Le jeûne est une pratique courante dans de nombreuses religions et peut être entrepris pour diverses raisons, notamment pour des motifs religieux, de santé ou de perte de poids. Cependant, pour les femmes enceintes ou allaitantes, la question du jeûne se pose avec des considérations particulières. Cet article examine les conseils et les recommandations relatifs au jeûne de Yom Kippour pendant l'allaitement, en tenant compte des risques potentiels et des adaptations possibles.
Le jeûne et les religions
Les religions peuvent avoir des préceptes concernant le jeûne, et certaines exemptions peuvent être accordées aux femmes enceintes ou allaitantes. Par exemple, dans la religion juive, le jeûne de Kippour dure 25 heures. La femme enceinte ou qui allaite son bébé est tenue de jeûner si la grossesse se déroule bien. Néanmoins, dans certains cas, la religion juive autorise les futures et jeunes mamans à manger. En effet, il n'est pas conseillé aux femmes qui viennent d'accoucher de jeûner durant les trois premiers jours qui suivent la naissance. Même chose pour les femmes qui auraient fait une fausse couche trois jours avant le jeûne. De même, dans la religion musulmane, les femmes enceintes qui ont une grossesse difficile ou à risque, qui viennent d'accoucher, qui allaitent leur enfant (jusqu'à deux ans) sont exemptées de jeûner, indique le Guide pratique de la Grande Mosquée de Paris.
Risques potentiels du jeûne pendant l'allaitement
Jeûner pendant l'allaitement peut présenter des risques potentiels pour la mère et l'enfant. L'allaitement n'est pas contre-indiqué pendant le jeûne, mais on sait pertinemment que si la patiente ne s'hydrate pas suffisamment, elle n'aura pas une lactation adaptée. Autrement dit, elle sera fatiguée, elle produira moins de lait et ne sera pas en capacité d'allaiter son enfant. D'où l'importance de continuer à bien s'hydrater et à avoir une alimentation variée et équilibrée au moment de la rupture du jeûne. Il est essentiel que la mère maintienne une hydratation adéquate et une alimentation équilibrée pour soutenir la production de lait et assurer la santé du bébé.
Conseils pour le jeûne de Kippour pendant l'allaitement
Si une femme qui allaite souhaite jeûner pendant Kippour, il est crucial de prendre des précautions pour minimiser les risques potentiels. Voici quelques conseils à considérer :
Préparation avant le jeûne : Mangez des féculents, des fruits et légumes, et hydratez-vous convenablement durant les jours qui précèdent le jeûne. Il est recommandé de bien se préparer avant le jeûne en consommant des aliments nutritifs et en s'hydratant suffisamment.
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Hydratation : L'hydratation est un point important : buvez une grande quantité d'eau ou de tisane d'allaitement après chaque tétée. Maintenir un apport hydrique adéquat est crucial pour la production de lait et le bien-être de la mère.
Alimentation équilibrée : Continuez à avoir une alimentation variée et équilibrée au moment de la rupture du jeûne. Une alimentation saine et équilibrée est essentielle pour fournir les nutriments nécessaires à la mère et au bébé.
Surveillance de la lactation : Si vous l'allaitez exclusivement et que vous n'avez encore jamais essayé de lui donner des laits alternatifs, et qu'il est encore petit, et que de surcroît vous avez du mal avec l'allaitement et que vous risquez de perdre tout votre lait, c'est clair qu'il y a lieu de se montrer indulgent. Mon conseil est que vous tiriez un maximum de lait maternel jusque là, de sorte à avoir des réserves pour votre bébé. Si les quantités ne sont pas suffisantes et que pendant le jeûne vous voyez que votre bébé à faim et que vous n'avez plus suffisamment de lait pour lui, vous pourrez alors rompre le jeûne en buvant en Chiourim. C'est à dire une quantité de environ 30 grammes d'eau toutes les 9 minutes si c'est suffisant, sinon toutes les 4 minutes, si c'est insuffisant même de façon plus serrée en laissant au moins un intervalle de 30 secondes entre chaque boisson. Surveiller attentivement la production de lait et la satisfaction du bébé est important pour s'assurer que le jeûne n'affecte pas négativement l'allaitement.
Consultation médicale : Il est toujours recommandé de consulter un professionnel de la santé ou un conseiller en lactation avant de jeûner pendant l'allaitement. Un avis médical personnalisé peut aider à évaluer les risques et à prendre des décisions éclairées.
Le jeûne intermittent pendant l'allaitement : une contre-indication
Le jeûne intermittent consiste à ne pas s'alimenter pendant plusieurs heures pour mettre le système digestif au repos et éliminer ainsi les toxines accumulées dans le foie et les reins. Concrètement, cela signifie que l'on supprime soit le petit-déjeuner, soit le dîner afin de prolonger la période normale de jeûne qui a lieu pendant la nuit. Ici aussi, la gynécologue est catégorique : « Le jeûne intermittent est contre-indiqué pendant l’allaitement. L’hydratation est aussi un point important : buvez une grande quantité d’eau ou de tisane d’allaitement après chaque tétée. Le jeûne intermittent ne doit donc pas être pratiqué pendant la grossesse ou pendant l’allaitement.
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Impact du jeûne sur la qualité du lait maternel
Par ailleurs, le fait que la maman jeûne n'a aucune incidence sur la qualité de son lait. Il reste aussi nourrissant et apporte au bébé tout ce dont il a besoin. Il est rassurant de savoir que le jeûne n'altère pas la qualité du lait maternel, ce qui garantit que le bébé reçoit toujours les nutriments nécessaires.
