L'injection d'hCG (hormone chorionique gonadotrope humaine) à 5000 UI est un traitement courant dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation (AMP). Elle est souvent utilisée pour déclencher l'ovulation. Cependant, cette injection peut parfois entraîner un résultat faussement positif aux tests de grossesse. Il est donc essentiel de comprendre comment interpréter correctement les résultats d'un test de grossesse après une injection d'hCG.

Qu'est-ce que l'hCG et quel est son rôle ?

L'hormone hCG est une hormone produite par le placenta dès la nidation, c'est-à-dire lorsque l'embryon se fixe dans la paroi utérine. Elle est dite chorionique car elle est sécrétée par le chorion, une membrane qui enveloppe le fœtus. Elle est dite gonadotrope car elle stimule les gonades, en particulier les ovaires et le corps jaune qui apparaît après l'ovulation.

Le rôle de cette hormone est fondamental dans la grossesse. C'est elle qui permet de confirmer une grossesse, car elle se retrouve dans le sang aux environs du dixième jour qui suit l'ovulation, et quelques jours après dans les urines. C'est donc elle que les tests sanguins et urinaires ciblent spécifiquement.

Tests de grossesse : Qualitatifs et quantitatifs

Il existe deux types de tests de grossesse :

  • Les tests qualitatifs : Ils indiquent si une femme est enceinte ou non.
  • Les tests quantitatifs : Ils mesurent le taux de bêta-hCG dans l'organisme, qui fluctue de façon constante tout au cours de la grossesse.

Faux positifs : L'influence de l'injection d'hCG

L'injection d'hCG peut induire un test de grossesse faussement positif pendant 8 à 15 jours selon la dose injectée. Cela signifie que le test peut indiquer une grossesse alors qu'il n'y en a pas.

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En effet, l'hCG injectée est détectée par les tests de grossesse, ce qui peut fausser les résultats. Il est donc important de tenir compte de ce facteur lors de l'interprétation des résultats d'un test de grossesse après une injection d'hCG.

Dosage sanguin de l'hCG : Une option plus fiable

Un dosage de l'hormone bêta-hCG, effectué dans un laboratoire, apparaît comme une option plus avantageuse parce que les résultats se révèlent plus fiables et plus précis. Ils sont disponibles dans les 24 à 48 heures.

Le dosage sanguin possède en effet une meilleure valeur pronostique, il donne des résultats beaucoup plus justes et fins que le test urinaire. Il offre la possibilité d'estimer l'âge de la grossesse avec davantage de précision et de rapidité.

De plus, le dosage sanguin permet de faire émerger une multitude d'éléments en lien ou non avec la grossesse. Il facilite entre autres :

  • La détection d'une fausse-couche (dans ce cas, le taux d'hCG dégringole).
  • Une grossesse môlaire ou bien extra-utérine (appelée aussi nidation ectopique; le taux d'hCG stagne alors).
  • L'évaluation, entre la quinzième et la dix-septième semaine, du risque de trisomie 21. En tout début de grossesse, un taux élevé d'hCG fait suspecter une anomalie et peut conduire à la prescription d'une amniocentèse.
  • Le dépistage de certaines tumeurs, dans le cas où l'hormone hCG est secrétée de façon anormale, qui permet d'assurer sans délai le suivi thérapeutique.
  • La révélation de la possibilité de grossesses multiples; on constate que dans ce cas, le taux d'hCG a tendance à être plus élevé.

Comment interpréter les résultats du dosage après une injection d'hCG ?

Après une injection d'hCG, il est recommandé d'attendre au moins 10 à 15 jours avant de faire un test de grossesse. Si le test est positif, il est conseillé de faire un dosage sanguin de l'hCG pour confirmer la grossesse.

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En cas de doute, la réalisation d'un nouveau test quelques jours plus tard est recommandée.

Hors grossesse, le taux d'hCG se situe à moins de 5 unités internationales/litre. Un résultat de dosage inférieur à 5 UI/l dans le sang et les urines élimine donc d'emblée le diagnostic de grossesse.

