Une opération chirurgicale, quelle qu’elle soit, est un événement important dans la vie d'un enfant, et par conséquent, dans celle de ses parents. La programmation d’une intervention chirurgicale peut parfois être source d’angoisse, tant pour l’enfant que pour les parents. La peur de l’inconnu, l’angoisse de la séparation, la crainte de l’anesthésie ou de la douleur… sont autant de facteurs qui peuvent rendre ce moment délicat pour toute la famille. Il est donc essentiel de comprendre les peurs des enfants face à la chirurgie et de mettre en place des stratégies pour les apaiser. Cet article explore les différentes facettes de cette peur et propose des solutions pour aider les enfants à vivre cette expérience le plus sereinement possible.

L'origine de la peur

Tous les types de rendez-vous chez les professionnels de santé peuvent être une source d’angoisse pour les enfants. Vous l’avez déjà expérimenté vous-même quand il s’agit de les emmener chez le dentiste. Même si la douleur aujourd’hui est beaucoup mieux prise en charge, leur inquiétude est bien normale. Cela est principalement dû à la peur de l’inconnu et au fait que des personnes nouvelles dans son environnement agissent sur sa personne. Pour les enfants, l'hôpital peut apparaître comme un lieu un peu froid et parfois effrayant. L'image de l'hôpital véhiculée par les médias (informations télévisées, séries…) et les adultes peut donner aux enfants l’impression d’un lieu hostile où ce qu’on y vit est forcément dramatique, effrayant et empreint de souffrance. Par ailleurs, l’hôpital est souvent associé au lieu dans lequel un de leur grand-parent est décédé.

Il faut avoir été opéré enfant pour connaître l'appréhension liée à un acte chirurgical et aux étapes qui le précèdent : l'endormissement et le réveil. Renforcées par une imagination débordante dans l'univers parfois froid et inquiétant des blocs les questions et les inquiétudes des enfants sont multiples. De 7 à 12 ans, ils veulent comprendre et sont en recherche d’informations.

L’anxiété préopératoire se définit comme le malaise physique et psychologique ressenti par l’enfant avant une opération. Faible, elle est une réponse adaptée face à une situation stressante. Plus forte, l’enfant est débordé par ses émotions. Cette anxiété est liée à l’anticipation d’une situation inconnue où l’enfant va se trouver séparé de ses proches. On sait en effet que l’exposition aux soins offrant un corps au moins partiellement dénudé à des gestes souvent invasifs, agressifs et douloureux, peut accentuer les fantasmes de castration (D. A. Decelle, 1996). Il en va de même pour l’opération qui, de par sa nature même, est également associée à ce type d’angoisses. Les angoisses de séparation quant à elles sont non seulement en lien avec la séparation du milieu habituel que représente la situation d’hospitalisation mais également avec le moment plus particulier de l’anesthésie (C. Lestang et Cl. Saint-Maurice, 1984).

L’anxiété préopératoire concerne 40 à 60 % des enfants en attente de chirurgie. A savoir ! L’anxiété des enfants est souvent corrélée à celle des parents !

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Préparation et information : des clés pour rassurer

Parler ouvertement et honnêtement

Avant tout, les parents doivent garder leur rôle de référent santé. En ce sens que votre enfant s’appuie sur ce que vous dites pour envisager son hospitalisation. Au contraire, s’il sent que vous êtes inquiet, il développera une crainte lui aussi sur son séjour à l’hôpital. Les enfants comprennent très bien à condition de leur parler avec des mots adaptés et de répondre à tous les « pourquoi ». Pour cela, parlez à votre enfant de manière honnête de la raison pour laquelle il doit être hospitalisé. Expliquez-lui ce qui va se passer pendant son séjour à l’hôpital et répondez à toutes ses questions de manière rassurante. Inutile de le faire trop tôt, surtout si votre enfant est petit, mais quelques jours avant l’intervention, prenez le temps de lui en parler, en lui expliquant ce qui va se passer, avec des mots qu’il peut comprendre. Cette conversation est complémentaire de celle que vous aurez eue avec l’équipe médicale, au cours de laquelle elle vous aura transmis toutes les informations nécessaires. Et si de votre côté, vous avez encore des interrogations concernant l’accueil de votre enfant, l’anesthésie, la gestion de la douleur, votre présence à ses côtés ou encore les jouets qu’il peut apporter, posez-les toutes à l’établissement de santé : les professionnels de santé sont là pour y répondre et vous rassurer. Parfois, il vous sera même proposé de visiter le service où votre enfant sera hospitalisé. N’hésitez pas à en faire la demande, si besoin.