Alternatives au jeûne complet
Pour les femmes qui ne sont pas en mesure de jeûner complètement pendant Kippour, il existe des alternatives qui peuvent être envisagées. Dans la religion juive, plusieurs fêtes traditionnelles s'articulent autour d'un jeûne. C'est le cas lors du jeûne de Kippour, qui se caractérise par un jeûne de 25 heures. La femme enceinte ou qui allaite son bébé est tenue de jeûner si la grossesse se déroule bien. Néanmoins, dans certains cas, la religion juive autorise les futures et jeunes mamans à manger. En effet, il n'est pas conseillé aux femmes qui viennent d'accoucher de jeûner durant les trois premiers jours qui suivent la naissance. Même chose pour les femmes qui auraient fait une fausse couche trois jours avant le jeûne. "En dehors des patientes qui ont une maladie chronique nécessitant une alimentation équilibrée, le jeûne ne présente aucun danger, ni pour la mère ni pour le bébé. En revanche, pour les femmes enceintes qui ont un diabète gestationnel, un diabète insulino-dépendant ou un diabète de type 2 insuliné, la réponse est beaucoup plus réservée. "Le jeûne est surtout compliqué pour les femmes diabétiques parce qu'on peut être amené à leur demander de contrôler leur glycémie avant et après chaque repas, parfois jusqu'à quatre à six fois par jour, ceci afin d'atteindre des objectifs glycémiques définis.
Importance de l'allaitement maternel
L’allaitement est encouragé de par le monde car le lait maternel est un gage d’apport en nutriments et anticorps essentiels au développement des bébés, en particulier des prématurés. Les bénéfices de l’allaitement maternel pour le bébé font consensus. En France, selon l’Inserm, seulement un enfant sur quatre est allaité jusqu’à 6 mois, durée recommandée par l’OMS (1). Si les mamans hésitent longuement entre lait maternel et lait maternisé, religions et cultures prônent l’allaitement maternel depuis la nuit des temps. Les traditions juive et musulmane assurent qu’un enfant allaité avec amour sera tendre et proche de sa mère à l’âge adulte. Toutes deux promettent à la mère allaitante un accueil après son trépas au Paradis. Comme tout aliment, le lait maternel nourrit le corps et l’âme de l’enfant. Aussi, la mère respectera les interdits alimentaires prescrits pour que son lait soit aussi pur que saint. Si elle ne peut allaiter son enfant, la loi juive (2) ordonne d’écarter, dans la mesure du possible, une nourrice non-juive telle la fille de Pharaon, qui a du recourir à une nourrice pour allaiter Moïse qu’elle venait de sauver des eaux du Nil. Refusant le sein d’Égyptiennes, elle en recherche une parmi les Hébreux. De nos jours, lorsque l’allaitement maternel n’est pas envisagé, l’enfant est nourri d’un lait maternisé casher. Ils sont en vente en pharmacie, grandes surfaces et épiceries spécialisées. Sont interdits - sauf indication médicale - les laits contenant du lactose et/ou du lactosérum, des huiles ou des protéines animales (4) et tous produits intégrants triglycérides et/ou hydrolysats. Pour l’islam, l’allaitement de l’enfant est une obligation morale : Les mères allaitent leurs enfants deux années entières [ceci] pour quiconque veut donner un complet allaitement (Coran 2, 233). En cas d’incapacité d’allaiter son enfant, le Coran autorise la mère à le confier à une nourrice : Et si vous rencontrez des difficultés réciproques, alors, une autre allaitera pour lui (65, 6). Ce recours crée un véritable lien de parenté entre les deux familles comme le confirme le Prophète Mohammad : L’allaitement produit la même interdiction en matière de mariage que produit l’enfantement. (5) Aussi, l’enfant ne pourra épouser ni sa nourrice ni l’un de ses enfants car frères et sœurs de lait. En Afrique traditionnelle, l’allaitement se prolonge pendant deux ans. Tout rapport sexuel étant prohibé pendant la grossesse et l’allaitement, la polygamie est maintenue dans nombreux pays afin de remédier à la frustration sexuelle masculine. À noter, l’enfant est allaité par sa mère après la montée de lait, le colostrum étant considéré comme néfaste, voire empoisonné en raison de sa couleur jaune orangé et de sa texture. Les trois premiers jours de sa vie, il est nourri par une femme de sa famille ou d’autres nourritures liquides telles que du thé, du beurre, du miel ou du lait d'origine animale. En Chine, même réticence vis-à-vis du colostrum. Par la suite, la jeune maman hésitera à allaiter son enfant, la tradition enseignant une durée minimale de neuf mois pour que l’allaitement soit bénéfique à l’enfant. C’est pourquoi elle ne réalise pas l’intérêt d’assurer un allaitement ponctuel. L’allaitement à la demande nuit et jour est la règle dans toutes les cultures. En Afrique traditionnelle, refuser le sein à l’enfant serait faire offense à l’ancêtre dont il est la réincarnation spirituelle. Là comme au Maghreb, il est laissé au sein même lorsqu’il ne tête plus, le bébé ayant besoin de respirer l’odeur et la chaleur de sa mère pour grandir en pleine sérénité. Pendant la période d’allaitement, l’enfant échappe à l’autorité paternelle.
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