Le métier d'auxiliaire de puériculture est essentiel en France, jouant un rôle indispensable dans le bien-être et le développement des jeunes enfants. Ce professionnel de santé contribue activement à l'épanouissement des enfants, de la naissance à l'âge de 6 ans.
Missions et Responsabilités de l'Auxiliaire de Puériculture
L’auxiliaire de puériculture (code ROME J1304) est chargé de répondre aux besoins quotidiens de l’enfant, qu’il soit bien portant, malade ou en situation de handicap. Son rôle s’inscrit dans une approche globale de l’enfant et prend en compte la dimension relationnelle des soins ainsi que la communication avec la famille dans le cadre du soutien à la parentalité, mais aussi avec les autres professionnels et les aidants. Elle ou il contribue au bien-être, à l’autonomie et au développement de l’enfant en organisant des activités d’éveil. Les missions de l’auxiliaire de puériculture sont amenées à varier en fonction des structures dans lesquels il ou elle travaille : soins d’hygiène, repas, développement de l’enfant à travers des activités ludiques et créatives, surveillance des temps de sieste, etc.
En milieu hospitalier, l’auxiliaire de puériculture est chargé de réaliser, sous la responsabilité de l’infirmière, de la puéricultrice, de la sage-femme et en collaboration, des soins de prévention, de maintien, d’éducation à la santé et relationnels pour préserver ou restaurer le bien-être et l’autonomie de l’enfant. Elle s’occupe de nourrissons ou de jeunes enfants bien portants ou malades et dispense, en collaboration avec l'infirmier ou la puéricultrice en général, des soins d'hygiène, de confort et de prévention pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l'autonomie de l'enfant.
L’auxiliaire de puériculture participe à l’accueil et à l’intégration sociale d’enfants présentant un handicap, atteints de pathologies chroniques, en situation de risque d’exclusion ou de maltraitance.
Laura, auxiliaire de puériculture, témoigne : "Mon métier consiste à avoir un bon développement et un épanouissement de l’enfant. C’est l’âge quand même le plus important, de 0 à 3 ans, juste avant l’école. C’est de leur apprendre un peu de tout : l’autonomie, de vivre aussi en collectivité. On est actif sur tout leur éveil : leur éveil moteur, que ce soit même l’éveil sensoriel, donc on est toujours à fond pour les stimuler."
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Cindy, auxiliaire de puériculture, ajoute : « C’est un métier très humain, tant dans la relation avec l’enfant qu’avec ses parents. Je peux en effet les accompagner dans leur rôle éducatif, les rassurer. Je n’aime pas me fâcher, mais avec les enfants un peu plus grands, il faut parfois avoir de l’autorité. Quelquefois, il ne faut pas hésiter à passer le relais à une collègue : c’est aussi un vrai travail d’équipe ! »
Compétences et Qualités Requises
Pour exceller en tant qu’auxiliaire de puériculture, il est essentiel de posséder des compétences relationnelles et une grande sensibilité aux besoins des jeunes enfants. Aimer s’occuper des tout-petits, apprécier transmettre son expérience aux parents et prendre plaisir à travailler en équipe, voilà ce qui caractérise un auxiliaire de puériculture. Mais pour exercer ce métier à la fois exigeant et passionnant, certaines qualités sont incontournables ! La capacité à instaurer un climat de confiance et de sécurité est fondamentale pour le bien-être des tout-petits. L’empathie, la patience et la bienveillance sont des qualités indispensables pour comprendre et répondre aux besoins individuels des enfants, tout en favorisant leur développement affectif et social.
En outre, des compétences pratiques et organisationnelles sont nécessaires pour gérer les soins quotidiens et organiser des activités éducatives adaptées. Une bonne connaissance des étapes de développement de l’enfant et des pratiques d’hygiène et de sécurité est cruciale pour assurer des soins appropriés et sécurisés. S’il utilise ses cinq sens pour faire preuve de créativité et d’ingéniosité afin d’éveiller, divertir et gérer les enfants en bas-âge, l’auxiliaire de puériculture doit également présenter un sens des responsabilités, de l’observation et de l’organisation ! La créativité et l’initiative sont des atouts précieux pour proposer des activités variées et stimulantes qui favorisent l’éveil et l’apprentissage des enfants.