Naturellement, lors de la consultation pré anesthésique, les jeunes patients et leurs proches rencontrent les médecins anesthésistes. La voix, l'écrit, mais aussi l'image. Un film de 3 minutes réalisé par le vidéaste du CHU et commenté par Maryline Deléas présente à l'enfant et ses parents comment va se dérouler l'anesthésie, l'accompagnement au bloc par son père ou sa mère, et son réveil. Il pose aussi à l'enfant une question d'importance : pour s'endormir préférera-t-il le masque rouge ou le vert ? Celui qui propose un gaz parfum menthe ou parfum fraise ?

Préparer à l'anesthésie

Cette anesthésie réservée aux enfants est administrée par un médecin anesthésiste spécialisé. Dans tous les cas, c’est votre enfant (si son âge le permet) qui pourra choisir la technique d’anesthésie qui lui convient le mieux. Il est important que vous prépariez votre enfant à ce moment en amont, car cela ne doit pas être une surprise pour lui. Renseignez-vous auprès de l’établissement : certains services disposent de moyens permettant d’adoucir ce moment, comme une salle d’attente située juste avant l’entrée au bloc opératoire, des moyens de distraction mis à disposition (jeux/jouets musicaux et/ou lumineux, tablette pour les plus grands…).

Encourager l'expression des émotions

Selon sa personnalité, votre enfant aura peut-être tendance à garder ses ressentis et ses questionnements pour lui. Sans le forcer à se confier, demandez-lui s’il a des questions au sujet de son opération. Rappelez-lui qu’il peut toutes vous les poser avec confiance pour ne pas rester sans réponse. Par la suite, s’il vous interroge, répondez-lui sans masquer la vérité : si vous ne savez pas répondre à l’une de ses questions, dites-lui que vous ne savez pas, mais que vous demanderez tous les deux à l’équipe médicale. Une méthode forcément gagnante.

Dans tous les cas, laissez-lui la possibilité d’exprimer ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives, avant et pendant son séjour à l’hôpital. En outre, même s’il sera forcément heureux de vous retrouver, votre enfant aura peut-être besoin de laisser plusieurs émotions se déverser à son réveil, lors de vos retrouvailles.

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Utiliser le jeu comme outil de préparation

Et qui peut s’avérer utile pour mieux le préparer, en lui montrant plus concrètement ce qui l’attend : en jouant au docteur, par exemple. Un « grand classique ». Variante possible : prendre une peluche ou une poupée que votre enfant apprécie particulièrement et vous en servir pour lui montrer les différentes zones que l’équipe médicale va traiter.

Le jeu thérapeutique vise à présenter les soins opératoires à l’enfant de manière ludique et pédagogique, par le biais de jouets, poupées ou peluches. Ce jeu de rôle peut s’effectuer à l’initiative des parents ou des équipes soignantes, à la maison ou à l’hôpital. Par le biais de ce jeu, l’enfant exprime ses craintes et pose ses questions.

Préparer les bagages avec soin

L’hôpital est, pour les enfants, un lieu un peu froid et parfois effrayant. Néanmoins les hôpitaux décorent les services pédiatriques pour les rendre plus doux et agréables. Pour autant, chaque enfant a besoin d’apporter son univers avec lui pour se sentir mieux. Lors de la préparation de ses bagages, pensez à ajouter des objets familiers de la maison, comme des jouets, son doudou bien sûr et sa couverture préférée. Tout cela concourt à créer une bulle où il se sentira plus à l’aise et plus en sécurité lors de son hospitalisation. Lui permettre de garder son doudou avec lui. Cet « objet transitionnel », qui fait partie de son monde, le rassure et l’aide à faire la transition entre un espace connu et un autre inconnu qui génère une certaine crainte. Et plus l’enfant est jeune plus sa crainte est grande, car elle est difficile à raisonner.

