Fille de deux figures emblématiques du monde artistique français, Johnny Hallyday et Nathalie Baye, Laura Smet a grandi sous les feux des projecteurs. Son enfance, bien que marquée par la notoriété de ses parents, a été jalonnée d'expériences qui l'ont à la fois fragilisée et renforcée.

Une enfance "normale" à l'intérieur, compliquée à l'extérieur

Laura Smet insiste sur le fait que, malgré la célébrité de ses parents, elle a vécu une enfance qu'elle qualifie de "normale" à l'intérieur du cercle familial. "J’ai eu des parents très connus mais qui étaient très normaux", a-t-elle déclaré. Cependant, elle reconnaît que les difficultés se manifestaient surtout à l'extérieur : "C’était à l’extérieur que c’était compliqué. C’est les paparazzi, c’est la presse, c’est ce qu’on peut dire sur vos parents quand vous êtes jeunes, à l’école, c’est les Guignols de l’info avec mon père… Tout ça, c’est difficile pour un enfant."

Cette exposition médiatique précoce a eu des répercussions sur sa perception d'elle-même et de sa place dans le monde. Dans une interview accordée à France Inter, elle confie : "T'as l'impression de ne pas être normale". Cette sensation de décalage, exacerbée par le regard des autres enfants, a été une source de blessures profondes.

Le poids du nom et la fierté des parents

Contrairement à son frère David et ses sœurs Jade et Joy, Laura Smet porte le nom de famille de son père, Smet. Un choix délibéré de sa mère, Nathalie Baye, qui souhaitait la protéger des excès de la célébrité. "Quand je suis allée à l’école, ma mère a tenu à ce que je garde le vrai nom de mon père, c’est Jean-Philippe Smet, donc j’ai gardé Smet." Pour Laura, ce nom n'a jamais été un fardeau, mais plutôt une façon de se connecter à l'histoire de son père, un homme qu'elle admire profondément.

Malgré les difficultés liées à la célébrité de ses parents, Laura Smet exprime une grande fierté à leur égard. "Et puis, surtout, je suis très très fière de mes parents. Ce sont des exemples pour moi. Je m’entends très très bien avec eux. Ils me portent." Elle entretient une relation fusionnelle avec sa mère, Nathalie Baye, qu'elle considère comme "la plus formidable des mamans" et "l'une des plus grandes actrices françaises". Elle garde également un lien spirituel fort avec son père, Johnny Hallyday, décédé il y a quelques années. "Des fois, je lui parle. Et des fois, j’ai l’impression qu’il m’écoute plus que quand il était sur terre. Je ressens une présence qui m’accompagne souvent."

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Surmonter les blessures et trouver un équilibre

L'adolescence et le début de l'âge adulte ont été des périodes particulièrement délicates pour Laura Smet. "Ça a été un peu compliqué à vingt ans… je ne savais plus trop ce qu'il se passait", avoue-t-elle. Elle a dû faire face à des problèmes d'addiction, notamment à l'alcool, qu'elle considère comme "un cercle vicieux pour aller encore moins bien". Aujourd'hui sobre depuis plus de dix ans, elle affirme que sa vie a changé "catégoriquement" depuis qu'elle a arrêté de boire.

Laura Smet a réussi à guérir de ses blessures "en les acceptant, en les comprenant, en disant qu'on les aime et que tout va bien et qu'on vit très bien avec." Elle a appris à se détacher du regard des autres et à ne plus lutter contre ceux qui la jugent. "J’ai réussi à faire la paix avec tout cela. Je n'ai pas eu le choix, c'est ainsi depuis que je suis enfant. En grandissant et en évoluant, on se détache un peu de tout cela. On ne peut pas plaire à tout le monde ni lutter contre ceux qui vous jugent".

L'écho de son vécu dans son travail d'actrice

Laura Smet utilise son expérience personnelle pour nourrir son travail d'actrice. Elle explique qu'elle n'arriverait pas à jouer un personnage totalement opposé à elle-même. Son rôle de capitaine de police dans la série "Surface", diffusée sur France 2, en est un exemple. Elle décrit son personnage comme un "animal blessé, physiquement et intérieurement", des traits qui font écho à sa propre vie. "Depuis que je suis gamine, je suis confrontée au regard des autres, sur ma famille, ma vie, mes choix…"

Pour incarner au mieux son personnage, Laura Smet porte une cicatrice au visage, un marquage physique qui l'aide à mieux comprendre les blessures intérieures de Noémie. "Cette cicatrice, je l'aime beaucoup, elle m'a aidée à entrer tous les matins dans le personnage de Noémie, et surtout, à en sortir le soir."

Une vie personnelle épanouie

Aujourd'hui âgée de 41 ans, Laura Smet semble avoir trouvé un équilibre entre sa vie professionnelle et sa vie personnelle. Mariée à l'homme d'affaires Raphaël Lancrey-Javel, elle est la mère d'un petit garçon, Léo, né en 2021. Elle se confie sur l'éducation de son fils et l'importance de la famille dans sa vie. "La famille est ce qu’il y a de plus important."

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Elle entretient une relation privilégiée avec sa mère, Nathalie Baye, qui est une grand-mère présente et attentionnée. "C’est une grand-mère parfaite ! Elle me laisse totalement libre de l’éducation de mon fils, ne m’abreuve pas de conseils et je l’en remercie car elle me donne la possibilité de me tromper et donc d’apprendre", confie Laura Smet.

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