’êtes pas trop sollicités par votre vie familiale ou professionnelle.
Deux effets plus spécifiques doivent être connus :
- L’hyperstimulation ovarienne : Il s’agit d’une réaction trop marquée des ovaires aux traitements, ou à la grossesse obtenue. Elle se manifeste par une sensibilité des ovaires et un gonflement abdominal, avec une tendance à l’augmentation de ces symptômes de jour en jour. N’hésitez pas à consulter si vous constatez ces symptômes, ou même seulement en cas de doute. Il vaut mieux consulter votre médecin référent, ou un autre médecin du centre le matin, plutôt qu’un médecin externe ou des services d’urgences, moins habitué à ce type de médecine. Pendant le reste de la journée et pendant la nuit, un service de garde se tient disponible à la maternité du Groupe Hospitalier. Sous surveillance et traitement l’évolution est en règle rapidement favorable.
- Les grossesses multiples : Elles sont plus fréquentes que par une conception naturelle, avec en moyenne 15% de jumeaux et 1/1000 de triplés. La prévention consiste à ne pas transférer trop d’embryons. De nombreux couples nous affirment que cela ne leur poserait pas de problème, voire même que ça leur plairait. Cependant, ces grossesses doubles et surtout triples vous exposent aux risques de la prématurité et à d’éventuelles séquelles pour vos enfants. L’objectif souhaité et recherché est donc 1 seul bébé en bonne santé !
Enfin, nous sommes bien sûr dans un cadre médical, avec des effets secondaires rares mais possibles suite aux prises de médicaments (allergies), aux anesthésies, aux gestes chirurgicaux (infection ou hémorragie), ou aux grossesses (fausses couches et grossesses extra-utérines, dans les mêmes proportions que pour les grossesses spontanées). Il est donc très important de nous signaler tout symptôme inhabituel, surtout s’il est constant ou s’il augmente en intensité et s’il ne cède pas au repos ni aux traitements simples.
Il n’y a pas à ce jour d’effets néfastes démontrés au long terme de ces traitements, ni d’anomalies provoquées par ces traitements chez les enfants à naître.
Toutes les études montrent que vous pouvez mener une vie normale avant, pendant et après ces traitements d’AMP. C’est valable pour le travail, pour le sport et pour la vie de manière plus générale. Les rapports sexuels sont autorisés, ils doivent toutefois être évités la veille d’une ponction pour FIV. Il est naturel de vouloir être plus prudent que d’ordinaire, surtout pendant la phase au cours de laquelle une grossesse est possible. Il vous est donc recommandé de faire les choses à votre façon, selon votre ressenti.
Prendre trop de précautions peut parfois augmenter le stress inhérent à ce parcours d’AMP, il est préférable de ne pas tout centrer autour de ces traitements.
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