Anticiper le retour à la maison

Avant son séjour, parlez déjà à votre enfant de son retour à la maison après l’hospitalisation et expliquez-lui ce qui va se passer. Il y aura sans doute des soins, d’autres visites et une période de convalescence.

L'importance du rôle des parents

Avant tout, les parents doivent garder leur rôle de référent santé. En ce sens que votre enfant s’appuie sur ce que vous dites pour envisager son hospitalisation. Au contraire, s’il sent que vous êtes inquiet, il développera une crainte lui aussi sur son séjour à l’hôpital. A tout âge, et même à l’âge adulte, on a (souvent) besoin d’un proche dans les moments difficiles. Aujourd’hui, de nombreux textes officiels encouragent cette présence et la Charte européenne de l’Enfant hospitalisé est de mieux en mieux appliquée dans l’ensemble des hôpitaux.

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Être présent et rassurant

Dans le cadre de cette intervention, votre enfant devra quitter le cadre rassurant de la maison et être séparé de vous, même pour quelques heures seulement. Lors d’un examen médical ou juste avant de vous séparer, il peut arriver que votre enfant ait une réaction inhabituelle, en pleurant ou en résistant aux professionnels de santé. Quelle que soit son attitude, préparez-vous, afin de ne pas la lui reprocher. En effet, c’est un moment de stress et d’anxiété particulier pour lui et malgré tout ce que vous aurez mis en place pour l’atténuer. Dans ces moments, votre enfant aura besoin de réconfort, de réassurance et d’une présence bienveillante, sans jugement.

Dejà sur l'hôpital Dupuytren, avant l'ouverture de l'hôpital de la mère et de l'enfant, les parents pouvaient être auprès de leur enfant en salle de réveil. Nathalie Nathan-Denizot, responsable du service d'anesthésie pédiatrique, et l'ensemble des personnels médicaux, chirurgicaux et paramédicaux en ont été convaincus très tôt : l'accueil des enfants et de leurs parents avant et après une opération est primordial.

Quand le parent a revêtu sa combinaison pour entrer au bloc, il peut accompagner son enfant. Il re-ouvrira les yeux en salle de réveil avec son père ou sa mère à ses côtés. Une présence qui en bien des cas évitera une inquiétude, et des pleurs.

Prendre soin de soi pour mieux soutenir son enfant

Si votre enfant doit être à jeun plusieurs heures avant son opération, pour vous, c’est tout le contraire ! Même si vous n’aurez peut-être pas vraiment faim à ce moment-là en raison de votre inquiétude, vous devrez faire en sorte de conserver un maximum de forces afin d’être en mesure de soutenir votre enfant en toute circonstance. Le temps d’attente pendant et juste après l’opération vous semblera sûrement très long : c’est normal, l’équipe médicale le sait et viendra vous rassurer aussi souvent que possible.

L’anxiété du parent exacerbe aussi la peur de l’enfant, ajoutent les auteurs. Les parents doivent donc être conscients de leur propre stress.

Éviter d’induire la peur ou de plaisanter au sujet des piqûres

Alors que le vaccin ou la piqûre est la plus grande peur de l’enfant, « mieux vaut rester prudent et éviter de parler de la phobie des aiguilles ». En revanche, insister sur le fait que les vaccins ne sont pas une punition mais permettent d’empêcher de tomber malade.

Ne pas faire « de promesses en l’air »

Alors qu’un parent sur 4 dit à son enfant qu’il n’aura pas de piqûre, même en cas de vaccination, les parents rompent ainsi la relation de confiance avec leur enfant, et vont renforcer la nervosité lors des prochaines visites.

Les initiatives des professionnels de santé

En France, les établissements hospitaliers sont parfaitement conscients des besoins des enfants en fonction de leur âge ou de leur situation personnelle. Au fil des décennies, de nombreuses solutions ont été mises en place en ce sens, de sorte à limiter la crainte éprouvée par les petits, mais aussi par les plus grands lors de l’hospitalisation. C’est ainsi que, le plus souvent, au moins un des parents peut rester durant l’hospitalisation.

