Johanne Defay, figure emblématique du surf français, a récemment annoncé une nouvelle qui a suscité à la fois surprise et admiration dans le monde du surf : elle est enceinte et mettra sa carrière professionnelle en pause en 2025. Cette décision, mûrement réfléchie, marque une étape importante dans la vie de l'athlète, qui entend concilier sa passion pour le surf de haut niveau avec son désir de fonder une famille.
Un Tournant Décisif : Pause en 2025, Retour en 2026
En début de saison, Johanne Defay avait déjà renoncé à l’épreuve d’ouverture du Lexus Pipe Pro pour soigner « quelques petites blessures ». De retour sur le World Tour lors de la deuxième étape à Abu Dhabi, elle avait été éliminée lors de la Night Session et son parcours s’était donc rapidement arrêté sur cette vague artificielle avec une 9ème place. La surfeuse réunionnaise a annoncé qu’elle ne participerait pas à de nombreuses épreuves du CT cette saison car elle est enceinte, mettant ainsi en pause son année 2025 sur le circuit pro. Cependant, elle a affirmé son intention de revenir en 2026.
Cette annonce a été faite après sa participation à l'épreuve portugaise du championnat du monde de surf, où elle a atteint les quarts de finale. C'était sa dernière manche sur le World Tour avant sa pause bébé. Visiblement émue, elle a partagé ses sentiments : "C’est un peu émouvant de parler de ça… Je ne fais pas un enfant pour prouver quoi que ce soit, je le fais juste parce que je le veux vraiment. C’est un bonheur simple et une bénédiction de recevoir tout ce soutien de la part des autres athlètes, de la ligue et de mes sponsors".
Les JO de Paris 2024 : Une Médaille de Bronze Historique
Dans la nuit du 5 au 6 août 2024, Johanne Defay a remporté la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Paris, une première dans l'histoire tricolore pour cette discipline aux JO. La native du Puy-en-Velay a décroché sa breloque à Tahiti lors de ces Jeux Olympiques de Paris. Un an plus tard, elle a mis sa carrière sur pause et attend un enfant. Avec l'apparition de cette discipline l'an passé, elle est devenue la première Française à glaner une médaille olympique en surf. "La compétition ne commence pas très bien, je m'ouvre le crâne. J'ai des séries difficiles et j'attends finalement la médaille, rembobine Johanne Defay. J'en garde un super souvenir." Cette médaille, c'est le fruit d'une préparation de deux ans à Tahiti, à 15.000 kilomètres de La Réunion où elle habite. Un entraînement nécessaire pour surfer au mieux les rouleaux de Teahupo'o le jour J.
Un Soutien Indéfectible et des Garanties Essentielles
La médaillée de bronze des derniers Jeux Olympiques de Paris est assurée par le règlement de revenir au sein de l’élite la saison prochaine après cette pause. Son principal contrat avec O’Neill (son sponsor planche) a également été signé après qu’elle ait tenu au courant la marque de son désir d’enfant. Une garantie là-aussi de revenus avant de retrouver le plus haut niveau et les prize money liés aux compétitions, une source de revenus non négligeable dans l’univers du surf. Ces éléments ont évidemment compté et validé le désir de la surfeuse de 31 ans de ne pas renoncer à sa carrière de sportive de haut niveau malgré les contraintes engendrées par une maternité.
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Concilier Maternité et Carrière : Un Défi de Plus en Plus Relevé
Johanne Defay n'est pas la seule athlète de haut niveau à faire ce choix. Devenir mère tout en restant sportive de haut niveau implique forcément des choix de vie forts. Un pari que les athlètes sont de plus en plus nombreuses à relever à l’image des surfeuses Johanne Defay et Justine Dupont ou de la vététiste Isabeau Courdurier.
"Je compte surfer le plus longtemps possible même avec mon gros ventre et essayer de combiner au mieux maternité et entraînement. Les hommes ont cette chance de pouvoir poursuivre leur carrière pro tout en devenant papa. J’aimerais poursuivre la mienne tout en étant maman."
