Introduction

Le Japon, connu pour ses avancées médicales et ses traditions culturelles uniques, présente des particularités intéressantes en matière de poids moyen de naissance, notamment en ce qui concerne les bébés prématurés. Cet article explore les aspects liés au poids de naissance au Japon, en mettant en lumière les défis rencontrés par les nourrissons prématurés et les pratiques culturelles entourant la naissance.

Un miracle médical : la survie d'un bébé de 268 grammes

L'hôpital universitaire Keio de Tokyo a annoncé une nouvelle extraordinaire : un nourrisson né prématurément avec un poids de seulement 268 grammes a quitté l'hôpital en bonne santé après cinq mois passés en unité de soins. Ce petit garçon, dont la naissance avait été provoquée à 22 semaines de grossesse en raison d'un arrêt de croissance, était si minuscule qu'il tenait dans la paume de la main d'un adulte.

Ce cas représente une première mondiale, car jamais un garçon aussi petit au moment de l'accouchement n'avait survécu et quitté la maternité en bonne santé, selon les données connues. Après des mois de soins intensifs, le bébé pesait 3 238 grammes à sa sortie de l'hôpital et boit désormais du lait normalement.

La mère du nourrisson a exprimé sa joie et son soulagement : « Je suis heureuse qu'il ait tant pris de poids, car franchement, je n'étais pas sûre qu'il survive ». Le médecin qui a suivi le nourrisson, Takeshi Arimitsu, a souligné l'importance de faire savoir qu'« il existe une possibilité qu'il puisse quitter la maternité en forme », même lorsqu'un bébé naît très petit, tout en insistant sur la prudence et l'éthique nécessaires dans les décisions concernant les grands prématurés.

Les défis de la prématurité au Japon

Malgré ce succès remarquable, le taux de survie des nouveau-nés de moins de 300 grammes reste faible, en particulier chez les garçons. Ces enfants nécessitent une attention médicale particulière pendant leurs premières années de vie. Ce cas met en évidence les progrès de la médecine néonatale au Japon, mais aussi les défis persistants liés à la prise en charge des grands prématurés.

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En effet, parmi les enfants nés prématurément sous la barre des 300 grammes, seuls 23 ont survécu dans le monde. En 2015, une petite fille née en Allemagne avec un poids de seulement 252 grammes détient le record du plus petit bébé de sexe féminin ayant survécu.

Les pratiques japonaises autour de la naissance

Au-delà des aspects médicaux, la naissance au Japon est entourée de traditions culturelles spécifiques.

L'importance de la famille et du partage

Au Japon, il est courant que toute la famille dorme dans la même chambre. Le bébé dort souvent au milieu de ses parents, symbolisant un lien fort et une proximité constante. Cette pratique diffère des habitudes européennes, où l'intimité du couple est davantage valorisée.

Le contact physique est également important, notamment pendant la première enfance. Le nourrisson reste collé à sa mère, porté dans un porte-bébé pendant la journée et dormant à côté d'elle la nuit. Cependant, l'expression de l'affection évolue avec l'âge, les bisous étant moins fréquents après l'âge de sept ans.

Les crèches et le travail des parents

Les crèches, appelées "hoikuen" ou "takuzisyo", jouent un rôle important dans la vie des familles japonaises. Certaines crèches sont ouvertes 24 heures sur 24 pour répondre aux besoins des parents qui travaillent de longues heures. Il est fréquent que les pères travaillent de 7 heures du matin à 22 heures, du lundi au samedi, ce qui limite leur temps avec leurs enfants.

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Bien que la pression sociale reste forte pour que les mères s'occupent à plein temps de leur bébé, de plus en plus de femmes japonaises choisissent de reprendre leur carrière après la naissance. Cette situation conduit à des choix difficiles entre la carrière et la famille, et peut expliquer pourquoi les femmes de Tokyo ont tendance à avoir des enfants plus tard, à partir de 35 ans.

Les fêtes traditionnelles

Plusieurs fêtes marquent les premières étapes de la vie d'un enfant au Japon. Pour célébrer les 100 premiers jours de vie ou l'apparition de la première dent, on organise le "okui-hajime", un repas festif pour toute la famille.

Un mois après la naissance, on célèbre le "Omiyamairi", un rite de passage au cours duquel on se rend dans un temple Shinto pour remercier les dieux d'avoir protégé le bébé. Sept jours après la naissance, a lieu le "oshichiya", la cérémonie où l'on attribue un prénom à l'enfant. Le père écrit le nom de son enfant sur le "meimeisho", une feuille de papier blanc affichée pendant la fête.

L'attention portée à la santé de la mère et de l'enfant

Les hôpitaux japonais sont modernes et bien équipés. Pendant l'accouchement, on donne à la mère quelque chose de chaud à boire et à manger pour lui apporter de l'énergie. Le peau à peau n'est pas systématiquement pratiqué, et l'enfant est rapidement lavé et habillé.

Une attention particulière est accordée au poids du nouveau-né, qui est pesé après chaque tétée. Les futures mamans sont encouragées à limiter leur prise de poids pendant la grossesse, avec des recommandations diététiques spécifiques visant à éviter les aliments trop sucrés et à privilégier le poisson, le riz gluant, les légumes, le soja, les algues et la soupe miso.

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