Kirk Douglas, né Issur Danielovitch Demsky, le 9 décembre 1916 à Amsterdam, dans l'État de New York, était bien plus qu'un simple acteur. Il était une légende, un symbole de l'âge d'or d'Hollywood, dont l'histoire est marquée par le talent, l'engagement et une famille ancrée dans le monde du cinéma. Fils d'immigrants juifs ayant fui la Russie, Douglas a surmonté une enfance modeste pour devenir l'une des figures les plus emblématiques du cinéma américain et mondial. Décédé à l'âge vénérable de 103 ans, il laisse derrière lui un héritage artistique et familial considérable.
Une jeunesse difficile et la naissance d'une vocation
Issur Danielovitch Demsky, de son vrai nom, a grandi dans la pauvreté, au sein d'une famille de sept enfants. Son père était chiffonnier, et Kirk a dû travailler dès son jeune âge pour subvenir aux besoins de sa famille. Il a été serveur de cafeteria et lutteur de foire pour payer ses études. Malgré ces difficultés, il nourrissait un rêve : devenir comédien.
Arrivé à New York, "Izzy" change de nom et intègre l'Académie d'art dramatique où il croise Lauren Bacall, qui deviendra une amie proche. En 1942, en pleine Seconde Guerre mondiale, Kirk Douglas s'enrôle dans la marine et participe à la campagne du Pacifique à bord d'un chasseur de sous-marins.
L'ascension d'une étoile
Après la guerre, Kirk Douglas enchaîne les petits rôles avant de connaître le succès en 1949 avec "Le Champion", où il incarne un boxeur caractériel. Ce rôle marque le début d'une carrière exceptionnelle, jalonnée de films d'aventure ("Vingt Mille Lieues sous les mers", 1954), de péplums ("Spartacus", 1960), de films de guerre ("Les Sentiers de la gloire", 1958, "Paris brûle-t-il ?", 1966) et de westerns ("La Captive aux yeux clairs", 1952, "Règlement de comptes à OK Corral", 1957).
Il travaille avec les plus grands réalisateurs, de Kubrick à Mankiewicz en passant par Huston, Minelli, Hawks, Preminger et Kazan. Il devient également producteur et réalise lui-même quelques films.
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Des choix audacieux et un regret
Kirk Douglas n'a pas hésité à faire des choix à contre-courant de son image de héros courageux et invincible, comme dans "La vie passionnée de Vincent Van Gogh". Il a confié avoir un grand regret : ne pas avoir décroché le rôle de "Vol au-dessus d'un nid de coucou", le chef-d'œuvre de Milos Forman de 1975.
Malgré trois nominations aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur, il n'a jamais remporté la précieuse statuette dorée. Il a finalement reçu un Oscar d'honneur en 1996 pour l'ensemble de sa carrière.
Un homme engagé et un "emmerdeur" revendiqué
Acteur engagé, proche des démocrates, Kirk Douglas n'a pas hésité, en pleine chasse aux sorcières maccarthyste, à embaucher un scénariste figurant sur la liste noire des personnes à ne pas embaucher en raison de leurs supposées sympathies communistes.
On le surnommait "l'emmerdeur". "A cause de mon franc-parler, j'ai longtemps été l'acteur le plus détesté d'Hollywood".
Vie privée : Amours et Mariages
En dehors des plateaux, Kirk Douglas multiplie les conquêtes féminines au point d'être considéré comme "le plus grand Casanova d'Hollywood". Il vivait toutefois depuis 1954 avec la même femme, Anne Buydens, rencontrée en France et devenue sa seconde épouse.
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Kirk Douglas a été marié deux fois. De sa première union avec Diana Dill, il a eu deux fils, Michael et Joel. Divorcé en 1951, il convole avec Anne Buydens en mai 1954. Deux fils, Peter et Eric, sont nés de cette seconde union. Eric Douglas est décédé d’une overdose le 6 juillet 2004, à l'âge de 46 ans.
La transmission d'un héritage
Sur le tard, Kirk Douglas se met à l'écriture, publie son autobiographie - "Le fils du chiffonnier" - et plusieurs romans. Il échappe plusieurs fois à la mort : accident d'hélicoptère en 1991, attaque cérébrale en 1996, attaque cardiaque en 2001.
Il laisse derrière lui une dynastie du cinéma. Son fils Michael Douglas est un acteur et producteur de renom. Kirk Douglas était également le beau-père de Catherine Zeta-Jones et le grand-père de plusieurs petits-enfants.
Une générosité sans faille
Fils d’immigrés juifs originaires de Tchavoussy, Kirk Douglas n’a pas eu une vie des plus simples. C’est pourquoi depuis qu’il a connu le succès, il tient à faire profiter les plus démunis de sa fortune. Un état d’esprit qu’il doit à ses parents. C’est donc en toute logique qu’il a décidé de léguer son argent à des associations qui lui tiennent à cœur. Selon le Mirror, il aurait redistribué la majeure partie de ses 61 millions de dollars - soit 56 millions d’euros - à sa propre fondation éponyme. Quand au reste de l’héritage, plusieurs sommes ont été versées à la St Lawrence Université, au Sinaï Temple de Westwood, une synagogue de Californie, à un hôpital pour enfant à Los Angeles et enfin le Kirk Douglas théâtre.
Filmographie sélective
- Le Champion (1949)
- La Captive aux yeux clairs (1952)
- Les Ensorcelés (1952)
- Vingt Mille Lieues sous les mers (1954)
- La vie passionnée de Vincent Van Gogh (1956)
- Règlement de comptes à OK Corral (1957)
- Les Sentiers de la gloire (1958)
- Spartacus (1960)
- Paris brûle-t-il ? (1966)
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