L'hormone bêta-hCG est détectable dans le sang maternel à compter du dixième jour environ de la phase post-ovulatoire. Le taux de sécrétion de l'hCG augmente à un rythme élevé entre la quatrième et la huitième semaine et son taux double toutes les 48 à 72 heures. Il atteint son maximum entre la sixième et la dixième semaine de grossesse. Puis, entre la quatorzième et la dix-huitième semaine, sa concentration chute progressivement et demeure en plateau - autour de 5000 UI/l - jusqu'à l'accouchement. L'hormone disparaît totalement dans les cinq jours qui suivent l'accouchement.

Les résultats du dosage sanguin sont susceptibles de varier en fonction des techniques utilisées. Il est par conséquent fortement recommandé en cas de doute de demander l'avis d'un professionnel de la santé pour les interpréter correctement.

Il est important également de noter que le taux de bêta-hCG lui aussi peut varier lors de la grossesse - et même beaucoup - d'une femme à l'autre. Il faut s'assurer de tenir compte de ce facteur lors de la consultation de données chiffrées en rapport avec le dosage sanguin.

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GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA : Informations importantes

GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA est un médicament contenant de l'hCG. Il se présente sous forme de poudre à dissoudre avec un liquide (solvant) avant utilisation ; il est administré par injection sous la peau (par voie sous-cutanée) ou dans un muscle (par voie intramusculaire).

Il est essentiel de suivre les indications de votre médecin lors de l'utilisation de ce médicament. La solution doit être préparée juste avant l'injection.

Effets indésirables potentiels

Comme tout médicament, GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA peut entraîner des effets indésirables, notamment :

  • Stimulation excessive légère ou modérée des ovaires (syndrome d'hyperstimulation ovarienne), qui se manifeste par une hypertrophie des ovaires, des kystes ovariens, des douleurs abdominales accompagnées de vomissements et de nausées.
  • Stimulation excessive et sévère des ovaires (syndrome d'hyperstimulation ovarienne) caractérisée par des douleurs dans le bas-ventre (bassin), des nausées, des vomissements, une prise de poids, une accumulation de liquides dans l'abdomen (ascite) ou la poitrine (épanchement pleural).
  • Formation de caillots dans les vaisseaux sanguins (événements thromboemboliques), en tant que complication du syndrome d'hyperstimulation ovarienne.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien.

Précautions d'emploi

  • Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament, y compris sans ordonnance médicale.
  • Ne prenez pas GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.
  • Les traitements par des hormones gonadotropes telles que GONADOTROPHINE CHORIONIQUE IBSA peuvent provoquer un syndrome d'hyperstimulation ovarienne (SHO). Une surveillance étroite par votre médecin est très importante.
  • Chez les femmes suivant un traitement de fertilité, il existe un risque légèrement plus important de survenue de fausse couche ou de grossesse hors de l'utérus (grossesse extra-utérine). Votre médecin doit effectuer une échographie précoce pour exclure la possibilité d'une grossesse en dehors de l'utérus.

Syndrome d'Hyperstimulation Ovarienne (SHSO)

Un traitement par hormones gonadotropes tel que Gonadotrophine Chorionique Endo peut induire un syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHSO). Il s’agit d’une affection médicale grave au cours de laquelle les ovaires sont trop stimulés et les follicules en développement deviennent plus grands que la normale. Dans de rares cas, un SHSO sévère peut menacer le pronostic vital. Par conséquent, une surveillance étroite par votre médecin est très importante. Votre médecin réalisera des échographies de vos ovaires afin de vérifier les effets du traitement. Votre médecin peut également vérifier les taux d’hormones dans le sang.

Un SHSO provoque une accumulation soudaine de liquide au niveau de votre ventre et de votre poitrine, et peut provoquer la formation de caillots sanguins. La torsion ovarienne est la rotation d’un ovaire.

Les signes et symptômes cliniques d'un SHSO d'intensité légère sont des problèmes gastro-intestinaux (douleurs, nausées, diarrhée), mastodynies et une augmentation de volume discrète à modérée des ovaires ainsi que des kystes ovariens. Des anomalies transitoires du bilan fonctionnel hépatique ont été rapportées. Dans de rares cas, un syndrome d'hyperstimulation ovarienne sévère est susceptible de menacer le pronostic vital. Prise de poids pouvant être en rapport avec un SHSO sévère.

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