Un groupe de travail, constitué de professionnels des services de chirurgie pédiatrique d'ophtalmologie, d'ORL, et d'anesthésie, a pu réaliser une étude auprès des parents d'enfants opérés et auprès de tous les professionnels médicaux et paramédicaux qui prennent en charge les enfants tout au long de l'acte opératoire et anesthésique depuis les secteurs de consultations. Cette étude a prouvé le besoin d'améliorer les informations avant ces actes médicaux inquiétants. Un personnel supplémentaire a été ainsi dédié à l'accueil et la prise en charge des enfants. Il s'agit de Maryline Deléas, agent administratif hospitalier, qui s'occupe de la coordination et de l'information des enfants et de leurs parents.

L'Hôpital des Nounours

L’Hôpital Des Nounours est une initiative de l’ANEMF (l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France) créée en 2004 et inspirée d’une méthode allemande. Chaque année, des étudiants en médecine bénévole prennent du temps pour les enfants de 5 à 7 ans afin de leur faire découvrir le monde l’hôpital. Les étudiants en médecine viennent dans les classes pour expliquer ce qu’est l’Hôpital des Nounours et proposent aux enfants de dessiner l’hôpital. C’est aussi l’occasion de « trouver une maladie » pour leur peluche.Le jour de l’Hôpital des Nounours, une grande salle est dédiée pour réaliser tous les protocoles de soins, de la consultation à l’opération, jusqu’aux soins post-opératoires. Les étudiants doivent appliquer les mêmes gestes, avoir la même rigueur d’hygiène que pour une opération réelle. Les enfants posent alors toutes les questions qu’ils veulent. De cette façon, les enfants dédramatisent l’hôpital.

Depuis quelques années, les facultés de médecine françaises mettent en place des journées dédiées à l’Hôpital des Nounours. Le but de ces journées ? Familiariser les enfants à l’univers de la santé ! Chacun d’entre eux est donc invité à venir soigner son nounours. Une fois sur place, l’enfant parcourt les différents services hospitaliers (stands animés par les étudiants), et rencontre les professionnels de santé incarnés par les étudiants (infirmiers, anesthésistes, pharmaciens, chirurgiens…).

Le jeu comme outil de communication

Dès son entrée à la Clinique du Val d’Ouest votre enfant sera initié au jeu « Le Héros c’est toi » autour duquel le personnel de l’établissement et les praticiens s’investiront. Ce jeu interactif sur tablettes conçu avec trois niveaux selon les âges, va permettre à votre enfant de devenir acteur de son parcours hospitalier. Il créera son avatar et réalisera son parcours de sa chambre au bloc opératoire, jusqu’à sa phase d’endormissement. Selon les âges, le parcours jusqu’à la salle d’intervention pourra se faire à bord d’une voiture électrique pilotée par le personnel soignant. On observe une diminution de 80% de la prémédication (calmant administré avant l’anesthésie), une diminution des pleurs, une séparation des parents plus aisée, un réveil plus facile et plus détendu. Il bénéficie également à tout le personnel médical qui gagne en sérénité avec de jeunes patients plus apaisés, et des parents confiants.

Certains établissements de santé mettent des tablettes à disposition des enfants hospitalisés. Le CHU de Rennes a notamment développé une application sur tablette intitulée “Le héros, c’est toi !”. Via cette application, le jeune garçon ou la jeune fille peut créer un avatar et passer les étapes de son parcours médical, comme il validerait des niveaux dans un jeu vidéo.

L'importance de l'environnement

Au sein de la polyclinique Saint-Laurent de Rennes, le service IRM a été entièrement relooké : les murs sont recouverts d’étoiles et de fusées, et les IRM se transforment en véritables “voyages dans l’espace”. Quant aux soignants - déguisés en cosmonautes -, ils proposent aux enfants de se déguiser à leur tour en super héros ou en princesses. Pour terminer, ils les invitent à monter à bord de la fusée tout en les préparant “au décollage”.