Les aptitudes nécessaires incluent :
- Sensibilité à l’univers des tout-petits
- Patience
- Sens des responsabilités
- Souci de la sécurité et de l’hygiène
- Dynamisme et endurance
- Capacités relationnelles
- Sens aigu de l'observation
- Sens du travail en équipe
- Pédagogie
Laura souligne : "Ce qui est gratifiant dans mon métier c’est de servir clairement à quelque chose. Le matin, ils arrivent, ils sont contents de me voir, ils m’embrassent. On est au quotidien avec eux donc on crée un lien très fort avec eux et ils ont besoin de ça, on est leur pilier dans la section." Elle ajoute : "Ça me fait grandir parce qu’ils m’apprennent quand même plein de choses dans l’éveil, dans l’épanouissement, enfin personnellement moi ils m’épanouissent au quotidien."
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Formation et Diplôme Requis
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut être titulaire du Diplôme d'Etat auxiliaire de puériculture, diplôme de niveau bac. Le Diplôme d'état auxiliaire de puériculture (DEAP) s'obtient en 1 an et est reconnu de niveau BAC. Une formation obligatoire de 11 mois est nécessaire pour accéder au métier d’auxiliaire de puériculture. Le DEAP (Diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture) ne nécessite pas l’obtention d’un diplôme au préalable pour pouvoir se présenter au concours. Il est toutefois obligatoire d’avoir au moins 17 ans afin d’accéder à la formation.
La formation se déroule sur un an. Elle comprend 1 540 h au total : 770 h d'enseignements théoriques et cliniques en IFAP (institut de formation d'auxiliaire de puériculture) sur 22 semaines et 770 h de stages pratiques sur 22 semaines. La formation est accessible par la formation initiale, la formation continue et peut également être obtenu par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Retrouvez l’établissement de formation le plus proche de chez vous. Une soixantaine d’établissements publics préparent à ce diplôme. On trouve un certain nombre d’écoles et de formations préparant les candidats à passer le DEAP. Ce diplôme est composé de trois épreuves de sélection : deux épreuves écrites et une épreuve orale.
Pour devenir auxiliaire de puériculture, il faut suivre un cursus dans un institut de formation tel qu'un IFAP, un IFSI (institut de formation en soins infirmiers) ou encore une école d'assistant social.
Suivre une Prépa Auxiliaire de Puériculture est une étape clé pour intégrer une école de formation spécialisée et réussir le concours d’entrée. Cette prépa permet de renforcer ses connaissances en matière de biologie, d’anatomie, de nutrition, d’hygiène et de développement de l’enfant, tout en se préparant aux épreuves écrites et orales du concours. Une fois admis dans une école d’auxiliaires de puériculture, les étudiants suivent une formation d’une durée d’un an qui combine théorie et pratique.
Après 3 ans d’exercice professionnel dans leur spécialité, les auxiliaires de puériculture peuvent se présenter au concours de recrutement des Instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) afin de préparer le Diplôme d’État d’infirmier.
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Lieux d'Exercice
L'auxiliaire de puériculture travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire intervenant dans les services de soins ou réseaux de soins des structures sanitaires, médico-sociales ou sociales, en établissement ou à domicile. Lieux d’exercice : l'auxiliaire de puériculture peut exercer en centre d’accueil permanent, aux consultations d’une PMI, en crèche, au domicile de l’enfant, en maternité ou dans un service hospitalier.
Plus précisément, elle peut exercer dans :
- Les crèches et établissements d'accueil du jeune enfant (EAJE)
- Les centres de protection maternelle et infantile (PMI)
- Les instituts médico-éducatifs
- Les services hospitaliers de pédiatrie et de néonatologie
- Les maternités
- Les pouponnières sanitaires ou sociales
En crèche ou en halte-garderie, l'auxiliaire de puériculture est responsable d'un groupe de 5 à 8 enfants bien portants, âgés de 3 mois à 3 ans. Ses activités suivent le rythme des enfants : elle les change, les fait manger ou apprend aux plus grands à manger seuls, à marcher, à devenir propres. Elle veille en permanence au développement de l'enfant. Elle organise également des jeux et des activités d'éveil.
En maternité ou dans un service hospitalier, l’auxiliaire de puériculture (AP) donne les soins ordinaires aux nouveaux-nés ou aux enfants en bas âge. Elle pèse les enfants, les mesure, les change, fait leur toilette et prépare les biberons. Elle conseille aussi les mères dans les soins les plus courants. Enfin, c'est elle qui assure l'entretien de la chambre de l'enfant et du matériel utilisé.