À l’image d’une Johanne Defay qui compte bien revenir au plus haut niveau après la naissance de son enfant, Isabeau Courdurier (31 ans) a elle aussi annoncé son désir de fonder une famille en 2025 et donc de mettre en pause sa carrière de vététiste professionnelle. La championne du monde en titre d’enduro ne lâche pas définitivement le guidon, même si elle ne reviendra probablement pas à temps plein sur une saison, elle qui a déjà remporté trois fois la Coupe du Monde et évolue au plus haut niveau depuis près de 10 ans. "J’ai pris cette décision de faire une pause en 2025 pour bénéficier de plus de temps pour moi et avoir un enfant. Certaines bénéficiant même d’un regain de forme après leur grossesse comme le confirme la traileuse pro et gynécologue obstétricienne Blandine L'Hirondel dans le magazine Zatopek : "Quand on voit les résultats de Julie Roux (victorieuse du Trail des Templiers en 2023 six mois après son accouchement) ou d'Anne-Lise Rousset (recordwomen du GR20 onze mois après la naissance de son fils), je constate bien que c'est possible. Pendant des mois, le corps d'une femme enceinte est soumis à un traitement spécial avec une élévation du taux de certaines hormones comme la testostérone et les œstrogènes. On fait aussi plus d'hémoglobine. Libérée du poids du bébé, on peut conserver les avantages de ces adaptations physiologiques. À condition bien entendu d'avoir gardé un niveau élevé d'activité."
L'Exemple Inspirant de Justine Dupont
Comme Johanne Defay, c’est dans l’eau que Justine Dupont excelle. Mais cette dernière est surtout une spécialiste des plus grosses vagues de la planète, à l’image de celles de Jaws à Hawaï, Mavericks en Californie ou Nazaré au Portugal, là elle habite désormais. La Française a mis au monde Elio en janvier 2024, son premier enfant. "À un moment, mon plus grand désir, c’était de devenir maman et ça allait au-delà de continuer à surfer. C’était devenu prioritaire" explique-t-elle dans le documentaire "Championnes, mamans et alors ?" à revoir sur la chaine Public Senat. "J’ai eu beaucoup de chance en pouvant surfer jusqu’à huit mois de grossesse. L’horloge biologique avance, c’est un stress que n’ont pas les hommes qui peuvent continuer leur carrière. Pour eux, ça ne change pas grand-chose d’avoir un enfant. Nous, ça nous arrête complètement." Deux mois après son accouchement, Justine était de nouveau à l’eau pour une session de surf tranquille pour reprendre doucement son métier de surfeuse. En octobre dernier, huit mois après la naissance d’Elio, elle repartait affronter les vagues de plus de 10 mètres de Nazaré. À 33 ans, la Girondine reste la référence féminine dans l’univers du surf de gros, comme l’a prouvée sa victoire au récent Tudor Nazaré Big Wave Challenge en février dernier. "Aujourd’hui, on a beaucoup d’exemples de femmes qui ont prouvé que c’était possible de revenir au plus haut niveau. Il y a 10 ou 20 ans, ce n’était pas la même chose… Désormais, c’est faisable de gérer une naissance, d’élever un enfant et de poursuivre une carrière de sportive pro. Ça amène un challenge en plus. Pouvoir lier un métier passion et fonder une famille, c’est une chance énorme."
Les Motivations Profondes d'une Championne
La surfeuse française Johanne Defay a partagé une grande nouvelle avec ses fans : elle attend un enfant ! « Depuis plus de 15 ans, je voyage à travers le monde à la poursuite d’un rêve de gamine. J’ai fait le tour, j’ai atteint mes objectifs, j’ai plus de trente ans et les perspectives changent », confie-t-elle. Si cette grossesse la contraint à s’éloigner temporairement du World Tour, Johanne Defay assure qu’elle reviendra « en pleine forme la saison prochaine ». En attendant, elle promet de continuer à surfer « le plus longtemps possible, même avec mon gros ventre », et espère concilier au mieux « maternité et entraînement ».
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Dimanche 23 mars, la surfeuse professionnelle a terminé le Rip Curl Pro Portugal, où elle a atteint les quarts de finale. Ce dimanche, à Peniche, sur le spot mythique de Supertubos, les yeux étaient rivés sur Johanne Defay, qui allait clôturer sa saison sur le World Tour avant de se consacrer à son projet de maternité. Alors qu’elle était en pleine discussion avec une journaliste, l’émotion a pris le dessus. La question sur sa grossesse a profondément touché la sportive, qui n’a pu retenir ses larmes, révélant à quel point cet instant était particulier pour elle. Cette troisième étape du championnat du monde de surf, le Rip Curl Pro Portugal, était la dernière compétition de Johanne Defay avant de faire une pause bien méritée en raison de sa grossesse. La surfeuse réunionnaise, qui a annoncé attendre un enfant, a livré une prestation remarquable, se hissant jusqu’aux quarts de finale avant d’être éliminée par Caroline Marks. Au-delà de la compétition, Johanne Defay a partagé ses réflexions sur cette pause, soulignant l’importance de vivre son rêve tout en embrassant de nouveaux défis personnels. Elle a confié qu’elle espérait revenir sur le circuit dès l’année suivante, prête à allier maternité et passion du surf.
