L'Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est un examen d'imagerie médicale essentiel pour observer en coupe et en 2 ou 3 dimensions certains organes, comme le cerveau, le cœur, les muscles et la moelle épinière. Dans le contexte pédiatrique, l'IRM nécessite une approche spécifique pour assurer le confort et la coopération des enfants. Cet article explore les protocoles d'IRM pédiatrique, en mettant l'accent sur l'expérience à l'Institut Robert-Debré, ainsi que les méthodes de préparation et de prise en charge pour minimiser l'anxiété et optimiser la qualité des images.

Un Centre d'Imagerie Dédié à la Femme, à la Mère et à l'Enfant

Le développement du centre d’imagerie de la femme-mère-enfant est motivé par le souci d’unicité. Le service de radiologie pédiatrique, conçu spécifiquement pour les enfants, dispose d'une technologie et d'un plateau technique adaptés. L'équipement de pointe permet d'améliorer la qualité des images tout en utilisant la dernière technologie de rayonnement à faible dose possible. De plus, le centre est équipé pour ajouter la séquence BLADE aux protocoles d'IRM. Le centre d'imagerie pour la femme offre un suivi et un diagnostic personnalisé pour chaque patiente. L’échographie obstétricale utilise des ondes sonores pour produire des images du bébé (embryon ou fœtus) au sein de la femme enceinte, ainsi que de l’utérus et des ovaires de la mère.

Le Déroulement de l'Examen IRM chez l'Enfant

L’appareil d'IRM se compose d’un lit mobile qui coulisse dans un tunnel étroit à l’intérieur duquel se trouve un puissant électro-aimant. Dans la salle, le.la manipulateur.trice installe votre enfant sur le lit mobile, dans la bonne position pour faire l’IRM : allongé le plus souvent, calé éventuellement avec des coussins pour être plus confortable. Le.la manipulateur.trice montre à votre enfant les solutions pour communiquer pendant tout l’examen : un micro, des hauts-parleurs et une sonnette, tenue en main par l’enfant, qu’il peut actionner en cas de problème. Grâce au haut-parleur, le.la manipulateur.trice prévient votre enfant chaque fois que l’appareil IRM va faire une image et donc faire du bruit : c’est ce qu’on appelle le lancement des séquences. Cela dure entre une et quatre minutes. Le médecin radiologue vous donne oralement les premiers résultats, parfois en vous les expliquant sur l’écran.

Préparation et Communication

Informer votre enfant est très important : s’il a bien compris la nécessité et le déroulement de l’examen, il coopère plus facilement. Pour le confort de votre enfant, mettez-lui des vêtements faciles à enlever. Pour certains examens, une préparation spécifique est nécessaire (être à jeun, arriver à l’avance…). Parlez ensemble de ce qui vient de se passer ; expliquez une fois de plus pourquoi l‘examen était nécessaire.

Gérer l'Anxiété et l'Immobilité

Il est difficile pour un enfant de ne pas bouger pendant de longues minutes, même quand on l’a bien installé. Il est important de garder un contact par la parole avec l’enfant tout au long de l’examen pour le distraire ou le rassurer. Malgré une préparation adaptée, il arrive qu’un enfant soit trop agité pour rester immobile (c’est le cas parfois quand l’enfant a eu une mauvaise expérience lors d’un soin ou d’un examen dans le passé).

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A quelques minutes de coiffer la charlotte de protection obligatoire, de s'allonger sur le lit mécanique qui coulissera dans le «tunnel» de l'appareil d'Imagerie à résonance magnétique (IRM), Axel, 11 ans, se joue de ses appréhensions. Il vient d'en vivre l'expérience «pour du beurre», immobilité complète et bruit assourdissant compris, dans le simulateur du pôle d'imagerie pédiatrique de l'hôpital Robert-Debré (XIXe).

L'IRM en Jeu : Une Approche Ludique à Robert-Debré

Cette fusée miniature, ventrue comme celles des dessins animés, équipée d'un écran d'ordinateur et bardée d'autocollants des mêmes couleurs que celles qui jalonnent le véritable appareil, est la plus naturelle des armes antistress : c'est un jeu. C'est «L'IRM en Jeu». C'est ainsi que l'a baptisé son inventeur, chef d'un service de radio pédiatrie de la région lyonnaise. Le Pr Pracros cherchait un moyen d'éviter le recours presque systématique à l'anesthésie générale ou aux sédatifs à haute dose, pour les enfants devant «simplement» passer une IRM.

Objectifs et Bénéfices de la Simulation

«C'est très lourd pour un examen, or c'est souvent la seule solution, surtout pour les plus jeunes» explique Françoise Bauden, responsable paramédicale du pôle d'imagerie de Robert-Debré. «L'immobilité absolue et sur le dos pendant près d'une demi-heure, cette sorte de cockpit confiné et très bruyant, tout cela est anxiogène… Avec cette machine totalement ludique, le Pr Pracros a trouvé comment familiariser les enfants avec toutes ces contraintes. Et cela profite aussi aux parents ! Leur propre angoisse se transmet toujours aux enfants, or avec ce jeu, ils comprennent mieux, surtout ceux qui ne parlent pas français et donc à qui il nous est plus difficile d'expliquer l'examen».

Dans les hôpitaux où il est installé, et systématiquement proposé aux enfants de plus de 3 ans, l'IRM en jeu permet de réduire jusqu'à 90 % des sédations fortes et des anesthésies. A Robert Debré, dont l'IRM reçoit en moyenne 20 patients par jour, dont la moitié de moins de 6 ans, l'appareil installé depuis moins d'un an commence déjà à inverser la courbe, selon le constat mené sur une centaine de passages : presque plus d'anesthésie, un quart de mise sous sédatif. Un gain qui est aussi économique : une anesthésie générale coûte environ 500 € et entraîne une durée d'hospitalisation plus longue.