Dans les PMI (centres de protection maternelle et infantile), l'auxiliaire de puériculture assiste aux consultations données par le médecin. Elle accueille les enfants, les pèse et les mesure. Elle tient les dossiers à jour et conseille les parents. Elle veille aussi à assurer la propreté du matériel et des locaux.
Rémunération
Le salaire d’un(e) auxiliaire de puériculture varie en fonction de l’expérience, de la structure employeuse et de la localisation géographique. Le métier d’auxiliaire de puériculture permet de gagner un revenu compris entre 1 600 et 2 200 euros brut. En début de carrière, l’auxiliaire de puériculture gagne un salaire compris entre 1 600 et 1 700 euros brut. La rémunération nette perçue est donc comprise entre 1 250 et 1 350 euros par mois. Avec plusieurs années d’expérience, ce salaire peut évoluer et atteindre environ 1 900 à 2 200 euros par mois. Pour un profil disposant de plusieurs années d’expérience et d’ancienneté dans une même entreprise, il sera possible de percevoir un salaire de plus de 26 000 euros brut par an. Le salaire net mensuel touché sera alors supérieur à 1 700 euros. Le taux horaire sera souvent compris entre le SMIC horaire et 15 euros brut.
À l’hôpital, le salaire d’un auxiliaire de puériculture relève de la catégorie B de la fonction publique. Elle est de :
- 1 873 € net par mois après 1 an de carrière
- 2 031 € net par mois après 5 ans de carrière
- 2 633 € net par mois après 20 ans de carrière
- 2 968 € net par mois en fin de carrière
Pour percevoir des salaires plus importants, il faudra souvent gravir les échelons hiérarchiques. Une éventuelle spécification permettant de prendre en charge des enfants en situation de handicap ou malades peut aussi permettre de valoriser la rémunération. Les structures privées restent les plus rémunératrices pour ce type d’emploi. Le salaire des auxiliaires de puériculture y est fixé librement par les employeurs. La situation géographique de l’entreprise recrutant ce type de professionnels ne fait que très peu varier le salaire perçu.
Conditions de Travail et Risques Professionnels
Selon la structure qui l’emploie, l’auxiliaire de puériculture peut travailler le week-end, des jours fériés ou encore de nuit. En PMI, les horaires sont fixes : de 8h-9h à 17h-18h. Une auxiliaire de puériculture qui travaille en établissement hospitalier est appelée à travailler de jour comme de nuit, et doit assurer des gardes les week-ends et jours fériés. Les horaires sont loin d’être des horaires classiques. C’est un travail physique avec de longues heures debout ou à se pencher à hauteur d’enfant. Avec les années et de mauvaises postures, cela peut entraîner des problèmes de dos. Ce métier subit un absentéisme et un turn-over important.
Tout employeur (secteur public, secteur privé) est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des intervenants. Article L4121-1 : l'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Article L4121-3 : l'employeur, compte tenu de la nature des activités de l'établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l'aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail. A la suite de cette évaluation, l'employeur met en œuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il intègre ces actions et ces méthodes dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les niveaux de l'encadrement. Tout employeur peut solliciter la CNRACL afin d'être accompagné dans une démarche de prévention des risques. Dans le cadre de sa mission d’information la CNRACL met en ligne des rubriques thématiques.
Perspectives d'Avenir
De nos jours, de trop nombreux parents font face à la même problématique : trouver une place en crèche. L’État semble avoir mesuré ces difficultés et s’est donc engagé à pallier le déficit de places disponibles. 200 000, c’est le nombre de places d’accueil supplémentaires prévues dans les crèches françaises d’ici 2030. Ainsi, de multiples recrutements d’auxiliaire de puériculture sont à prévoir.
Devenir auxiliaire de puériculture diplômé d’État, c’est être au contact quotidien de nombreux autres professionnels médicaux, soignants, éducatifs et sociaux. C’est aussi miser sur des débouchés professionnels variés et des perspectives d’évolution nombreuses tout au long de sa carrière.
Laura, auxiliaire de puériculture, se projette : "Où je me vois dans cinq ans ? J’espère pouvoir passer un autre diplôme, éducatrice de jeunes enfants par exemple, et plus tard ouvrir une micro-crèche ou juste être éduc’ et être valorisée et être plus dans une plus grosse structure peut-être."
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