Un Avenir Prometteur
Johanne Defay est enceinte depuis environ neuf mois maintenant, son enfant devrait naître dans les jours à venir. Le timing idéal pour se donner une chance de surfer lors des Jeux Olympiques de Los Angeles 2028.
Six mois après avoir décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Paris 2024, la surfeuse française Johanne Defay a décidé de mettre en pause sa carrière après l’annonce de sa grossesse sur ses réseaux sociaux ce mercredi 19 février. « Le post Jeux olympiques n’a pas été facile. Oú trouver la motivation, l’envie, le sens après toutes ces émotions ? a déclaré la surfeuse de 31 ans. Je suis allée chercher cette médaille au plus profond de moi, j’ai aussi gagné ma sixième coupe du monde en Europe en mars dernier avec toute ma famille (ou presque) qui regardait. Depuis plus de 15 ans, je voyage à travers le monde à la poursuite d’un rêve de gamine.
Les Défis et les Préparatifs
"Vous venez d'annoncer une prochaine grande pause dans votre carrière pour vous consacrer à la venue au monde de votre premier enfant, alors que la saison a débuté il y a peu. Comment avez-vous vécu ces dernières semaines ?Comme je suis à trois mois, j'avais préparé cette sortie. Tout a été mûrement réfléchi et je suis super contente de l'avoir annoncé. Ma vie, ce sont les compétitions, donc il faut un minimum programmer ce type d'événement. Après, la nature fait le reste et on s'adapte. J'ai été soutenue par la WSL (World Surf League) et mes partenaires. Ça a été un long process à mettre en place pour que cette transition se passe bien. Comme je suis quelqu'un d'honnête, j'avais hâte d'annoncer cette nouvelle. J'étais dans une bulle, mais ces trois mois ont quand même été assez longs, ça devenait lourd à porter. Un enfant, cela vous trottait dans la tête depuis longtemps ?Oui quand même. Je viens d'une famille où on est justement très famille. Ma mère et ma soeur ont eu des enfants tôt. Donc depuis trois-quatre ans, je commençais à y penser. Vous ne vous voyiez pas attendre la fin de votre carrière pour ce projet familial ?Non, pas du tout. Je n'avais ni assez d'envie ni la motivation d'attendre plus longtemps. C'est pour moi je pense le bon moment. C'est aussi une volonté de montrer que c'est possible de le faire. Si je ne suis pas la première dans les athlètes de haut niveau, je suis la première dans le surf à dire qu'elle met sa carrière sur pause en raison d'une grossesse et qu'elle va revenir. Je me sens prête à relever le challenge. Vous confirmez que vous partez dans l'idée d'une pause et non d'un arrêt de carrière ?Oui ! Je dis que je vais revenir. Mais c'est facile aujourd'hui de mettre des mots et de poser une intention, après on verra si tout cela va se dérouler ainsi ou pas. Il y a forcément des incertitudes. Peut-être que dans un an je n'aurais plus du tout envie d'y retourner (sur le circuit pro). « Si ma carrière doit s'arrêter demain, je serai contente par rapport à ce que j'ai accompli » Vous estimez n'avoir pas encore bouclé la boucle ?Effectivement non. J'ai envie de prouver, à moi la première, qu'après une grossesse, après une longue pause sans surf, avec une nouvelle organisation, un bébé, j'aurais la volonté de me remettre un challenge, de retrouver mon niveau, de voyager avec ce petit bout, ce qui serait fou. Mais si ma carrière doit s'arrêter demain, je serai contente par rapport à ce que j'ai accompli. J'ai envie de vivre ce que peut être la compétition avec un enfant. Sur le Tour, j'ai vu plusieurs hommes le faire et ça fait rêver. En revanche, de toute ma carrière, je n'ai vu aucune femme le faire dans le surf. C'est une chose complexe. Même si le surf de gros n'est pas comparable au circuit pro de shortboard, la pause - également pour grossesse - de Justine Dupont il y a un an a-t-il été pour vous un bon exemple ?Justine a bien sûr été un bon exemple. Carissa (Moore) aussi, même si elle a géré ça différemment. Quand on est une femme, il y a des choix à faire et ce n'est pas facile. Ce qu'a fait Allyson Felix, pour moi c'est l'exemple parfait, une très bonne inspiration. À mon tour j'espère que je pourrais inspirer d'autres jeunes femmes. Comme l'accouchement est prévu pour le mois d'août, pensez-vous être de retour sur le circuit pro en janvier 2026 pour la nouvelle saison ?L'objectif sera de revenir en janvier mais très honnêtement je pense que je serai prête plutôt pour la mi-saison 2026. Janvier, ça risque d'être un peu court. Ce sera à négocier avec la WSL, j'espère qu'ils seront compréhensifs et flexibles."
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