Déroulement de la Simulation

Dans son mini-cockpit de plastique, sous l'Å?il mi-amusé-mi intrigué de sa maman Blandine, Axel se prête volontiers au protocole. Il y est guidé par Nelly, bénévole de l'association Main dans la main, qui intervient dans les services pédiatriques pour divertir les petits hospitalisés. Axel a entré son prénom dans l'ordinateur, coiffé le casque dans lequel il pourra écouter de la musique, et c'est parti pour le tour en fusée. «Je vais te pousser dans le tunnel et te faire entendre de grands bruits», prévient Nelly, qui accompagnera l'enfant jusque dans la salle d'IRM. La simulation dure moins longtemps que l'examen réel, mais en quelques minutes, enregistrement filmé compris, tout est désacralisé.

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Sédation et Anesthésie

Avant 5 ou 6 ans, l’enfant est trop jeune pour comprendre le déroulement de l’examen et rester immobile. Dans ces cas, il est possible de recourir :

  • Soit d’une sédation (appelée aussi prémédication), c’est à dire qu’il est un peu “endormi” grâce à un médicament (donné en sirop, en suppositoire ou par une piqûre) dans le but de le calmer ou de faciliter son endormissement.
  • Soit d’une anesthésie générale.

Dans les hôpitaux où il est installé, et systématiquement proposé aux enfants de plus de 3 ans, â?? auparavant l'anesthésie reste la règle en raison de l'immobilité parfaite indispensable â??, l'IRM en jeu permet de réduire jusqu'à 90 % des sédations fortes et des anesthésies.

Utilisation de Produits de Contraste

Pour examiner certains organes (le foie ou les reins par exemple), il est parfois nécessaire d’utiliser un produit de contraste. Ce liquide est injecté lors de l'examen et nécessite la pose d'un cathéter, le plus souvent au pli du coude ou sur le dos de la main.

Sécurité de l'IRM

Non, L’IRM est sans aucun danger.

L'Institut Robert-Debré du Cerveau de l'Enfant

Créé en 2021 et labellisé Institut hospitalo-universitaire (IHU) en 2023, l’Institut Robert-Debré du Cerveau de l’Enfant rassemble représentants des enfants et des familles, chercheurs, médecins, soignants mondialement reconnus et acteurs économiques autour d’une même cause : l’enfant, son développement cognitif et ses vulnérabilités. Mieux comprendre le cerveau en développement afin de lui fournir les outils dont il a besoin pour sa santé, ses apprentissages et son bien-être, est la vocation première de cet institut qui bénéficie d’un partenariat unique entre l’AP-HP, l’Inserm, l’université Paris Cité, l’Institut Pasteur et le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).

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En 2027, un bâtiment dédié ouvrira ses portes au sein de l’hôpital Robert-Debré AP-HP, fleuron de la pédiatrie. Ce nouveau bâtiment abritera des unités de soins et des plateformes de recherche pour plus d’innovation afin d’accélérer la découverte de nouveaux traitements et de nouveaux dispositifs d’accompagnement, aux côtés des enfants, de leurs familles et des partenaires industriels. Ce sont près de 400 professionnels qui travaillent au service de l’enfant, de sa santé et de son éducation.

Prise en charge de la douleur

La prise en charge ne s’axera pas uniquement sur le traitement médicamenteux mais de façon plus large sur d’autres aspects de la douleur. Ainsi nous sommes amenés à travailler avec les kinésithérapeutes pour la rééducation, des infirmières spécialisées dans la prise en charge de la douleur pour mettre en place des techniques d’hypnose et de relaxation, nos psychologues pour réfléchir sur l’importance que la douleur a prise dans la vie et ses conséquences, mais également d’autres spécialités médicales ou chirurgicales. Nous proposons systématiquement aux patients de rencontrer notre psychologue, il ne s’agit pas de nier l’existence de la douleur mais plutôt de commencer un travail sur la façon dont celle-ci a pu modifier l’ensemble des aspects de notre existence. Pour être pris en charge par notre équipe il faut nous adresser un courrier de votre médecin traitant ou d’une autre spécialité puis nous vous renverrons un questionnaire à compléter afin d’anticiper au mieux votre première consultation. Des consultations sont fixées selon l’ordre d’arrivée des demandes. Généralement la première consultation dure environ 1h, elle peut être faite par une seul professionnel ou conjointement. Nous reviendrons sur votre histoire douloureuse et sur l’ensemble de vos antécédents avant de revoir avec vous les différents examens complémentaires que vous avez pu avoir par le passé. Puis nous ferons un examen clinique avant de vous proposer une prise en charge multimodale. En attendant votre consultation vous pourrez remplir le questionnaire que nous vous aurons envoyé, réunir l’ensemble de vos examens médicaux précédents et comptes rendus. Vous pourrez également vous informer sur la douleur chronique et ce qu’elle représente en vous aidant d’internet par exemple. Vous aurez au cours de votre prise en charge un médecin référent qui vous suivra dans votre parcours, la douleur chronique étant une pathologie complexe et multidimensionnelle une réunion est organisée de façon hebdomadaire avec tous les membres de l’équipe afin de discuter de la meilleure prise en charge à vous proposer. Les enfants peuvent également être concernés par des douleurs chroniques et nous pouvons dans ce contexte également être amenés à les prendre en charge.

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