Vient le jour de l'opération et l'accueil au bloc opératoire. Accompagné de ses parents depuis sa chambre, l'enfant retrouve Maryline Deléas à l'entrée du bloc. Prévenue par le brancardier, en même temps que les infirmiers de bloc opératoire spécialisés en pédiatrie, elle attend avec eux le jeune patient dans un SAS un peu particulier : un autocollant de Spiderman côtoie sur le mur celui d'un cochon multicolore ou d'un papillon, tandis qu'un dinosaure et un ours en peluche montent bonne garde du matériel. L'attente avant d'entrer au bloc paraît forcément moins longue, et devient plus ludique.

Distraire et divertir

D’autres parents tentent d’éduquer leur enfant sur ce qui va se passer durant la visite par des mots (61%), par le jeu, avec une trousse médicale par exemple (26%), en lisant un livre ou en regardant une émission sur le sujet (23%). Distraire l’enfant avec des chansons, une vidéo, ou même tousser brièvement avant une injection, peut atténuer l’anxiété. Distraire l’enfant : laisser un enfant regarder une vidéo, écouter de la musique ou lire un livre pendant la visite peut être utile pour certains enfants. Demander à la maman de tousser juste avant un vaccin est également une méthode qui fonctionne pour de nombreux enfants, en atténuant l’attention, la distraction atténue souvent la douleur.

L’un des moments les plus anxiogènes de l’hospitalisation d’un enfant est sans nul doute la séparation avec ses parents, avant d’être amené au bloc opératoire. Dès lors, pourquoi ne pas emmener un enfant au bloc dans une voiturette électrique, plutôt que sur un brancard ? C’est le choix qu’ont déjà fait de nombreux établissements hospitaliers français.

Les clowns chargés de venir distraire les enfants hospitalisés rencontrent un réel succès depuis de nombreuses années. Selon les résultats d’une étude du British Medical Journal, la présence de clowns permettrait de réduire l’anxiété, la douleur, la fatigue et le stress des enfants à l’hôpital (Lopes-Junior, 2020). C’est pourquoi de nombreux clowns, magiciens et marchands de sable continuent à divertir les enfants hospitalisés grâce à leur gaieté et à leur créativité (tours de magie, histoire, contes, chansons, blagues, pitreries…).

L'hypnose médicale par réalité virtuelle

Pour relaxer un enfant hospitalisé, l’hypnose médicale par réalité virtuelle est une technique qui a également fait ses preuves. Le fonctionnement de ces outils est très simple : l’enfant hospitalisé place le casque sur son visage pour pouvoir profiter d’une immersion 3D. Dès lors, le jeune patient est plongé dans des univers enchantés (jardin zen, plongée, forêt…), aux décors visuels et sonores relaxants. Ils ont également été prouvés dans le cadre de la prise en charge péri-opératoire de l’enfant.

L'évaluation et la prise en charge de la douleur

Autre aspect à avoir à l’esprit : la prise en charge de la douleur dès que votre enfant la ressent. L’expérience de la douleur est différente pour chacun, que l’on soit enfant ou adulte, chacun selon son histoire personnelle, familiale et culturelle y réagit de façon différente. Au bout du compte, il n’y a que le soigné qui peut dire et décrire combien et comment il a mal. L’y amener est une étape importante de la prise en charge. Ainsi l’évaluation systématique de la douleur fait partie du soin. Elle est importante pour pouvoir, à partir de la subjectivité du patient, établir un dialogue dans un langage commun à tous les professionnels. Elle est indispensable pour pouvoir évaluer l’efficacité du traitement proposé, le modifier si nécessaire. Dès l’âge de 4, 5 ans, un enfant est en mesure de dire « combien il a mal ». On parle alors « d’auto-évaluation ».

Repérer l’anxiété préopératoire, c’est bien… l’évaluer, c’est encore mieux. Seule l’évaluation permet d’avoir une réponse thérapeutique adaptée. 207 enfants de 8 à 18 ans ont été recrutés pour cette étude. Dans les jours précédents la chirurgie, il devait quantifier leur anxiété grâce à une échelle visuelle de visages ; le visage souriant signifiant « pas d’anxiété », le visage en pleurs désignant une anxiété maximum. 30 % des enfants présentaient une anxiété préopératoire.

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